Appelons-le Saïb. Je le connais depuis qu’il est en maternelle. Maintenant, il est en cinquième année, mais on lui a trouvé une place en classe TC.
Le problème avec Saïb, c’est qu’on n’a jamais été certain s’il nous niaisait ou pas. En d’autres mots : est-il con ou baveux?
Les évaluations psychologiques demeurent nébuleuses (pour ce que j'en sais...) et le père souffre lui-même d’un grave déficit d’attention. Ajoutez à ça des voyages de plusieurs semaines pendant l’année scolaire et vous obtenez Saïb.
En passant, il parle très bien français et son père aussi.
Ce matin, en TC troisième cycle.
Saïb : Heu... C’est heu, l’affaire là...
Moi : Huh?
Saïb : Là l’affaire... C’est...
Moi : Saïb, si tu veux me parler, tu dois faire un phrase.
Saïb : ...
Moi : Je ne comprends pas ce que tu me demandes. Fais une phrase.
Saïb: ...
Moi : Mets les mots ensembles pour que ça forme une phrase que je pourrai comprendre.
Saïb réfléchit.
Et là, tout devient clair pour moi... mais pas pour lui. Le doute couvre son visage.
Saïb (interrogatif) : Je - mange - une - pomme.
La classe se bidonne. Grrrr... Moi et l’éducatrice, on les remet à leur place (cou-couche, panier, pa-pattes en rond...), mais nos regards se croisent.
Nous avons la réponse.
...
27 septembre 2007
Le problème des tics
Problème d'éthique?
Ou quand les TIC attaquent tôt. Tic-Tac-Toe. Wow... quel jeu de mots! Mais que voulez-vous? Ça me prenait un titre pour vous crier mon désarroi par la tête.
Ah oui... pour les non-initiés, TIC veut dire Technologies de l’Information et des Communications. En d’autres mots, l’ordinateur et le multimédia. Je sais... mais on fait ça simple aujourd'hui.
D'abord, je ne vous cache pas qu’il y a une certaine pression pour qu’on intègre de plus en plus les TIC. C’est un peu comme l’enseignement de l’anglais il y a quelques années...
«Wouain mais moé, j’veux qui soye bilingue!»
Ah oui! Apprendre une deuxième langue... C’était quoi déjà la première?
Huh?
On se retrouve donc dans des classes qui n’ont parfois même pas de lecteur cd, mais où il faut intégrer les TIC... Dans le fond, y a rien là, mais attention, il ne suffit pas que l’enfant soit spectateur; il doit utiliser la bébelle de technologie et de communication.
Par exemple, chaque année, je fais un site Web pour le projet. On y trouve des photos des formations, la musique du spectacle, des extraits du texte et même des bouts de films. J’y balance aussi de la documentation sur le sujet sur lequel on travaille et on peut y suivre la progression du projet de semaine en semaine.
TIC?
NON! Ça, c’est de la grosse bullshit de prof qui se regarde le nombril, en occurrence, moi-même.
Les TIC commencent quand j’y ajoute un blogue. Les élèves peuvent laisser des commentaires. Ça devient un lieu de discussion virtuel.
TAC?
Come on... Un lieu de discussion, c’est rigolo, mais plutôt futile. Les TIC commencent vraiment avec le forum.
Yep... Tout simplement un forum. Une section pour les annonces et les règles, une section pour les personnages et une pour l’intrigue. On écrit chaque semaine en classe, mais le forum est ouvert 24 sur 24. On parle d’un projet qui regroupe quatre classes d’écoles différentes. Les élèves échangent avec d’autres jeunes qu’ils ne connaissent pas encore, mais avec qui ils vivront la plus belle aventure de leur primaire. Par les TIC, ils sont tous ensemble. Ils sont «branchés» dans la création.
Les TIC, c’est un outil, pas un but.
La prochaine fois que vos enfants vous parlent des projets «TIC» qu’ils font en classe, posez-vous donc la question : c’était quoi le but? Utiliser l’ordinateur?
Je suis prétentieux? C’est la frustration qui fait ça... Vous allez voir, bordel!
Vous avez déjà installé un forum sur un serveur? Moi, la première fois, je ne savais même pas la différence entre html et php.
Une base de données mySLQ, ça vous dit quelque chose?
C’n’est pas grave. Vous n’avez qu’à faire comme moi et feindre. Oui, c’est ça! Feakez un peu et on va vous croire.
Donc, je bidouille tout ça pendant l’été. Quand le projet commence, je mets à jour le forum régulièrement et je modère quotidiennement. Jusque-là, ça va.
