20 décembre 2010

Moutons...

Mise en contexte avant de jouer "Ça, bergers, assemblons-nous".

J'vous ai dis que je tripais crèche cette année?

PMT : D'après vous, pourquoi y a des chansons de Noël qui parlent de moutons et de bergers?

MARYSE : Parce que les moutons, des fois, genre, pis la neige... c'est la même chose.

Troisième année. Va falloir prévenir le gars de la souffleuse.









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13 décembre 2010

Au commencement...

Hier, j’ai amené fiston au concert de Noël des Petits violons, question de tâter l’intérêt. Au programme, il y a avait, entre autres, Les saisons de Vivaldi. Dans le fond, s’il n’y avait pas eu Vivaldi, il n’y aurait jamais eu Metallica.











Antonio Vivaldi, concerto en sol mineur opus 8/2. L'été.
3e mouvement Presto
Fabio Biondi: Europa Galante





Déveule...

07 décembre 2010

Le p'tit christ

Au diable l’école laïque, cette année, je tripe rois mages. Je trouve ça trop pathétique qu’un enfant qu’on a baptisé et à qui on a loué une limo pour sa première communion ne sache même pas c’est quoi un putain de roi mage. Vous avez déjà vu un berger avec une couronne, vous?

Bordel... Ils sont en quatrième année et la moitié de la classe ne sait même pas c’est quoi de l’encens. La myrrhe, ça passe encore, mais l’encens... Ils vont faire quoi quand ils vont fumer leur premier joint dans le sous-sol? Febreze odeur de lessive fraiche?

Sans blague, il faut arrêter d’avoir peur de faire de la grosse «pépeine» aux raëliens et autres croyants de tout acabit. Il est temps de mettre quelque chose dans le crâne des enfants sans qu’ils l’aient choisi à la carte dans le cadre d’une quelconque réforme. Amenez-en des tounes avec des bergers, des boeufs et des ânes, c’est ben correct. Ça peut même se passer dans une étable, on n’est pas snob.

Aujourd’hui, dans la classe combinée de deuxième cycle, on jouait «Ça bergers, assemblons-nous» aux xylophones et autres produits dérivés de la chose. Pourquoi? Parce que c’est facile, ça sonne et ça me tentait. Tu fais ça en fa majeur et tu peux t’en sortir avec trois accords au piano. Un cours et ciao bye, on n’en parle plus.

Mais, y a ce p’tit musulman qui varge comme un con sur chaque note et qui gâche tout. Il ne fait pas pitié pantoute et son style de jeu ne dépend jamais du répertoire. Il est beaucoup moins subtil que ça...

PMT : Come on!

LUI : Huh?

PMT : Devine!

LUI : Huh?

PMT : Tu sais ce que c’est une croisade?

LUI : Huh?

PMT : Tu n’as jamais entendu parler des croisades?

LUI  (hésitant) : Non...

Excellent...

PMT : Alors, arrête de varger comme ça sur chaque note. Je sais ben que t’es musulman, mais il ne t’a jamais rien fait le p’tit Jésus! C’t’un bébé dans une crèche et y’est presque tout nu, bordel!

J’admets que ce n’est pas très clair comme message.

LUI : Huh...?

PMT : Joue moins fort!

LUI : Ah.. OK!

Voilà!

PMT : En passant... t’es certain que tu ne sais pas ce que c’est une croisade?

LUI : Une quoi?

PMT : Ben c’est ça que j’te dis. Y t’a jamais rien fait le p’tit Jésus. Ça fait qu’arrête de varger d’sus, sainte viarge!

Et là, les élèves ne savent peut-être pas pourquoi, mais j’ai bien rigolé.

Bon, j’vous laisse, là-dessus. Faut que j'aille vermifuger mes chats. Ils chassent des trucs impropres à la consommation féline, les cons.

Et pourquoi pas... Des chouettes divagations en rapport avec le christ et les rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar de Michel Tournier ou encore L’évangile selon Pilate d’Éric-Emmanuel Schmitt.




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06 décembre 2010

Concept

Je croyais que la semaine que j'avais passée dans un décor de pyramide avec un élève "borderline" autiste ayant pour nom Moïse était un sommet en son genre.

Même pas. J'enseigne à des jumeaux musulmans nés le 11 septembre 2001.

Que me réserve le futur?

En attendant, j'ai été pas mal du tout comme prof aujourd'hui... Pourtant, j'ai réussi à verrouiller les portes de la voiture alors que le moteur tournait pendant que je la déneigeais. Y a qu'une seule façon de faire ça en principe. Dites-moi que c'est ce qui est arrivé, bordel.

L'avantage du covoiturage en famille, c'est que la blonde peut se pointer en taxi avec les clés.



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26 novembre 2010

Attention : ce billet pourrait contenir des traces de sarcasme

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«Ce n’est pas rare de voir des pots de beurre d’arachide dans les armoires des enseignants»

Diane De Courcy, présidente de la CSDM.

C’était vers 17 h ce soir à la Première Chaîne de Radio-Canada.

Certes, madame la présidente voulait rendre hommage aux profs du primaire qui nourrissent leurs élèves. Nous ne pouvons qu’applaudir ce geste :

Clap, clap, clap.

Par contre, ça démontre une réelle méconnaissance du terrain.

Je sais, j’suis baveux. J’m’excuse, Madame la présidente. C’était juste pour rire... C'est difficile de faire de la radio. Y a toujours un sale con pour mal interpréter ce qu'on a dit.

Quoi?

Pas drôle?

D’accord... Je ne le ferai plus.












Promis.







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17 novembre 2010

Paradoxe

Un prof rabaisse son élève.

Pourquoi?

Élevé à rabais?






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13 novembre 2010

Malades

Eille les profs qui veulent bosser sur leurs projets les samedis après-midi, mais qui ont une famille qui tire la couverte de leur bord ou qui sont tout simplement trop bruyants, j'ai la solution : le rhume!

Toute la gang, ils ont dormi tout l'après-midi... sauf que moi aussi j'suis malade et maudit que c'est plate la Bohème. Y a un truc qui accroche dans ça à part la valse de Musette? Y a rien qui colle, bordel.

 Mais notre texte commence à être sympa.

Demain, s'ils sont encore tous malades, gnark gnark gnark, je vais lâcher un peu le texte pour travailler sur les compos des élèves.

J'vous quitte. Faut que j'aille frotter leurs brosses à dent ensemble avant qu'ils se réveillent.




Cheers.



J'vais sûrement me remettre à écrire ici bientôt. J'ai juste plus envie de jouer de la guitare ou du ukulélé ces temps-ci ou tout simplement d'écraser un ado américain à WarCarft 3 the frozen throne. J,suis redoutable!


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25 octobre 2010

N'importe quoi

Je voulais écrire :

"L'enfant qui a un père sévère, persévère."

Mais je ne peux pas résister.

"Même s'il a un père sévère et qu'il perd ses vers, le poète persévère."

 Tiré par les cheveux maintenant.

"Si les grecs de l'antiquité avaient été plus écolos, on aurait peut-être eu un Persée vert."

"Comme je suis daltonien, quand j'étais petit, j'ai dessiné le Rocher-Percé vert."


N'importe quoi.

C'est rendu plate les blogues, hein?







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16 octobre 2010

Bise ma carotte

Dans une école du projet (pas la mienne), nous sommes en train d’écrire notre adaptation de La Bohème.

PMT : Alors, qu’est-ce que Marcel va répondre à Rodolphe?

LA CLASSE : ...

PMT : Come on, c’est facile! Il n’est pas content que l’autre veuille brûler sa toile.

UN ÉLÈVE : Viens te battre! M’a te péter la yeule!

PMT : Pas vraiment... on est à Paris vers 1860. Alors?

ÉLÈVE FRISÉE : Bise ma carotte!

LA CLASSE : Ouais! Bise ma carotte!

PMT : Bise ma carotte? Kossé ça?

LA FRISÉE : Ben... bise ma carotte...

PMT : Jamais entendu. Ça veut dire?

LA FRISÉE : Heu... Bise ma carotte? Les Français, ils disent ça dans les films.

PMT : Les films? Hum... pas certain qu’on écoute les mêmes films. Bise, c’est quand on se fait la bise.

LA FRISÉE : Ouain...

PMT : Et carotte... c’est quoi, tu penses?

LA FRISÉE : Ben... une carotte.

PMT : On ne fait pas la bise aux objets... Si j’ai une partie du corps que j’appelais ma carotte, ça serait quoi? Ne répond pas! Mais je te donne un indice: tu n’as pas de carotte.

LA FRISÉE : ...

PMT : Exactement. Alors, qu’est-ce qu’il lui dit, Marcel?



Ça va être un chouette running gag... not.



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09 octobre 2010

Virus

 

Normalement, quand mon fils chope une otite, il ne fait jamais de fièvre. Aucun symptôme... jusqu’à ce qu’il ait mal aux oreilles et qu’une fois à la clinique, on constate qu’il se tape une méga otite.

Par contre, il pétait un plomb au CPE et ne nous épargnait pas à la maison. On pense même parfois l’amener pour un exorcisme, mais comme il n’est pas baptisé...

J’suis comme lui. Pas de fièvre, pas de toux, pas de nez qui coule. Rien sauf l’impression que la vie est une merde et que je la porte sur mes épaules tout en ayant les deux pieds dedans. Je pourrais tout balancer en l’air et le pire, c’est que les raisons sont valables. Saleté de virus!

J’vais payer pour... J’mets mon fric sur la sinusite extra-bronchite... extra champignons.



Bonne toune pour ça, hein?





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04 octobre 2010

C'est quoi donc déjà l'affaire du french cancan, là?

Tsé, là... L’affaire du french cancan!

Ah, ça?




C’est Jacques Offenbach, un gars qui écrivait des opérettes au 19e siècle. Le plus rigolo, c’est que c’est un extrait d’Orphée aux enfers et que le titre de l’extrait, c’est «le galop infernal». Ca joue lors d'une petite fête organisée par Pluton.

Ça a été pas mal repris depuis, dans toutes sortes de circonstances...

Jacques Offenbach est sous-estimé et snobé du milieu. C’est un peu le Phil Collins de son époque. Moi, je le trouve plutôt rigolo et pourtant, je suis très snob. Ça doit être ma façon de snober les snobs.






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29 septembre 2010

Hors de ce corps, Steve Reich!



Scott Ross, clavecin
Sonate kk 12 en sol mineur
Domenico Scarlatti (voilà!)






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28 septembre 2010

Contrôle de la qualité

J’pense à une ancienne élève.

Une p’tite dépeignée en TC.

Sale caractère... Orpheline, elle était persuadée qu’un jour, une famille possédant des chevaux l’adopterait.

