PMT : Fièvre, maux de tête, toux, courbatures, frissons. Depuis deux jours. Les sécrétions ne sont pas infectées.
Après l’examen...
Doc : C’est un rhume.
PMT : Un rhume? Mais la fièvre?
Doc : Vous n’en faites pas.
PMT : J’suis sur ibuprofène... pour faire tomber la fièvre.
Doc : Vous seriez courbaturé si c’était la grippe.
PMT : Mais je le suis...
Doc : ...
Il me refile un billet avec dessus (c’est presque lisible) : «prend deux jours congé rhume 09-03 10-03-09».
Il a souligné rhume...
Baveux, vous dites?
J’suis le genre de gars qui enseigne avec une pneumonie, mais ce matin, quand la secrétaire a appelé à la maison à 8h15 pour me dire que je devais amener un billet du médecin, ça m’a rendu malade.
Selon l’association pulmonaire:
Traitement de la grippe
* Le repos: Restez à la maison et au lit, pour permettre à votre corps de récupérer, et pour éviter de transmettre à d'autres personnes votre virus de la grippe. Dormez beaucoup.
* Boire beaucoup d'eau
* Le traitement de symptômes au moyen de médicaments en vente libre: Vous pouvez prendre des comprimés d'acétaminophène (par exemple, Tylenol) ou d'ibuprofène (par exemple, Advil), ou un médicament contre la fièvre et la douleur, pour soulager le mal de tête, la fièvre et les douleurs musculaires. Demandez à votre médecin ou pharmacien quel médicament conviendrait le mieux à votre cas.
* Médicaments antiviraux: Dans certains cas, le médecin peut prescrire un médicament antiviral, contre la grippe. Ceci a des avantages et des inconvénients; votre médecin saura si des antiviraux sont la bonne approche pour votre cas.
Ça ne dit pas d’aller chercher un billet du médecin. Mais bon. Tout le monde peut trouver des avantages à être "by the book"... même moi. Et j'n'aurai même pas besoin de tomber dans le syndicalisme.
...
09 mars 2009
01 mars 2009
Ouf...
J'ai vu le documentaire hier soir.
Bordel que c'était triste... et beau.
Voilà.
J'aurai peut-être plus de mots plus tard.
...
Bordel que c'était triste... et beau.
Voilà.
J'aurai peut-être plus de mots plus tard.
...
27 février 2009
Semaine de relâche 101
J’ai déjà traité de ce sujet, mais comme je suis prof, c’est dans ma nature de répéter. D’ailleurs, il se peut que je vous aie déjà parlé de ce que vous êtes sur le point de lire.
Chaque année, j’entends la même question : «c’est quand la semaine de relâche cette année?».
La réponse est pourtant simple : la première de mars et l’an prochain, ce sera la même chose.
Vous savez pourquoi?
Humanisme. Le chèque de B.S. rentre le premier du mois. Donc, les élèves qui dépendent de ce morceau de papier pour manger ne crèveront pas de faim durant la relâche. Parfois, ces mêmes élèves ne mangent qu’un repas et une collation par jour vers la fin du mois. C’est ce que les programmes alimentaires offrent à l’école. À la fin du mois, pas d’école, pas de bouffe.
Vous voulez vraiment savoir ce que je pense des gens qui revendiquent la dernière de février, car il y a plus de neige pour skier et qui pensent que les B.S. devraient faire un budget et mieux s'organiser?
J'peux pas vous le dire, parce que je ne sacre pas sur mon blogue.
***
D’un tout autre ordre d’idée. Demain, 7 h à l’Impérial. Je sais que je ne devrais pas, mais j’ai la chienne. Les vrais fachos n’ont pas peur, eux.
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Chaque année, j’entends la même question : «c’est quand la semaine de relâche cette année?».
La réponse est pourtant simple : la première de mars et l’an prochain, ce sera la même chose.
Vous savez pourquoi?
Humanisme. Le chèque de B.S. rentre le premier du mois. Donc, les élèves qui dépendent de ce morceau de papier pour manger ne crèveront pas de faim durant la relâche. Parfois, ces mêmes élèves ne mangent qu’un repas et une collation par jour vers la fin du mois. C’est ce que les programmes alimentaires offrent à l’école. À la fin du mois, pas d’école, pas de bouffe.
Vous voulez vraiment savoir ce que je pense des gens qui revendiquent la dernière de février, car il y a plus de neige pour skier et qui pensent que les B.S. devraient faire un budget et mieux s'organiser?
J'peux pas vous le dire, parce que je ne sacre pas sur mon blogue.
***
D’un tout autre ordre d’idée. Demain, 7 h à l’Impérial. Je sais que je ne devrais pas, mais j’ai la chienne. Les vrais fachos n’ont pas peur, eux.
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25 février 2009
Moi, facho? Pfff...
Je cite la reporter culturelle :
Y a un professeur qui lui dit à un moment donné : «si t’es pas assez fort pour jouer de la batterie, je le donne à quelqu’un d’autre!» et on se dit: «ohhh... devant tout le monde comme ça, c’est p’t’être pas la meilleure idée.
Et derrière, on entend l’animateur qui par un quasi-gémissement partage la douleur de ce pauvre enfant.
Pfff...
Si l’enfant à la batterie se plante, y a deux distributions de 16 danseurs, un choeur d’environ une quinzaine de jeunes, des chanteurs solistes et d’autres musiciens qui sont dans la chnoute. Ça prend quelqu’un de fragile et instable ou quelqu'un de fort et constant?
Quand un comédien manque une réplique, on s’en fout. Une fausse note par-ci par-là ou une petite collision entre deux danseurs, on va survivre. Mais la job de batterie, c’est le squelette. Si lui se plante, tout s’écrase. Cinq mois de répétition en l’air.
T’as pas les couilles pour la job? C’est peut-être mieux pour tout le monde et surtout pour toi qu’on le sache maintenant. Minouche-minouche et psycho-machin, des fois, ça ne marche pas. Faut se dire les vraies affaires... quand c’est approprié et là, ce l’était. On est tous dans le même bateau.
Oui mais, devant les autres? Eh oui! Au théâtre, il va y en avoir des autres. Je pense que l’an dernier, on en a vu passer plus de 4500 en 6 représentations. Seul avec moi, y en a pas de problème, mais c’est justement devant les autres qui nous interresse aujourd’hui. J’en ai fait des interventions qui fessent; de vraies prises de conscience et vous ne les verrez pas dans le film, parce qu’en privé, c’est se faire dire les vraies affaires en pleine face, mais en public ou filmé, ça devient une séance d’humiliation et devinez quoi... je suis contre ça.
Mais bon... Ils ne peuvent pas savoir. La game est très différente à Outremont.
...
Y a un professeur qui lui dit à un moment donné : «si t’es pas assez fort pour jouer de la batterie, je le donne à quelqu’un d’autre!» et on se dit: «ohhh... devant tout le monde comme ça, c’est p’t’être pas la meilleure idée.
Et derrière, on entend l’animateur qui par un quasi-gémissement partage la douleur de ce pauvre enfant.
Pfff...
Si l’enfant à la batterie se plante, y a deux distributions de 16 danseurs, un choeur d’environ une quinzaine de jeunes, des chanteurs solistes et d’autres musiciens qui sont dans la chnoute. Ça prend quelqu’un de fragile et instable ou quelqu'un de fort et constant?
Quand un comédien manque une réplique, on s’en fout. Une fausse note par-ci par-là ou une petite collision entre deux danseurs, on va survivre. Mais la job de batterie, c’est le squelette. Si lui se plante, tout s’écrase. Cinq mois de répétition en l’air.
T’as pas les couilles pour la job? C’est peut-être mieux pour tout le monde et surtout pour toi qu’on le sache maintenant. Minouche-minouche et psycho-machin, des fois, ça ne marche pas. Faut se dire les vraies affaires... quand c’est approprié et là, ce l’était. On est tous dans le même bateau.
Oui mais, devant les autres? Eh oui! Au théâtre, il va y en avoir des autres. Je pense que l’an dernier, on en a vu passer plus de 4500 en 6 représentations. Seul avec moi, y en a pas de problème, mais c’est justement devant les autres qui nous interresse aujourd’hui. J’en ai fait des interventions qui fessent; de vraies prises de conscience et vous ne les verrez pas dans le film, parce qu’en privé, c’est se faire dire les vraies affaires en pleine face, mais en public ou filmé, ça devient une séance d’humiliation et devinez quoi... je suis contre ça.
Mais bon... Ils ne peuvent pas savoir. La game est très différente à Outremont.
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24 février 2009
Kessé ça?
On s’interroge sur la pertinence d’une subvention du ministère de l’Éducation pour un site pédagogique ayant comme sujet l’histoire de Canadiens de Montréal et la semaine suivante, on reçoit ce machin en plastique dans notre pigeonnier.

Je crois que c’est pour mettre une carte de crédit...
Le respect, ça va de soi!
Pfff...
Je me demande si ça inclut le respect de l’environnement et de l'argent de nos taxes ou même de notre intelligence.
***
Y a pas quelqu’un qui me prêterait un peu de temps? Entre la vie familiale, un accident d’automobile et les tounes de Jason Mraz en version acoustique à repiquer, j’n’ai pas le temps d’écrire sur mon blogue... mais je prends des notes!
En passant, j'n'ai rien contre le site sur les Canadiens de Montréal. Je crois qu'il y a d'autres enveloppes de 150000$ de moins bien dépensées.
...
Je crois que c’est pour mettre une carte de crédit...
Le respect, ça va de soi!
Pfff...
Je me demande si ça inclut le respect de l’environnement et de l'argent de nos taxes ou même de notre intelligence.
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Y a pas quelqu’un qui me prêterait un peu de temps? Entre la vie familiale, un accident d’automobile et les tounes de Jason Mraz en version acoustique à repiquer, j’n’ai pas le temps d’écrire sur mon blogue... mais je prends des notes!
En passant, j'n'ai rien contre le site sur les Canadiens de Montréal. Je crois qu'il y a d'autres enveloppes de 150000$ de moins bien dépensées.
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16 février 2009
Rien.
Jenny est en deuxième année et comme elle a de la difficulté à suivre des consignes très simples, je l’ai gardée un peu en retenue après l’école.
J’suis quand même pas trop rancunier, alors, après 15 minutes de piquet dans mon local...
PMT : C’était quoi la consigne que j’ai donnée?
Jenny : En silence...
PMT : Et qu’est-ce que tu as fait?
Jenny : J’ai parlé...
PMT : Et qu’est-ce que j’avais dit que je ferais avec ceux qui parleraient?
Jenny : Tu les garderais en retenue...
PMT : Et qu’est-ce que j’ai fait?
Jenny : Tu m’as gardée en retenue...
PMT : Au moins, c’était clair. Des questions?
Jenny : Non.
PMT : Des fois, même souvent, je ne comprends pas pourquoi tu fais des trucs qui te mettent dans le trouble...
Jenny : ...
PMT : Qu’est-ce que tu aimerais le plus être : une princesse ou une superhéroïne?
Jenny : Hein?
PMT : Qu’est-ce que tu aimerais le plus être : une princesse ou une superhéroïne?
Jenny : Rien.
PMT : Rien?
Jenny : Rien.
...
J’suis quand même pas trop rancunier, alors, après 15 minutes de piquet dans mon local...
PMT : C’était quoi la consigne que j’ai donnée?
Jenny : En silence...
PMT : Et qu’est-ce que tu as fait?
Jenny : J’ai parlé...
PMT : Et qu’est-ce que j’avais dit que je ferais avec ceux qui parleraient?
Jenny : Tu les garderais en retenue...
PMT : Et qu’est-ce que j’ai fait?
Jenny : Tu m’as gardée en retenue...
PMT : Au moins, c’était clair. Des questions?
Jenny : Non.
PMT : Des fois, même souvent, je ne comprends pas pourquoi tu fais des trucs qui te mettent dans le trouble...
Jenny : ...
PMT : Qu’est-ce que tu aimerais le plus être : une princesse ou une superhéroïne?
Jenny : Hein?
PMT : Qu’est-ce que tu aimerais le plus être : une princesse ou une superhéroïne?
Jenny : Rien.
PMT : Rien?
Jenny : Rien.
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09 février 2009
P'tit Blond
À l’école, en deuxième année, y a un p’tit blond avec le toupet trop long. Juste assez bum, il est trop futé pour s’embarquer dans les emmerdes majeures. Le genre de kid que j’aime bien.
Lui, il donne l’impression qu’il n’en a rien à cirer du cours de musique. Pourtant...
Aujourd’hui, à la fin du cours, je leur propose (pfff... je leur impose) l’audition d’une musique calme, question de méditer sur leur triste sort en tant qu’espèce menacée d’extinction et de se calmer le pompon.
Comme je suis un implacable boute-en-train et qu’une n’attend pas l’autre, je leur fais jouer un bout de ça.
J’aime écouter cette musique en pelletant l’entrée. La job est un peu butchée, mais ça ne prend pas beaucoup de temps.
Ensuite, je leur balance ça. Sous la menace, bien entendu. On ne déconne pas pendant l’Ave Verum.
Après environ deux minutes:
P’tit Blond (l’air désemparé) : PMT...
PMT (sur le point d’éclater... on ne parle pas pendant l’Ave Verum!): Quoi?!?
P’tit Blond : Je pleure...
PMT (on ne se moque pas de l’Ave Verum!): Comment ça, tu pleures?
P’tit Blond : Je ne sais pas... Je pleure, c’est tout.
PMT (sceptique): Hum... T’as mal quelque part?
P’tit Blond : Non.
PMT : T’es triste?
P’tit Blond : Même pas...
Son voisin : Heille... Y pleure pour vrai.
PMT (ne sous-estimons pas l’Ave Verum!): Ça doit être la musique.
P’tit Blond : Non! Elle est même pas triste la musique.
PMT : Tu es peut-être plus sensible que tu le penses.
P’tit Blond : J’suis pas sensible, Je joue au football!
PMT : J'veux pas dire sensible dans le sens d’avoir toujours mal. Je veux dire que tu peux peut-être ressentir des choses auxquelles d’autres n’ont pas accès.
P’tit Blond : Hein?
PMT : Par exemple, quand quelqu’un raconte une blague, y en a qui la trouvent drôle, y en a qui la trouvent plate et y en a qui ne la comprennent pas.
P'tit Blond : ...
DRINGGGGGG!!!
PMT : OK. Allez prendre votre rang!
Don’t mess with Ave Verum Corpus!
...
Lui, il donne l’impression qu’il n’en a rien à cirer du cours de musique. Pourtant...
Aujourd’hui, à la fin du cours, je leur propose (pfff... je leur impose) l’audition d’une musique calme, question de méditer sur leur triste sort en tant qu’espèce menacée d’extinction et de se calmer le pompon.
Comme je suis un implacable boute-en-train et qu’une n’attend pas l’autre, je leur fais jouer un bout de ça.
J’aime écouter cette musique en pelletant l’entrée. La job est un peu butchée, mais ça ne prend pas beaucoup de temps.
Ensuite, je leur balance ça. Sous la menace, bien entendu. On ne déconne pas pendant l’Ave Verum.
Après environ deux minutes:
P’tit Blond (l’air désemparé) : PMT...
PMT (sur le point d’éclater... on ne parle pas pendant l’Ave Verum!): Quoi?!?
P’tit Blond : Je pleure...
PMT (on ne se moque pas de l’Ave Verum!): Comment ça, tu pleures?
P’tit Blond : Je ne sais pas... Je pleure, c’est tout.
PMT (sceptique): Hum... T’as mal quelque part?
P’tit Blond : Non.
PMT : T’es triste?
P’tit Blond : Même pas...
Son voisin : Heille... Y pleure pour vrai.
PMT (ne sous-estimons pas l’Ave Verum!): Ça doit être la musique.
P’tit Blond : Non! Elle est même pas triste la musique.
PMT : Tu es peut-être plus sensible que tu le penses.
P’tit Blond : J’suis pas sensible, Je joue au football!
PMT : J'veux pas dire sensible dans le sens d’avoir toujours mal. Je veux dire que tu peux peut-être ressentir des choses auxquelles d’autres n’ont pas accès.
P’tit Blond : Hein?
PMT : Par exemple, quand quelqu’un raconte une blague, y en a qui la trouvent drôle, y en a qui la trouvent plate et y en a qui ne la comprennent pas.
P'tit Blond : ...
DRINGGGGGG!!!
PMT : OK. Allez prendre votre rang!
Don’t mess with Ave Verum Corpus!
...
05 février 2009
Une petite histoire, juste comme ça...
C’est le coordonnateur du projet qui nous a raconté ça ce matin.
Y a un de nos jeunes, qui comme bien d’autres p'tit gars de son âge, idolâtre les Canadiens de Montréal. C’est un enfant assez pucké (d’où peut-être sa passion pour le hockey?), mais tout de même attachant. Un junky de l’attention. Si on lui donne la bonne dose, ça va. Sinon, trop c’est comme pas assez.
J’vous en parle parce que dimanche c’était son anniversaire et que, devinez quoi, sa mère avait trois billets pour aller voir le match contre les Bruins! Ils sont justement trois dans la famille : papa ours, maman ours et bébé ours.
Chouette, hein?
Elle a décidé d’y aller avec le père et une tante.
Vous avez bien compris. Un billet pour maman, un pour papa et un pour... matante!
Ils ont tout de même laissé du fric à l’enfant pour qu’il aille regarder le match à la Cage aux Sports avec son cousin. On ne laisse pas un enfant seul à la maison...
...Surtout le soir de son anniversaire.
Je me demande s’ils avaient une pancarte «Bonne Fête Fiston!» pour l’éventualité où la caméra se braquerait sur eux... Il aurait pu les voir à la télé.
Je me demande si les employés lui ont chanté "Bonne Fête"...
...
Y a un de nos jeunes, qui comme bien d’autres p'tit gars de son âge, idolâtre les Canadiens de Montréal. C’est un enfant assez pucké (d’où peut-être sa passion pour le hockey?), mais tout de même attachant. Un junky de l’attention. Si on lui donne la bonne dose, ça va. Sinon, trop c’est comme pas assez.
J’vous en parle parce que dimanche c’était son anniversaire et que, devinez quoi, sa mère avait trois billets pour aller voir le match contre les Bruins! Ils sont justement trois dans la famille : papa ours, maman ours et bébé ours.
Chouette, hein?
Elle a décidé d’y aller avec le père et une tante.
Vous avez bien compris. Un billet pour maman, un pour papa et un pour... matante!
Ils ont tout de même laissé du fric à l’enfant pour qu’il aille regarder le match à la Cage aux Sports avec son cousin. On ne laisse pas un enfant seul à la maison...
...Surtout le soir de son anniversaire.
Je me demande s’ils avaient une pancarte «Bonne Fête Fiston!» pour l’éventualité où la caméra se braquerait sur eux... Il aurait pu les voir à la télé.
Je me demande si les employés lui ont chanté "Bonne Fête"...
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03 février 2009
Sérieusement...
Votre enfant a appris à lire en maternelle?
À quatre ans, il envisageait l’infiniment grand?
Maintenant qu’il est en première année, il en a déduit l’infiniment petit et par le fait même, les décimales?
Lorsqu’il ne réussit pas parfaitement, c’est parce qu’il a peur de ne pas réussir parfaitement?
Il a peur parce qu’il est perfectionniste?
Il est perfectionniste... heu... parce qu’il... heu... est un génie?
Bien entendu, vous ne lui avez jamais enseigné à lire.
Contrairement à Mozart, qui lui avait son papa pour lui enseigner, votre enfant apprend par lui-même. Mozart, lui, n’était qu’un chien savant qui reproduisait ce qu’on lui avait montré. Votre enfant, lui, a appris à lire tout seul.