Hier, je débarque sur le forum pour ma visite quotidienne. Surprise!
TOE
C’était le forum de l’an dernier. Pas seulement le modèle... Les questions, les réponses... tout. On était en juin 2007. AHHHHHHHHHHH!!!!
J’ai contacté la personne responsable du serveur. Ça ne marchait plus. Il a repris la sauvegarde de juin...
Kaput. R.I.P. forum. La base de données est sur le serveur... heu... était plutôt.
Ah oui... il est désolé. Moi aussi, je suis désolé. Les élèves qui ont posté des dizaines de trucs sur le forum, ils sont désolés aussi. Est-ce que les gens qui veulent qu’on intègre les TIC sont désolés?
Pour donner mes cours, j’ai plusieurs centaines de dollars d’équipement dans ma classe. Des instruments qui m’appartiennent et qui ne sont pas déductibles d’impôt. Faudrait en plus que je paye pour un serveur?
Bordel... Y a jamais rien qui marche dans cette commission scolaire?
Et je fais quoi moi là? Je recommence tout jusqu’à la prochaine gaffe?
Ou bien je trouve un autre hébergeur que l’employeur... Mais moralement, puis-je inviter une centaine d’enfants sur un site Web indépendant?
J'ai donc le choix :
1- Je laisse tomber les TIC.
2-Je laisse tomber l'éthique.
....
Ou quand les TIC attaquent tôt. Tic-Tac-Toe. Wow... quel jeu de mots! Mais que voulez-vous? Ça me prenait un titre pour vous crier mon désarroi par la tête.
Ah oui... pour les non-initiés, TIC veut dire Technologies de l’Information et des Communications. En d’autres mots, l’ordinateur et le multimédia. Je sais... mais on fait ça simple aujourd'hui.
D'abord, je ne vous cache pas qu’il y a une certaine pression pour qu’on intègre de plus en plus les TIC. C’est un peu comme l’enseignement de l’anglais il y a quelques années...
Le célèbre :
«Wouain mais moé, j’veux qui soye bilingue!»
Ah oui! Apprendre une deuxième langue... C’était quoi déjà la première?
est devenu :
«c importan linformatik lol lol lol ;-) «Huh?
On se retrouve donc dans des classes qui n’ont parfois même pas de lecteur cd, mais où il faut intégrer les TIC... Dans le fond, y a rien là, mais attention, il ne suffit pas que l’enfant soit spectateur; il doit utiliser la bébelle de technologie et de communication.
Par exemple, chaque année, je fais un site Web pour le projet. On y trouve des photos des formations, la musique du spectacle, des extraits du texte et même des bouts de films. J’y balance aussi de la documentation sur le sujet sur lequel on travaille et on peut y suivre la progression du projet de semaine en semaine.
TIC?
NON! Ça, c’est de la grosse bullshit de prof qui se regarde le nombril, en occurrence, moi-même.
Les TIC commencent quand j’y ajoute un blogue. Les élèves peuvent laisser des commentaires. Ça devient un lieu de discussion virtuel.
TAC?
Come on... Un lieu de discussion, c’est rigolo, mais plutôt futile. Les TIC commencent vraiment avec le forum.
Yep... Tout simplement un forum. Une section pour les annonces et les règles, une section pour les personnages et une pour l’intrigue. On écrit chaque semaine en classe, mais le forum est ouvert 24 sur 24. On parle d’un projet qui regroupe quatre classes d’écoles différentes. Les élèves échangent avec d’autres jeunes qu’ils ne connaissent pas encore, mais avec qui ils vivront la plus belle aventure de leur primaire. Par les TIC, ils sont tous ensemble. Ils sont «branchés» dans la création.
Les TIC, c’est un outil, pas un but.
La prochaine fois que vos enfants vous parlent des projets «TIC» qu’ils font en classe, posez-vous donc la question : c’était quoi le but? Utiliser l’ordinateur?
Je suis prétentieux? C’est la frustration qui fait ça... Vous allez voir, bordel!
Vous avez déjà installé un forum sur un serveur? Moi, la première fois, je ne savais même pas la différence entre html et php.
Une base de données mySLQ, ça vous dit quelque chose?
C’n’est pas grave. Vous n’avez qu’à faire comme moi et feindre. Oui, c’est ça! Feakez un peu et on va vous croire.
Donc, je bidouille tout ça pendant l’été. Quand le projet commence, je mets à jour le forum régulièrement et je modère quotidiennement. Jusque-là, ça va.