Bordel... C’est arrivé!

Quand ils l’ont vu, ils ont craqué. C’est qu’il n’y en a pas beaucoup des petites filles comme elle...

Lors des premières rencontres, ce fut la lune de miel. Puis, la personnalité s’est montré le bout du nez. Juste des petits détails par-ci, par-là. Jusqu’à ce qu’un beau jour, au magasin, ce fut la crise pour avoir un machin totalement futile.

Par crise, je veux dire qu’elle s’est garrochée par terre et qu’elle a gueulé tout ce qu’elle n’a pas pu gueulé plus jeune, faute d’avoir quelqu’un pour l’entendre.

Ce ne fut pas un incident isolé. En réalité, ce n’était pas des crises, mais plutôt un test. En passant, ce sont les parents potentiels qui étaient testés, pas la petite; elle n’allait quand même pas s’abandonner aux premiers venus, chevaux ou pas.

Ça a dû être très difficile pour le couple de choisir de laisser tomber le projet d’adoption, de briser tant d’espoir, de rêves. Ils étaient certainement conscients qu’ils étaient la dernière chance de cette petite.

Du côté de la petite, c'était un mécanisme de défense. Quand on ne veut plus vivre l'abandon, on n'a qu'à ne plus s'attacher.

Peu importe, pour le couple, y a de quoi se sentir coupable, hein?

Mais ils ont essayé. C’est 10 000 fois plus de couilles que moi.

Voilà, c’est à ça que je pensais.

***

Pourquoi?

C'est que là, mon petit moi, ce n’est pas un enfant que je viens de flusher, mais une guitare. Oui, celle du billet précédent avec la pitoune blonde. Ça a l’air que c’était juste un one night stand. Ensuite, je l’ai ramenée pour un remboursement.

Vous pensez vraiment croche...

J’avais un oeil sur ce modèle depuis plus de six mois et ça faisait quatre mois que je l’avais commandée. Sur le coup, c’était le bonheur total. Puis oups... le «crest» sur le vibrato est un peu décollé. Hum... Il est bosselé! Bizarre. D’accord, elle «buzz», mais c’est normal d’avoir à ajuster un peu la touche selon le style de jeu. Oups! Les vis pour monter le pont ne bougent pas. Pas normal. Ça veut dire qu’elles ont été vissées trop fortement dans la table d’harmonie. Ouch... Eille! C’est quoi ce son? Ce n’est pas un «buzz». Y a quelque chose qui vibre sous le «pick guard». Ou bien ça viendrait du micro du pont? On va voir... Oh non, le micro pivote. Mais pas l’autre... Ce n’est pas kascher tout ça.

Ça s’est passé sur trois jours. Le pire, c’est qu’elle est quand même géniale cette gratte. Mais juste pas assez pour l’adopter. Come on! J’suis pas assez friqué pour prendre la chance de me retrouver avec un citron qui va me coûter une fortune en luthier et si je la laisse comme ça, je ne vais entendre que ses défauts en la jouant.

Heureusement, le type qui me l’a vendue est un gentleman et il l’a reprise. C’est une chouette guitare, mais au niveau du contrôle de la qualité du fabriquant, ce n’est pas fort. Mais si jamais j’en trouve une qui est impeccable, je l’achète sur le champ.

Le problème, c’est qu’il n’y en a pas au Québec... nulle part.

N’empêche que je feelais vraiment cheap... Envers le vendeur, envers moi-même, mais aussi (ça, c'est le bout freak!), envers la guitare! Et pourtant, ce n’est que du bois et de la mécanique. Putain de contrôle de la qualité! Pourriez pas faire votre job? Huh? No english? Mandarin?

Bordel...

Dommage qu’il n’y ai pas de contrôle de qualité pour les enfants.

***


La guitare était une Hagstrom Viking Deluxe Tremar. Si vous en voyez une quelque part que je peux essayer (pas en ligne), faites-moi signe!

La petite fille est une enfant très difficile. Il ne faut pas juger les gens qui croyaient pouvoir lui offrir une vie meilleure. Ça aurait pu fonctionner...






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26 septembre 2010

On n'est pas de même, nous autres...?

Les musiciens ont toujours regardé les gars de char d'en haut. On se croit plus malin, plus cultivé, plus distingué...



Je l'avoue, je me croyais moins gros macho con qu'eux... jusqu'à ce que je tombe là-dessus. C'est une pub de la guitare que je viens d'acheter.




















Vous vous dites peut-être que c'est parce que c'est une guitare électrique, mais détrompez-vous : parmi les pires phallocrates que j'ai rencontrés figuraient des musiciens de classique. Ça va de soi; une rock star peut s'envoyer pas mal plus de filles qu'un tromboniste classique.

De quoi je parle, là? J'voulais juste dire que j'ai une nouvelle gratte et que je risque d'écrire un peu moins pour quelque temps.

C'est mon cadeau que je me fais pour cinq ans sans fumer. Avec ce genre d'argument et une blonde non-fumeuse, tu pourrais débarquer avec une mustang rouge décapotable et ça passerait. Mais j'suis plus écolo que ça.

Peace.







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20 septembre 2010

Être ou ne pas être?

Pour accéder à mon local au troisième, il y a deux escaliers. Comme je n’ai pas besoin de prendre mon rang en silence et de me calmer le pompon, je peux descendre plus rapidement que le groupe que je viens de laisser à leur titulaire.

UN ÉLÈVE : Wow! Comment t’as fait pour être là avant nous?

UN AUTRE ( plus sceptique): Eille! C’est vrai! Ça s’peut pas.

PMT : J’suis pas moi. Je suis mon frère jumeau.

Plus tard.

LE SCEPTIQUE (fier de lui) : J’t’ai reconnu tout à l’heure. T’étais toi.







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18 septembre 2010

La Bohème survival guide : Puccini, Halak et moi.

Trop souvent, ce qui me dérange dans les opéras de Puccini, c’est l’interprétation des chanteurs. C’est très simple et ça se résume à un mot : trop.

Trop de rubatos, trop de trémolos, trop de vibratos, trop de sauce tomate, quoi.
En 1960, je peux comprendre. En 1970... 80? 90???

Le problème, c’est que l’opéra, c’est un truc de têtes blanches et qu’encore aujourd’hui, y a des chanteurs qui chantent comme Pablo Casals jouait du violoncelle et ça passe. Résultat : on sort des compilations à prix modiques avec de vieilles versions que les gens n’écouteront qu’une fois en soupant avant de les mettre sur l’étagère.
Est-ce que je suis en train de dire qu’Anna Netrebko est meilleure que Maria Callas?

Mais non... Je ne fais que le penser. Je ne dirais jamais une chose pareille. Par contre, je peux dire que Maria Callas, c’est bon pour les musées. Personnellement, je trouve qu’un Titien, ça ne tient pas la route avec la déco de mon salon. Pour la musique, c’est pareil. Notre oreille a évolué. On a écouté plein de musique métronomique et même le commun des mortels est habitué à ce que ce soit... juste!
Juste? Que veux-tu insinuer? Ils chantent juste les chanteurs.

On veut que ce soit plus juste que ça. J’veux pas faire de peine à personne, mais quand on va à l’opéra, les choeurs et certains solistes sont souvent faux et je ne suis pas le seul qui le dit. Ceux qui sont les plus marqués par ce phénomène, ce sont les musiciens professionnels de studio ou de jazz qui y vont pour la première fois. C’est presque gênant de les croiser à l’entracte.

« Salut PMT! Eille! C’est toujours faux comme ça l’opéra?»

«Euh.. Non...»

Un peu de discrétion s’il vous plaît...

Mais quand c’est juste... quel délice!

Alors, on fait quoi quand il faut se taper un opéra, mais qu’une des sopranos est digne d’un voyage dans le temps? On fait un des trucs que le cerveau humain fait le mieux : on oublie! On en fait abstraction et on se concentre sur l’orchestre et le reste. J’suis devenu tellement pro dans ça que lorsque j’ai fait imprimer la traduction du livret de La Bohème, voici ce qui est sorti trois étages plus bas dans l’imprimante.



Tout le livret est sorti comme ça! Faut le faire... Ça, c’est de la résilience!!! Y a le livret original et toutes les traductions imaginables, mais moi, j'ai la version instrumentale du livret!!!

Sans blague, vous n’avez qu’à acheter une version plus récente et faire une réquisition pour des cartouches d’encre pour l’imprimante de l’étage.

Y’en a qui doivent se dire : «ben là... s’il n’aime pas l’opéra, pourquoi il en écoute?».

Détrompez-vous. J’aime profondément l’opéra.

C’est comme le hockey. Vous connaissez des fans du Canadien qui chialent que tel joueur est sans coeur et que le coach n’a pas fait le bon choix et qu’on aurait dû garder Halak et sacrer Price dehors parce qu’il n’a pas gagné une mautadine game en série l’année passée? Ces gars-là, ils aiment le hockey; leurs blondes vous le confirmeront. Mais personne ne leur dit que s’ils n’aiment pas ça, ils n’ont qu’à aller à l’opéra. Vous comprenez? J’aime l’opéra, mais j’suis un gérant d’estrade et je pense qu’on aurait dû garder Halak.







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16 septembre 2010

La Bohème : the unofficial survival guide

Premièrement, penser à quelque chose ou quelqu'un qui vous plait.

Bon... Disons qu'il faut qu'il y ait un minimum de lien entre l'opéra La Bohème et le truc auquel vous allez penser.

Faut cliquer... ➔➔➔ Voilà! Y a pire, hein?

Ensuite, on se réveille: Bordel! L'air de Musette, c'est dans La Bohème! Le voilà notre air connu.








Maintenant, tu t'imagines que tu es là et tu espères très fort qu'elle te regardera...






Presque!

Voici ce qu'elle raconte:

Quand je m’en vais
Seule dans les rues

Les gens s’ arrêtent
Pour me regarder

Et contemple
Toute ma beauté
De la tête aux pieds



Superbe, la robe.





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Blind date + ajout!

Aujourd'hui, j'me tape La Bohème. C'est là-dessus qu'il va falloir bossé cette année.

Pour moi, La Bohème, ce n'est pas un opéra connu. Premièrement, parce que je ne l'ai jamais écouté en entier et deuxièmement, parce qu'il n'y a pas d'air connu. Certes, le nom est populaire, mais si on demande à quelqu'un d'en fredonner un p'tit bout... silence. Pourtant, y a plein de truc de Puccini qui restent dans la tête : le choeur des esclaves dans Nabucco-donosor-roi-de-Babylone (ça sonne tellement annonce de pizza congelée), Mio babbino caro, dans Gianni Schicchi, Nessun dorma dans Turandot et plein d'autres, mais rien qui me vient dans La Bohème.