Par contre, dans la classe, il y a plusieurs élèves qui réussissent habituellement mieux que lui les tâches qui ne demandent pas de connaissances préétablies comme la lecture.
Hum... Ça doit être parce qu’il est trop nerveux. C’est normal pour un génie.
HEILLE!!!!!!
La dernière personne que vous devriez essayer de convaincre que votre enfant est un génie, c’est son prof.
La première personne que vous devriez essayer de convaincre qu’il n’est peut-être pas un génie, c’est vous.
Ça va faire la pression...
Et non, je ne connais pas d’écoles spéciales pour les enfants comme le vôtre. Par contre, au lieu de lui montrer la même chose qu'il apprendra à l'école la semaine prochaine, vous pourriez faire des crêpes avec lui.
Les enfants adorent cuisiner!
J'ai trop eu cette conversation avec des parents cette année.
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À quatre ans, il envisageait l’infiniment grand?
Maintenant qu’il est en première année, il en a déduit l’infiniment petit et par le fait même, les décimales?
Lorsqu’il ne réussit pas parfaitement, c’est parce qu’il a peur de ne pas réussir parfaitement?
Il a peur parce qu’il est perfectionniste?
Il est perfectionniste... heu... parce qu’il... heu... est un génie?
Bien entendu, vous ne lui avez jamais enseigné à lire.
Contrairement à Mozart, qui lui avait son papa pour lui enseigner, votre enfant apprend par lui-même. Mozart, lui, n’était qu’un chien savant qui reproduisait ce qu’on lui avait montré. Votre enfant, lui, a appris à lire tout seul.
Par contre, dans la classe, il y a plusieurs élèves qui réussissent habituellement mieux que lui les tâches qui ne demandent pas de connaissances préétablies comme la lecture.
Hum... Ça doit être parce qu’il est trop nerveux. C’est normal pour un génie.
HEILLE!!!!!!
La dernière personne que vous devriez essayer de convaincre que votre enfant est un génie, c’est son prof.
La première personne que vous devriez essayer de convaincre qu’il n’est peut-être pas un génie, c’est vous.
Ça va faire la pression...
Et non, je ne connais pas d’écoles spéciales pour les enfants comme le vôtre. Par contre, au lieu de lui montrer la même chose qu'il apprendra à l'école la semaine prochaine, vous pourriez faire des crêpes avec lui.
Les enfants adorent cuisiner!
J'ai trop eu cette conversation avec des parents cette année.
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01 février 2009
À l'impossible, nul n'est tenu
Dernièrement, j’ai commis un billet intitulé «Deux mondes, une même compétence». J’ai eu peur de foutre le bordel avec ce billet...
Bon, d’accord. J’admets que je n’ai pas eu peur... Je voulais foutre le bordel avec ce billet, mais ça n’a pas marché. C’est le contraire qui s’est produit et c’est vraiment stimulant.
Restez calme, je ne parle pas de ce genre de stimulation...
Je me rends compte qu’il y a des profs de musique avec qui j’ai des atomes crochus.
Bordel... J’fais quoi? Je sors de mon trou?
En attendant, voici un article paru dans la revue de la FAMEQ (fédération des musiciens éducateurs du Québec) au printemps 2008. En passant, il y a des gens qui bossent très dur pour «la cause» à la FAMEQ. Si vous êtes prof de musique ou sensibilisé à l’importance de l’éducation musicale dans nos écoles, je vous invite à vous abonner à la revue. Vous trouverez le formulaire sur le site de la FAMEQ. Même moi j’suis abonné... C’est un incontournable.
L’auteure, Hélène Laliberté, est prof de musique et s’interroge sur la pertinence de certaines compétences prescrites par le programme du ministère en musique.
À l'impossible, nul n'est tenu
Bonne lecture.
...
Bon, d’accord. J’admets que je n’ai pas eu peur... Je voulais foutre le bordel avec ce billet, mais ça n’a pas marché. C’est le contraire qui s’est produit et c’est vraiment stimulant.
Restez calme, je ne parle pas de ce genre de stimulation...
Je me rends compte qu’il y a des profs de musique avec qui j’ai des atomes crochus.
Bordel... J’fais quoi? Je sors de mon trou?
En attendant, voici un article paru dans la revue de la FAMEQ (fédération des musiciens éducateurs du Québec) au printemps 2008. En passant, il y a des gens qui bossent très dur pour «la cause» à la FAMEQ. Si vous êtes prof de musique ou sensibilisé à l’importance de l’éducation musicale dans nos écoles, je vous invite à vous abonner à la revue. Vous trouverez le formulaire sur le site de la FAMEQ. Même moi j’suis abonné... C’est un incontournable.
L’auteure, Hélène Laliberté, est prof de musique et s’interroge sur la pertinence de certaines compétences prescrites par le programme du ministère en musique.
À l'impossible, nul n'est tenu
Bonne lecture.
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30 janvier 2009
Enfin...
Vous me trouviez agressif ces derniers temps?
Rassurez-vous, c’est terminé... je vais mieux.
Entre Noël et le jour de l’an, la cafetière espresso a fait des siennes et j’ai dû l’amener chez un commerçant compétent pour la faire réparer. Une cafetière suisse avec des pièces italiennes... Un mois plus tard, elle est de retour et j’ai l’impression de retrouver à nouveau ma candeur de jeune fille.
Parlant de jeune fille et de café, vous connaissez la Cantate du Café de Bach? J’vous en balance un extrait.
Mm! how sweet the coffee tastes,
more delicious than a thousand kisses,
mellower than muscatel wine.
Coffee, coffee I must have,
and if someone wishes to give me a treat,
ah, then pour me out some coffee!
C’est Emma Kirkby qui chante.
...
Rassurez-vous, c’est terminé... je vais mieux.
Entre Noël et le jour de l’an, la cafetière espresso a fait des siennes et j’ai dû l’amener chez un commerçant compétent pour la faire réparer. Une cafetière suisse avec des pièces italiennes... Un mois plus tard, elle est de retour et j’ai l’impression de retrouver à nouveau ma candeur de jeune fille.
Parlant de jeune fille et de café, vous connaissez la Cantate du Café de Bach? J’vous en balance un extrait.
Mm! how sweet the coffee tastes,
more delicious than a thousand kisses,
mellower than muscatel wine.
Coffee, coffee I must have,
and if someone wishes to give me a treat,
ah, then pour me out some coffee!
C’est Emma Kirkby qui chante.
...
29 janvier 2009
Deux mondes, une même compétence
Il y a environ sept ou huit ans, j’avais des petits groupes en quatrième année. Ce que je veux dire par «petit groupe», c’est 16 élèves par classes.
Il y a environ sept ou huit ans, j’avais un grand local. Ce que je veux dire par grand, c’est trois fois mon espace actuel. J’avais un piano dans le local. Comme c’est trop petit maintenant, j’ai un piano dans le local adjacent (qui n’est plus accordé d’ailleurs... ça servirait à quoi?).
Il y a environ sept ou huit ans, j’avais plus de temps pour préparer des cours. Ce que je veux dire par plus de temps, c’est que l’avant-midi typique consistait en deux périodes de 60 minutes au primaire et une période de 30 minutes au préscolaire. Maintenant, c’est trois périodes d’une heure chacune. Ne venez pas chercher vos élèves trop en retard s’il vous plaît...
Il y a environ sept ou huit ans, la réforme, même si j’étais sceptique à certains niveaux, j’étais prêt à l’essayer. Je disais même que je faisais déjà les chose comme ça (tu te souviens, Martin?). Maintenant, je dis «pfff».
Au lieu de faire deux classes de 16 élèves, la commission scolaire (ce n’est même pas la direction qui décide) fait une classe de trente élèves et les deux de trop sont envoyés dans une autre école (c’est vraiment cruel...). En passant, la classe de trente est en dépassement, car il y a des élèves TC (cote 12) intégrés qui en valent deux.
J’vous rappelle que je suis en milieu défavorisé.
Il y a sept ou huit ans, mes élèves de quatrième année se plaçaient en groupe de quatre et composaient de courtes pièces en ostinatos à quatre voix (minimum deux voix mélodiques, le reste pouvait être aux percussions à hauteurs non déterminées. Partie A et partie B, s’il vous plaît). Quand je m’absentais, je laissais comme préparation un truc du genre : «dites aux élèves de créer des trucs quatre par quatre et 15 minutes avant la fin, ils présenteront leur travail.» Les commentaires que me laissaient les suppléants étaient dithyrambiques. La compétence «inventer» était sympa.
Maintenant, mon groupe de quatrième bouffe du suppléant pour déjeuner. Ils ne sont que 28 , car on a eu deux déménagements. Ça donne un peu d’air... Mais sur papier, je crois qu’ils sont 32 ou 33 (les cotes 12). Les troubles d’apprentissage ne sont pas comptés dans ça.
Donc, la compétence «inventer des pièces vocales ou instrumentales », oubliez ça pour l’instant. Si on m’oblige à l’évaluer, je vais balancer un N.E. (non évalué) à tous les élèves. Oh, je sais... Dans le projet, je les fais composer des mélodies. Mais il y a un hic. Je le fais dans l’illégalité. Je laisse des élèves par groupe de quatre ou cinq sans surveillance dans des locaux fermés. J’essaie de faire le tour, mais comme je suis super sollicité...
Voilà où j’en suis. Je considère que je fais quand même ma job, car les enfants n’amènent jamais de crayons et de papier dans le cours de musique. On monte des tounes et on en écoute. C’est ça le cours. Ça s’appelle musique. Écrire des paroles de chansons, c’est connexe, mais ce n’est pas de la musique. Plamondon n’est pas musicien et Goethe de l’était pas non plus (à moins qu'il le fut en cachette, le salaud!).
Un élève qui balance des notes au hasard sur une portée avec un crayon et qui me demande de les jouer ensuite, je n’appelle pas ça composer. J’appelle ça du gros niaisage. Si on fait faire ça à un enfant et qu’on lui dit qu’il vient de composer, on le ramène au rang de débile profond et ça, ce n’est pas très gentil. Et s’ils utilisent des instruments, ce sont les plus doués qui ne veulent pas faire n’importe quoi et qui ont le désir de s’entendre qui sont les plus frustrés. La cause? Les débiles profonds qui piochent à côté.
En passant, il n’y a qu’un compositeur qui aurait pu inventer des pièces vocales ou instrumentales dans ces conditions : Beethoven. J’vous laisse deviner pourquoi.
Mais vous savez quoi? Je cherche toujours des solutions. Et quand j’en trouve, y a toujours quelque chose qui cloche. Par exemple ceci (faut voir les cinq films). Sérieusement, à première vue, on se dit que voilà, c'est possible. Le prof est bon. Les élèves semblent propres et bien nourris. J’en compte... 18! Le local est très grand. Les instruments sont en bon état et ils y a plusieurs ordinateurs. En gros, y a du fric dans l’air et ça sent la banlieue. Voulez-vous un commentaire raciste, c’est gratuit?
C’est tellement banlieue que même les Blacks n’ont pas de rythme. Flame on...
Personnellement, je ne ferais pas ce genre de truc parce que je trouve que les enfants passent trop de temps sans instruments, mais je respecte tout de même énormément le travail de cet enseignant.
Par contre, y a toujours un fonctionnaire qui n’est pas sur le terrain pour nous montrer ça et nous dire bêtement : «la compétence inventer, c’est possible».
J’les emmerde et je leur rappelle que j’enseigne à TOUS les élèves d’un groupe et qu’ils sont une méchante grosse gang.
Une dernière chose : si votre enfant se voit attribuer une note pour la compétence «inventer des pièces vocales ou instrumentales», demander lui ce qu’il a composé et dans quelles conditions. Tenez-moi au courant.
Y a ça aussi, où les enfants jouent encore moins... Mais ils ont des ordinateurs Apple. Mon fantasme! Si vous trouvez que je bitche trop, relisez le titre du billet.
Ciao.
...
Il y a environ sept ou huit ans, j’avais un grand local. Ce que je veux dire par grand, c’est trois fois mon espace actuel. J’avais un piano dans le local. Comme c’est trop petit maintenant, j’ai un piano dans le local adjacent (qui n’est plus accordé d’ailleurs... ça servirait à quoi?).
Il y a environ sept ou huit ans, j’avais plus de temps pour préparer des cours. Ce que je veux dire par plus de temps, c’est que l’avant-midi typique consistait en deux périodes de 60 minutes au primaire et une période de 30 minutes au préscolaire. Maintenant, c’est trois périodes d’une heure chacune. Ne venez pas chercher vos élèves trop en retard s’il vous plaît...
Il y a environ sept ou huit ans, la réforme, même si j’étais sceptique à certains niveaux, j’étais prêt à l’essayer. Je disais même que je faisais déjà les chose comme ça (tu te souviens, Martin?). Maintenant, je dis «pfff».
Au lieu de faire deux classes de 16 élèves, la commission scolaire (ce n’est même pas la direction qui décide) fait une classe de trente élèves et les deux de trop sont envoyés dans une autre école (c’est vraiment cruel...). En passant, la classe de trente est en dépassement, car il y a des élèves TC (cote 12) intégrés qui en valent deux.
J’vous rappelle que je suis en milieu défavorisé.
Il y a sept ou huit ans, mes élèves de quatrième année se plaçaient en groupe de quatre et composaient de courtes pièces en ostinatos à quatre voix (minimum deux voix mélodiques, le reste pouvait être aux percussions à hauteurs non déterminées. Partie A et partie B, s’il vous plaît). Quand je m’absentais, je laissais comme préparation un truc du genre : «dites aux élèves de créer des trucs quatre par quatre et 15 minutes avant la fin, ils présenteront leur travail.» Les commentaires que me laissaient les suppléants étaient dithyrambiques. La compétence «inventer» était sympa.
Maintenant, mon groupe de quatrième bouffe du suppléant pour déjeuner. Ils ne sont que 28 , car on a eu deux déménagements. Ça donne un peu d’air... Mais sur papier, je crois qu’ils sont 32 ou 33 (les cotes 12). Les troubles d’apprentissage ne sont pas comptés dans ça.
Donc, la compétence «inventer des pièces vocales ou instrumentales », oubliez ça pour l’instant. Si on m’oblige à l’évaluer, je vais balancer un N.E. (non évalué) à tous les élèves. Oh, je sais... Dans le projet, je les fais composer des mélodies. Mais il y a un hic. Je le fais dans l’illégalité. Je laisse des élèves par groupe de quatre ou cinq sans surveillance dans des locaux fermés. J’essaie de faire le tour, mais comme je suis super sollicité...
Voilà où j’en suis. Je considère que je fais quand même ma job, car les enfants n’amènent jamais de crayons et de papier dans le cours de musique. On monte des tounes et on en écoute. C’est ça le cours. Ça s’appelle musique. Écrire des paroles de chansons, c’est connexe, mais ce n’est pas de la musique. Plamondon n’est pas musicien et Goethe de l’était pas non plus (à moins qu'il le fut en cachette, le salaud!).
Un élève qui balance des notes au hasard sur une portée avec un crayon et qui me demande de les jouer ensuite, je n’appelle pas ça composer. J’appelle ça du gros niaisage. Si on fait faire ça à un enfant et qu’on lui dit qu’il vient de composer, on le ramène au rang de débile profond et ça, ce n’est pas très gentil. Et s’ils utilisent des instruments, ce sont les plus doués qui ne veulent pas faire n’importe quoi et qui ont le désir de s’entendre qui sont les plus frustrés. La cause? Les débiles profonds qui piochent à côté.
En passant, il n’y a qu’un compositeur qui aurait pu inventer des pièces vocales ou instrumentales dans ces conditions : Beethoven. J’vous laisse deviner pourquoi.
Mais vous savez quoi? Je cherche toujours des solutions. Et quand j’en trouve, y a toujours quelque chose qui cloche. Par exemple ceci (faut voir les cinq films). Sérieusement, à première vue, on se dit que voilà, c'est possible. Le prof est bon. Les élèves semblent propres et bien nourris. J’en compte... 18! Le local est très grand. Les instruments sont en bon état et ils y a plusieurs ordinateurs. En gros, y a du fric dans l’air et ça sent la banlieue. Voulez-vous un commentaire raciste, c’est gratuit?
C’est tellement banlieue que même les Blacks n’ont pas de rythme. Flame on...
Personnellement, je ne ferais pas ce genre de truc parce que je trouve que les enfants passent trop de temps sans instruments, mais je respecte tout de même énormément le travail de cet enseignant.
Par contre, y a toujours un fonctionnaire qui n’est pas sur le terrain pour nous montrer ça et nous dire bêtement : «la compétence inventer, c’est possible».
J’les emmerde et je leur rappelle que j’enseigne à TOUS les élèves d’un groupe et qu’ils sont une méchante grosse gang.
Une dernière chose : si votre enfant se voit attribuer une note pour la compétence «inventer des pièces vocales ou instrumentales», demander lui ce qu’il a composé et dans quelles conditions. Tenez-moi au courant.
Y a ça aussi, où les enfants jouent encore moins... Mais ils ont des ordinateurs Apple. Mon fantasme! Si vous trouvez que je bitche trop, relisez le titre du billet.
Ciao.
...
27 janvier 2009
Bluff
Hier, il faisait drôlement froid. Après le dîner, je me pointe dehors sans manteau pour accueillir une classe de premier cycle. Il fallait pas que ça niaise; on se les gelait pas à peu près...
PMT : OK! La cloche est sonnée! On prend son rang... Come on! Attendez pas que je vous dise Tching Kawong...
Une commère (casual talk): Heille PMT, t’as pas de manteau.
PMT : C’est en silence dans le rang.
La commère (annoying) : T’as pas frette?
PMT (don’t mess with da PMT!) : Si tu parles encore et qu’on reste dehors pour te punir, gages-tu que tu vas avoir frette avant moi?
Commère (please, don’t hurt me, sir) : ...
...
PMT : OK! La cloche est sonnée! On prend son rang... Come on! Attendez pas que je vous dise Tching Kawong...
Une commère (casual talk): Heille PMT, t’as pas de manteau.
PMT : C’est en silence dans le rang.
La commère (annoying) : T’as pas frette?
PMT (don’t mess with da PMT!) : Si tu parles encore et qu’on reste dehors pour te punir, gages-tu que tu vas avoir frette avant moi?
Commère (please, don’t hurt me, sir) : ...
...
26 janvier 2009
Bye bye Harry
On a un petit à l’école qui nous quitte aujourd’hui. Pas juste un autre qui déménage; celui-là, il se pousse en Chine.
Moitié Français, moitié Chinois; son père ne lui parlent qu’en anglais... et c'est sa mère qui est Chinoise. Il ne sera jamais chez lui, peu importe où on le trimballera.
J’vous ai déjà parlé de lui... y a longtemps.
C’est tout de même étrange de voir des petits yeux regarder l’ordinaire pour une dernière fois.
C’est triste.
...
Moitié Français, moitié Chinois; son père ne lui parlent qu’en anglais... et c'est sa mère qui est Chinoise. Il ne sera jamais chez lui, peu importe où on le trimballera.
J’vous ai déjà parlé de lui... y a longtemps.
C’est tout de même étrange de voir des petits yeux regarder l’ordinaire pour une dernière fois.
C’est triste.
...
25 janvier 2009
Parenthèse parentale
Ce week-end, Blonde Malgré Elle et Fiston ont chopé une gastro de l’apocalypse. Étant une force de la nature (faut pas se fier à la carrosserie), je suis en pleine forme. C’est donc moi qui me lève et change les draps tout en prenant soin de réparer les dégâts collatéraux. J’vous épargne les détails...
Dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai du me lever au moins huit fois pour Fiston et vous savez quoi? J’ai gardé le moral. C’est facile. J’ai une laveuse, une sécheuse et plein de draps de rechange. Encore plus facile; nous sommes deux adultes et il y en a un d’encore fonctionnel.