Hier, je débarque sur le forum pour ma visite quotidienne. Surprise!
TOE
C’était le forum de l’an dernier. Pas seulement le modèle... Les questions, les réponses... tout. On était en juin 2007. AHHHHHHHHHHH!!!!
J’ai contacté la personne responsable du serveur. Ça ne marchait plus. Il a repris la sauvegarde de juin...
Kaput. R.I.P. forum. La base de données est sur le serveur... heu... était plutôt.
Ah oui... il est désolé. Moi aussi, je suis désolé. Les élèves qui ont posté des dizaines de trucs sur le forum, ils sont désolés aussi. Est-ce que les gens qui veulent qu’on intègre les TIC sont désolés?
Pour donner mes cours, j’ai plusieurs centaines de dollars d’équipement dans ma classe. Des instruments qui m’appartiennent et qui ne sont pas déductibles d’impôt. Faudrait en plus que je paye pour un serveur?
Bordel... Y a jamais rien qui marche dans cette commission scolaire?
Et je fais quoi moi là? Je recommence tout jusqu’à la prochaine gaffe?
Ou bien je trouve un autre hébergeur que l’employeur... Mais moralement, puis-je inviter une centaine d’enfants sur un site Web indépendant?
J'ai donc le choix :
1- Je laisse tomber les TIC.
2-Je laisse tomber l'éthique.
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23 septembre 2007
Mezzo-soprano coloratura
Cette fois, c’est la gonzesse qui traverse la Méditerranée pour libérer son mec. Le pauvre Lindoro est maintenant l’esclave de Mustafa, une sorte de sultan algérien...
Tant qu’à y être, aussi bien faire la paix entre le sultan et sa femme.
Méchant contrat pour Isabella, l’Italienne à Alger.
Les principaux rôles féminins de Rossini sont des femmes de tête. On parle souvent des héroïnes de Rossini. Sois belle et tais-toi? No way!
Autre curiosité : Il préfère les mezzo-sopranos coloratures.
Voici donc Isabella à la tête d’un choeur d’esclaves par nul autre que Cecilia Bartoli (il ne manque que le casque de Viking et les tresses blondes).
Pronti abbiamo...Amici in ogni evento...Pensa alla patria
J’écoutais ce truc l’autre soir.
Fiston (2 ans et des poussières): Chante! Chante!
Moi : Elle chante la madame? T’as même pas idée, man.

Avis aux mecs qui viennent de tomber amoureux de Cecilia : Avant de mettre un rein en vente sur eBay pour lui acheter une bague, attendez de l’avoir vu lorsqu’elle chante. C’est le photographe que vous allez demander en mariage.
...
Tant qu’à y être, aussi bien faire la paix entre le sultan et sa femme.
Méchant contrat pour Isabella, l’Italienne à Alger.
Les principaux rôles féminins de Rossini sont des femmes de tête. On parle souvent des héroïnes de Rossini. Sois belle et tais-toi? No way!
Autre curiosité : Il préfère les mezzo-sopranos coloratures.
Voici donc Isabella à la tête d’un choeur d’esclaves par nul autre que Cecilia Bartoli (il ne manque que le casque de Viking et les tresses blondes).
Pronti abbiamo...Amici in ogni evento...Pensa alla patria
J’écoutais ce truc l’autre soir.
Fiston (2 ans et des poussières): Chante! Chante!
Moi : Elle chante la madame? T’as même pas idée, man.

Avis aux mecs qui viennent de tomber amoureux de Cecilia : Avant de mettre un rein en vente sur eBay pour lui acheter une bague, attendez de l’avoir vu lorsqu’elle chante. C’est le photographe que vous allez demander en mariage.
...
20 septembre 2007
Prenez votre espace...
Ben voilà, c’est fait. Ils l’ont pris leur putain d’espace. 100,7, la radio qui diffusait de la musique savante, R.I.P..
C’est maintenant un ex-animateur de Loft Story (y a pas de sous-métier), Philippe Fehmiu, qui anime l’émission du matin : Musique éclectique.
Bordel! C’est quoi l’affaire avec les caraïbes? Même Brassens est accompagné aux congas... ou à un truc africain, whatever, j’ai changé de chaîne. Ça perd tout son côté truculent. C’est scandaleux!
Donc, c’est fini la musique savante. Le monde n’aime pas ça. Que voulez-vous? Ça ne leur rappelle pas leurs vacances (kétaines?) dans le Sud.