Mais l'air qui torche le plus, c'est quand Suor Angelica apprend que son bébé vient de mourir. Ça fait pardonner le reste!

Par contre, Giacomo, il orchestre vraiment bien. D'ailleurs, c'est toujours lorsque l'orchestre reprend le thème qui vient d'être chanté que ça marche avec moi dans sa musique. Mais côté chant, je préfère les voix plus sobres, plus droites, plus... justes?

Ben voilà... J'espère qu'à la fin de la journée, j'vais comprendre qu'est-ce qu'on lui trouve à cet opéra.

Je vais comprendre.


Ajout : En parlant de pubs de bouffe italienne, je suis une nouille: une pasta verde! Nabucco, c'est Verdi!
Héhéhé... Bon... y a des bouts de Butterfly qui sont connus. Quoi d'autre?




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11 septembre 2010

Sans titre

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09 septembre 2010

Steve Tremblay

Pour rester sain, il faut parfois embrasser la folie. Ce matin, j’avais les mêmes petits cocos que dans le billet précédent.

The best defense is a good offence.

Ils ne m’auront pas les p’tits snoreaux!

PMT : On ne vous l’a jamais dit parce que vous n’étiez pas encore prêts. Maintenant que vous êtes mûrs pour la vérité, je vais vous apprendre un truc qui risque de transformer votre conception de la musique.

LA CLASSE : ...

PMT : C’est quoi le nom de la première note sur ton xylo?

UN P’TIT : Do?

PMT : Justement, non. Son nom, c’est Steve!

LA CLASSE : Steve?

PMT : Steve Tremblay!

UN ÉLÈVE : Comment ça, Steve Tremblay?

PMT : Parce qu'il vient du Lac Saint-Jean.

L'ÉLÈVE : Ah...

Me semble que tu comprends...

Et j’ai donné tout le cours en disant Steve ou Steve Tremblay à la place de do. Ce fut un très bon cours, d'ailleurs. Rien à redire.

Steve, man... Steve Tremblay!




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01 septembre 2010

La basse-cour

Ce matin, avec le groupe des petits en trouble de comportement, on chantait Rock and roll dans la basse-cour. C'est moi qui fait la meilleur version de ce classique. Comme chaque chanson est une occasion de leur faire tourner les méninges, je me suis lancé.

PMT : Tu sais ce que c’est une basse-cour?

UN P’TIT : C’est quand tu joues de la guitare?

PMT : Pas vraiment. C’est l’endroit de la ferme où l’on met les animaux qui ont des ailes. Tu connais les animaux de la ferme?

LA CLASSE : Oui! Oui!

PMT : Excellent. Lève la main pour nommer un animal de la ferme qui a des ailes. On va voir s’il est dans la chanson.

UNE PETITE : Moi! Moi!

PMT : Oui?

LA PETITE : Un poney volant.

PMT : Un poney volant?

LA PETITE : Oui!

PMT : Et comment il fait pour voler ton poney? Il a des ailes?

LA PETITE : Non, pas ça. Avec sa corne.

PMT : Ah... L’unicorne. Mais je ne pense pas que ça puisse voler un unicorne.

LA PETITE : Oui, il peut!

PMT : OK. C’est toi qui connais ça. Mais ce n’est pas un animal de la ferme.

Elle ne boude même pas; l’année va être bonne!

PMT : Quelqu’un d’autre? Mais attention : il faut que ce soit un animal de la ferme.

UN AUTRE PETIT : Un cochon volant!

PMT : Mais ça ne vole pas un cochon.

LE MÊME : Non?

PMT : Non.

LE MÊME : Même s’il a des ailes?

PMT : Non.

ENCORE LUI : Jamais?

PMT : Ben... J’imagine que si tu le lances assez fort, y a toujours moyen de le faire voler.

TOUJOURS LUI : Vas-tu l’écrire au tableau?

PMT : Pourquoi?

LUI : Parce que c’est bon.

PMT : Non. Quelqu’un d’autre?

UN P’TIT NOUVEAU : Je pense que je l’sais.

PMT : Fais comme le cochon, lance-toi!

LE NOUVEAU : ...

PMT : C’est quoi ton animal de la ferme qui vole?

LUIi : Un coq volant!

PMT : Un coq volant?

LUI : Oui! Un coq, mais qui vole.

PMT : Ah!!! Un coq volant!

LUI : Oui!!!

C’est là que moi et l’éducatrice on se regarde. On aurait pu, mais on n’a même pas ri. Après le cours, j’ai pris des notes pour pouvoir vous le raconter. C’est tout vrai, comme d’habitude...






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29 août 2010

Où sont les gars?

C’est reparti dans les médias : pourquoi n’y a-t-il pas plus de profs masculins au primaire? On en parle en autre sur Cyberpresse. Ce qui me chicote, c’est qu’on ne parle jamais de fric. C’est un sujet tabou. L’enseignement, c’est un truc de bonnes soeurs, une vocation.

Non...

Je ne dis pas que les femmes ont la vocation et sont moins matérialistes que les hommes. Pas du tout. C’est juste que la majorité des gens sont hétérosexuels et que les enseignantes risquent de rencontrer des mecs qui toucheront des plus gros salaires qu’elles.

Huh? Le salaire des profs n’est pas si mal? Si tu habites en Gaspésie et qu’une maison avec trois chambres à coucher coute 150 000$, c’est vrai. Mais à Montréal, c’est presque 300 000$ et à ce prix-là, on ne se tire pas dans les murs. Je sais, y a la Rive-Sud, Laval et autres banlieues. Sans enfants, c’est une option. Une fois la marmaille arrivée, elle devra passer plus de 10 heures par jour en CPE sauf si on a du support de l’extérieur.

Oui? Malheureusement, ce n’est pas tout le monde qui a une belle-mère disponible pour ce genre de chose ou un beau-père qui tripe à rénover ta piaule. Et ce n’est pas tout le monde non plus qui peut acheter pas cher la maison des parents dans Villeray ou qui pourra donner un bon coup sur l’hypothèque quand l’héritage rentrera. Vraiment pas tout le monde...

Alors, quand tu es un mec et que tu es conscient de tout ça en sortant du cégep, vas-tu te taper un bac de quatre ans pour avoir la job avec un des plus hauts taux de burn out au Québec et qui ne paye pas plus qu’il faut? Tant qu’à jouer à la police, aussi bien devenir flic.

Quoi? Les gens avec un bac en histoire de l’art gagnent en moyenne moins qu’un prof? C’est vrai. C’est aussi vrai pour la plupart des bacs ou on n’apprend pas un métier, une profession. Le seul bac qui ressemble à l’enseignement en terme de stress, de responsabilité et de rémunération, c’est le bac en soins infirmiers. Curieusement, il s’agit de deux professions pratiquées majoritairement par des femmes. Lors des règlements sur l’équité salariale, on a considéré que le niveau de stress d’un enseignant au primaire était le même qu’un bibliothécaire. Je suis perplexe. On se plante quelque part...

Pourquoi je suis prof, malgré tout (fallait bien que je la place un jour)? C’est une longue histoire, mais je n’écris pas ce billet pour parler de moi. Je veux seulement répondre à une question.

Pourquoi y a pas plus de gars qui enseignent au primaire?

Parce que ce n’est pas assez payant. Sortez le cash et les boys vont venir.





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Rentrée

Tout l'été, mon instrument de prédilection fut le ukulélé. Défense de rire. Vous essaierez de laisser trainer une guitare sur la table de la cuisine plus d’une semaine. Y a des couples qui se divorcent pour moins que ça. Avec le ukulele, tout est possible!

Bordel, c’est gros une guitare. En plus, c’est lourd et y a 50% plus de cordes... Demain matin, j’ai ma première classe de l’année. Je m’demande si la toune qu’on monte sonne bien au uke.

Bonne rentrée à mes confrères. J’espère que vous aurez de beaux groupes. Pour ma part, c’est toujours les mêmes, alors, y a pas de stress. Gnark, gnark, gnark.



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28 août 2010

C'est quoi donc... tsé l'opéra là?

La plupart d’entre vous connaissent déjà cette oeuvre et une fois de plus se demanderont ce qui les ramène toujours ici. Un jour, on pourrait se rassembler tous les quatre devant une bière et en discuter.

***

Parfois, quand on jase d’opéra, quelqu’un s’insère dans la conversation et affirme : «Moi, mon opéra préféré, c’est Carmina Burana».

Silence.

C’est toujours un peu troublant et habituellement, par politesse, on détourne le sujet.

Mais, y a toujours un sale con, habituellement votre serviteur, pour rappeler que Carmina Burana, ce n’est pas un opéra. Malheureusement, un sale con en attire un autre: «Oui, c’est un opéra! Je l’ai vu».

Eille... On n’en a rien a ciré que Disney On Ice monte Carmina Burana pour l’Halloween, ce n’est pas un opéra.

Pourquoi?

Parce que ce n’est pas une histoire avec des personnages. Pour que ce soit un opéra, il faudrait par exemple un ténor qui voudrait s’envoyer une soprano et une basse qui n’approuverait pas. Sortez vos visons vénérables vieillards, ça c’est de l’opéra, du vrai. On s’en balance que ça puisse être mis en scène. C’est un détail futile.

C’est quoi alors Carmina Burana? Certains diront que c’est une cantate profane et pourquoi pas? C’est chanté, ce n’est pas un truc d’église et il y a plusieurs mouvements. Cantate profane!

Le bout le plus connu, c’est le premier et dernier mouvement, ce bon vieux O Fortuna.







Pus capable... Mais pour la cause, je vais continuer. Vous n’êtes vraiment pas obligé de l’écouter.

Voici ce que ça donne en français, l’original étant latin. Les traductions diffèrent les unes des autres, mais ça nous donne une assez bonne idée.

O Fortune
Comme la lune
Attitude variable
Toujours tu croîs
Ou tu décrois.
La vie détestable
Tantôt néglige
Et tantôt ménage
Par jeu notre esprit
La pauvreté
Et le pouvoir
Fondent comme la glace

Sort monstrueux
Et vide,
Toi la roue tourbillonnante,
Attitude maléfique,
Salut vain,
Toujours dissout,
Ombrée
Et voilée
Tu m'éclaires aussi.
Maintenant par jeu
Mon dos nu
Je l'offre à tes intentions criminelles

Le salut
Et le courage
Me sont maintenant contraires
Ils sont faits
Et défaits
Toujours dans l'esclavage.
A cette heure,
Sans retard
Touchez les battements du coeur;
Puisque le sort
Abat le fort
Avec moi, vous tous, pleurez!