Dans le quartier où j’enseigne, y a plein de familles monoparentales fauchées. Tu fais quoi quand tu te tapes une gastro de la mort et que tes enfants gerbent partout sur leur passage? Quand les seuls draps de rechange sont souillés, quand t’as pas de laveuse...?
Tu appelles maman.
Les grand-mères types du quartier sont dans la quarantaine et n’habitent pas très loin. C’est un des rares avantages d’être mère à 16 ans.
Moi, j’n’ai pas de maman ou de belle-maman qui peuvent venir garder les enfants. Quand on me refile des billets, j’vais donc à l’opéra avec des copains. Si un jour, je me plains de ma condition, rappelez-moi que j’ai une laveuse et des draps de rechange.
...
Dans la nuit de vendredi à samedi, j’ai du me lever au moins huit fois pour Fiston et vous savez quoi? J’ai gardé le moral. C’est facile. J’ai une laveuse, une sécheuse et plein de draps de rechange. Encore plus facile; nous sommes deux adultes et il y en a un d’encore fonctionnel.
Dans le quartier où j’enseigne, y a plein de familles monoparentales fauchées. Tu fais quoi quand tu te tapes une gastro de la mort et que tes enfants gerbent partout sur leur passage? Quand les seuls draps de rechange sont souillés, quand t’as pas de laveuse...?
Tu appelles maman.
Les grand-mères types du quartier sont dans la quarantaine et n’habitent pas très loin. C’est un des rares avantages d’être mère à 16 ans.
Moi, j’n’ai pas de maman ou de belle-maman qui peuvent venir garder les enfants. Quand on me refile des billets, j’vais donc à l’opéra avec des copains. Si un jour, je me plains de ma condition, rappelez-moi que j’ai une laveuse et des draps de rechange.
...
14 janvier 2009
Charlie and the music factory
Dans la classe d’un collègue (oui, lui), y a un jeune qui vit en famille d’accueil. Juste assez bum pour qu’on l’aime, son intelligence est intuitive, car la culture, c’est rarement inné. Il est charmant.
Appelons-le donc Charlie. Sa mère l’aurait certainement écrit Charly, mais dans certains cas, on aime bien embellir les choses...
Charlie est débarqué à l’école l’an dernier. Ça ne doit pas être facile de se retrouver dans une nouvelle famille d’accueil à 11 ans... Il s’est bien intégré: il s’est laissé influencé par nos bums, a foutu le bordel solide et s’est même fait suspendre après enquête policière. Malgré tout, il s’est taillé une place dans nos coeurs.
Charlie, c’est un des nôtres. Sur l’étage, c’est comme ça.
Charlie : Heille PMT! J’ai un iPod!
PMT : Cool...
Charlie : Tu veux pas savoir où je l’ai trouvé?
PMT : Pas vraiment... T’as quoi comme musique dedans?
Charlie : Juste les affaires qui étaient déjà là quand je l’ai trouvé. Ça ne marche pas quand je le branche chez mes amis.
PMT : Et à la maison, ça fonctionne?
Charlie : J’ai pas d’internet. Tu pourrais me mettre la musique du spectacle dedans?
Quel con je suis! Il n’a surement pas d’ordinateur, ni de disques à lui.
PMT : Viens me voir à la récré, on va regarder ça. De toute façon, c’est notre musique. On peut la copier tant qu’on veut.
Charlie : Huh?
Le concept de droit d’auteur, ce n’est certainement pas inné.
Un peu plus tard à la récréation.
Charlie : Wow! T’en as de la musique dans ton ordi.
PMT : J’suis prof de musique...
Charlie : T’as Crank dat?
PMT : Seulement le remix de Travis machin... La version avec de la grosse guitare électrique.
Charlie : Huh?
PMT : Écoute ça...
On s’en envoie un bout.
Charlie : J’peux l’avoir?
PMT : J’suis pas supposé, mais bon...
Charlie : Et l’affaire de Metallica que tu as jouée quand tu avais ta guitare électrique dans la classe.
PMT : Seek and destroy?
Charlie : Ouais!
PMT : Bon... j’imagine que Metallica va survivre...
Charlie : Et la toune que tu joues à ta fille pour l’endormir... Here comes the song...
PMT (ne pouvant refuser ça à un gars qui n’a pas de père): Here comes de sun... voilà.
Et ainsi de suite.
Sa vie doit tenir dans une boite de chaussure. Il est en famille d’accueil. J’suis sencé lui dire : blablabla, copier des tounes, c’est voler et blablabla...»?
N’empêche qu’effectivement, c’est volé et d’autres jeunes sont venus me demander de la musique et à certain, j’en ai donné... sous le regard inquiet de leur prof. Oui, lui... et il a raison. J’ai donc fait une déclaration dans sa classe et j’ai ressorti mon discours sur les créateurs qui eux aussi ont besoin de bouffer et que si on veut d’autres disques, faut les laisser gagner leur vie, mais que si vous ne pouvez résister à la tentation, au moins voler les artistes qui roulent sur l’or et non les jeunes en début de carrière. Et oui, quand tu télécharges illégalement du Beethoven, tu voles les gens qui ont fait le disque, même si Beethoven est mort. Même les pianistes doivent manger pour vivre.
Et là, on a droit à des commentaires :
Sophisme wannabe : «Oui, mais, tu l’as acheté le disque avant de nous en faire des copies.»
Complice : «On ne le dira pas...»
Naïf : «Moi, je les achète à mon voisin!»
Etc.
Après l’école.
PMT : Merci de m’avoir remis sur le droit chemin.
En Saignant : C’est un terrain glissant. Tu as l’épée de Damoclès au dessus de ta tête.
Quelle culture! Ça doit être mon influence...
PMT : Je sais... Mais bordel, Y a rien dans la vie, Charlie et il tripe tellement sur la musique.
En Saignant : Je le sais... En passant, on a beau leur répéter, ils ne comprennent vraiment pas le message. Cédrick (autre nom fictif) est venu me voir pour me demander ce que j’utilisais pour ma musique sur l’ordinateur.
PMT : iTunes?
En Saignant : C’est ce que j’lui ai dit. Il m’a répondu : « moi, j’utilise LimeWire, c’est gratuit.».
PMT : Bordel...
J’ai quand même décidé de ne plus le faire.
***
Appelons-le donc Charlie. Sa mère l’aurait certainement écrit Charly, mais dans certains cas, on aime bien embellir les choses...
Charlie est débarqué à l’école l’an dernier. Ça ne doit pas être facile de se retrouver dans une nouvelle famille d’accueil à 11 ans... Il s’est bien intégré: il s’est laissé influencé par nos bums, a foutu le bordel solide et s’est même fait suspendre après enquête policière. Malgré tout, il s’est taillé une place dans nos coeurs.
Charlie, c’est un des nôtres. Sur l’étage, c’est comme ça.
Charlie : Heille PMT! J’ai un iPod!
PMT : Cool...
Charlie : Tu veux pas savoir où je l’ai trouvé?
PMT : Pas vraiment... T’as quoi comme musique dedans?
Charlie : Juste les affaires qui étaient déjà là quand je l’ai trouvé. Ça ne marche pas quand je le branche chez mes amis.
PMT : Et à la maison, ça fonctionne?
Charlie : J’ai pas d’internet. Tu pourrais me mettre la musique du spectacle dedans?
Quel con je suis! Il n’a surement pas d’ordinateur, ni de disques à lui.
PMT : Viens me voir à la récré, on va regarder ça. De toute façon, c’est notre musique. On peut la copier tant qu’on veut.
Charlie : Huh?
Le concept de droit d’auteur, ce n’est certainement pas inné.
Un peu plus tard à la récréation.
Charlie : Wow! T’en as de la musique dans ton ordi.
PMT : J’suis prof de musique...
Charlie : T’as Crank dat?
PMT : Seulement le remix de Travis machin... La version avec de la grosse guitare électrique.
Charlie : Huh?
PMT : Écoute ça...
On s’en envoie un bout.
Charlie : J’peux l’avoir?
PMT : J’suis pas supposé, mais bon...
Charlie : Et l’affaire de Metallica que tu as jouée quand tu avais ta guitare électrique dans la classe.
PMT : Seek and destroy?
Charlie : Ouais!
PMT : Bon... j’imagine que Metallica va survivre...
Charlie : Et la toune que tu joues à ta fille pour l’endormir... Here comes the song...
PMT (ne pouvant refuser ça à un gars qui n’a pas de père): Here comes de sun... voilà.
Et ainsi de suite.
Sa vie doit tenir dans une boite de chaussure. Il est en famille d’accueil. J’suis sencé lui dire : blablabla, copier des tounes, c’est voler et blablabla...»?
N’empêche qu’effectivement, c’est volé et d’autres jeunes sont venus me demander de la musique et à certain, j’en ai donné... sous le regard inquiet de leur prof. Oui, lui... et il a raison. J’ai donc fait une déclaration dans sa classe et j’ai ressorti mon discours sur les créateurs qui eux aussi ont besoin de bouffer et que si on veut d’autres disques, faut les laisser gagner leur vie, mais que si vous ne pouvez résister à la tentation, au moins voler les artistes qui roulent sur l’or et non les jeunes en début de carrière. Et oui, quand tu télécharges illégalement du Beethoven, tu voles les gens qui ont fait le disque, même si Beethoven est mort. Même les pianistes doivent manger pour vivre.
Et là, on a droit à des commentaires :
Sophisme wannabe : «Oui, mais, tu l’as acheté le disque avant de nous en faire des copies.»
Complice : «On ne le dira pas...»
Naïf : «Moi, je les achète à mon voisin!»
Etc.
Après l’école.
PMT : Merci de m’avoir remis sur le droit chemin.
En Saignant : C’est un terrain glissant. Tu as l’épée de Damoclès au dessus de ta tête.
Quelle culture! Ça doit être mon influence...
PMT : Je sais... Mais bordel, Y a rien dans la vie, Charlie et il tripe tellement sur la musique.
En Saignant : Je le sais... En passant, on a beau leur répéter, ils ne comprennent vraiment pas le message. Cédrick (autre nom fictif) est venu me voir pour me demander ce que j’utilisais pour ma musique sur l’ordinateur.
PMT : iTunes?
En Saignant : C’est ce que j’lui ai dit. Il m’a répondu : « moi, j’utilise LimeWire, c’est gratuit.».
PMT : Bordel...
J’ai quand même décidé de ne plus le faire.
***
13 janvier 2009
Mon fils est un Borg...
"Strength is irrelevant. Resistance is futile. We wish to improve ourselves. We will add your biological and technological distinctiveness to our own. Your culture will adapt to service ours." -- The Borg
"We are Borg. You will be assimilated. Resistance is futile." -- The Borg
"Nooooooooon!" -- The Fiston
On dit que les jeunes enfants redemandent toujours la même histoire, car ils veulent se l’approprier avec tout ce que ça implique. Ils veulent l’assimiler. Personnellement, je trouve que ça tient la route comme théorie.
On raconte aussi que c’est la même chose pour la musique et que c’est la raison pour laquelle ils redemandent aussi toujours la même chanson.
Bordel... Tous les matins, Fiston et moi, on se tape les suites pour violoncelle seul ou les sonates et partitas pour violon seul de Bach en bouffant nos céréales. C’est la routine et c’est lui qui le demande: il doit préférer ça à une conversation avec son père...
Ce matin, j’avais l’âme plutôt reggae. J’ai donc tenté ma chance avec un peu de Jason Mraz. Je sers les céréales, comme si de rien n’était.
Fiston : Papa?
Moi : Mm mm?
Fiston : Mais Papa...
Moi : Oui?
Fiston : C’est pas du violon.
Moi : Elles sont bonnes tes céréales?
Fiston : Mais Papa!
Moi : Tu veux du jus?
Fiston : PA-PA!
Moi : Regarde, Pantagruel* vient te voir... Il veut être ton ami.
Fiston (comme s’adressant à un débile profond): Mais Papa, ça s’peut pas. C’est pas du violoncelle.
Moi : Oui, mais c’est de la musique joyeuse...
Fiston : NON! Moi veut violon!
Et là, il se met à niaiser avec sa cuillère et son verre de jus.
Fiston : Nooooon!
Danger. Comment disent-ils? Choose your fights? Resistance is futile? Pas de problème mon homme.
Et là, on se retape une fois de plus, la deuxième partita.
Austère.
Donc, si j’ai bien compris le principe, il va falloir qu’il assimile la chaconne pour qu’on puisse déjeuner en écoutant Bob Marley?
Voici la gigue de la même partita par Christian Tetzlaff.
En passant, mon collègue, le blogueur En Saignant me regarde comme un freak lorsque je refuse de faire entendre un extrait de la chaconne à sa classe dans des conditions indignes de l’oeuvre. Non, mais j’ai l’air d’un profanateur ou quoi? Dites-lui, quelqu’un. Moi, il refuse de m’entendre.
*Pantagruel, c’est un chat qui dévorait tout sur son passage quand je l’ai recueilli. J'hésitais entre "Deep throat" et "Pantagruel"... Dans ses temps libres, il sert de victime à Scapin, l’autre bête.
***
"We are Borg. You will be assimilated. Resistance is futile." -- The Borg
"Nooooooooon!" -- The Fiston
On dit que les jeunes enfants redemandent toujours la même histoire, car ils veulent se l’approprier avec tout ce que ça implique. Ils veulent l’assimiler. Personnellement, je trouve que ça tient la route comme théorie.
On raconte aussi que c’est la même chose pour la musique et que c’est la raison pour laquelle ils redemandent aussi toujours la même chanson.
Bordel... Tous les matins, Fiston et moi, on se tape les suites pour violoncelle seul ou les sonates et partitas pour violon seul de Bach en bouffant nos céréales. C’est la routine et c’est lui qui le demande: il doit préférer ça à une conversation avec son père...
Ce matin, j’avais l’âme plutôt reggae. J’ai donc tenté ma chance avec un peu de Jason Mraz. Je sers les céréales, comme si de rien n’était.
Fiston : Papa?
Moi : Mm mm?
Fiston : Mais Papa...
Moi : Oui?
Fiston : C’est pas du violon.
Moi : Elles sont bonnes tes céréales?
Fiston : Mais Papa!
Moi : Tu veux du jus?
Fiston : PA-PA!
Moi : Regarde, Pantagruel* vient te voir... Il veut être ton ami.
Fiston (comme s’adressant à un débile profond): Mais Papa, ça s’peut pas. C’est pas du violoncelle.
Moi : Oui, mais c’est de la musique joyeuse...
Fiston : NON! Moi veut violon!
Et là, il se met à niaiser avec sa cuillère et son verre de jus.
Fiston : Nooooon!
Danger. Comment disent-ils? Choose your fights? Resistance is futile? Pas de problème mon homme.
Et là, on se retape une fois de plus, la deuxième partita.
Austère.
Donc, si j’ai bien compris le principe, il va falloir qu’il assimile la chaconne pour qu’on puisse déjeuner en écoutant Bob Marley?
Voici la gigue de la même partita par Christian Tetzlaff.
En passant, mon collègue, le blogueur En Saignant me regarde comme un freak lorsque je refuse de faire entendre un extrait de la chaconne à sa classe dans des conditions indignes de l’oeuvre. Non, mais j’ai l’air d’un profanateur ou quoi? Dites-lui, quelqu’un. Moi, il refuse de m’entendre.
*Pantagruel, c’est un chat qui dévorait tout sur son passage quand je l’ai recueilli. J'hésitais entre "Deep throat" et "Pantagruel"... Dans ses temps libres, il sert de victime à Scapin, l’autre bête.
***
12 janvier 2009
Journée maladie
Ce matin, j’ai appelé malade (j'adore les mauvaise traductions de l'anglais et surtout leurs détracteurs).
Dix minutes plus tard, la personne à qui je venais de parler me rappelait pour savoir si j’étais libre pour une suppléance aujourd’hui. Je me demande si c’est moi que j’aurais remplacé.
«OK gang! Aujourd’hui, on fait comme d’habitude, mais allez-y mollo avec moi, car je suis un remplaçant.»
Nous sommes effectivement en pénurie de suppléant et la commission scolaire ne fait rien pour aider. Lorsque qu’un suppléant vous remplace pour une journée, il est payé à la minute. Donc, si un titulaire s’absente la journée avec un cours de gym de 75 minutes avant le dîner, personne ne va accepter de se déplacer au fin fond de nulle part pour environ trois heures de salaire alors qu’il peut en empocher presque le double dans une école près de chez lui. Pfff... On tombe donc en «suppléance d’urgence». Les autres profs vont remplacer le titulaire pendant leurs périodes de spécialiste. Le lundi, j’enseigne cinq heures. Si on ajoute les battements, ça vaut le déplacement.
***
Dans un tout autre ordre d’idée, aujourd’hui j’ai demandé à ma blonde : «on va chez IKEA, chérie?».
C’est comme la blonde qui demanderait à son mec : «tu te couches là et te laisses faire, chéri?».
***
J’ai des tas de trucs à écrire sur des élèves, sur des musiques, sur le système d’éducation. Y a même des jeunes qui m’ont passé des commentaires loufoques sur mon affiche de John et Yoko.
Pourtant, c’est silencieux ici.
***
Dix minutes plus tard, la personne à qui je venais de parler me rappelait pour savoir si j’étais libre pour une suppléance aujourd’hui. Je me demande si c’est moi que j’aurais remplacé.
«OK gang! Aujourd’hui, on fait comme d’habitude, mais allez-y mollo avec moi, car je suis un remplaçant.»
Nous sommes effectivement en pénurie de suppléant et la commission scolaire ne fait rien pour aider. Lorsque qu’un suppléant vous remplace pour une journée, il est payé à la minute. Donc, si un titulaire s’absente la journée avec un cours de gym de 75 minutes avant le dîner, personne ne va accepter de se déplacer au fin fond de nulle part pour environ trois heures de salaire alors qu’il peut en empocher presque le double dans une école près de chez lui. Pfff... On tombe donc en «suppléance d’urgence». Les autres profs vont remplacer le titulaire pendant leurs périodes de spécialiste. Le lundi, j’enseigne cinq heures. Si on ajoute les battements, ça vaut le déplacement.
***
Dans un tout autre ordre d’idée, aujourd’hui j’ai demandé à ma blonde : «on va chez IKEA, chérie?».
C’est comme la blonde qui demanderait à son mec : «tu te couches là et te laisses faire, chéri?».
***
J’ai des tas de trucs à écrire sur des élèves, sur des musiques, sur le système d’éducation. Y a même des jeunes qui m’ont passé des commentaires loufoques sur mon affiche de John et Yoko.
Pourtant, c’est silencieux ici.
***
05 janvier 2009
Petit rappel aux profs en milieux défavorisés
Ça ne vous sert absolument à rien d’afficher en classe des photos de votre progéniture faisant de la planche à neige ou offrant une cacahouette à un perroquet sur une plage de Cuba.
Tant qu’à y être, la tournée de «qui a eu quoi?» pour Noël, on peut aussi s’en passer.
Moi, casseux de party? Pfff... Pour le casser, il faut qu’il y en ait un, party.
Y a rien de plus triste qu’un enfant qui s’invente des vacances et des cadeaux...
...
Tant qu’à y être, la tournée de «qui a eu quoi?» pour Noël, on peut aussi s’en passer.
Moi, casseux de party? Pfff... Pour le casser, il faut qu’il y en ait un, party.
Y a rien de plus triste qu’un enfant qui s’invente des vacances et des cadeaux...
...
01 janvier 2009
Bonne année gros nez!
Voilà! J'l'ai dit avant les langues sales qui ne savent pas apprécier l'art gaulois (oui, c'est de vous que je parle).
Pfff... J'vous verrais avec un menhir au centre du visage. Ça fait spirituel, mais ça ne passe pas inaperçu.
