07 novembre 2008

En novembre (the end)

Y en avait pas de dilemme. Après deux jours et une douzaine d’appels, j’ai réussi à parler à la madame qui s’est avérée très sympathique.

Quelqu’un avec plus d’ancienneté que moi a pris le poste...

Voici comment ça fonctionne:

Il y a des bassins. Dans les bassins, des poissons (ça, c’est nous, les enseignants à statut précaire). Dans le bassin 01, les plus anciens. Ensuite, le bassin 02, etc. Lorsqu’un poste est disponible, on lance les lignes (téléphonique?) dans le bassin 01. Si personne n’est intéressé, on passe au bassin 02, le mien. C’est presque de la pêche à la dynamite.

Quand j’ai parlé à la petite dame, le poste avait déjà été pris par le doyen du bassin... Donc, pas de dilemme.

J’ai quand même posé LA question : est-ce que j’aurais pu terminer ce que j’ai entrepris avec les élèves cette année et n’entrer en fonction qu’en août prochain? Une triangulation, quoi...

Non. Ce n’est pas ce qui est prévu dans la convention.

On veut des projets, de la vision à long terme, de l’engagement...

Rien pour que je devienne syndicaliste.




...

12 commentaires:

Delphine Bergeron a dit…

J'hésite entre te dire : "On les encule" ou "C'est des queues".

Choisi.

Hortensia a dit…

Euh, tu bégaies du billet?

Prof malgré tout a dit…

Oups...

Dobby a dit…

Alors là, je ne comprends pas!...... Parce que tu es spécialiste en musique, établi avec les élèves et le projet, tu n'aurais pas le droit à la triangulation pour garder la stabilité, alors que moi, du haut de mon truc-muche de contrat de remplacements à un jour fixe et 4 occasionnels à me promener, je le serais obligatoirement même si je suis davantage remplaçable (on s'entend-tu pour dire qu'une journée, ce n'est pas un projet?!?!?)?

Il y a quelque chose que je ne comprends pas...

Anonyme a dit…

Il serait préférable que tu te renseignes auprès de ton délégué syndical, ou directement au syndicat. La commission scolaire ne porte pas ta convention collective dans son coeur. Qui sait, elle pourrait interpréter certaines clauses à son avantage.
Comment se fait-il que tu sois obligé de travailler durant les récréations? Tes collègues le font-ils, eux? Ta direction devrait engager un autre spécialiste en musique afin que tu puisses te consacrer à ton projet. Une subvention te permettrait de ne pas avoir à enseigner à toute l'école. Ce projet est sûrement une surcharge de travail pour toi. J'espère que tu reçois une compensation sous une forme ou l'autre. Je trouve que votre travail de spécialiste n'est pas reconnu à sa juste valeur. C'est inéquitable pour vous.

Prof malgré tout a dit…

Anonyme : Merci de vous soucier, mais j'ai déjà posé ces questions. Le problème, c'est le fric. Personne ne m'oblige à faire le projet. J'ai deux contrats bien distincts: un comme prof de musique et l'autre pour le projet et une partie de mon salaire pour le projet ne vient pas de la commission scolaire, mais du projet directement.

Pour ce qui est des récréations, c'est la triste réalité des spécialistes. Le matin, je donne trois périodes de 55 minutes. J'ai donc 5 minutes entre les deux premières, mais je dois me "revirer de bord" entre chaque classe. Entre la deuxième et la troisième, j'ai 10 minutes. C'est pas mal plus relax, mais ce n'est pas assez pour quitter le local, descendre trois étages et faire un appel (je frappe toujours un répondeur, anyway). Les après-midis sont moins serrés.J'ai finalement réussi à rejoindre la petite madame sympa.

Dobby : Y a rien de plus bas qu'un spécialiste au statut précaire dans la chaîne alimentaire d'une école.L'avantage, c'est qu'on ne peut pas descendre plus bas. On prend tout avec philosophie... idéalement.

Claude Gelinas a dit…

Woa!

C'est majeur, comme développement.

Et les parents, qu'est-ce qu'ils en pensent, eux?

Trouvent-ils que les enfants sortent gagnants de cette tournure des choses?

Le "système" semble servir ses propres intérêts et non ceux des enfants, dans ton cas... je me trompe?

Prof malgré tout a dit…

Claude : Je pense que le système veut le bien des enfants, mais comme les gens qui décident et gèrent en éducation sont totalement décrochés de la réalité...

Mais effectivement, ils ne se gênent pas pour se servir quand l'occasion se présente.

Anonyme a dit…

Comment le système peut-il vouloir le bien des enfants si les gens qui le définissent et l'administrent sont aussi décrochés de la réalité qu'on le prétend? Les commissaires ne sont-ils pas élus par la population? Je crois que la population est elle même décrochée.Les administrateurs sont, quant à eux, très au fait de cette réalité. Ils sont réalistes et lucides...

Prof malgré tout a dit…

Je ne suis pas pour le démantèlement de commissions scolaires, mais je crois qu'elles devraient être dépolitisées. Fini les commissaires.

Anonyme a dit…

Il faudra voter ADQ. Ce sont les seuls qui traitent de la question.

Prof malgré tout a dit…

Ils veulent les abolir, ce qui serait, selon mon humble avis, une erreur. J'ai d'ailleurs déjà écrit un billet là-dessus.

L'ADQ, pour moi, c'est le festival de la démagogie et j'suis allergique à ça. Pour avoir mon vote, il faudrait qu'ils aient des gens plus instruits, plus cultivés et une ligne de pensée claire qu'ils conserveraient jusqu'aux élections.

Anyway, j'suis bien trop à gauche pour eux et j'aime pas parler de politique à jeun.