Comme vous voyez, le fric, ce n’est pas bon pour vous. Faites d’une pierre deux coups en me maudissant tout en sauvant votre âme : donnez généreusement à la fondation Prof Malgré Tout.

J’déconne. Ç’est en fait une mise en garde contre le jeu pathologique. Étrangement, l’ordre des infirmière l’a utilisé dans une pub jadis. Le groupe d’humoriste RBO s’était d’ailleurs empressé d’en faire une parodie. Loto-Québec pourait récupérer l’idée, mais qui comprendra?

Nous.

Même si on n’est que quatre... Cinq?

Comme je vous aime bien, voici un autre extrait. Oui, le cygne rôti qui chante dans la poêle.


Jadis j'habitais le lac (Olim lacus coluearum)







Le Cygne rôti chante
Jadis j'habitais le lac
Jadis j'avais fière allure,
quand j'étais cygne.
Hélas! Hélas! maintenant noir
et solidement rôti je me fais !

Il tourne et tourne, le tourne broche;
à belles flammes , flambe mon bûcher:
maintenant s'approche le marmiton.

Hélas! Hélas! ...

Maintenant je gis sur le plat.
Je ne peux plus m'envoler,
je vois des dents grinçantes.

Hélas! Hélas !!!..



En passant, le compositeur, c'est Carl Orff, un nazi. Héhéhé...

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26 août 2010

Ménage

Aujourd'hui, dans la salle des profs, comme j'n'avais pas d'élève, j'ai lavé les deux fours micro-ondes, j’ai fait la vaisselle qui traînait et j'ai donné un traitement-choc à l’évier et aux comptoirs. Je me suis aussi tapé la distributrice de savon, les murs autour, les poignées des armoires et l'ancestral grille-pain.

Malheureusement, même si c’était vraiment dégueulasse et que je ne mange presque jamais dans la salle des profs, pas plus que je n’utilise les fours micro-onde, je ne l’ai pas fait pour rendre service.

Nope.

Je l’ai fait juste pour me faire pardonner d’être un sale con, une grande gueule et surtout, un être prétentieux.

Ah... Comme c’est bon de pouvoir enfin être soi-même.






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De l'anormalité à la normalité

Aujourd’hui, j’ai revu Mélodie, une ancienne élève de l’école. C’était plutôt sympathique comme retrouvailles... malgré le fait qu’elle venait pour la rentrée de sa fille. Étant donné le quartier, même si c’est une première pour moi, ce n’est pas si anormal que ça.

Ça fait à peine dix ans que je sévis dans cette école et j’suis déjà le doyen des enseignants. Disons que par moment, la «game» est raide, alors après quelques années, les gens ont l’impression qu’ils ont assez donné et c’est normal.

Ma première suppléance à vie, je l’ai fait dans cette école. Mélodie était dans le premier groupe du matin. Un mercredi, une classe combinée 5/6 qui ne faisait pas le «projet» et qui croyait que j’étais là parce qu’ils ne faisaient pas le «projet». Même si j’n’avais aucune idée de ce qu’était le «projet», c’était un peu vrai et ils ont essayé de me le faire payé. Normal comme réaction.

Plus tard dans la journée, j’ai confisqué un couteau à un élève plus jeune. Comme nous sommes en milieu défavorisé et que c’était ma première journée, je croyais que c’était tout aussi normal. À la fin de la journée, j’suis donc allé voir le directeur pour lui laisser le couteau comme on laisse une carte de visite. Il m’a regardé d’un drôle d’air... comme s’il trouvait ça anormal que je trouve ça normal.

Drôle de type, mais excellent bassiste. Une semaine après, il m’appelait pour un contrat et on avait un band avec d’autres profs : The Noisy Teachers.

Les semaines ont passé et j’n’ai plus revu de couteau et Mélodie aimait bien venir jouer des bongos dans mon local pendant les récréations. C’était relax, car il y avait toujours plein de monde qui venait faire leur p’tit tour. À ce qu’elle prétendait, elle n’aimait pas tant que ça la musique, mais les autres étaient tellement cons. Bof... Quand on fume de la dope et qu’on est active sexuellement, c’est un peu normal de trouver que jouer à la «tag», ce soit con

Depuis, j’ai travaillé dans quelques écoles, mais curieusement, aujourd’hui en revoyant les élèves, j’ai compris pourquoi j’suis encore là. Quand dans un groupe, y a plein d’ethnies, plein de religions, plein de classes sociales, plein de problématique, j’arrête d’être anormal. Ça ne fonctionne pas dans le couloir ou dans la salle des profs. Ce n’est vrai qu’avec les enfants, quand la porte se referme sur le monde extérieur et qu’il n’y a que nous et la musique.

Il n’y a que ça de vrai.








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24 août 2010

Scary

Avez-vous remarqué la recrudescence des capteurs de rêves accrochés aux rétroviseurs des voitures?

C’est pour ceux qui dorment au volant?


N'importe quoi pour ne pas parler de la rentrée...





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23 août 2010

C'est quoi donc déjà l'affaire du matin?

L'affaire du matin?Ah ouais, l'affaire du matin...

Il y a deux extraits du répertoire qui sont très fortement associés au matin. Le premier est d’Edvard Grieg. Y a seulement deux choses importantes à retenir de ce compositeur : il est Norvégien et il est né un 15 juin, comme moi et le fils de Daniel Rondeau. Faut le faire quand même... Il avait aussi un léger air de famille avec Einstein, mais ça, vous n’en avez rien à cirer.



Son oeuvre la plus connue est incontestablement Peer Gynt. À l’origine, c’était une musique pour le théâtre, mais un peu plus tard, c’est devenu deux suites pour orchestre qui sont jouées en concert sans support scénique (ça se dit, ça?).

C’est qui au juste ce Peer Gynt? C’est un pauvre type et contrairement à la plupart de ses confrères personnages principaux d’oeuvres célèbres, c’est un salaud. Un genre de Don Giovanni, mais beaucoup moins raffiné et plus poilu. C’est effectivement un montagnard barbu et sale comme on les aime. J’vous raconterai peut-être un jour plus précisément de quoi il est coupable, mais pour l’instant, on va plutôt s’attarder sur le premier mouvement de la première suite : Au matin.







Vous connaissiez ça, hein? J'aime imaginer ce cher Peer démêlant sa barbe et ses aisselles au son de cette jolie musique. Le plus rigolo, c’est qu’y a plein de profs dans les universités et les cégeps qui font jouer ça en classe en expliquant que la musique de Grieg transpire la Norgège et tout le tralala, alors que dans l’original, c’est l’ouverture du quatrième acte qui se déroule au Maroc. C’est plutôt les dunes du Sahara que les fjords norvégiens que le compositeur essayait d’évoquer. Faut donc pas croire tout ce qu’on entend et ce qu’on lit, surtout ici.


L’autre incontournable matin musical, c’est celui de Bugs Bunny. Si ma mémoire est bonne, c’est ce qu’on entend habituellement lorsqu’il s’éveille. C’est du Rossini, encore. C’est tiré de l’ouverture de son dernier opéra, Guillaume Tell. Et oui, Diane a un illustre ancêtre Suisse!

À ce qu’il paraît, le livret original est en français, mais comme ça dure cinq heures, ce n’est jamais monté et on ne joue que l’ouverture. On la joue habituellement en italien.

En passant, j’ne connais même pas un air de cet opéra dont l’ouverture (surtout la quatrième partie) est sans doute l’une des oeuvres les plus jouées. Comme ça fait dans les 12 minutes, vous pouvez couper dans le gras un peu et ne garder que les deux dernières parties en avançant le lecteur à la sixième minutes.







Je sais... la dernière partie est très appropriée au ti-galop.


Bande de pervers! Ce n’est pas de ça que je parlais.








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22 août 2010

Moi, chialeux? Pfff...

Je l’aime. C’est simple, c’est clair, c’est direct.

Je parle du bulletin unique qui a été rejeté par madame la ministre.

Le voici, le voilà, directement du ministère.

En passant, est-ce vraiment elle qui a pris cette décision? Peu importe, on nage en pleine démagogie quand on se fait dire que c'est pour nous permettre de nous adapter, de nous former qu'on reporte l'arrivée du nouveau bulletin d'une année. Depuis quand fait-on ce genre de chose en fonction des enseignants? Pourquoi ne pas tout simplement avouer qu'ils ne sont tout simplement pas prêts à nous l'imposer, à nous l'enfoncer dans le fond de la gorge comme ils le font habituellement. C'est correct; on est habitué qu'ils ne soient pas prêts. On parle du même gouvernement qui nous a balancé la loi 142 en pleine gueule alors qu'on exerçait notre droit de grève dans un cadre légal et prévu par les conventions collectives et la loi... avant qu'il ne la change. Le dossier est d'ailleurs aux Nations Unis. Faut le faire...

Mais bon, on parle de ce bulletin? Je l'aime bien!

Y a trois trucs qui me plaisent particulièrement. Le premier, c’est le principe des trois étapes qui vaudront respectivement 20%, 20% et 60% pour finir. C’est un excellent compromis entre l’évaluation sommative (moyenne de tous les résultats obtenus) et l’évaluation formative (plus holistique). Même si personnellement, je crois plus en la seconde, je reconnais que le sommatif peut motiver certains élèves à fournir un effort plus constant tout au long de l’année. Rien ne sert de courir; il faut partir à point. Par contre, avec cette proportion, l’élève qui se révèle plus tardivement ne sera pas trop désavantagé. C’est une idée simple que j’aurais aimé avoir. Cheers!

La deuxième chose, c’est qu’on parle d’apprentissage au lieu de parler de compétences et de connaissances. Ce débat commençait à être vraiment stérile. On ne veut pas savoir si être capable d’écrire un texte découle d’une compétence, d’un savoir ou d’une compétence qui met en oeuvre des savoirs. Bordel... On veut juste que l’élève écrive son putain de texte de façon intelligible tout en respectant les exigences de son niveau. Que ce soit une compétence, une connaissance, un don ou un coup de luck, on n’en a rien à cirer.

D’accord, le coup de luck n’est pas très kasher.

Autre truc intéressant : le nombre de notes par matière. C’était un peu ridicule d’évaluer le même nombre de compétences pour une matière qui était enseignée 1o heures semaine versus une matière enseignée 55 minutes. Y a seulement anglais qui garde trois machins à noter et qui n’est enseigné qu’une heure semaine.

Une petite parenthèse avant de terminer: même si on voit musique et arts plastiques sur l’exemple fourni par le MELS (ça sonne tellement comme un bar de Laval... Je ne m’y ferai jamais!), ça pourrait très bien être danse et arts dramatiques. Deux disciplines artistiques doivent être enseignées à chaque année dont une tout au long du primaire. Est-ce que l’école de vos enfants respecte la loi?