...
Pfff... J'vous verrais avec un menhir au centre du visage. Ça fait spirituel, mais ça ne passe pas inaperçu.
...
23 décembre 2008
Le pacte
J’hésite encore entre pacte payant et pacte païen, mais la seule chose dont je suis sûr, c’est que c’est un méchant bon deal.
J’ai contacté tous les adultes susceptibles de me faire un cadeau pour Noël et leur ai proposé le marché suivant : tu ne m’en fais pas, j’t’en fais pas.
Ça marche! Ils ont tous accepté avec allégresse. Je n’ai acheté que des cadeaux aux enfants (les miens et quelques autres). Ça m’a pris... un avant-midi?
Je sais... Ce n’est pas très bon pour l’économie, mais pour le moral, j’vous dis pas.
***Ajout : Cette année, on s'est pacté à Noël***
...
J’ai contacté tous les adultes susceptibles de me faire un cadeau pour Noël et leur ai proposé le marché suivant : tu ne m’en fais pas, j’t’en fais pas.
Ça marche! Ils ont tous accepté avec allégresse. Je n’ai acheté que des cadeaux aux enfants (les miens et quelques autres). Ça m’a pris... un avant-midi?
Je sais... Ce n’est pas très bon pour l’économie, mais pour le moral, j’vous dis pas.
***Ajout : Cette année, on s'est pacté à Noël***
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22 décembre 2008
Moi, païen? Pfff...
Non, ce n’est pas un remake de Children of the corn.
Cette photo vient de là!
Evil, hein?
De toute façon, cette photo démontre clairement les dangers pour les âmes fragiles de nos élèves d’un concert de Noël dans un gymnase d’école primaire. La réverbération d'un gym, ça tue, man.
Et non, je n’en ai pas fait et je n’en ferai pas. Les tounes de Noël, c'est fait pour niaiser. Point final. Quand j’ai une salle et le staff pour transporter les instruments, j’en fais un à l’Halloween.
T’es païen où tu l’es pas...
***Petit ajout : Les enfants debout au centre ont encore une âme.***
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21 décembre 2008
Moi, à gauche? Pfff...
Une dernière réflexion avant l'apogée de cette période de surconsommation : ça prend beaucoup de pauvres pour faire un riche.
Bonnes vacances.
Bach : Sinfonia tirée de l'oratorio de Noël
...
Bonnes vacances.
Bach : Sinfonia tirée de l'oratorio de Noël
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11 décembre 2008
Invasion chinoise
Cet après-midi, je faisais de l’écriture dans une des classes du projet. On travaillait les paroles de la toune du sacrifice. Vous allez voir, c’est charmant. Les deux héros sont attachés sur la plage et lorsque la marée montera, les requins sacrés les dévoreront. En attendant, une joyeuse bande de primitifs implorent les dieux de les accepter en sacrifice. Un rein avec ça?
Voici la maquette de l’arrangement. Ça va lever plus avec des vrais musiciens à la place des machines, mais en attendant, ça fait la job.Le choeur entre environ à 28 secondes.
Lorsque la marée
Sur vous va monter
Les dieux seront apaisés
Priez! Priez!
Ce sera votre dernier jour
Le ciel étoilé
Sur vous va tomber
Et vous serez dévorés (pas certain de cette ligne, j’ai laissé le portable à la job ce soir)
Priez! Priez!
Joignez-vous au chant du tambour.
On cherchait la suite...
L’original est ici, dans un billet.
Le problème, c’est que ce que me proposaient les élèves aujourd’hui ne me plaisait pas. Comme ils méritent mieux que de se faire dire qu’ils sont une gang de pas bons et que leurs idées sont trop poches pour les autres classes, lorsqu’un élève n’avait pas rapport, je lui disais la seule chose logique en un moment pareil : «Tching Kawong».
Bien entendu, après un moment, je me suis rendu à l’évidence : j’avais affaire à des incultes, des non-initiés. Je me suis alors fait un devoir de leur raconter les origines et quelques anecdotes de ce qui est maintenant sur le point de devenir une mode.
Que dis-je une mode? Un phénomène de société qui nous marquera pour des générations!
Pfff... Ça se propage vite ce truc! Après la séance d’écriture, en mettant leurs manteaux avant la récréation, les «Tching Kawong» pleuvaient déjà sur tout l’étage. Plusieurs groupes d’élèves furent d’ailleurs infectés. J’ai même pu observer un p’tit de deuxième qui regardait un élève de maternelle mettre ses bottes sans succès (faut mettre les mitaines après les bottes, nono) lui lancer à la figure un «Tching Kawong» des plus convainquant. C’est de la spéculation, car en voyant les proportions de la chose, j’ai pris la poudre d’escampette, mais j’imagine très bien le petit de maternelle enlever ses mitaines et mettre ses bottes en vitesse, car «Tching Kawong» c’est clair et précis et cette école n’accueille pas de débiles profonds.
Reste à voir s’ils pardonnent, parce que là, ils sont pognés avec pour un bout. J’voulais juste pas bousiller les paroles de la toune.
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Voici la maquette de l’arrangement. Ça va lever plus avec des vrais musiciens à la place des machines, mais en attendant, ça fait la job.Le choeur entre environ à 28 secondes.
Lorsque la marée
Sur vous va monter
Les dieux seront apaisés
Priez! Priez!
Ce sera votre dernier jour
Le ciel étoilé
Sur vous va tomber
Et vous serez dévorés (pas certain de cette ligne, j’ai laissé le portable à la job ce soir)
Priez! Priez!
Joignez-vous au chant du tambour.
On cherchait la suite...
L’original est ici, dans un billet.
Le problème, c’est que ce que me proposaient les élèves aujourd’hui ne me plaisait pas. Comme ils méritent mieux que de se faire dire qu’ils sont une gang de pas bons et que leurs idées sont trop poches pour les autres classes, lorsqu’un élève n’avait pas rapport, je lui disais la seule chose logique en un moment pareil : «Tching Kawong».
Bien entendu, après un moment, je me suis rendu à l’évidence : j’avais affaire à des incultes, des non-initiés. Je me suis alors fait un devoir de leur raconter les origines et quelques anecdotes de ce qui est maintenant sur le point de devenir une mode.
Que dis-je une mode? Un phénomène de société qui nous marquera pour des générations!
Pfff... Ça se propage vite ce truc! Après la séance d’écriture, en mettant leurs manteaux avant la récréation, les «Tching Kawong» pleuvaient déjà sur tout l’étage. Plusieurs groupes d’élèves furent d’ailleurs infectés. J’ai même pu observer un p’tit de deuxième qui regardait un élève de maternelle mettre ses bottes sans succès (faut mettre les mitaines après les bottes, nono) lui lancer à la figure un «Tching Kawong» des plus convainquant. C’est de la spéculation, car en voyant les proportions de la chose, j’ai pris la poudre d’escampette, mais j’imagine très bien le petit de maternelle enlever ses mitaines et mettre ses bottes en vitesse, car «Tching Kawong» c’est clair et précis et cette école n’accueille pas de débiles profonds.
Reste à voir s’ils pardonnent, parce que là, ils sont pognés avec pour un bout. J’voulais juste pas bousiller les paroles de la toune.
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08 décembre 2008
Vous n'êtes pas jaloux!
Nous avons aussi en première année, un Jamaïcain avec des dreads et une casquette de Hustler.
C'est moins drôle, hein?
...
C'est moins drôle, hein?
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01 décembre 2008
Vous êtes jaloux!
À mon école, en première année, nous avons un Pakistanais avec une tuque des Expos.
Gnagna...
...
Gnagna...
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29 novembre 2008
Pour le sacrifice, tout est prêt!
Pour le projet, je dois adapter des musiques extraites d’un opéra pour que des enfants de 11 ou 12 ans puissent les jouer sur des petits claviers et des instruments de percussion. Ça, c’est la moitié de la musique. Le reste, c’est les enfants qui le composent et moi, j’arrange le tout.
Sur douze élèves qui seront musiciens, trois sont de mon école. Les autres n’ont jamais fait de musique. Ils devront donc, de janvier à mai, en travaillant avec moi une fois semaine, se préparer pour accompagner les danseurs et les chanteurs devant 5000 personnes.
Petit détail : ils ne peuvent pas pratiquer à la maison, car ils ne possèdent pas d’instruments. Très petit détail...
Mais le plus con dans tout ça, c’est qu’on y arrive! Il s'agit de garder l'essentiel et de l'exploiter au maximum avec les moyens du bord.
Hier, je bossais sur un extrait de l’opéra Les Pêcheurs de perles de Bizet. J’suis donc pogné avec ça dans la tête et Fiston a voulu l’écouter quatre fois en ligne hier soir... Son passage préféré, c’est quand le choeur scande «pour le sacrifice, tout est prêt, tout est prêt!». Bordel... Ça reste dans la tête! Je regarde ma petite de cinq mois qui me gueule que ça fait mal des dents qui percent et dans ma tête, cette même litanie me hante: «pour le sacrifice, tout est prêt, tout est prêt!».
J’vous mets dans le contexte. C’est l’histoire d’un ténor (Nadir) qui veut se faire une soprano (Leïla), mais le baryton (Zurga) est jaloux parce que lui aussi aime Leïla. Il les condamne donc à être immolés pour le plus grand plaisir de Brahma. J’vous ai dit que Zurga et Nadir étaient des copains d’enfance?
Les Pêcheurs de perles
Acte 3, deuxième tableau
DEUXIÈME TABLEAU
Un site sauvage avec au milieu un bûcher. Des feux éclairent la scène d'une façon sinistre. À droite, un trépied supportant un brûle-parfums.
(Il fait encore nuit. Nadir est assis, gardé par deux pêcheurs. Le vin de palmiers circule dans les coupes. Danses et chants.)
CHŒUR
Dès que le soleil,
Dans le ciel vermeil,
Versera sa flamme,
Nos bras frapperont
Et se plongeront
Dans leur sang infâme!
Ardente liqueur
Verse en notre cœur
Une sainte extase :
Qu'un sombre transport,
Présage de mort,
Soudain les embrase.
Brahma! Brahma!
NADIR
Hélas, qu’ont-ils fait de Leïla?
Pour la sauver, s’il suffit de ma vie
Que sur moi seul enfin leur rage soit assouvie
Je me livre à leurs coups, je suis prêt, me voilà!
Hélas, qu’ont-ils fait de Leïla, hélas, hélas, hélas!
LE CHŒUR
Pour le sacrifice, tout est prêt!
Que la sombre forêt
De nos cris retentisse
Brahma! Brahma! Ardente liqueur, etc…
Charmant, hein?
...
Sur douze élèves qui seront musiciens, trois sont de mon école. Les autres n’ont jamais fait de musique. Ils devront donc, de janvier à mai, en travaillant avec moi une fois semaine, se préparer pour accompagner les danseurs et les chanteurs devant 5000 personnes.
Petit détail : ils ne peuvent pas pratiquer à la maison, car ils ne possèdent pas d’instruments. Très petit détail...
Mais le plus con dans tout ça, c’est qu’on y arrive! Il s'agit de garder l'essentiel et de l'exploiter au maximum avec les moyens du bord.
Hier, je bossais sur un extrait de l’opéra Les Pêcheurs de perles de Bizet. J’suis donc pogné avec ça dans la tête et Fiston a voulu l’écouter quatre fois en ligne hier soir... Son passage préféré, c’est quand le choeur scande «pour le sacrifice, tout est prêt, tout est prêt!». Bordel... Ça reste dans la tête! Je regarde ma petite de cinq mois qui me gueule que ça fait mal des dents qui percent et dans ma tête, cette même litanie me hante: «pour le sacrifice, tout est prêt, tout est prêt!».
J’vous mets dans le contexte. C’est l’histoire d’un ténor (Nadir) qui veut se faire une soprano (Leïla), mais le baryton (Zurga) est jaloux parce que lui aussi aime Leïla. Il les condamne donc à être immolés pour le plus grand plaisir de Brahma. J’vous ai dit que Zurga et Nadir étaient des copains d’enfance?
Les Pêcheurs de perles
Acte 3, deuxième tableau
DEUXIÈME TABLEAU
Un site sauvage avec au milieu un bûcher. Des feux éclairent la scène d'une façon sinistre. À droite, un trépied supportant un brûle-parfums.
(Il fait encore nuit. Nadir est assis, gardé par deux pêcheurs. Le vin de palmiers circule dans les coupes. Danses et chants.)
CHŒUR
Dès que le soleil,
Dans le ciel vermeil,
Versera sa flamme,
Nos bras frapperont
Et se plongeront
Dans leur sang infâme!
Ardente liqueur
Verse en notre cœur
Une sainte extase :
Qu'un sombre transport,
Présage de mort,
Soudain les embrase.
Brahma! Brahma!
NADIR
Hélas, qu’ont-ils fait de Leïla?
Pour la sauver, s’il suffit de ma vie
Que sur moi seul enfin leur rage soit assouvie
Je me livre à leurs coups, je suis prêt, me voilà!
Hélas, qu’ont-ils fait de Leïla, hélas, hélas, hélas!
LE CHŒUR
Pour le sacrifice, tout est prêt!
Que la sombre forêt
De nos cris retentisse
Brahma! Brahma! Ardente liqueur, etc…
Charmant, hein?
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25 novembre 2008
Blanc comme neige
Bien que ce ne soit que quelques flocons, c’est toujours quelques flocons de trop dans le cerveau de nos élèves.
Aujourd’hui, après deux jours de gestion de classe entrecoupés de courts épisodes d’enseignement, je sombre dans un humour... personnel?
Avec une classe de troisième année.
PMT : Hey Wannabe!
Wannabe : Huh?
PMT : J’n’ai aucune idée pourquoi, mais c’est à moi qu’on a demandé de te l’annoncer.
Wannabe : Tu me donnes ton iPod?
PMT : Non, mais si j’étais compatible, je te réserverais un de mes reins.
Wannabe : Huh?
PMT (solomnel) : De toute façon, c’est l’heure pour toi de connaître la vérité!
Wannabe : Quoi?
PMT : Tu as 36 ans!
Wannabe : 36 ans?
PMT : Je sais... Tu es sous le choc. Tu penses que tu es un enfant, mais en réalité, tu es un nain de 36 ans.
Wannabe : Ben là... je le saurais si j’avais 36 ans.
PMT : C’est justement le drame de ta vie. Tu es un nain amnésique!
Wannabe : C’est même pas vrai.
PMT : Oui c’est vrai! Vous êtes tous des nains! Et vous êtes tous amnésique.
Accords augmentés et rire diabolique. J'ai un clavier devant moi. Faut bien que je m'en serve...
PMT : Et moi, je suis Blanc-Neige!
Wannabe : Blanc-Neige?
PMT : Oui! Blanc-Neige et les sept nains! C’est vous êtes les sept nains...
Une autre : C’est même pas vrai, on est 21.
Au moins, ils admettent être des nains...
PMT : Ben justement... Vous n’êtes que sept qui existez. Les autres sont imaginaires.
Ça, c’est un de mes classiques. Je sais, je radote, mais voici l’inédit:
Wannabe : J’suis quoi moi? Vrai ou imaginaire.
PMT : T’es 100% imaginaire Wannabe!
Wannabe : Comme Roger?
PMT : En moins gros. Tu sais, j’aimerais bien t’avoir comme ami imaginaire.
Wannabe (flaté): Pour vrai?
PMT : Ben oui. Ça serait vraiment cool.
Wannabe : Ouais! Ça serait cool!
PMT : Mets-en. J’pourrais aller voir un psy et me débarrasser de toi à jamais.
Wannabe : ...
Un autre : Cassé! Haha! PMT a cassé Wannabe!
Wannabe : Je t’aurai, PMT!
On s’aime bien...
...
Aujourd’hui, après deux jours de gestion de classe entrecoupés de courts épisodes d’enseignement, je sombre dans un humour... personnel?
Avec une classe de troisième année.
PMT : Hey Wannabe!
Wannabe : Huh?
PMT : J’n’ai aucune idée pourquoi, mais c’est à moi qu’on a demandé de te l’annoncer.
Wannabe : Tu me donnes ton iPod?
PMT : Non, mais si j’étais compatible, je te réserverais un de mes reins.
Wannabe : Huh?
PMT (solomnel) : De toute façon, c’est l’heure pour toi de connaître la vérité!
Wannabe : Quoi?
PMT : Tu as 36 ans!
Wannabe : 36 ans?
PMT : Je sais... Tu es sous le choc. Tu penses que tu es un enfant, mais en réalité, tu es un nain de 36 ans.
Wannabe : Ben là... je le saurais si j’avais 36 ans.
PMT : C’est justement le drame de ta vie. Tu es un nain amnésique!
Wannabe : C’est même pas vrai.
PMT : Oui c’est vrai! Vous êtes tous des nains! Et vous êtes tous amnésique.
Accords augmentés et rire diabolique. J'ai un clavier devant moi. Faut bien que je m'en serve...
PMT : Et moi, je suis Blanc-Neige!
Wannabe : Blanc-Neige?
PMT : Oui! Blanc-Neige et les sept nains! C’est vous êtes les sept nains...
Une autre : C’est même pas vrai, on est 21.
Au moins, ils admettent être des nains...
PMT : Ben justement... Vous n’êtes que sept qui existez. Les autres sont imaginaires.
Ça, c’est un de mes classiques. Je sais, je radote, mais voici l’inédit:
Wannabe : J’suis quoi moi? Vrai ou imaginaire.
PMT : T’es 100% imaginaire Wannabe!
Wannabe : Comme Roger?
PMT : En moins gros. Tu sais, j’aimerais bien t’avoir comme ami imaginaire.
Wannabe (flaté): Pour vrai?
PMT : Ben oui. Ça serait vraiment cool.
Wannabe : Ouais! Ça serait cool!
PMT : Mets-en. J’pourrais aller voir un psy et me débarrasser de toi à jamais.
Wannabe : ...
Un autre : Cassé! Haha! PMT a cassé Wannabe!
Wannabe : Je t’aurai, PMT!
On s’aime bien...
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20 novembre 2008
Sur quelle planète tu vis?
Retirer l’anglais obligatoire dès la première année, d’accord. C’est même selon moi une excellente idée. Mais bordel, faire enseigner l’Histoire et les maths, même partiellement, en anglais au troisième cycle, c’est ridicule.
Les titulaires demandent des spécialistes en anglais parce qu’ils se jugent inaptes à l’enseigner. OK. Inaptes est un bien grand mot, mais disons que ça ne leur tente pas... Ce n’est pas à moi de vous l’expliquer. Peu importe, ils veulent des profs d’anglais.
Maintenant, ils devraient enseigner (partiellement) l’histoire et les maths en anglais.
Qui nous propose ça?
Marois.
Elle qui a de la difficulté à enligner trois phrases en anglais veut l’Histoire en anglais. À partir de 1763 tant qu’à y être?
Vous venez de perdre mon vote stratégique, madame Marois.
Eh oui, ça aurait été un vote stratégique, rien de plus.
Là, ça sera rien pantoute.
Non, mais sur quelle planète?
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Les titulaires demandent des spécialistes en anglais parce qu’ils se jugent inaptes à l’enseigner. OK. Inaptes est un bien grand mot, mais disons que ça ne leur tente pas... Ce n’est pas à moi de vous l’expliquer. Peu importe, ils veulent des profs d’anglais.
Maintenant, ils devraient enseigner (partiellement) l’histoire et les maths en anglais.
Qui nous propose ça?
Marois.
Elle qui a de la difficulté à enligner trois phrases en anglais veut l’Histoire en anglais. À partir de 1763 tant qu’à y être?
Vous venez de perdre mon vote stratégique, madame Marois.
Eh oui, ça aurait été un vote stratégique, rien de plus.
Là, ça sera rien pantoute.
Non, mais sur quelle planète?
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17 novembre 2008
Ratios 101
Les libéraux et les péquistes prétendent qu’ils vont baisser les ratios dans les classes. C’est gentil de leur part, mais je vous rappelle que tant que les ratios n’ont pas à être respectés et qu’ils peuvent être dépassés, ça ne veut pas dire grand-chose...
Leurs détracteurs vous diront que les études ne démontrent pas clairement qu’une baisse de ratio favorise la réussite scolaire.
Non mais bordel... quelle bullshit!
Effectivement, la différence entre une classe de 23 élèves et une classe de 18 élèves en sixième année du primaire n’est pas énorme. Le problème, c’est que parfois, ils sont 30 dans une classe de sixième année. Voulez-vous parier que ça fait une différence 23 à la place de 30? Surtout si ça se répète pendant plusieurs années pour une même cohorte d’élève.
Ces études, ce sont des conneries et du gaspillage de fric. Le problème, c'est les grosse classe. N'allez pas faire vos études bidons dans des classes de 23 élèves. C'est vrai qu'un vrai milieu défavorisé, c'est moins charmant et que souvent, ça pu. Dérangeant pour des chercheurs en éducation...
Anyway, d’un côté ou de l’autre, on nous prend pour des cons.
J'ai l'impression de me répéter, mais ça fait partie de la job.
La nouvelle sur Radio-Canada.
...
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Leurs détracteurs vous diront que les études ne démontrent pas clairement qu’une baisse de ratio favorise la réussite scolaire.
Non mais bordel... quelle bullshit!
Effectivement, la différence entre une classe de 23 élèves et une classe de 18 élèves en sixième année du primaire n’est pas énorme. Le problème, c’est que parfois, ils sont 30 dans une classe de sixième année. Voulez-vous parier que ça fait une différence 23 à la place de 30? Surtout si ça se répète pendant plusieurs années pour une même cohorte d’élève.
Ces études, ce sont des conneries et du gaspillage de fric. Le problème, c'est les grosse classe. N'allez pas faire vos études bidons dans des classes de 23 élèves. C'est vrai qu'un vrai milieu défavorisé, c'est moins charmant et que souvent, ça pu. Dérangeant pour des chercheurs en éducation...
Anyway, d’un côté ou de l’autre, on nous prend pour des cons.
J'ai l'impression de me répéter, mais ça fait partie de la job.
La nouvelle sur Radio-Canada.
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16 novembre 2008
Hilarant!
Vraiment...
«Pour l'ADQ, les paliers intermédiaires élus par moins de 10 % de la population
doivent être abandonnés et les pouvoirs des commissions scolaires doivent être
redistribués entre les autres acteurs du monde de l'éducation et les
municipalités.»
Ça vient d’ici.
C’est une allocution de Dumont sur l’Éducation. Il s’est pointé à l’Académie Saint-Louis à Québec pour nous parler de l’école publique. Ha-ha-ha.
Et il dit quoi Mario Dumont? Ça prend 10% pour être pris au sérieux et ne pas être abandonné?
Il est actuellement à 14% des intentions de vote dans les sondages.
Come on gang! Un p’tit 5% et il nous fichera la paix.
Not...
Je sais. Je joue sur les mots. C'est seulement qu'il se plante et royalement. Il y a un an, presque jour pour jour, on en parlait.
...
«Pour l'ADQ, les paliers intermédiaires élus par moins de 10 % de la population
doivent être abandonnés et les pouvoirs des commissions scolaires doivent être
redistribués entre les autres acteurs du monde de l'éducation et les
municipalités.»
Ça vient d’ici.
C’est une allocution de Dumont sur l’Éducation. Il s’est pointé à l’Académie Saint-Louis à Québec pour nous parler de l’école publique. Ha-ha-ha.
Et il dit quoi Mario Dumont? Ça prend 10% pour être pris au sérieux et ne pas être abandonné?
Il est actuellement à 14% des intentions de vote dans les sondages.
Come on gang! Un p’tit 5% et il nous fichera la paix.
Not...
Je sais. Je joue sur les mots. C'est seulement qu'il se plante et royalement. Il y a un an, presque jour pour jour, on en parlait.
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15 novembre 2008
Phénomène mystérieux
À mon école, des gens sans scrupule sévissent régulièrement dans nos pigeonniers; même clairement identifiés, nos crayons disparaissent, c’est inévitable.
Je me suis toujours élevé contre cette pratique ignoble. Vous pourriez au moins remettre le crayon après l'avoir utilisé. Lorsqu'on soulève le sujet, tout le monde fait l'innocent. Pfff. Quand notre local est situé trois étages plus haut, allez chercher un crayon n'est pas toujours une option.
Dernièrement, j’ai réussi à en garder un plus d’une semaine... avant qu’il disparaisse.
Je ne croyais jamais le revoir, mais ce matin, je l’ai retrouvé dans la poche de mon manteau... en compagnie d’autres crayons dont j’ignore la provenance!
Étrange... Surement une conspiration.
...
Je me suis toujours élevé contre cette pratique ignoble. Vous pourriez au moins remettre le crayon après l'avoir utilisé. Lorsqu'on soulève le sujet, tout le monde fait l'innocent. Pfff. Quand notre local est situé trois étages plus haut, allez chercher un crayon n'est pas toujours une option.
Dernièrement, j’ai réussi à en garder un plus d’une semaine... avant qu’il disparaisse.
Je ne croyais jamais le revoir, mais ce matin, je l’ai retrouvé dans la poche de mon manteau... en compagnie d’autres crayons dont j’ignore la provenance!
Étrange... Surement une conspiration.
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13 novembre 2008
Come on...
Vous avez entendu ça? Le gouvernement libéral veut diminuer le nombre d’élèves par classe de 10%. Ils vont réduire les ratios!!!
Come on...
Ils ne sont même pas capables de respecter les maximums déjà en place. Hein? Ils vont augmenter le nombre de profs?
Come on...
Il y a quelques années, alors que les profs revendiquaient plus de service pour les élèves et cela dans un cadre légal, ce gouvernement (Charest et sa chum Jérome-Forget) nous a balancé la loi 142 qui nous interdisait tout moyen de pression sous peine de sanctions qui dépassent l’entendement. Le dossier est même devant les Nations unies, tellement c’est facho.
Ce qu’on revendiquait à l’époque, c’est à peu près l’équivalent de ce qu’ils promettent aujourd’hui.
On parle d’un gouvernement qui a essayé de mettre l’équité salariale dans les négociations d’une convention collective (qui nous fut d’ailleurs imposée...). L’équité salariale, c’est une loi et la loi, ça ne se négocie pas.
De toute façon, on s’est fait avoir, car ils ont considéré que le niveau de stress d’un enseignant au primaire était à peu près semblable à celui d’un bibliothécaire.
De toute façon, là où je veux en venir, c’est que même s’ils tiennent leur promesse de diminuer les ratios, ça ne veut rien dire, car ils se gardent le droit de les dépasser.
Dans mon école, en première année le ratio, c’est 18 élèves et le maximum, 20 élèves. Dans la classe de première, ils sont 22 élèves. On donne du fric au prof, mais les élèves, ils ont quoi, eux?
Dans une école du projet, la plus pauvre de la commission scolaire, ils sont 30 élèves en sixième année. Sur les trente, il n’y a qu’un québécois de souche et son prénom est anglophone. Les autres sont tous des immigrants ou des enfants d’immigrants. D’accord... Il y a peut-être un ou deux Algériens ou Tunisiens qui parlent assez bien français même s’ils parlent seulement arabe à la maison.
Pour parler d’immersion française, il faut que la majorité soit francophone, non?
Bordel... Ils sont 30 dans la classe!
Croyez-moi: tout ce que dit ce gouvernement sur l’éducation, c’est de la grosse bullshit et si vous vous demandez pourquoi les profs ne dénoncent pas ce qui se passe, renseignez-vous sur la loi 142. Des amendes de ce genre, ça n’a pas été prévu pas l’équité salariale.
D’ailleurs, je ne me souviens plus ce que j’ai fait de mon chèque de 112 dollars...
...
Come on...
Ils ne sont même pas capables de respecter les maximums déjà en place. Hein? Ils vont augmenter le nombre de profs?
Come on...
Il y a quelques années, alors que les profs revendiquaient plus de service pour les élèves et cela dans un cadre légal, ce gouvernement (Charest et sa chum Jérome-Forget) nous a balancé la loi 142 qui nous interdisait tout moyen de pression sous peine de sanctions qui dépassent l’entendement. Le dossier est même devant les Nations unies, tellement c’est facho.
Ce qu’on revendiquait à l’époque, c’est à peu près l’équivalent de ce qu’ils promettent aujourd’hui.
On parle d’un gouvernement qui a essayé de mettre l’équité salariale dans les négociations d’une convention collective (qui nous fut d’ailleurs imposée...). L’équité salariale, c’est une loi et la loi, ça ne se négocie pas.
De toute façon, on s’est fait avoir, car ils ont considéré que le niveau de stress d’un enseignant au primaire était à peu près semblable à celui d’un bibliothécaire.
De toute façon, là où je veux en venir, c’est que même s’ils tiennent leur promesse de diminuer les ratios, ça ne veut rien dire, car ils se gardent le droit de les dépasser.
Dans mon école, en première année le ratio, c’est 18 élèves et le maximum, 20 élèves. Dans la classe de première, ils sont 22 élèves. On donne du fric au prof, mais les élèves, ils ont quoi, eux?
Dans une école du projet, la plus pauvre de la commission scolaire, ils sont 30 élèves en sixième année. Sur les trente, il n’y a qu’un québécois de souche et son prénom est anglophone. Les autres sont tous des immigrants ou des enfants d’immigrants. D’accord... Il y a peut-être un ou deux Algériens ou Tunisiens qui parlent assez bien français même s’ils parlent seulement arabe à la maison.
Pour parler d’immersion française, il faut que la majorité soit francophone, non?
Bordel... Ils sont 30 dans la classe!
Croyez-moi: tout ce que dit ce gouvernement sur l’éducation, c’est de la grosse bullshit et si vous vous demandez pourquoi les profs ne dénoncent pas ce qui se passe, renseignez-vous sur la loi 142. Des amendes de ce genre, ça n’a pas été prévu pas l’équité salariale.
D’ailleurs, je ne me souviens plus ce que j’ai fait de mon chèque de 112 dollars...
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07 novembre 2008
En novembre (the end)
Y en avait pas de dilemme. Après deux jours et une douzaine d’appels, j’ai réussi à parler à la madame qui s’est avérée très sympathique.
Quelqu’un avec plus d’ancienneté que moi a pris le poste...
Voici comment ça fonctionne:
Il y a des bassins. Dans les bassins, des poissons (ça, c’est nous, les enseignants à statut précaire). Dans le bassin 01, les plus anciens. Ensuite, le bassin 02, etc. Lorsqu’un poste est disponible, on lance les lignes (téléphonique?) dans le bassin 01. Si personne n’est intéressé, on passe au bassin 02, le mien. C’est presque de la pêche à la dynamite.
Quand j’ai parlé à la petite dame, le poste avait déjà été pris par le doyen du bassin... Donc, pas de dilemme.
J’ai quand même posé LA question : est-ce que j’aurais pu terminer ce que j’ai entrepris avec les élèves cette année et n’entrer en fonction qu’en août prochain? Une triangulation, quoi...
Non. Ce n’est pas ce qui est prévu dans la convention.
On veut des projets, de la vision à long terme, de l’engagement...
Rien pour que je devienne syndicaliste.
...
Quelqu’un avec plus d’ancienneté que moi a pris le poste...
Voici comment ça fonctionne:
Il y a des bassins. Dans les bassins, des poissons (ça, c’est nous, les enseignants à statut précaire). Dans le bassin 01, les plus anciens. Ensuite, le bassin 02, etc. Lorsqu’un poste est disponible, on lance les lignes (téléphonique?) dans le bassin 01. Si personne n’est intéressé, on passe au bassin 02, le mien. C’est presque de la pêche à la dynamite.
Quand j’ai parlé à la petite dame, le poste avait déjà été pris par le doyen du bassin... Donc, pas de dilemme.
J’ai quand même posé LA question : est-ce que j’aurais pu terminer ce que j’ai entrepris avec les élèves cette année et n’entrer en fonction qu’en août prochain? Une triangulation, quoi...
Non. Ce n’est pas ce qui est prévu dans la convention.
On veut des projets, de la vision à long terme, de l’engagement...
Rien pour que je devienne syndicaliste.
...
En novembre (suite)
Voici la suite de cette palpitante saga.
Hier, j’ai essayé plusieurs fois pendant la journée, de rejoindre la personne des ressources humaines qui peut me donner plus de détails sur le poste qui m’est offert.
Conclusion : elle commence à la même heure que moi, finit à la même heure, dine à la même heure et a une pause à la même heure que moi.
En passant, y a pas de téléphone dans les classes... Parfois, il n’y en a même pas sur l’étage et oui, j’enseigne pendant les récréations. J’suis spécialiste.
Mais bon... Aujourd’hui, j’aurais le temps, car je fais deux écoles et ironiquement, c’est plus relax.
...
Hier, j’ai essayé plusieurs fois pendant la journée, de rejoindre la personne des ressources humaines qui peut me donner plus de détails sur le poste qui m’est offert.
Conclusion : elle commence à la même heure que moi, finit à la même heure, dine à la même heure et a une pause à la même heure que moi.
En passant, y a pas de téléphone dans les classes... Parfois, il n’y en a même pas sur l’étage et oui, j’enseigne pendant les récréations. J’suis spécialiste.
Mais bon... Aujourd’hui, j’aurais le temps, car je fais deux écoles et ironiquement, c’est plus relax.
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06 novembre 2008
En novembre?
Hier, sur mon répondeur, un autre message qui m’offre un poste menant à la permanence. Ça veut dire que pour avoir une job stable comme mes collègues et une sécurité d’emploi, il faudrait que j’abandonne le projet.
J’suis remplaçable, mais est-ce que ça me tente?
Le genre de dilemme auquel je fais toujours face en juin, pas en novembre.
BORDEL!
J’suis remplaçable, mais est-ce que ça me tente?
Le genre de dilemme auquel je fais toujours face en juin, pas en novembre.
BORDEL!
03 novembre 2008
Free Booze
Voici une toune de Mozart dans sa version originale. Comme je vais aller faire un p’tit tour au Yublog mercredi soir, j’paye un verre au premier (ou à la première) qui trouve de quel instrument il s’agit.
Fascinant, hein?
J’aime aussi le scotch, le sexe et le scotch.
...
Fascinant, hein?
J’aime aussi le scotch, le sexe et le scotch.
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02 novembre 2008
31 octobre 2008
Accalmie
C’est l’Halloween. Pas de pluie, pas de neige... pas même de froid.
On recule l’heure ce weekend et on est en pédago lundi.
Faudrait être vraiment casse-pied pour ne pas apprécier!
...
On recule l’heure ce weekend et on est en pédago lundi.
Faudrait être vraiment casse-pied pour ne pas apprécier!
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26 octobre 2008
Technique de pêche.
Dans notre adaptation des Pêcheurs de perles de Bizet, ce sont les élèves qui conçoivent presque tout. Cette semaine, c’était la visite des formateurs en décor. Ils font un gros brainstorming pour savoir ce qu’on retrouvera sur la scène.
Formateur : Vos pêcheurs de perles, comment ils les pêchent les perles?
Un élève : Dans les huitres!
Formateur : D’accord, mais l’huître, comment ils font pour la sortir de l’eau?
Un autre élève : Avec une canne à pêche?
Formateur : Pas vraiment...
Un autre : Avec un filet?
Formateur : Les huîtres ne sont pas des poissons. Comment on les attrape?
Un autre : Je sais! En imitant le cri de la femelle!
Si un jour, vous voyez un jeune sur le bord du fleuve qui gueule dans une langue bizarre, n’appelez pas le 911; il chasse l’huître du Saint-Laurent!
...
Formateur : Vos pêcheurs de perles, comment ils les pêchent les perles?
Un élève : Dans les huitres!
Formateur : D’accord, mais l’huître, comment ils font pour la sortir de l’eau?
Un autre élève : Avec une canne à pêche?
Formateur : Pas vraiment...
Un autre : Avec un filet?
Formateur : Les huîtres ne sont pas des poissons. Comment on les attrape?
Un autre : Je sais! En imitant le cri de la femelle!
Si un jour, vous voyez un jeune sur le bord du fleuve qui gueule dans une langue bizarre, n’appelez pas le 911; il chasse l’huître du Saint-Laurent!
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17 octobre 2008
Next!
Ça vous arrive de trouver un de vos billets tellement superficiel, prétentieux, poche, que vous êtes prêt à écrire n'importe quelle futilité pour passer à autre chose?
Moi, oui.
Hey! C’est le Concerto Italien par Gould!
...
Moi, oui.
Hey! C’est le Concerto Italien par Gould!
...
16 octobre 2008
Ça va faire le niaisage!
J’n’arrive pas à bosser. Tout ce que j’ai à faire implique de la musique. Autour de moi, des guitares, un clavier, des instruments de percussion, un ordinateur avec des chouettes logiciels de musique.
Hier, j’ai lu des études de Carcassi, passé à l’électrique et joué du Metallica, chanté 8 fois la même toune de Fugain (quatre fois au clavier, 4 fois à la guitare), niaisé avec le martillo au bongo, me trouver pathétique en rumba (mes rasguados sont moumounes...), retourner à l’électrique et essayer des simulateurs d’ampli, repiquer «de la chambre au salon» d’Harmonium (faut la jouer plus qu’une fois tous les 5 ans...), essayer d’accorder un djembé en frappant sur les bords, rechanter la toune de Fugain... et tant qu’à y être... Halleluyah de Cohen version Rufus (trust me , I suck...), le déserteur de Vian... Heille, je pourrais faire un petit arrangement de l’intro et la faire à la guitare classique celle-là et puis, tant qu’à avoir arrangé ça, aussi bien le pratiquer un peu; faut que ça sonne!Tiens... si j’utilise un «octaver», je pourrais peut-être transformer ma gratte électrique en 12 cordes et essayer de trucs de l’Heptade. Ça ne marche pas bien, mais je vais quand même repiquer «Comme un fou»... Hummm... Il est accordé bizarre dans «L’exil». M’a mettre un homme là-dessus! Oh! J’ai déjà joué une toune de Barrios accordé comme ça. Je vais voir si je trouve la partition gratuite en ligne...
Vous voyez le genre? De la fuite pure et dure.
Hein? Vous êtes scandalisés, car mon salaire est issu de vos taxes?
On se calme! Le mercredi après-midi, je ne suis pas payé. Raison de plus de m’en vouloir à moi-même d’être resté au travail seulement pour glander.
Aujourd'hui, je vais faire mieux.
...
Hier, j’ai lu des études de Carcassi, passé à l’électrique et joué du Metallica, chanté 8 fois la même toune de Fugain (quatre fois au clavier, 4 fois à la guitare), niaisé avec le martillo au bongo, me trouver pathétique en rumba (mes rasguados sont moumounes...), retourner à l’électrique et essayer des simulateurs d’ampli, repiquer «de la chambre au salon» d’Harmonium (faut la jouer plus qu’une fois tous les 5 ans...), essayer d’accorder un djembé en frappant sur les bords, rechanter la toune de Fugain... et tant qu’à y être... Halleluyah de Cohen version Rufus (trust me , I suck...), le déserteur de Vian... Heille, je pourrais faire un petit arrangement de l’intro et la faire à la guitare classique celle-là et puis, tant qu’à avoir arrangé ça, aussi bien le pratiquer un peu; faut que ça sonne!Tiens... si j’utilise un «octaver», je pourrais peut-être transformer ma gratte électrique en 12 cordes et essayer de trucs de l’Heptade. Ça ne marche pas bien, mais je vais quand même repiquer «Comme un fou»... Hummm... Il est accordé bizarre dans «L’exil». M’a mettre un homme là-dessus! Oh! J’ai déjà joué une toune de Barrios accordé comme ça. Je vais voir si je trouve la partition gratuite en ligne...