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20 août 2010

C'est quoi donc ça déjà? Figaro...

L’air de Figaro. Le connu qui fait Fi-Ga-Ro! Figaro, Figaro, Figaro et qui va TRÈS vite à la fin.

C’est un peu normal de penser que cet air est tiré de l’opéra Les Noces de Figaro de Mozart. Surtout si on ne connaît pas la musique de Mozart. Y a pas de mal, j’suis certain que Mozart aurait aimé...

Mais ce n’est pas ça. Nope... C’est le même Figaro, mais ce n’est pas le même compositeur, ni le même livret. Il s’agit de l’air de Figaro tiré de l’opéra de Rossini, Le Barbier de Séville. En fait, Figaro est un personnage du théâtre de Beaumarchais tiré de la Trilogie de Figaro : Le Barbier de Séville, Le Mariage de Figaro et la pièce que je n’ai jamais lue, L’Autre Tartuffe.

En passant, la pièce de Beaumarchais, c'est "le mariage" et l'opéra de Mozart, c'est "les noces". Les joies de la traduction.

Mêlés? Mozart a d’abord écrit Les Noces de Figaro dont le livret est une adaptation de la deuxième partie de la trilogie. Plus tard, Rossini adaptera la première partie, Le Barbier de Séville. Donc, si on vous demande qui a composé l’air de Figaro, vous n’avez qu’à répondre «lequel?» et vous devriez vous en tirer sans trop de casse.

«C’est qui donc déjà qui a composer l’air de Figaro?»

«Lequel?»

«Celui de Rossini.»

«Ah! Celui-là! C’est Rossini!»

Vous voyez? Même moi j’y arrive.

Sauf qu’y a plein d’autres compositeurs qui ont écrit des opéras à partir des pièces de Beaumarchais. Oups...

Mais le vrai, celui qui fait : Fi-ga-ro! Figaro, Figaro, Fi..., c’est celui de Rossini. Voilà.

En passant, les airs d’opéra ont généralement comme titre les premières paroles. Voici donc Largo al factotum.







Texte original
Traduction en français

Largo al factotum della città, largo !
Presto a bottega che l'alba è già, presto !

Ah, che bel vivere, che bel piacere
che bel piacere, per un barbiere di qualità, di qualità !

Ah, bravo Figaro!
Bravo, bravissimo! Bravo !
Fortunatissimo per verità, Bravo !

Fortunatissimo per verità !
Fortunatissimo per verità !

Pronto a far tutto,
la notte e il giorno
sempre d'intorno in giro sta.
Miglior cuccagna per un barbiere,
vita più nobile, no, non si da.

Rasori e pettini
lancette e forbici,
al mio comando
tutto qui sta.
x2

V'è la risorsa,
poi, de mestiere
colla donnetta... col cavaliere...
colla donnetta... col cavaliere...

Ah, che bel vivere, che bel piacere
che bel piacere, per un barbiere di qualità, di qualità

Tutti mi chiedono, tutti mi vogliono,
donne, ragazzi, vecchi, fanciulle:
Qua la parrucca... Presto la barba...
Qua la sanguigna...
Presto il biglietto...
Qua la parrucca, presto la barba,
Presto il biglietto, ehi!

Figaro! Figaro! Figaro!, ecc.
Ahimè, che furia!
Ahimè, che folla!
Uno alla volta, per carità!

Figaro! Son qua.
Ehi, Figaro! Son qua.
Figaro qua, Figaro là,
Figaro su, Figaro giù,

Pronto prontissimo son come il fulmine:
sono il factotum della città.
Ah, bravo Figaro! Bravo, bravissimo;
a te fortuna non mancherà.

Faites place au factotum de la cité.
Se précipitant dans son échoppe dès l'aube.

Ah, quelle belle vie, quelle vie plaisante
pour un barbier de talent !

Ah, bien joué Figaro !
Bien joué, vraiment bien joué !
Le plus chanceux du monde, en vérité !

Le plus chanceux du monde, en vérité !
Le plus chanceux du monde, en vérité !

Prêt à tout faire,
nuit et jour,
toujours occupé, toujours à courir.
Pour un barbier, une meilleure vie,
une vie plus noble n'est pas possible.

Rasoirs et peignes
lancettes et ciseaux,
sous mon commandement,
tous à portée de main.
x2

Tels sont les outils
de mon commerce
avec les dames... avec les hommes...
avec les dames... avec les hommes...

Ah, quelle belle vie, quelle vie plaisante
pour un barbier de talent !

Tous me demandent, tous me veulent,
Les femmes, les jeunes hommes, les vieillards, les demoiselles :
et pour la perruque... un rasage rapide...
une saignée...
vite, la note...
et pour la perruque... un rasage rapide,
allons, la note, dépêche-toi !

Figaro ! Figaro ! Figaro ! etc.
Bon sang, quelle folie !
Bon sang, que de monde !
Un par un, je vous en prie !

Figaro ! Je suis là.
Viens Figaro ! Je suis là.
Figaro, ici, Figaro, là,
Figaro, en haut, Figaro, en bas,

De plus en plus vite, je cours comme l'éclair,
Je suis le factotum de la cité.
Ah, bien joué Figaro ! Bien joué, vraiment bien joué,
La chance sera toujours avec toi.




Il fait vraiment avoir une diction de l’apocalypse pour la fin. Ouf!

Figaro, c’est un baryton. Ce n’est donc pas lui qui veut coucher avec la soprano. C’est plutôt le comte, qui lui est ténor. Un peu de rigueur quand même!

Voici un autre méga hit tiré de cet opéra : l’ouverture.








Le petit thème turc vers le milieu (1:55) est trop accrocheur. J’l’ai déjà adapté avec des élèves.

En passant, je dis turc, mais ça peu bien être n'importe quoi. J'n'ai pas le profil d'un ethnomusicologue.

Donc, l'opéra, c'est Le Barbier de Séville (Il barbiere di Siviglia) de Gioachino Rossini. À ce qu'il parait, il avait un super cave à vin. C'est notre ami!





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19 août 2010

C'est quoi donc déjà, ça?

C’est une question qu’on me pose parfois en entendant une pub, dans un film ou n'importe quelle occasion qu’on a trouvée pour recycler de la musique dite classique.

J’n’ai pas la prétention d’être une sommité en la matière, mais comme je connais pas mal le répertoire, j’vais vous balancer quelques greatest hits. Ceux d'entre vous qui sont musiciens ou ont déjà une connaissance de base en littérature musicale risquent de s’ennuyer. De toute façon, ce blogue est de plus en plus ennuyant, alors on se calme.

Commençons par cette vieille pub du parfum Égoiste de Chanel. On y voyait de superbes créatures totalement frustrées claquant leurs volets en gueulant «Égoïste!».

Peut-être ont-ils tourné la pub à Vérone, car il s’agit d’un extrait de Roméo et Juliette, le ballet de Prokofiev.



Égoïste.
Où es-tu?
Montre-toi misérable!
Prends garde à mon courroux, je serai implacable.
Ô rage!
Ô désespoir!
Ô mon amour trahi?
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
Montre-toi égoïste!
Égoïste, égoïste, égoïste, égoïste, égoïste, égoïste, égoïste, égoïste!

Ça torche, hein?


C’est tiré de la Danse des chevaliers, Acte I, scène XIII








Je n'ai jamais assisté à ce ballet, mais la musique est fabuleuse. Pour vous convaincre, écoutez l'introduction :







À suivre...





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18 août 2010

Willkommen

Comme j’étais dans un petit coin reculé pour quelques jours, j’ai complètement loupé le remaniement ministériel...

He’s back, yeah! J’ignore pourquoi, mais je l’aime bien.

Et Line Beauchamp à l’éducation? Il me semble qu’elle faisait bien la job à l’environnement, non? Ce n’est pas elle que les gros méchants ont fait pleurer à l’Assemblée nationale il y a quelques années? De toute façon, c’est quoi l’espérance de vie d’un ministre de l’éducation? Deux ans? Ça vous embête que toutes les phrases de ce paragraphe soient des questions?

Je ne sais pas quel est son plan de match, mais j’ai lu quelque part qu’elle veut consolider le concept des commissions scolaires et des commissaires élus. Personnellement, je trouve ça navrant. Ça ne serait pas possible d’avoir des commissions scolaires (car il en faut) dirigées par des fonctionnaires, comme les hôpitaux, les corps policiers, les sociétés d’État, etc., et on se débarrasserait des commissaires élus par une infime partie de la population.

Moi, quand un individu d’à peine trente ans, sans enfants, qui n’a pas étudié dans un domaine connexe à l’éducation veut devenir commissaire, je m’interroge. Comme c’est certain que personne ne le fait pour le fric, alors il reste quoi? Le tremplin politique?

Attention. Je ne pense pas que ces candidats soient mal intentionnés. C’est effectivement une bonne façon de prendre de l’expérience en politique. C’est juste qu’on le fait sur le dos des enfants... et des profs. Hey, c’est moi, ça!

Par contre, quand il y a des candidats en fin de carrière qui le font par désir de rendre service à la société (oui, ça existe!), c’est admirable.

Je me demande ce que Line Beauchamp en pense... Elle a quand même l’air sympa. Je trouvais madame Courchesne trop démagogue dans ses messages aux parents. Ça risque d’être assez intéressant dans les négociations salariales. Malheureusement, le gag de la sacoche de la madame est brûlé.

Elle saura trouver autre chose...

J'veux pas être pessimiste, mais...

Willkommen und Abschied, Schubert d'après Goethe









Il battait fort, mon cœur, vite à cheval !
Vite, il y était en pensée.
Le soir berçait la terre,
Et la nuit pendait aux montagnes ;
Déjà le chêne avait enfilé son vêtement de brume,
Tour gigantesque, là, debout,
Dans la broussaille sombre,
Où cent yeux noirs me regardaient.

La lune du haut d’un nuage
Regardait langoureusement l’air,
Les vents sifflaient de leurs ailes légères,
Frôlant mes oreilles lugubrement.
La nuit façonnait mille monstres,
Mais je restais joyeux et gai :
Quel feu dans mes veines !
Quelle braise dans mon cœur !





Traduction de Catherine RÉAULT-CROSNIER



Ça prend ça pour enseigner?

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08 août 2010

Quintette

Ce n’est pas parce qu’on ne peut pas décider qu’on ne doit pas avoir d’idée. Par contre, quand on décide, c’est bien d’en avoir. Je me lance quand même.

Et pourquoi pas les cinq opéras?

Cinq personnages centraux :

Élizabeth 1er, Reine d’Angleterre
Rigoletto, bouffon
Werther, jeune homme suicidaire
Salomé, danseuse
Rudolfo, artiste fauché

Ils sont au purgatoire. Saint-Pierre et Satan les interrogent.

Oups... ça ne passerait pas.

On recommence :

Ils sont chez le psy dans une thérapie de groupe. Pourquoi? Sentiment de culpabilité d’avoir causé la mort de ceux qu’ils aimaient.

Mais Werther? Jamais entendu parlé de l’effet Werther? Et c’est un romantique ce type. Il saura quoi dire au psy.

À travers des saynètes, on raconte leurs histoires respectives et on trouve un truc chouette pour fermer la boucle. En réalité, le punch c’est que Rudolfo n’est pas vraiment cinglé comme les autres parce que lui, il a été aimé en retour.

Ce qui rend fou, ce n’est pas de ne pas aimer, mais plutôt de ne pas être aimé.

Whatever...

Par contre, la musique serait décousue et pas toujours pertinente, car elle doit être jouée par des enfants qui débutent. C’est le genre de truc pour lequel tu engages de vrais musiciens et de vrais chanteurs, tant qu’à y être.

Mais bon, entre vous écrire ça et faire les bagages. Eh oui, je pars pour quelques jours. Loin du pit!

Quelques jours... J’aurais aimé écrire pour quelque temps, mais on fait avec ce qu’on a, hein?








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04 août 2010

Méningite

D'après mon infirmière de blonde et sa chum ex-infirmière d'urgence qui bosse maintenant en contrôle des infections, je me tape une méningite virale.

Est-ce celle qui tue?

Nope... d'après elles, je serais déjà mort. Mais bon, comme ça fait très mal et que ça me les casse depuis jeudi dernier, on va faire comme si j'avais l'autre, là... celle qui tue.







Johannes Brahms
Ein deutsches Requiem op.45 1854-1868 Un requiem allemand
1. Selig sind, die da Leid Tragen, I. Bienheureux ceux qui souffrent car
denn sie sollen getröstet werden. ils seront consolés

(MATTHIEU, V, 4)
Die mit Tränen säen, Ceux qui sèment dans les larmes
werden mit Freuden ernten. Sie gehen moissonneront dans la joie. Ils s'en
hin und weinen und tragen edlen vont en pleurant et emportent la noble
Samen, und kommen mit Freuden und semence. Ils s'en retournent dans la joie
bringen ihre Garben. et rapportent les gerbes de leur moisson.

(PSAUME CXXVI, 5, 6)



Traduction piquée ici.

J'ai dû pogner ça dans le pit...


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02 août 2010

Seul

Ça a l'air que je peux mettre mon cerveau à off côté opéra. Les profs se sont réunnis en juin et ont décidé que ce serait les enfants qui choisiraient sur quel opéra nous allons bosser.

Je viens de l'apprendre.

J'me sens tellement cave de m'être creusé la tête pendant mes vacances à sortir des extraits adaptables de l'opéra qui selon moi convenait le mieux au projet.

Donc, les enfants, qu'est-ce qu'on mange? La salade d'épinard ou la poutine?













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26 juillet 2010

Au menu cette année...

Bon... ça va faire le niaisage, il faut choisir un opéra pour l’an prochain. J’ai le choix parmi les cinq à la programmation 2010-2011.



Le moins trash pour les enfants est La Bohème de Puccini, mais il ne se passe pas grand-chose à part du monde qui s'aime... Et en plus, ils sont pauvres, affamés et malades! Assez proche de la clientèle à qui j’enseigne.

Y a aussi Salome de Strauss, la fille frustrée qui fait trancher la tête de Saint-Jean Baptiste en échange d’une danse aux tables. Trop proche de la clientèle?

Puis y a ce pauvre Werther de Massenet. Triangle amoureux couronné d’un suicide. Cliché... mais Goethe...

Roberto Devereux de Donizetti. Un type s’envoie la reine d’Angleterre, mais celle-ci est jalouse avec raison, car Bob en aime un autre. Ça va finir sur l’échafaud.

Rigoletto de Verdi. Un bouffon aide son duc de patron à capturer une jeune fille, question de rigoler un peu. Comme l’éclairage est déficient, c’est la fille du bouffon qui sera la victime du duc.

J’ai déjà pas mal fait mon choix (j’suis même pas encore certain que je peux décider), mais je serais curieux d’avoir votre avis. C’est clair qu’on ne peut pas résumer un opéra de trois heures en quelques mots (un ténor veut se faire une soprano, mais une basse ne veut pas?).

Voici deux ou trois petites choses qu’il faut garder en tête :

-L’adaptation devrait comporter quelques airs ou musiques tirés de l’opéra, si possible chanté par les élèves (ça, c’est le bout tough). Le reste sera composé par les élèves. La musique sera jouée en direct pendant les spectacles par des enfants, alors, on se calme.

-On doit pouvoir organiser une quinzaine de personnages, ayant tous quelque chose qu’ils pourront travailler sur plusieurs mois. Donc, pas de petits rôles qui sont là une fois et demi et disent trois phrases et pas de rôle trop lourd. Comme il y a deux distributions, il ne faut pas écrire en fonction d’un élève ou d’un talent en particulier. Triste...

-Il faut un équilibre entre les rôles masculins et féminins, même si à l’opéra, les rôles importants sont surtout masculins.

-Il faut incorporer un choeur et des danseurs. Les danseurs peuvent être une entité abstraite.

-On découpe ça en deux ou trois actes. Donc, des lieux qui peuvent être neutres où les personnages vont et viennent.

-Notre public cible se situe entre 4 et 90 ans incluant des illettrés et des chefs de parti politique en passant par vous qui serez invités.

-Il faut que ça ait le plus possible rapport avec l’opéra. Comment? Je le cherche encore...

Ça ressemble à ça. J’vous épargne les détails.


***


Pour détendre un peu l’ambiance, une super bonne blague d’opéra :

Un type entre chez sa disquaire.

«Bonjour, ma chère. Auriez-vous le Trouvère?»

«Non, malheureusement, je n’ai pas Verdi...»










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16 juillet 2010

Les temps changent

Demain, on part pour la campagne faire du semi-camping chez des copains. Mieux que ça, même: ils fournissent la tente, la vaisselle et tout ce qu'il faut pour faire la bouffe.

On n'aura donc pas besoin de mettre le sac cargo sur le toit de la voiture. C'est l'avantage du ukulélé! Mais bon... le répertoire vient de manger un méchante claque, mais c'est tellement sympa.

Pour voir des gens tripper sans prétention avec leurs ukes.



Cheers!










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14 juillet 2010

J'assume

On a tous un côté kétaine, moi le premier. J'en ai d'ailleurs plein!

Ne le dites à personne, mais ces temps-ci, j'écoute beaucoup de Francisco Tarrega. Surtout lorsque je déjeune avec les enfants.

C'est qui celui-là?

Tarrega, c'est un espèce de Chopin qui serait espagnol et guitariste... Mais attention! Pas de flamenco à l'horizon. Nah...

Capricho Arabe






Gran Vals (Vers 14 secondes, vous pouvez entendre la sonnerie de Nokia!)







David Russel, Guitare





Si je rejoue de la guitare classique un jour, je vais monter ces tounes-là!
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Eille! Le maudit français qui pense qui sait toute!

Bonne fête, mon chum!





Faut avoir lu les deux billets précédents.
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12 juillet 2010

Tales from the pit : The last chapter

Avant de commencer, j’aimerais partager un truc délicieux et tellement simple:

1- Faites-vous un allongé (pas de lait, pas de sucre)

2- Servez-vous un bol de crème glacée à la pistache

3- Trempez votre cuillerée de crème glacée dans le café.

Dire qu’il y a des gens qui font des cafés aromatisés aux noisettes.

Pistache, man.

Pistache.

***

J’ai terminé mes péripéties dans le pit et tout fonctionne. Le dernier pépin qu’il y avait, c’était des raccords de tuyaux ABS qui étaient vraiment mal pensés (maudit français qui pense qui sait toute...). Dire que pour moi, il y a deux jours à peine, ABS était un système de frein antiblocage. Une nouille, vous dites?

Maintenant, que je fais ce genre de travaux, vous devez penser que je suis devenu une brute épaisse dépourvue de sensibilité. Et bien, détrompez-vous. Pour vous le prouver, je vous décrirai en trois étapes les états d’âme de la conjointe du gars qui pensent que lui aussi, il peut le faire!

J’ouvre une dernière parenthèse. Il m’arrive souvent de rencontrer ou de voir à la télé (vraiment?) des personnes extrêmement intelligentes, Des gens avec des cerveaux qui sont tout simplement de meilleures machines que le truc entre mes deux oreilles. Bon... Y a les génies qu’on connait : Stephen Hawking et Cie, mais aussi des profs d’universités. Alan Belkin, par exemple. Et y a cette personne qu’on rencontre dans un party avec qui on jase et on sait: il est juste plus intelligent que nous. Ça va plus vite, plus fort, plus tout dans sa tête. Ce n’est pas grave; j’ai deux chats qui m’aiment à la maison. Par contre, je n’ai jamais été subjugué par l’intelligence d’un plombier, d’un mécanicien, d’un électricien ou autre détenteur d’un DEP. Attention. Je ne dis pas qu’ils sont cons ou que je suis plus brillant qu’eux. Nope... Ce que je veux dire, c’est que ce qu’ils ont appris ne m’est pas inaccessible. D’accord, ce sont des pros avec de l’expérience, mais je n’ai peut-être besoin que d’une infime parcelle de leur savoir. De la même façon, on peut jouer Lean on me au piano sans pouvoir jouer les études d’exécution transcendantale de Liszt (quel titre pompeux... j’adore!). Ce n’est pas interdit. Nope. Donc, vous comprenez? Si on est prêt à apprendre et à se tromper et à recommencer, y a de bonnes chances qu’on réussisse. Je fais bien de la musique malgré un talent médiocre. Mais j’aime tellement ça...

Voici donc les trois états d’âme de la conjointe quand le chum se prend pour un vrai gars. Dans l’ordre en plus!

La phase sceptique

Ne pas confondre avec la fosse du (presque) même nom. Ça ressemble à du déni. On regarde le trou complètement inondé et la boîte électrique qui ne fonctionne plus et y a le mec à côté (c’est moi, ça!) qui dit qu’il va commencer par vider le trou, refaire l’électricité, ensuite vérifier la pompe, la réparer ou la changer et ensuite refaire la plomberie un peu mieux que ce que c’est tout en gueulant contre le «maudit français qui pense qui sait toute».

Y a de l’incrédulité dans l’air.

«On ne ferait pas mieux d’appeler quelqu’un?»