Vous voyez le genre? De la fuite pure et dure.
Hein? Vous êtes scandalisés, car mon salaire est issu de vos taxes?
On se calme! Le mercredi après-midi, je ne suis pas payé. Raison de plus de m’en vouloir à moi-même d’être resté au travail seulement pour glander.
Aujourd'hui, je vais faire mieux.
...
14 octobre 2008
Aux urnes citoyens!
Si vous n’avez rien à cirer du réchauffement de la planète, du droit des femmes, du droit au mariage gai, des dégâts collatéraux d’une offensive en Afghanistan, des inégalités socio-économiques...
...comment êtes-vous tombé sur mon blogue?
Bordel! J’ai oublié la culture!
Je suis très mal à l’aise avec la démocratie: j’n’y crois pas.
Non, je n’ai pas une meilleure idée, mais ça me dérange que le fait d’avoir glandé pendant 18 ans sur la planète nous donne le droit de vote. On devrait passer un test pour déterminer qui vote et qui ne vote pas.
Par exemple, qu’est-ce qu’une diminution d’1% de la TPS change dans votre vie? Bien entendu, si vous vous construisez une maison cette année, ça va faire une différence, mais pour le foyer moyen... ça change quoi? À chaque 100 dollars que je dépense, j’en économise un? Prenons l’exemple de quelqu’un de friqué qui dépense 1000$ par semaine. 1% de 1000, c’est 10. Donc, cette personne économisera 10 dollars par semaine! Un gros 520$ par année. Au fait, pour dépenser 52 000 dollars par année sur des trucs taxables, si on est payeur d’impôt, il faut gagner quoi? 80 000$? Et c’est très prudent comme estimation...
Vous me suivez?
En gros, le 1% de réduction de TPS, à moins d’être gratteux à l’os, vous ne l’avez pas ressenti. Si je te donne 101$ pour faire la commande d’épicerie à la place de 100$, y a pas de quoi se tirer dans les murs, surtout qu’à l’épicerie, y a plein de trucs pas taxables!
Par contre, les milliards en moins dans les coffres de l’état, nous allons tous les ressentir. Même le type friqué qui a économisé un gros 10$ par semaine grâce à Harper risque plus de se faire voler sa Rolex si on coupe dans les programmes de prévention du crime.
Offrir 1% de réduction de TPS, c’est le genre de truc que les conservateurs (ou même l’ADQ) font pour se faire élire: ils visent les épais.
Et ce n’est qu’un exemple...
Êtes-vous épais si vous avez voté ADQ ou conservateur? Bien sûr que non... Tout le monde à droit à l’erreur... Pfff.
Aujourd’hui, vous pouvez choisir votre camp!
Et ne faites pas comme les élèves de mon école dans les votes à main levée. Grrr... Ça m’énerve quand ils regardent ce que la majorité vote pour pouvoir se joindre à eux. Je hais les sondages!
En passant, je suis peut-être un gros épais (moi aussi) et je ne le sais pas, car les gros épais ne sont habituellement pas conscients de leur état.
Quoi? Les conservateurs et l’ADQ, ce n’est pas la même chose?
D’accord! C’est qui le pimp et c’est qui la pute?
Bordel...
...
...comment êtes-vous tombé sur mon blogue?
Bordel! J’ai oublié la culture!
Je suis très mal à l’aise avec la démocratie: j’n’y crois pas.
Non, je n’ai pas une meilleure idée, mais ça me dérange que le fait d’avoir glandé pendant 18 ans sur la planète nous donne le droit de vote. On devrait passer un test pour déterminer qui vote et qui ne vote pas.
Par exemple, qu’est-ce qu’une diminution d’1% de la TPS change dans votre vie? Bien entendu, si vous vous construisez une maison cette année, ça va faire une différence, mais pour le foyer moyen... ça change quoi? À chaque 100 dollars que je dépense, j’en économise un? Prenons l’exemple de quelqu’un de friqué qui dépense 1000$ par semaine. 1% de 1000, c’est 10. Donc, cette personne économisera 10 dollars par semaine! Un gros 520$ par année. Au fait, pour dépenser 52 000 dollars par année sur des trucs taxables, si on est payeur d’impôt, il faut gagner quoi? 80 000$? Et c’est très prudent comme estimation...
Vous me suivez?
En gros, le 1% de réduction de TPS, à moins d’être gratteux à l’os, vous ne l’avez pas ressenti. Si je te donne 101$ pour faire la commande d’épicerie à la place de 100$, y a pas de quoi se tirer dans les murs, surtout qu’à l’épicerie, y a plein de trucs pas taxables!
Par contre, les milliards en moins dans les coffres de l’état, nous allons tous les ressentir. Même le type friqué qui a économisé un gros 10$ par semaine grâce à Harper risque plus de se faire voler sa Rolex si on coupe dans les programmes de prévention du crime.
Offrir 1% de réduction de TPS, c’est le genre de truc que les conservateurs (ou même l’ADQ) font pour se faire élire: ils visent les épais.
Et ce n’est qu’un exemple...
Êtes-vous épais si vous avez voté ADQ ou conservateur? Bien sûr que non... Tout le monde à droit à l’erreur... Pfff.
Aujourd’hui, vous pouvez choisir votre camp!
Et ne faites pas comme les élèves de mon école dans les votes à main levée. Grrr... Ça m’énerve quand ils regardent ce que la majorité vote pour pouvoir se joindre à eux. Je hais les sondages!
En passant, je suis peut-être un gros épais (moi aussi) et je ne le sais pas, car les gros épais ne sont habituellement pas conscients de leur état.
Quoi? Les conservateurs et l’ADQ, ce n’est pas la même chose?
D’accord! C’est qui le pimp et c’est qui la pute?
Bordel...
...
13 octobre 2008
09 octobre 2008
J'prends jamais leurs idées...
Dans le projet cette année, y a un groupe qui est complètement déconnecté. Certains d’entre eux sont d’ailleurs un peu frustrés à mon égard, car je ne garde jamais leurs idées...
Nous écrivons une adaptation de l’opéra «Les Pêcheurs de perles» de Bizet. L’action se déroulera sur une île perdue au milieu de nulle part où vivent des autochtones complètement coupés du monde moderne. Un petit avion s’écrasera sur l’île et les passagers viendront s’immiscer dans l’histoire originale dont nous garderons l’essentiel de la trame. Pas de magie, pas de science-fiction. On pousse un peu, mais pas trop.
Non. Leur chef ne sera pas un neurochirurgien et personne ne sera miraculeusement guéri d’une paralysie lors du crash.
Non. Ils n’appelleront pas non plus les autochtones les «others».
Déçu?
Donc, je demande à cette classe de trouver des personnages qui se retrouveront dans l’avion. Je précise qu’il faut que ce soit un minimum vraisemblable. Par exemple, il pourrait y avoir une vedette de cinéma et son agent.
Voici quelques personnages qu’ils m’ont proposés :
Oussama Ben Laden
George Bush
Barack Obama
Elvis (pas Graton, le vrai)
Georges Bizet
Un démon méchant
Catman (il est moitié homme, moitié chat et il a des pouvoirs, mais il ne les a pas encore découvert)
Dogman (voir plus haut)
Un bébé
Les Canadiens de Montréal
Un nain de jardin
Etc...
Le pire, c’est qu’ils ont vraiment l’air de m’en vouloir.
Dans un autre groupe, y a un jeune qui m’a proposé comme personnage une tranche de pepperoni. Il m’a même écrit un élément déclencheur et un dénouement... Mais lui, il ne m’en veut pas.
Bordel...
...
Nous écrivons une adaptation de l’opéra «Les Pêcheurs de perles» de Bizet. L’action se déroulera sur une île perdue au milieu de nulle part où vivent des autochtones complètement coupés du monde moderne. Un petit avion s’écrasera sur l’île et les passagers viendront s’immiscer dans l’histoire originale dont nous garderons l’essentiel de la trame. Pas de magie, pas de science-fiction. On pousse un peu, mais pas trop.
Non. Leur chef ne sera pas un neurochirurgien et personne ne sera miraculeusement guéri d’une paralysie lors du crash.
Non. Ils n’appelleront pas non plus les autochtones les «others».
Déçu?
Donc, je demande à cette classe de trouver des personnages qui se retrouveront dans l’avion. Je précise qu’il faut que ce soit un minimum vraisemblable. Par exemple, il pourrait y avoir une vedette de cinéma et son agent.
Voici quelques personnages qu’ils m’ont proposés :
Oussama Ben Laden
George Bush
Barack Obama
Elvis (pas Graton, le vrai)
Georges Bizet
Un démon méchant
Catman (il est moitié homme, moitié chat et il a des pouvoirs, mais il ne les a pas encore découvert)
Dogman (voir plus haut)
Un bébé
Les Canadiens de Montréal
Un nain de jardin
Etc...
Le pire, c’est qu’ils ont vraiment l’air de m’en vouloir.
Dans un autre groupe, y a un jeune qui m’a proposé comme personnage une tranche de pepperoni. Il m’a même écrit un élément déclencheur et un dénouement... Mais lui, il ne m’en veut pas.
Bordel...
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Rappel
Avant d’être prof de musique au primaire, disons que je jouais pas mal plus sérieusement. Je me suis donc produit en concert quelques fois dans divers contextes. Le pire fut sans doute le récital final de maîtrise. C’est étrange de jouer pour du papier sans qu’il y ait la face de la reine dessus...
En classique, à partir d’un certain niveau, que la performance soit exceptionnelle ou médiocre, il y a toujours un rappel. Je ne parle pas nécessairement de jouer un autre truc. Un simple salut supplémentaire convient parfaitement et on en parle plus. C’est un rappel poli.
Il y a aussi quand l’interprète s’empresse de revenir et d’entamer une autre pièce avant que le public ne cesse d’applaudir. Le rappel imposé?
Quand c’est génial, on ne se pose pas la question : c’est le rappel sincère.
Dernièrement, j’ai commencé à faire les chansons du dodo de Fiston avec la guitare. Au début, ça allait : trois machins pour enfant puis ça se baladait entre Leonard Cohen et Pink Floyd. Il s’endormait en douce... Pas de rappel.
Maintenant, il ne dort plus et j’essaie de couper court après la troisième chanson... On ne m’a jamais supplié si désespérément de jouer encore. J'ai créé une monstruosité : le rappel désespéré!
N’importe quoi pour ne pas faire dodo.
...
En classique, à partir d’un certain niveau, que la performance soit exceptionnelle ou médiocre, il y a toujours un rappel. Je ne parle pas nécessairement de jouer un autre truc. Un simple salut supplémentaire convient parfaitement et on en parle plus. C’est un rappel poli.
Il y a aussi quand l’interprète s’empresse de revenir et d’entamer une autre pièce avant que le public ne cesse d’applaudir. Le rappel imposé?
Quand c’est génial, on ne se pose pas la question : c’est le rappel sincère.
Dernièrement, j’ai commencé à faire les chansons du dodo de Fiston avec la guitare. Au début, ça allait : trois machins pour enfant puis ça se baladait entre Leonard Cohen et Pink Floyd. Il s’endormait en douce... Pas de rappel.
Maintenant, il ne dort plus et j’essaie de couper court après la troisième chanson... On ne m’a jamais supplié si désespérément de jouer encore. J'ai créé une monstruosité : le rappel désespéré!
N’importe quoi pour ne pas faire dodo.
...
À propos des commentaires
Aviez-vous remarqué? Dernièrement, il vous était impossible de laisser des commentaires sur mon blogue.
Pourquoi?
Je voulais savoir si j’écrirais quand même. Je vous avoue que parfois, j’aurais aimé avoir des commentaires sur certains billets. Juste un petit «hahaha» ou «je ne suis pas d’accord, parce que blablabla...» ou encore «PMT! Mariez-moi!». Mais rien... Ça donne le goût de crier: « Y a quelqu’un?» ou même de l’écrire, mais comme il n’y aura pas de commentaires...
Pfff. On a tous des jours plus difficiles que d’autres.
Voilà.
Surtout, ne vous sentez pas obligé. Je l’ai eu ma réponse: j’écris parce que je suis une grande gueule. Avec ou sans public, faut que ça sorte.
Cheers...
Oups. Y est un peu tôt pour ça.
...
Pourquoi?
Je voulais savoir si j’écrirais quand même. Je vous avoue que parfois, j’aurais aimé avoir des commentaires sur certains billets. Juste un petit «hahaha» ou «je ne suis pas d’accord, parce que blablabla...» ou encore «PMT! Mariez-moi!». Mais rien... Ça donne le goût de crier: « Y a quelqu’un?» ou même de l’écrire, mais comme il n’y aura pas de commentaires...
Pfff. On a tous des jours plus difficiles que d’autres.
Voilà.
Surtout, ne vous sentez pas obligé. Je l’ai eu ma réponse: j’écris parce que je suis une grande gueule. Avec ou sans public, faut que ça sorte.
Cheers...
Oups. Y est un peu tôt pour ça.
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08 octobre 2008
Ils sont partout, même chez vous!
Habituellement, je ne travaille pas le mercredi en après-midi; diminution de clientèle oblige...
Au souper, ce soir.
Blonde Malgré Elle : Tu faisais quoi déjà cet après-midi?
Prof Malgré Tout : Une suppléance en classe TC.
BME : En musique?
PMT : Pas vraiment. On est allé à la bibliothèque et ensuite, après la récré, on a joué au soccer dans le gym avec une autre classe TC.
BME : T’es pas supposé enseigner quand tu fais de la suppléance?
PMT : Oui, mais normalement, on est deux avec un groupe comme ça : un prof et un éducateur spécialisé. Si y a un enfant qui pète un plomb et qu’on doit faire un arrêt d’agir ou un truc du genre, y a toujours quelqu’un d’autre pour rester avec le reste de la classe. Cet après-midi, y avait pas d’éducateur spécialisé dans ma classe et il n’y avait pas d’enseignante dans l’autre classe. On a donc rassemblé les deux classes et on a fait de la lecture jusqu’à la récré et du sport au gym après. Comme on a eu zéro pétage de plomb, à la fin de la journée on s’est regardé et on s’est trouvé bon.
Fiston : C’est-tu l’souper ça?
BME : Oui.
Fiston : Ça veut dire moi va avoir dessert?
PMT : Si tu manges bien.
Fiston : Et un collant?
BME : Y a du yogourt pour dessert...
Fiston : Oui! Moi la veut!
Et il se jette sur son assiette et tente désespérément d’enrouler ses pâtes autour de sa fourchette.
Fiston : Ahhhh...
BME : C’est quand même weird...
Fiston (un peu plus fort ) : Guuuuuuu!
PMT : Ouais. S’il ne sont pas confrontés à l’échec, c’est à dire à du français et des maths, ils ne sont pas si TC que ça.
Fiston : NAHHHH!!!
Il lance sa fourchette par terre et pète un plomb.
Fiston : Moi la veut! Veut ma fou’chette.... Mouahhhhhh ahhhh ahhhh.
PMT : On se calme ou c’est le p’tit coin!
Blonde Malgré Elle se penche pour prendre l'ustensile grâce auquel je m'offre une vue en plongée.
BME : Tiens! Mais mange proprement.
Fiston : Oui! C’est très prop’ moi Papa! Regarde! Mes mains sont pas saaaaaaales! Hahaha!
BME : Doucement...
PMT : Ils ont chacun une feuille de route où tout est noté. Ils doivent obtenir un certain nombre de points...
Fiston : Papaaaaa? M’a-tu avoir un dessert?
PMT : Oui mon amour... Et ils sont complètement obsédés par cette feuille de route et les récompenses qui en découle.
Fiston : Regarde Papa! Moi c’est tout prop’! Peux-tu avoir un collant?
PMT : Oui oui... Il faut être patient.
Fiston : Oui, moi patient. Regarde maman! Moi... moi... moi... PATIENT!!!! TougaDUUUU! Tougadu! Tougadu!
BME : Mais bon... Ça marche quand même?
PMT : J’pense que oui...
Fiston : Tout mangé!!!
BME : Bravo!
Fiston : Peux-tu avoir dessert, là?
BME : Oui.
Fiston : Veux un collant!
Shit...
...
...
Au souper, ce soir.
Blonde Malgré Elle : Tu faisais quoi déjà cet après-midi?
Prof Malgré Tout : Une suppléance en classe TC.
BME : En musique?
PMT : Pas vraiment. On est allé à la bibliothèque et ensuite, après la récré, on a joué au soccer dans le gym avec une autre classe TC.
BME : T’es pas supposé enseigner quand tu fais de la suppléance?
PMT : Oui, mais normalement, on est deux avec un groupe comme ça : un prof et un éducateur spécialisé. Si y a un enfant qui pète un plomb et qu’on doit faire un arrêt d’agir ou un truc du genre, y a toujours quelqu’un d’autre pour rester avec le reste de la classe. Cet après-midi, y avait pas d’éducateur spécialisé dans ma classe et il n’y avait pas d’enseignante dans l’autre classe. On a donc rassemblé les deux classes et on a fait de la lecture jusqu’à la récré et du sport au gym après. Comme on a eu zéro pétage de plomb, à la fin de la journée on s’est regardé et on s’est trouvé bon.
Fiston : C’est-tu l’souper ça?
BME : Oui.
Fiston : Ça veut dire moi va avoir dessert?
PMT : Si tu manges bien.
Fiston : Et un collant?
BME : Y a du yogourt pour dessert...
Fiston : Oui! Moi la veut!
Et il se jette sur son assiette et tente désespérément d’enrouler ses pâtes autour de sa fourchette.
Fiston : Ahhhh...
BME : C’est quand même weird...
Fiston (un peu plus fort ) : Guuuuuuu!
PMT : Ouais. S’il ne sont pas confrontés à l’échec, c’est à dire à du français et des maths, ils ne sont pas si TC que ça.
Fiston : NAHHHH!!!
Il lance sa fourchette par terre et pète un plomb.
Fiston : Moi la veut! Veut ma fou’chette.... Mouahhhhhh ahhhh ahhhh.
PMT : On se calme ou c’est le p’tit coin!
Blonde Malgré Elle se penche pour prendre l'ustensile grâce auquel je m'offre une vue en plongée.
BME : Tiens! Mais mange proprement.
Fiston : Oui! C’est très prop’ moi Papa! Regarde! Mes mains sont pas saaaaaaales! Hahaha!
BME : Doucement...
PMT : Ils ont chacun une feuille de route où tout est noté. Ils doivent obtenir un certain nombre de points...
Fiston : Papaaaaa? M’a-tu avoir un dessert?
PMT : Oui mon amour... Et ils sont complètement obsédés par cette feuille de route et les récompenses qui en découle.
Fiston : Regarde Papa! Moi c’est tout prop’! Peux-tu avoir un collant?
PMT : Oui oui... Il faut être patient.
Fiston : Oui, moi patient. Regarde maman! Moi... moi... moi... PATIENT!!!! TougaDUUUU! Tougadu! Tougadu!
BME : Mais bon... Ça marche quand même?
PMT : J’pense que oui...
Fiston : Tout mangé!!!
BME : Bravo!
Fiston : Peux-tu avoir dessert, là?
BME : Oui.
Fiston : Veux un collant!
Shit...
...
...
07 octobre 2008
Enfin!
Le Grand Prix du Canada n’est pas au calendrier 2009.
En tant que prof, j'pense qu'il faut que je ferme ma gueule.