«Nah... Je peux le faire et on va sauver plein de fric!»

La phase "Mon héros!"

Ensuite, le trou est vidé, PMT bosse au fond, rebranche l’électricité malgré les vis stripées et autres cossins qu'il faut arracher, refait fonctionner la pompe, démonte l’interrupteur, etc... Le vent change. Je suis hot! Grrrr... J’implique même mon fils de quatre ans qui me tend les outils et à qui j’explique tout. On m’admire. Je peux le faire! The sky is the limit et je suis au top de la chaîne alimentaire.

Vous l'avez deviné : ça ne durera pas.

La phase reality check

Ça fait deux jours que je fais la navette entre le pit et Réno-Machin-Truc. Ma blonde, pour sa part deal avec les enfants dans la canicule et a besoin d’aller à la clinique. "Le frigo est vide, il faut faire l’épicerie! Est ce que tu vas sortir de ton maudit trou? Ça fait deux jours que t’es là-dedans!"


Voilà. J’ai terminé et tout fonctionne.

Je t’aime, mon amour.








(Ben quoi... Elle vient me lire parfois, alors, je ne prends pas de chance...)


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10 juillet 2010

The pit

Non... il ne sera pas question de ma descente aux enfers.

Moi, Dantesque? Pfff...

Et hélas, je ne vous parlerai pas de mes charmants élèves, ni du merveilleux monde de l’éducation. Je ne vous ferai pas non plus entendre un classique de Haydn et je ne partagerai pas avec vous ce qui m’impressionne chez Debussy.

Nope... j’suis en vacances, alors je vais vous parler du «pit».

Quand on a acheté notre piaule, j’n’avais aucune idée de ce qu’était un drain français, mais on savait qu’on en avait un.

Cela était bon.

Bon... Y a comme un genre de trou où j’n’étais jamais descendu: trop de couvercles, plaques et autres machins encombrants à enlever. Au fond du trou, y est censé y avoir une pompe... Sauf que là, la pompe, on ne l’entend plus et la flaque dans le sous-sol, ce n’est pas le vétérinaire qui va régler le problème. Ben quoi... ils ne sont plus jeunes mes chats. Ils auraient pu avoir une fuite.

Donc, pas le choix; faut que j’aille dans le pit!

Bordel... J’ai réussi à enlever toutes les couches de planches et de machins inondables pour un musicien pour me rendre compte que c’était totalement inondé. Pas de panique... Un voisin me refile une pompe (il ne me connaît pas encore, il croit que je suis sympathique, le pauvre...).


Pompage du machin, descente dans le trou et je remarque que même la boîte électrique de la pompe a été inondée. Oups... Ce n’est pas un plombier qu’il me faut, c’est un électricien. J’débarque chez Home-Réno-Truc pour autre chose, mais je m’arrête dans la section électrique et je jase avec le bonhomme. j’suis assez bullshit pour qu’il pense que je connais ça un minimum et il me convainc que je peux tout faire ça moi-même.

Moi? Vraiment? Comme un vrai bo-boy et ma blonde va s’occuper des enfants pendant ce temps-là?

Deal!

J’suis donc descendu dans le pit et j’ai défait la vieille boîte électrique. Le problème avec ces machins-là quand les vis sont toutes stripées, c’est qu’on ne peut pas tirer un bon coup et tout arracher.


J’me rend à l’évidence: le type qui a installé tout ça est totalement broche à foin. D’abord, il a mis la pompe à l’extérieur... Normalement, c’est à l’intérieur et quand ça ne marche pas, tu en mets une autre et voilà.

Mais dans le pit, ça ne se passe pas comme ça.

Ensuite, j’ai dû rebrancher correctement les tuyaux qui vont vers les égouts avant d’attaquer ladite boîte. J’ai réussi à rétablir le courant pour d’abord m’assurer que la pompe fonctionnait toujours. Elle fonctionne, mais le flotteur/interrupteur est kaput au niveau électrique... peut-être. C’est la prochaine étape. En attendant, les fils qui partent de la maison ne sont pas réglo pour être à l’extérieur. Du patentage, bordel. J’vais le dire : «maudit français qui pense qui sait toute». Plus ça va, plus on découvre des trucs bizarres dans la maison et plus que je me dis : «maudit français qui pense qui sait toute».

Héhéhé... J’déconne.

Not.

Donc, j’ai passé la putain de journée dans le pit ou chez Home-Réno-Truc à essayer de soutirer de l’information aux vendeurs. J’suis en train de devenir complètement mongol, mais ça ne me coûtera pas une cenne en plombier, électricien ou autre spécialiste. Moi gratteux? Pfff... Je veux seulement apprendre!... et m’acheter une nouvelle guitare à la fin de l'été si j'ai assez de fric.

Voilà. Demain, je retourne dans le pit et j’installe une nouvelle boîte électrique. J’suis néophyte au point de me demander comment je la fixe au mur. Y a pas de petits trous pour les vis.

Bordel! J’vais en faire des trous!

Yeah!

Pour les visuels, voici "the pit" une fois vidé et nettoyé. La pompe est branchée dans de nouvelles fiches pour faire des tests. C'est profond? J'utilise une corde pour descendre l'escabeau, alors j'dirais environ 4 mètres. Assez profond pour que ça ne gèle pas l'hiver et qu'il fasse frette l'été...



Check-moé ça la rouille, man. On voué même pus les vis!












C'est dans ces moments qu'on voudrait avoir un beau-père digne de ce nom.







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29 juin 2010

Complot à Ottawa

Je viens de passer un coup de fil du côté de nos copains au gouvernement du Canada.

Imaginez la voix et l’accent de Stephen Harper:

«Pûr le faîte dou Canada, nos bourweaux seuront feurmés le pwremier de jouillet et aussi, le deuxième de jouillet!»

C’était tellement ridicule que c’en était sympathique.

Bordel, c’était vraiment sa voix...

Moi, je dis que c’est un complot et que les employés s’amusent à imiter Stephen.




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24 juin 2010

L'évidence même

J'suis en train de péter au frette...


La preuve : j'écris ça à 7h48 du matin, un 24 juin.







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22 juin 2010

Affichage

Une fois de plus, j'vais voir si ma job est encore disponible l'an prochain. Quelque part, y a rien là comparativement à la rencontre où une majorité de titulaires déterminent les disciplines qui seront enseignées par des spécialistes l'année suivante. Les éducateurs spécialisés, psychologues, orthophonistes, psychoéducateurs, travailleurs sociaux, etc... n'ont rien à dire. C'est le CPEPE, le comité de participation des enseignants à la politique école (une instance syndicale) qui décide.

J'suis d'accord que la pertinence de ma présence dans une école soit remise en question une fois par année (c'est quand même souvent...), mais quand la moitié du "panel" de sélection lisent à peine un bouquin par année si on exclue la littérature jeunesse et ne font pas la différence entre culture et divertissement culturel, concert de Noël et cours de musique, arts plastiques et bricolage, etc..., j'suis surpris d'être encore là.

Ça doit être mon semblant de gestion de classe.

Hein? Je suis dur envers LA MOITIÉ de mes collègues? Que croyez-vous qu'ils pensent de moi? Le bizarre... le musicien...

Bof...

Parlant bouquin, je me cherche un bon roman historique pour commencer l'été. Un truc du genre Druon ou même Dumas. Des suggestions? Des nouvelles d'un Folco à venir?





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20 juin 2010

Une équipe extraordinaire

Let’s cut the crap!

Vous vous êtes sans doute fait dire que vous étiez une équipe extraordinaire cette année, hein? Personnellement, je trouve ça plutôt triste, parce que ça ne veut plus rien dire. C’est juste un truc en gestion pour éviter un putsch et garder la bonne humeur chez les troupes. Imaginez s’il y avait des profs extraordinaires et des profs ordinaires. Mais attendez... Ça ne serait pas juste, hein?

Ils pourraient aussi payer la bière. Ça serait moins futile. La même formule qu'un barbecue où on apporte notre viande et que l'hôte fournit les patates et la salade. On pourrait apporter notre scotch et la boss payerait la bière!

Une idée extraordinaire...





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15 juin 2010

J'veux même pas le savoir.

Je ne sais pas combien il me reste de jours avant la fin de l’année scolaire et j’n’en ai rien à cirer.

Je ne peux pas m’empêcher de penser que ceux qui comptent les jours avant les vacances doivent aussi compter les jours avant le retour au travail...

Parlant de compter, je change d'âge aujourd'hui... comme Grieg!






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14 juin 2010

Soirée des finissants

Mercredi soir, j’suis allé à la soirée des finissants du CPE de mon fils. Il y avait de la bouffe, une remise de diplômes et ensuite,ils ont dansé en tapant dans des «ballounes»


Vendredi soir, j’suis allé à la soirée des finissants de mes élèves de sixième. Il y avait de la bouffe, une remise de diplômes et ensuite, ils ont dansé en tapant dans des «ballounes».


Pour le peu d'enfance qu'il leur reste, c'est tant mieux!






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11 juin 2010

Parfois, j'ai honte

Yep... Parfois, j'ai vraiment honte d'être prof. Déjà que je trouve qu'une journée de grève, c'est futile (sauf pour le gouvernement qui empoche une journée de nos salaires), la plupart des moyens de pression le sont tout autant.

Je sais que ce n'est pas une directive du syndicat, mais ça s'est quand même rendu dans les médias.

Celeri, iPod et lunettes fumées.


J'ne vois pas comment niaiser dans des réunions qui sont déjà souvent trop longues et inefficaces fera avancer notre cause. Personnellement, je ne tolère pas ce genre de comportement chez mes élèves, parce que je trouve ça "épais". Un peu de rigueur, bordel! C'est plutôt en étant sérieux et professionnel dans nos rapports avec les directions et autres patrons que nous améliorerons notre sort et celui de nos élèves.



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06 juin 2010

Qualité de l'enseignement... pfff!

Dans une école de Laval spécialisée en musique, on remet en question la présence d’enseignants qui n’ont pas le bac en pédagogie. Par exemple, on voudrait remplacer un prof de violon détenant une maîtrise en interprétation et jouant dans des orchestres professionnels, par un prof qui a fait le bac en enseignement et dont l’instrument est le violon.

http://www.radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=112166

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/education/201005/28/01-4284560-ecoles-specialisees-a-laval-un-permis-requis-pour-enseigner-la-musique.php

Il me semble que tout allait bien dans cette école...

Personnellement, j’aimerais mieux voir le violoniste professionnel enseigner le violon à mes enfants... Curieusement, chaque fois que je trouve qu’un prof de musique est bon, c’est quelqu’un qui sait jouer. Malheureusement, ce n’est vraiment, mais vraiment pas le bac en enseignement de la musique qui va former de bons musiciens. Si un bon musicien décide de faire le bac, on est en business, mais comme ils acceptent à peu près n’importe qui...

J’aimerais bien avoir un stagiaire... Mais s’il ne peut pas accompagner les classes, s’il est trop coincé pour faire un jam de percussions avec les élèves, j’fais quoi avec?





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02 juin 2010

One of the girls

Enseigner au primaire, qu’on le veule ou non, c’est une job de femme et chaque jour, je deviens de plus en plus «one of the girls»!

PMT : Examen...? Tu es enceinte?

COLLÈGUE : Oui!

PMT : Je m’en doutais, mais je n’osais pas en parler... Je trouvais que tes seins avaient grossi. En tout cas, bravo!

COLLÈGUE : Merci.

C’est sorti comme ça, tout seul. Et ça a passé...


Avis aux mâles : ne tentez surtout pas ça dans un bureau d’avocat... à moins que ce soit vous l'avocat.


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29 mai 2010

Mendicité 101

Hier après-midi, j’ai remplacé la prof de première année.

De quoi je parle, là? Je ne crois pas qu’elle soit remplaçable... Mais bon, les enfants étaient pognés avec moi après un avant-midi plutôt tumultueux avec une jeune remplaçante. Vous savez, les agendas, les cahiers de leçon, le machin qu’il faut coller sur le truc et tout le tralala, j’suis pas très bon dans ça. J’suis donc un peu perdu et sans trop réfléchir, je demande aux élèves de sortir ce dont ils auront besoin pour l’activité qu’on fera : un crayon, une gomme à effacer, une paire de ciseaux et un tube de colle. Pendant ce temps, j’essaie de comprendre l’activité en question en gérant de dérangeants conflits cons.

C’est là que ça se complique. Y a machin qui n’a pas de colle, truc qui n’a pas de ciseaux et l’autre qui n’a pas compris.

Et puis, y a le p’tit avec le mohawk qui n’a rien sur son bureau...

J’vais le voir et lui demande de sortir la feuille d’activité. Pas l’air très motivé le jeune... Grand frère en TC, anglophone, métis...sans doute antillais. J’vous ai dit qu’il a un mohawk?

J'vous ai dit que je suis plein de préjugés?

Il sort sa feuille... C’est long.

Un crayon?

Il sort un p’tit bout de crayon.

La colle?

Quelqu’un peut partager sa colle?

Merci...

Des ciseaux?

Oh... Quelqu’un peut lui prêter des ciseaux?

Tiens... Efface? Quelqu’un?

Je sais... L’école a des programmes pour fournir du matériel scolaire aux enfants dans le besoin, mais il doit tout perdre en criant... ciseaux?

J’suis certain que la prof lui refile du matériel scolaire provenant des programmes d’aide, mais ça doit toujours être à refaire et il le perd, il l’oublie... il le jette?

La grande pauvreté ce n’est pas de ne pas avoir, mais de ne pas être capable de garder. De garder sa job, son char, son appartement, l’amour de sa vie, ses enfants... de garder la tête haute.

Ce p’tit gars, avant de commencer chaque activité ou presque, il doit mendier.

C'est à l'école qu'on apprend ce qu’on va faire lorsqu’on sera grand?










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27 mai 2010

Facebook

Sur Facebook, j'accepte comme amis mes anciens élèves et les élèves des autres écoles du projet une fois le projet terminé.

J’vous épargne la déficience orthographique.

Une élève du projet : Salut.

PMT : Salut.

L’élève : J’ai eu un chaton aujourd’hui. C’est le plus beau jour de ma vie.

PMT : J’adore les chats!

L’élève : J’vais l’appeler Tamino.


C’est con, mais j’ai le sentiment du devoir accompli.










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24 mai 2010

Hors sujet

J’ai passé l’après-midi à charroyer un voyage de terre d’un bord pis de l’autre de la cour.

En admirant le travail avec ma copine, nous en sommes venus à cette inévitable conclusion : deux verges valent mieux qu’une!

Je sais...

J'ferais mieux de rester dans le sujet.








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17 mai 2010

Invitation

Pour quoi? La Flûte enchantée.

Par qui? Nos élèves.

Huh? C’est une adaptation de l’opéra. Le livret est revu et recorrigé pour en faire un spectacle théâtral avec plein de danses et de chansons inspirées de la musique originale de Mozart ou de compositions d’élèves.

Où? Salle Marie-Gérin-Lajoie à l’UQAM.

Quand ? Nous donnons six représentations en deux jours (il y a deux distributions). Le public adulte est invité mercredi le 19 mai à 19h30 et jeudi le 20 mai à 19h30.

$$$? C’est gratuit. Mais c’est préférable d’avoir des billets. Amener vos enfants, bordel!

Écrivez-moi profmalgretout@hotmail.com

N.B. : Si vous voulez voir les musiciens en action, asseyez-vous côté jardin.





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15 mai 2010

PQ, ADQ, ça va ou bien?

C'est fou comment un type comme moi n'a qu'une option politique au provincial...

Et si, sans les abolir, on dépolitisait tout simplement les commissions scolaires? Hydro-Québec, la SAQ, les hôpitaux... Ils n’ont pas besoin d’élire leurs dirigeants. Pourquoi les écoles? Quelques personnes compétentes qu’on balance à droite et à gauche et qu'on paierait bien pour être à la tête des commissions scolaires et le tour est joué.

Ça prendrait des despotes éclairés! Ouais...

Mais qu’on arrête de faire de la politique sur le dos des enfants, bordel.

En passant, nous avons besoin des commissions scolaires. Sinon, c’est le beau-frère de la secrétaire qui va venir réparer la plomberie de l’école. Mais est-ce qu’on a besoin des commissaires qui sont là plus souvent qu’autrement pour prendre de l’expérience politique?

Voilà.

Demain, à 7h00 du matin, on embarque les décors, les instruments, les costumes, etc.. Direction salle de spectacle. On m’a dit que je pourrais faire le «set up» de mon band à 13h00. L’an dernier, j’ai attendu jusqu’à 21h00 et j’suis rentré chez moi sans avoir installé mes trucs. Il fallait laisser l’espace libre pour les éclairagistes... J’me suis dit que j’allais arriver plus tôt le lendemain.

Le lendemain, il n’y avait personne: les portes n’ouvrent pas plus tôt les "lendemains".

Ben quoi? Je l’savais pas.






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14 mai 2010

Go Habs, go?

Chaque printemps, y a une partie de moi qui espère que les Canadiens se feront sortir des séries avant le mois de mai. Ben quoi... Y a pas de mal à prêcher pour un quotient intellectuel moyen un peu plus élevé.

Ce n’est même pas la vraie raison.

Imaginez le p’tit gars qui voit son père une fin de semaine sur deux, quand ça adonne. L’enfant a préparé un spectacle pendant plusieurs mois et en mai, il le présente devant public. Un gros public... Des maires, des députés, plein de gros bonnets.

Et aussi, des papas et des mamans.

Y a pas juste les salles d’urgence qui sont vides les soirs de série...

Dites-moi que c’est vrai que le CH ne joue pas mercredi le 19 et jeudi le 20.










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13 mai 2010

PMT on ice

Attention : ce billet s'adresse aux individus ayant une connaissance de l'opéra de Mozart La Flûte enchantée.

***

J’ai passé la journée en «pré-générale» sur une patinoire. Même sans glace, y fait frette... Soyez donc indulgent.

Tamino on ice

C’est une fois Tamino...

TAMINO : Salut Pageno!

PAPAGENO : Pas Pageno... Papageno!

TAMINO : Huh?

Quel con... Il ne comprend vraiment rien. La preuve...

C’est une fois Tamino.

TAMINO : Salut Mina!

PAMINA : Pas Mina... Pamina!



As-t-il le profil pour faire face une telle situation?


Profil... Face...

J’suis fier de moi, là...
En primeur, mon set up.



C'est du PSR de tout acabit de Yamaha.

Maximum sept musiciens à la fois (en m'excluant).

-Clavier 1 : Strings.

-Clavier 2 : Brass section et parfois, des pizzicatos.

-Clavier 3 : Un synth pad "Equinox" ou Music box pour faire les clochettes de Papageno.

-Clavier 4 : Fretless bass

-Un djembé

-Snare et Kick (à deux mains)

-Cymbales : hi-hat, ride, crash.

Et y a moi, un Macbook d'entrée de gamme avec deux cartes de son :

Presonus Firebox : Un PSR cheap contrôle en midi Mainstage d'Apple. J'y joue toutes sortes de patch et des effets spéciaux allant du tonnerre à la harpe en passant par un atterrisage forcé de vaisseau spatial.

Lexicon Alpha : J'y branche la guitare électrique et passe par Amplitube de IK Multimedia.

En répétition, les quatre claviers et la carte son midi entrent dans un petit mixer 4 entrées (j'utilise l'auxiliaire pour la carte son. J'obtiens donc cinq entrées!!!). La guitare sort via la carte son dans un petit Yamaha JX20 que j'utilise plus comme un haut-parleur que comme un ampli.


Voilà. Ça m'a fait du bien de partager tout ça avec vous.








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07 mai 2010

Le EXS24 et moi

Ça vous arrive d’écrire un billet seulement parce que vous en avez marre du dernier?

Si ce n’était que cela... Vendredi soir monoparental, les deux enfants sont couchés, la bouteille de Macallan est sur la table et moi, le con, je dois reviser mes «cue» pour le spectacle parce que ça ne va pas, vraiment pas. Non, mais, j’ai la tête d’un bruiteur, moi? L’aspect musical, je m’en sors, mais quand pour le besoin de la chose, je voudrais qu’on sente un peu plus l’électricité dans les coups de tonnerre...

Vous connaissez le logiciel Logic d’Apple? J’me demande si y a pas moyen de balancer n’importe quel son dans le EXS24 et de le bidouiller un peu. J’vous raconte ça parce que cette année, je laisse le piano à la maison et je joue mes parties de clavier sur Mainstage. Pfff... Dans toutes les danses et les chansons (sauf une), j’ai la guitare au cou.

C’est le bonheur...

Les bouts moins sympas, ce sont les transitions et les effets sonores. Il faut être super alerte et pouvoir improviser pour s’adapter. Sur un show d’une heure, j’ai une trentaine d’interventions et comme y a deux distributions (on joue le spectacle six fois en deux jours), vaut mieux ne pas trop tomber dans une zone de confort.

Mais bon... J’me suis toujours dit qu’un jour je déconnerais avec un échantillonneur.

Voilà.

À l’attaque.

Vous êtes tous invités. 19 et 20 mai. J’vous en reparle...




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