En tant qu’éducateur, je trouve que faire tourner des voitures en cercle le plus rapidement possible tout en brûlant de l’essence, c’est puéril et irresponsable.
En tant que moi-même, je trouve ça cave, vraiment cave!
Le quotient intellectuel moyen des automobilistes diminue radicalement pendant le week-end du Grand Prix. Ça rend les gens téméraires et inconscients. C'est pathétique, mais surtout dangereux.
Et le fric que ça amène?
Rien à cirer!
N'importe quelle connerie qu’on organise et qui se tient le moindrement apportera son lot de retombées économiques. Est-ce obligé d’être abrutissant et polluant?
Ce que j’aime du disque de Jacques Villeneuve au moins, c’est que même en plastique, il ne pollue pas vraiment (pas assez de copies vendues), il n’était pas subventionné et si vous l’avez acheté, vous aviez déjà atteint un seuil d’abrutissement irréversible. C'est inoffensif!
Un char, c’n’est pas un jouet.
Voici un billet connexe chez la Blondissime.
En passant... Quand je dis qu'en tant que prof, il faut que je me ferme la gueule, je crois que je vous dois une explication. Les enfants du primaire sont selon moi trop jeunes pour être confronté à la stupidité de leurs parents.
Quand on est petit, il faut croire en quelqu'un. Ensuite on devient grand. Si on ne croit en rien ni personne, on reste petit.
Pfff...
En tant que prof, j'pense qu'il faut que je ferme ma gueule.
En tant qu’éducateur, je trouve que faire tourner des voitures en cercle le plus rapidement possible tout en brûlant de l’essence, c’est puéril et irresponsable.
En tant que moi-même, je trouve ça cave, vraiment cave!
Le quotient intellectuel moyen des automobilistes diminue radicalement pendant le week-end du Grand Prix. Ça rend les gens téméraires et inconscients. C'est pathétique, mais surtout dangereux.
Et le fric que ça amène?
Rien à cirer!
N'importe quelle connerie qu’on organise et qui se tient le moindrement apportera son lot de retombées économiques. Est-ce obligé d’être abrutissant et polluant?
Ce que j’aime du disque de Jacques Villeneuve au moins, c’est que même en plastique, il ne pollue pas vraiment (pas assez de copies vendues), il n’était pas subventionné et si vous l’avez acheté, vous aviez déjà atteint un seuil d’abrutissement irréversible. C'est inoffensif!
Un char, c’n’est pas un jouet.
Voici un billet connexe chez la Blondissime.
En passant... Quand je dis qu'en tant que prof, il faut que je me ferme la gueule, je crois que je vous dois une explication. Les enfants du primaire sont selon moi trop jeunes pour être confronté à la stupidité de leurs parents.
Quand on est petit, il faut croire en quelqu'un. Ensuite on devient grand. Si on ne croit en rien ni personne, on reste petit.
Pfff...
06 octobre 2008
Moi, porte-panier? Pfff...
Ce matin, dans le stationnement de l’école, il y avait un enfant de 5 ans qui ramassait des feuilles mortes à l’aide d’un balai. Il était sous la supervision du concierge qui lui, supervisait sa clope en compagnie des gens du transport scolaire, une trentaine de mètres plus loin.
Je passe sans tuer le jeune. Je reste calme.
J’entre dans l’école. Ça sent la cigarette... Les seuls qui se donnent encore ce droit sont les concierges.
Ça existe du café à la camomille?
Je m'en lave les mains, puis les essuie sur mon chandail parce que c’est plus efficace que le papier hygiénique. Pourquoi?
Je ramasse les élèves et me pointe dans le local de musique. Comme les enfants s’assoient par terre, je passe le balai et mets de côté le sable.
Le dernier cours avait eu lieu le mercredi matin précédent. Nous sommes lundi. Ils ont eu amplement le temps de balayer, mais comme y a pas d’élève allergique au sable, je garde le sourire.
Je l’admets, je mens!
Premièrement, je ne suis pas calme.
Deuxièmement, remplacez la camomille par un Macallan (un 12 ans fera l’affaire).
Troisièmement, j’n’ai pas pris la chance d’utiliser le reste du papier hygiénique pour mes mains. Par respect pour le prochain utilisateur.
Quatrièmement, j’n’en ai rien à cirer du sourire.
Le jour où je deviens syndicaliste (ha ha ha... ça ne risque pas d’arriver!), je veux leur syndicat!
...
Je passe sans tuer le jeune. Je reste calme.
J’entre dans l’école. Ça sent la cigarette... Les seuls qui se donnent encore ce droit sont les concierges.
Ça existe du café à la camomille?
Je m'en lave les mains, puis les essuie sur mon chandail parce que c’est plus efficace que le papier hygiénique. Pourquoi?
Je ramasse les élèves et me pointe dans le local de musique. Comme les enfants s’assoient par terre, je passe le balai et mets de côté le sable.
Le dernier cours avait eu lieu le mercredi matin précédent. Nous sommes lundi. Ils ont eu amplement le temps de balayer, mais comme y a pas d’élève allergique au sable, je garde le sourire.
Je l’admets, je mens!
Premièrement, je ne suis pas calme.
Deuxièmement, remplacez la camomille par un Macallan (un 12 ans fera l’affaire).
Troisièmement, j’n’ai pas pris la chance d’utiliser le reste du papier hygiénique pour mes mains. Par respect pour le prochain utilisateur.
Quatrièmement, j’n’en ai rien à cirer du sourire.
Le jour où je deviens syndicaliste (ha ha ha... ça ne risque pas d’arriver!), je veux leur syndicat!
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Power play
Ce matin, je regardais la classe TC devant moi : quatre élèves de premier cycle.
Quatre.
Certes, la classe n’est pas encore pleine, mais nous sommes deux adultes (un prof et un éducateur spécialisé) pour les entreprendre. Méchant bon ratio!
On se sent presque en supériorité numérique.
Zut, je dois quitter. Y a la classe de première année qui s’en vient. Ils sont 22 élèves dont une dizaine devrait avoir une cote 10 (difficulté d’apprentissage) et au moins quatre d’entre eux, une cote 12 (trouble de comportement).
(OK. Quand on ne sait pas comment s'appelle le doigt entre l'annulaire et l'index, on est pas nécessairement en difficulté d'apprentissage... Pfff.)
En première année, en milieu défavorisé, la moyenne recommandée, c’est 18 et le maximum est 20. Par contre, des gens haut placés ont décidé qu’on pouvait dépasser ce maximum...
C’est fou ce qu’on peut décider quand on est en supériorité numérique.
...
Quatre.
Certes, la classe n’est pas encore pleine, mais nous sommes deux adultes (un prof et un éducateur spécialisé) pour les entreprendre. Méchant bon ratio!
On se sent presque en supériorité numérique.
Zut, je dois quitter. Y a la classe de première année qui s’en vient. Ils sont 22 élèves dont une dizaine devrait avoir une cote 10 (difficulté d’apprentissage) et au moins quatre d’entre eux, une cote 12 (trouble de comportement).
(OK. Quand on ne sait pas comment s'appelle le doigt entre l'annulaire et l'index, on est pas nécessairement en difficulté d'apprentissage... Pfff.)
En première année, en milieu défavorisé, la moyenne recommandée, c’est 18 et le maximum est 20. Par contre, des gens haut placés ont décidé qu’on pouvait dépasser ce maximum...
C’est fou ce qu’on peut décider quand on est en supériorité numérique.
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05 octobre 2008
Bullshit 101
Non, mais sans blague...
Tu viens au monde tout seul et tu crèves tout seul. C’est de la bullshit de se faire croire autre chose pour ce qu’il reste entre les deux.
Tiens, une guitare. J’crois que j’vais en jouer.
...
Tu viens au monde tout seul et tu crèves tout seul. C’est de la bullshit de se faire croire autre chose pour ce qu’il reste entre les deux.
Tiens, une guitare. J’crois que j’vais en jouer.
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01 octobre 2008
Journée internationale de la musique
PMT : Aujourd'hui, c'est la journée internationale de la musique!
Une élève (inquiète) : Est-ce qu'on va jouer quand même?
Rien à faire.
J'les ennuie.
...
Une élève (inquiète) : Est-ce qu'on va jouer quand même?
Rien à faire.
J'les ennuie.
...
29 septembre 2008
Questionnement
PMT : Salut.
En Saignant : Salut.
PMT : Tu sais, le billet sur le truc à l’université.
En Saignant : Ouais.
PMT : J’ai comme l’impression que le monde doit penser que c’est inventé.
En Saignant : Que tu aurais inventé ça?
PMT : Toi, si tu lisais ça sur un blogue, tu y croirais?
En Saignant : Pas vraiment.
PMT : Moi non plus...
...
En Saignant : Salut.
PMT : Tu sais, le billet sur le truc à l’université.
En Saignant : Ouais.
PMT : J’ai comme l’impression que le monde doit penser que c’est inventé.
En Saignant : Que tu aurais inventé ça?
PMT : Toi, si tu lisais ça sur un blogue, tu y croirais?
En Saignant : Pas vraiment.
PMT : Moi non plus...
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28 septembre 2008
P
P comme dans Pergolèse. Si vous ne le connaissez pas, c’est qu’il est mort à 26 ans. Connaîtrions-nous Bach s’il était mort si jeune?
Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736)
Stabat Mater ; Stabat mater dolorosa
Les Violons du Roy, Labadie
...
Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736)
Stabat Mater ; Stabat mater dolorosa
Les Violons du Roy, Labadie
...
27 septembre 2008
Pas ma faute!
Cette semaine, j’ai dû me pointer dans une université près de chez vous pour présenter le projet qu’on se tape chaque année à de futurs enseignants. Heureusement pour leurs chastes oreilles, je n’étais pas seul. Avec moi, il y avait le coordonnateur du projet, un musicologue et nul autre que l’En Saignant.
C’est moi qui terminais les séances par un exercice de création semblable à ce qu’on fait avec les élèves.
En passant, c’est une bande de veinards ces étudiants. Ils furent invités à l’opéra gratos! Au programme, La fanciulla del West de Puccini.
J’vous ai déjà dit que je n’aime pas Puccini? Bon... Y a Suor Angelica qui m’arrache une larme à chaque fois, mais Butterfly et La Bohême, ça ne passe pas avec moi et fanciulla, encore moins. C’est comme si Puccini est tenté par les impressionnistes, mais il n’ose pas vraiment. Personnellement, je ne trouve pas ça assumé comme partition et c’est d’une lenteur... Un dernier truc (parmi tant d’autres) qui m’énerve dans cet opéra : le folklore américain. Ça ne marche pas quand c’est orchestré par Giacomo. De tous les opéras auxquels j’ai assisté, c’était un des trois plus mauvais. J’n’parle pas de la production, j’parle de la partition et du livret.
Des doutes?
Vous le connaissez cet opéra?
Non, hein?
Y a peut-être une raison.
Mais bon... Comme j’n’aime pas Puccini, faut pas grimper dans les rideaux.
Donc, le coordonnateur explique le projet, l’En Saignant décrit la triste réalité des pauvres titulaires du projet qui pour une fois, sont dans l'ombre de flamboyants spécialistes, le musicologue revient sur le spectacle qu’ils ont vu et fait un retour sur le livret et ensuite, y a moi.
C’n’est pas encore clair dans ma tête ce que je devais faire exactement, mais on y est allé pour une simulation de ce qu’on fait avec les élèves pour adapter une oeuvre.
Une de nos contraintes, c’est d’avoir 16 personnages plus ou moins égaux. Comme la plupart des opéras reposent sur l’histoire du ténor qui veut se faire la soprano, mais la basse ne veut pas, y a des p’tit trucs pour arriver à 16 personnages et, comme je suis juste et bon, je les ai partagés avec eux.
Donc, y a le triangle amoureux habituel.
C’est un western. Y a Jack Rance, le richissime shérif, qui veut s’envoyer Minnie, la soprano qui tient le saloon local, mais cette dernière préserve sa candeur de jeune fille pour un desperado. Un certain Johnson. Dick Johnson. Yep... Dick.
Faut quand même le faire: une fille qui travaille dans un bar et qui non seulement est vierge, mais qui aussi tripe sur un gars qui s’appelle Dick!
Quelques minutes plus tard, le tableau ressemblait à ça.

J’peux tout expliquer et c'est d'ailleurs très simple : c’est la faute de l’En Saignant!
C’est lui qui a proposé que l’adjoint du shérif s’appelle Daniel. Bordel! Je voulais être sérieux... j’étais déterminé. À la limite, comme c’est l’antagoniste j’aurais exploité le nom de famille du shérif, mais jamais je n’aurais risqué une blague de si mauvais goût. Jack Daniel... Franchement! Mais comme c’est un grand sensible et qu’il semblait vulnérable et en quête d’attention, je l’ai écrit au tableau et bon, je l'admet, il a quand même de la suite dans les idées : le Jack Daniel, ça a quelque chose de rance. Souvenez-vous : le shérif se nomme Jack Rance.
Ensuite, il fallait trouver une fonction pour le choeur. On avait le choix : la gang de mineurs ou la gang de bandits à la solde de Dick. Bien entendu, déjà sous l'influence de l'En Saignant, les étudiants ont choisi le crime. Comme ce sont de futurs enseignants et que le mot gang est un emprunt à l’anglais, j’ai innocemment écrit bande du côté de Dick. Bien entendu, c’est l’En Saignant qui a ri le premier.
Et il a un rire tellement communicatif...
Ensuite, une étudiante a proposé que Minnie ait un cheval. Après les gags habituels pour savoir quel enfant serait derrière ou devant, une autre étudiante prétend que le cheval est un étalon. J’lui ai naïvement demandé pourquoi et elle m’a répondu candidement qu’il pourrait être jaloux de Jack et Dick... Ça ne pouvait pas venir d'elle! Par la suite, elle m’a avoué que c’était une idée de l’En Saignant. Je m’en doutais. Qui d’autre aurait pu mettre une chose aussi perverse dans la bouche d’une universitaire?
Comme vous voyez, je suis non coupable.
Le coordonnateur du projet m’a d’ailleurs confirmé que la prochaine fois, on ne l’amènera pas avec nous.
...
C’est moi qui terminais les séances par un exercice de création semblable à ce qu’on fait avec les élèves.
En passant, c’est une bande de veinards ces étudiants. Ils furent invités à l’opéra gratos! Au programme, La fanciulla del West de Puccini.
J’vous ai déjà dit que je n’aime pas Puccini? Bon... Y a Suor Angelica qui m’arrache une larme à chaque fois, mais Butterfly et La Bohême, ça ne passe pas avec moi et fanciulla, encore moins. C’est comme si Puccini est tenté par les impressionnistes, mais il n’ose pas vraiment. Personnellement, je ne trouve pas ça assumé comme partition et c’est d’une lenteur... Un dernier truc (parmi tant d’autres) qui m’énerve dans cet opéra : le folklore américain. Ça ne marche pas quand c’est orchestré par Giacomo. De tous les opéras auxquels j’ai assisté, c’était un des trois plus mauvais. J’n’parle pas de la production, j’parle de la partition et du livret.
Des doutes?
Vous le connaissez cet opéra?
Non, hein?
Y a peut-être une raison.
Mais bon... Comme j’n’aime pas Puccini, faut pas grimper dans les rideaux.
Donc, le coordonnateur explique le projet, l’En Saignant décrit la triste réalité des pauvres titulaires du projet qui pour une fois, sont dans l'ombre de flamboyants spécialistes, le musicologue revient sur le spectacle qu’ils ont vu et fait un retour sur le livret et ensuite, y a moi.
C’n’est pas encore clair dans ma tête ce que je devais faire exactement, mais on y est allé pour une simulation de ce qu’on fait avec les élèves pour adapter une oeuvre.
Une de nos contraintes, c’est d’avoir 16 personnages plus ou moins égaux. Comme la plupart des opéras reposent sur l’histoire du ténor qui veut se faire la soprano, mais la basse ne veut pas, y a des p’tit trucs pour arriver à 16 personnages et, comme je suis juste et bon, je les ai partagés avec eux.
Donc, y a le triangle amoureux habituel.

C’est un western. Y a Jack Rance, le richissime shérif, qui veut s’envoyer Minnie, la soprano qui tient le saloon local, mais cette dernière préserve sa candeur de jeune fille pour un desperado. Un certain Johnson. Dick Johnson. Yep... Dick.
Faut quand même le faire: une fille qui travaille dans un bar et qui non seulement est vierge, mais qui aussi tripe sur un gars qui s’appelle Dick!
Quelques minutes plus tard, le tableau ressemblait à ça.

J’peux tout expliquer et c'est d'ailleurs très simple : c’est la faute de l’En Saignant!
C’est lui qui a proposé que l’adjoint du shérif s’appelle Daniel. Bordel! Je voulais être sérieux... j’étais déterminé. À la limite, comme c’est l’antagoniste j’aurais exploité le nom de famille du shérif, mais jamais je n’aurais risqué une blague de si mauvais goût. Jack Daniel... Franchement! Mais comme c’est un grand sensible et qu’il semblait vulnérable et en quête d’attention, je l’ai écrit au tableau et bon, je l'admet, il a quand même de la suite dans les idées : le Jack Daniel, ça a quelque chose de rance. Souvenez-vous : le shérif se nomme Jack Rance.
Ensuite, il fallait trouver une fonction pour le choeur. On avait le choix : la gang de mineurs ou la gang de bandits à la solde de Dick. Bien entendu, déjà sous l'influence de l'En Saignant, les étudiants ont choisi le crime. Comme ce sont de futurs enseignants et que le mot gang est un emprunt à l’anglais, j’ai innocemment écrit bande du côté de Dick. Bien entendu, c’est l’En Saignant qui a ri le premier.
Et il a un rire tellement communicatif...
Ensuite, une étudiante a proposé que Minnie ait un cheval. Après les gags habituels pour savoir quel enfant serait derrière ou devant, une autre étudiante prétend que le cheval est un étalon. J’lui ai naïvement demandé pourquoi et elle m’a répondu candidement qu’il pourrait être jaloux de Jack et Dick... Ça ne pouvait pas venir d'elle! Par la suite, elle m’a avoué que c’était une idée de l’En Saignant. Je m’en doutais. Qui d’autre aurait pu mettre une chose aussi perverse dans la bouche d’une universitaire?
Comme vous voyez, je suis non coupable.
Le coordonnateur du projet m’a d’ailleurs confirmé que la prochaine fois, on ne l’amènera pas avec nous.
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25 septembre 2008
Avis aux créationnistes
Avis aux créationnistes qui désirent endoctriner leurs enfants : ne laissez jamais trainer d’autres bouquins près de la Bible. Jamais!
Les petits créationnistes sont tellement ouverts d’esprit...
Cet après-midi, dans une des écoles du projet, nous cherchions un animal totem pour chacun des personnages principaux du spectacle que nous préparons. N’ayez crainte, il ne s’agira pas d’un western avec de gentils Peaux-Rouges et plein de beaux fusils qui font bang. On s’inspire cette année des Pêcheurs de perles de Bizet et croyez-moi, ça va être un grand cru.
PMT : Bon... Pour Leïla, on a déjà pensé à un oiseau exotique. Quoi d’autre?
Un ptit rigolo : Une chatte...
PMT : Comme dans Batman?
Ptit rigolo (sourire niais): Vouis... hihihi.
PMT : Next! Quoi d’autre? On a déjà l’oiseau.
Un élève : Une sirène.
PMT : On cherche des animaux qui existent.
Le même : Ça existe.
PMT : Mais non. Une femme avec une queue de poisson, ça n’existe que dans les histoires. C’est un mythe.
Encore lui : Ça existe. C’est écrit dans la Bible qu’il y a des sirènes dans le Triangle des Bermudes.
J’essaie alors de lui expliquer que lorsque la Bible fut écrite, on n’avait pas découvert l’Amérique, donc, on ne pouvait pas connaitre l’existence du dit triangle, mais comme tout bon créationniste, il ne m’écoutait déjà plus.
Je me suis quand même réconcilié avec lui avant la fin de la séance. C’est important... Très.
En passant, moi et ma collègue n’avons pas ri et n’avons pas tenu de propos désobligeants... en présence d’élève.
Je parie que ses parents votent Harper.
...
Les petits créationnistes sont tellement ouverts d’esprit...
Cet après-midi, dans une des écoles du projet, nous cherchions un animal totem pour chacun des personnages principaux du spectacle que nous préparons. N’ayez crainte, il ne s’agira pas d’un western avec de gentils Peaux-Rouges et plein de beaux fusils qui font bang. On s’inspire cette année des Pêcheurs de perles de Bizet et croyez-moi, ça va être un grand cru.
PMT : Bon... Pour Leïla, on a déjà pensé à un oiseau exotique. Quoi d’autre?
Un ptit rigolo : Une chatte...
PMT : Comme dans Batman?
Ptit rigolo (sourire niais): Vouis... hihihi.
PMT : Next! Quoi d’autre? On a déjà l’oiseau.
Un élève : Une sirène.
PMT : On cherche des animaux qui existent.
Le même : Ça existe.
PMT : Mais non. Une femme avec une queue de poisson, ça n’existe que dans les histoires. C’est un mythe.
Encore lui : Ça existe. C’est écrit dans la Bible qu’il y a des sirènes dans le Triangle des Bermudes.
J’essaie alors de lui expliquer que lorsque la Bible fut écrite, on n’avait pas découvert l’Amérique, donc, on ne pouvait pas connaitre l’existence du dit triangle, mais comme tout bon créationniste, il ne m’écoutait déjà plus.
Je me suis quand même réconcilié avec lui avant la fin de la séance. C’est important... Très.
En passant, moi et ma collègue n’avons pas ri et n’avons pas tenu de propos désobligeants... en présence d’élève.
Je parie que ses parents votent Harper.
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18 septembre 2008
O
Parce que Carmina Burana, c’n’est pas juste «O Fortuna».
Carl Orff
Fortune plango vulnera, extrait de Carmina Burana
Dutoit, OSM
Je suis toujours extrêmement mal à l’aise lorsque quelqu’un déclare en public que c’est son opéra préféré, et Dieu sait que ça arrive souvent.
...
Carl Orff
Fortune plango vulnera, extrait de Carmina Burana
Dutoit, OSM
Je suis toujours extrêmement mal à l’aise lorsque quelqu’un déclare en public que c’est son opéra préféré, et Dieu sait que ça arrive souvent.
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15 septembre 2008
Chez vous, chez nous
Aujourd’hui, nous avons eu la visite d’une ancienne collègue qui nous a quittés l ‘année dernière pour aller enseigner dans une chouette petite école du Plateau. Une déserteuse? On se calme! Elle a seulement choisi de gagner une heure de voiture par jour et un plein d’essence par semaine.
PMT : Puis... c’est comment là-bas?
Elle : Ça saute aux yeux dès le premier contact. C’est comme vide. Je dois me rendre à l’évidence : tu étais ma source d’inspiration, mon guide spirituel, mon dieu... Que dis-je mon dieu? Tu es Dieu et je suis ta chose. Prends-moi, maintenant aux yeux de tous, je suis à toi!
D’accord... On recommence.
PMT : Puis... c’est comment là-bas?
Elle : Ça saute aux yeux dès le premier contact. Ils sont là devant toi, curieux, allumés, les yeux pétillants. Ils sont propres, leurs vêtements sont propres et ils ont du beau matériel scolaire.
Moi : Wow!
Ça serait cute, hein? C’est en partie vrai, mais...
PMT : Puis... c’est comment là-bas?
Elle : Ça saute aux yeux dès le premier contact. Ils sont là devant toi, curieux, allumés, les yeux pétillants. Ils sont propres, leurs vêtements sont propres et ils ont du beau matériel scolaire. Mais surtout, ils ont tous le ventre plein, ils ont tous à manger à la maison.
...
PMT : Puis... c’est comment là-bas?
Elle : Ça saute aux yeux dès le premier contact. C’est comme vide. Je dois me rendre à l’évidence : tu étais ma source d’inspiration, mon guide spirituel, mon dieu... Que dis-je mon dieu? Tu es Dieu et je suis ta chose. Prends-moi, maintenant aux yeux de tous, je suis à toi!
D’accord... On recommence.
PMT : Puis... c’est comment là-bas?
Elle : Ça saute aux yeux dès le premier contact. Ils sont là devant toi, curieux, allumés, les yeux pétillants. Ils sont propres, leurs vêtements sont propres et ils ont du beau matériel scolaire.
Moi : Wow!
Ça serait cute, hein? C’est en partie vrai, mais...
PMT : Puis... c’est comment là-bas?
Elle : Ça saute aux yeux dès le premier contact. Ils sont là devant toi, curieux, allumés, les yeux pétillants. Ils sont propres, leurs vêtements sont propres et ils ont du beau matériel scolaire. Mais surtout, ils ont tous le ventre plein, ils ont tous à manger à la maison.
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14 septembre 2008
N
On confond souvent la vihuela avec la viole. La première est un instrument à cordes pincées très près de la guitare alors que la viole est un instrument à archet. Le dos de la vihuela est bombé comme celui du luth, mais il n’y a que cinq cordes qui d'ailleurs sont accordées comme les cinq plus aiguës de la guitare. Donc, même si je n’en ai jamais touché, ni seulement approché une, je saurais en jouer! N’est-ce pas merveilleux?
Luis de Narvaez
Fantasia
Shirley Rumsey, vihuela
Y a un truc plus connu qu’on attribue souvent à Narvaez
Guardame las vacas
Shirley Rumsey, vihuela
Une curiosité: elle chante en jouant.
Miguel de Fuenllana
Morenica, Dame Un Beso
Shirley Rumsey, vihuela et voix
Je me demande si les interprètes de l’époque le faisaient. Quelqu’un?
...
Luis de Narvaez
Fantasia
Shirley Rumsey, vihuela
Y a un truc plus connu qu’on attribue souvent à Narvaez
Guardame las vacas
Shirley Rumsey, vihuela
Une curiosité: elle chante en jouant.
Miguel de Fuenllana
Morenica, Dame Un Beso
Shirley Rumsey, vihuela et voix
Je me demande si les interprètes de l’époque le faisaient. Quelqu’un?
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09 septembre 2008
Visionnaire
Après avoir déconné un peu au clavier avec un extrait de «Petite Musique de Nuit».
Un élève : Heille! C'est la musique de Jean-Coutu!
Moi : Vous savez, Mozart, c’était vraiment un visionnaire.
L’élève : Huh?
Moi : Dans son temps, ça n’existait pas les pharmacies Jean-Coutu et il a quand même composé la musique pour leur publicité à la radio. Faut le faire!
Quelques élèves : Wow...
Un autre : Il est mort d’une maladie, hein?
Moi : Yep...
Le même : Y’avait pas de médicament?
Moi : Pas vraiment...
Le même : Ayoye! Si y’avait eu des Jean-Coutu, y serait peut-être pas mort!
Moi : ...
...
Un élève : Heille! C'est la musique de Jean-Coutu!
Moi : Vous savez, Mozart, c’était vraiment un visionnaire.
L’élève : Huh?
Moi : Dans son temps, ça n’existait pas les pharmacies Jean-Coutu et il a quand même composé la musique pour leur publicité à la radio. Faut le faire!
Quelques élèves : Wow...
Un autre : Il est mort d’une maladie, hein?
Moi : Yep...
Le même : Y’avait pas de médicament?
Moi : Pas vraiment...
Le même : Ayoye! Si y’avait eu des Jean-Coutu, y serait peut-être pas mort!
Moi : ...
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07 septembre 2008
Listériose
C'est quand on ressemble trop à Liszt et les autres sont jaloux, alors ils veulent nous tuer?
...
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06 septembre 2008
Le festival de la lasagne
Voici les opéras sur lesquels on risquait de bosser cette année.
La Fanciulla Del West de Puccini (un western sans fusil... boring)
Les Pêcheurs de Perles de Bizet (exotique)
Macbeth de Verdi (Miam, mais trop sanglant)
Lucia Di Lammermoor de Donizetti (Ah non! Pas encore Roméo et Juliette!)
Cosi Fan Tutte de Mozart (amusant, mais sexiste et encore une histoire d’adultère)
Les commentaires entre parenthèses sont les premières choses qui me viennent à l’esprit quand je m’imagine travailler pendant une année scolaire à écrire et réaliser une adaptation d’un opéra avec des élèves du troisième cycle du primaire.
Et je ne vous parle pas de la musique. La moitié de la musique est composée par les enfants, mais l’autre moitié, ce sont des adaptations faites à partir d’airs de l’opéra.
Puccini dans la bouche d’un enfant de 11 ans, ça risque de casser et si on l’arrange assez pour que ça passe, ce n’est plus du Puccini.
Bizet, ça va. J’ai déjà fait jouer des extraits de Carmen à mes classes.
Verdi, c’est comme Puccini, mais en moins pire.
Donizetti... Comment dire? Tout le monde parle du fameux sextuor à la fin du deuxième acte. Personnellement, je trouve ça ultra kétaine même si c’est bien écrit et tout. Ça ferait une bonne pub pour une nouvelle marque de pizzas congelées. Par contre, quand Lucia pète les plombs à la fin, c’est sublime, mais on fait quoi avec ça nous?
Mozart, je l’aime. J’irai où il veut et le suivrai partout. Pas facile à adapter, mais pour lui, n’importe quoi.
Hier soir, le coordonnateur du projet m’a passé un coup de fil. C’était une bonne nouvelle pour moi: pas de lasagne au menu cette année.
P.-S. : C’est le prof qui parle. Le mélomane accepte tous les billets d’opéra qu’on voudra bien lui offrir.
...
La Fanciulla Del West de Puccini (un western sans fusil... boring)
Les Pêcheurs de Perles de Bizet (exotique)
Macbeth de Verdi (Miam, mais trop sanglant)
Lucia Di Lammermoor de Donizetti (Ah non! Pas encore Roméo et Juliette!)
Cosi Fan Tutte de Mozart (amusant, mais sexiste et encore une histoire d’adultère)
Les commentaires entre parenthèses sont les premières choses qui me viennent à l’esprit quand je m’imagine travailler pendant une année scolaire à écrire et réaliser une adaptation d’un opéra avec des élèves du troisième cycle du primaire.
Et je ne vous parle pas de la musique. La moitié de la musique est composée par les enfants, mais l’autre moitié, ce sont des adaptations faites à partir d’airs de l’opéra.
Puccini dans la bouche d’un enfant de 11 ans, ça risque de casser et si on l’arrange assez pour que ça passe, ce n’est plus du Puccini.
Bizet, ça va. J’ai déjà fait jouer des extraits de Carmen à mes classes.
Verdi, c’est comme Puccini, mais en moins pire.
Donizetti... Comment dire? Tout le monde parle du fameux sextuor à la fin du deuxième acte. Personnellement, je trouve ça ultra kétaine même si c’est bien écrit et tout. Ça ferait une bonne pub pour une nouvelle marque de pizzas congelées. Par contre, quand Lucia pète les plombs à la fin, c’est sublime, mais on fait quoi avec ça nous?
Mozart, je l’aime. J’irai où il veut et le suivrai partout. Pas facile à adapter, mais pour lui, n’importe quoi.
Hier soir, le coordonnateur du projet m’a passé un coup de fil. C’était une bonne nouvelle pour moi: pas de lasagne au menu cette année.
P.-S. : C’est le prof qui parle. Le mélomane accepte tous les billets d’opéra qu’on voudra bien lui offrir.
...
04 septembre 2008
Hindouisme 101
Aujourd’hui, je discutais avec le coordonnateur du projet (le truc de théâtre musical inspiré d’un opéra qu’on se tape chaque année) du sujet qu’on risque se faire imposer. Il y a quelques années, nous étions avisés en juin et je pouvais préparer le terrain pendant l’été. Maintenant, je le sais en septembre et je prépare le terrain pendant... la nuit. C’est tout de même mieux que de bosser pendant l’été et de se faire balancer un tout autre sujet en septembre... Ouch!
OK. J’ai fini de chialer...
Donc, nous envisagions les possibilités de se retrouver avec «Les pêcheurs de perles» de Bizet comme sujet. Personnellement, j’en serais bien heureux. C’est quand même sympa et ça se déroule dans un contexte assez exotique. En résumé, c’est l’histoire de deux types qui voudrait se faire la même fille, mais elle garde sa virginité pour Brahmâ, la pauvre. Y’en a un des deux qui va s’essayer quand même.
Oui, vous avez bien compris: c’est un ténor qui veut se faire une soprano, mais y a un baryton qui ne veut pas. Original, hein?
Comme ça nous prend 16 personnages à peu près égaux (pas faciles), on se demandait si les hindous tolèreraient qu’on mette en scène quelques-unes de leurs divinités. Me promettant de faire une recherche sur internet sur nos chances de survie dans cette éventualité, je quitte le bureau en déclarant : «Salut! J’m’en vais voir si Brahmâ est cool!».
Et là, je me retrouve face à face avec un type qui fait très Asie du Sud-Est. Il me fixe d’un regard sévère. Derrière lui, y a sa femme en costume traditionnel et l’enfant qu’ils viennent inscrire au service de garde. Plus Hindou que ça, tu réincarnes drette-là!
Pfff... Statistiquement, il y a très peu de chance qu’ils parlent français. Y a surement compris : «Blablabla Brahmâ blabla cool!» et son air sévère... heu... C’est surement dû à...
Et puis merde. On peut ou non les mettre en scène Hanumân, Vishnu et compagnie?
Ça, c'est le prélude de l'opéra "Les pêcheurs de perles" de Bizet. On est bien loin du machin de pompier au début de Carmen.
...
OK. J’ai fini de chialer...
Donc, nous envisagions les possibilités de se retrouver avec «Les pêcheurs de perles» de Bizet comme sujet. Personnellement, j’en serais bien heureux. C’est quand même sympa et ça se déroule dans un contexte assez exotique. En résumé, c’est l’histoire de deux types qui voudrait se faire la même fille, mais elle garde sa virginité pour Brahmâ, la pauvre. Y’en a un des deux qui va s’essayer quand même.
Oui, vous avez bien compris: c’est un ténor qui veut se faire une soprano, mais y a un baryton qui ne veut pas. Original, hein?
Comme ça nous prend 16 personnages à peu près égaux (pas faciles), on se demandait si les hindous tolèreraient qu’on mette en scène quelques-unes de leurs divinités. Me promettant de faire une recherche sur internet sur nos chances de survie dans cette éventualité, je quitte le bureau en déclarant : «Salut! J’m’en vais voir si Brahmâ est cool!».
Et là, je me retrouve face à face avec un type qui fait très Asie du Sud-Est. Il me fixe d’un regard sévère. Derrière lui, y a sa femme en costume traditionnel et l’enfant qu’ils viennent inscrire au service de garde. Plus Hindou que ça, tu réincarnes drette-là!
Pfff... Statistiquement, il y a très peu de chance qu’ils parlent français. Y a surement compris : «Blablabla Brahmâ blabla cool!» et son air sévère... heu... C’est surement dû à...
Et puis merde. On peut ou non les mettre en scène Hanumân, Vishnu et compagnie?
Ça, c'est le prélude de l'opéra "Les pêcheurs de perles" de Bizet. On est bien loin du machin de pompier au début de Carmen.
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03 septembre 2008
Eux, blasés? Pfff...
Voici un aperçu de ma palpitante rentrée.
PMT : Bonjour! J’avais bien hâte de vous revoir!
Un élève : On joue quoi aujourd’hui?
PMT : On se calme le pompon. On va quand même se dire bonjour avant de commencer.
Une autre : Bonjour... On peut?
PMT : Peut quoi?
La même : Ben... jouer! C’t’affaire!
PMT : Wo minute! On va quand même revoir les règles de la classe.
Un autre : On les sait... Y en a juste trois et c’est les mêmes à chaque année : pas de bruit, niaise pas avec ton instrument et achale pas les autres.
PMT : Et...
Le même petit zouf me coupant la parole: Et surtout, ne m’achalez pas avec les autres.
PMT : Sinon...
Encore lui : Tu nous lances par la fenêtre sur le tas d’élèves qui sont déjà en bas.
Un autre petit malin : Et t'es même pas game...
PMT : J'suis game, mais j'ai pas le droit.
Un autre : Pis là, tu vas raconter l’affaire de la baguette qui entre par une oreille et sort par l’autre avec des morceaux de cerveau qui tombent par terre.
PMT : ...
Un autre : J’espère que tu ne parles plus à Roger...
PMT ( à Roger): Roger, ils ne veulent plus qu’on soit ami.
Plein d’élèves : Ahhh! On peut-tu jouer, là???
PMT : OK! Les nerfs... Prenez vos baguettes.
Au moins, y a quelques nouveaux et les petits à traumatiser.
Mais bon, je ne changerais pas ça pour autre chose. La plupart des enfants de sixième, ça fait sept ans que je leur enseigne et le meilleur est à venir parce que dans notre école, c’est en sixième que ça se passe!
Un seul détail embarrassant : ce que je vous raconte plus haut, c’était avec une classe de troisième...
Ça me prendrait un quatrième règlement pas trop con...
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PMT : Bonjour! J’avais bien hâte de vous revoir!
Un élève : On joue quoi aujourd’hui?
PMT : On se calme le pompon. On va quand même se dire bonjour avant de commencer.
Une autre : Bonjour... On peut?
PMT : Peut quoi?
La même : Ben... jouer! C’t’affaire!
PMT : Wo minute! On va quand même revoir les règles de la classe.
Un autre : On les sait... Y en a juste trois et c’est les mêmes à chaque année : pas de bruit, niaise pas avec ton instrument et achale pas les autres.
PMT : Et...
Le même petit zouf me coupant la parole: Et surtout, ne m’achalez pas avec les autres.
PMT : Sinon...
Encore lui : Tu nous lances par la fenêtre sur le tas d’élèves qui sont déjà en bas.
Un autre petit malin : Et t'es même pas game...
PMT : J'suis game, mais j'ai pas le droit.
Un autre : Pis là, tu vas raconter l’affaire de la baguette qui entre par une oreille et sort par l’autre avec des morceaux de cerveau qui tombent par terre.
PMT : ...
Un autre : J’espère que tu ne parles plus à Roger...
PMT ( à Roger): Roger, ils ne veulent plus qu’on soit ami.
Plein d’élèves : Ahhh! On peut-tu jouer, là???
PMT : OK! Les nerfs... Prenez vos baguettes.
Au moins, y a quelques nouveaux et les petits à traumatiser.
Mais bon, je ne changerais pas ça pour autre chose. La plupart des enfants de sixième, ça fait sept ans que je leur enseigne et le meilleur est à venir parce que dans notre école, c’est en sixième que ça se passe!
Un seul détail embarrassant : ce que je vous raconte plus haut, c’était avec une classe de troisième...
Ça me prendrait un quatrième règlement pas trop con...
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01 septembre 2008
M
Y a pas si longtemps, je ne connaissais pas Nikolai Medtner. Mais bon, y a Zviane qui veille sur mon blogue et me reprend quand je dis trop de conneries sur la musique. C’est elle qui m’a fait découvrir Nikolai, mais ce que je préfère d’elle, c’est ça (faut lire les commentaires...).
Mélodies Oubliées Op.38: 1. Sonata-Reminicenza, Allegretto tranquillo
Marc-André Hamelin, piano
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Mélodies Oubliées Op.38: 1. Sonata-Reminicenza, Allegretto tranquillo
Marc-André Hamelin, piano
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