On a donc droit maintenant, à du jazz cheap, de la musique de Club Med, un mouvement de Beethoven, suivi d’une toune de Beau Dommage. Les génies côtoient les autres. C’est pour tout le monde! Démocratie ou anarchie? Ah non... pas des mots compliqués le matin... C’est vrai. C’est votre espace...
Avertissement: Je ne dénigre pas ces musiques. Si c’est ce que vous pensez, vous êtes trop premier niveau pour ce blogue. Écrivez-moi et je vais vous en suggérer des plus appropriés. En d’autres mots, vous n’avez pas d’autre choix qu’être d’accord avec moi et de vous indignez devant la programmation de Space Musique.
On peut continuer?
Pourtant, il me semble qu’ils n’ont pas de pubs à vendre.
Comme en éducation, on donne à la masse ce qu’ils demandent. Vous voulez des chiffres? Vous voulez de la salsa? Du rock??? Élevez-vous vos enfants de cette façon?
Quoi? Pourquoi je n’écoute pas le machin classique de Coallier au lieu de chialer?
C’est ce que j’ai fait. Je vous avoue qu’ils me les cassent avec le canon de Pachelbel, l’adagio d’Albinoni et le palmarès des deuxièmes mouvements de concerto les plus mélancoliques de l'univers. Mais entre ça et Brassens en Afrique, avais-je le choix?
Je fais le saut. J’explore le côté obscure de la force.
Ô surprise! Un concerto pour guitare de Cimarosa. Je ne connais pas ça... yeah!
C’est sans doute une transcription! Pas grave. Bach en faisait de la transcription.
La guitariste que je ne nommerai pas était poche. Pas grave. Moi aussi je suis poche.
C’était une interprétation assez douteuse stylistiquement. Pas grave. Je n’ai pas d’argument, mais on se donne un break là...
Je me tape le deuxième mouvement. Je prends mon pouls. Tout est normal. La pression est un peu haute, mais c’est le matin et je me suis énervé sur Espace Musique. Le troisième mouvement commence. C’est trop lent, mais bon... c’est difficile la guitare classique. J’ai survécu jusqu’à la fin.
L’animateur se met à rigoler. Il tripe sur un écureuil dans sa fenêtre. Il ne fait pas que le mentionner, il nous en parle. C’est maintenant son ami... Bordel... Ensuite, on a droit à une pub. À Radio-Can, y en avait pas de pub.
Voici donc mes exigences.
Je veux un musicologue.
C’est tout. C’est le musicologue qui décide ce qu’on écoute et c’est lui qui en parle.
Wow... Ça ne me va pas du tout de commencer à 9h10.
C’est la faute du transport scolaire!
...
C’est maintenant un ex-animateur de Loft Story (y a pas de sous-métier), Philippe Fehmiu, qui anime l’émission du matin : Musique éclectique.
Bordel! C’est quoi l’affaire avec les caraïbes? Même Brassens est accompagné aux congas... ou à un truc africain, whatever, j’ai changé de chaîne. Ça perd tout son côté truculent. C’est scandaleux!
Donc, c’est fini la musique savante. Le monde n’aime pas ça. Que voulez-vous? Ça ne leur rappelle pas leurs vacances (kétaines?) dans le Sud.
On a donc droit maintenant, à du jazz cheap, de la musique de Club Med, un mouvement de Beethoven, suivi d’une toune de Beau Dommage. Les génies côtoient les autres. C’est pour tout le monde! Démocratie ou anarchie? Ah non... pas des mots compliqués le matin... C’est vrai. C’est votre espace...
Avertissement: Je ne dénigre pas ces musiques. Si c’est ce que vous pensez, vous êtes trop premier niveau pour ce blogue. Écrivez-moi et je vais vous en suggérer des plus appropriés. En d’autres mots, vous n’avez pas d’autre choix qu’être d’accord avec moi et de vous indignez devant la programmation de Space Musique.
On peut continuer?
Pourtant, il me semble qu’ils n’ont pas de pubs à vendre.
Comme en éducation, on donne à la masse ce qu’ils demandent. Vous voulez des chiffres? Vous voulez de la salsa? Du rock??? Élevez-vous vos enfants de cette façon?
Quoi? Pourquoi je n’écoute pas le machin classique de Coallier au lieu de chialer?
C’est ce que j’ai fait. Je vous avoue qu’ils me les cassent avec le canon de Pachelbel, l’adagio d’Albinoni et le palmarès des deuxièmes mouvements de concerto les plus mélancoliques de l'univers. Mais entre ça et Brassens en Afrique, avais-je le choix?
Je fais le saut. J’explore le côté obscure de la force.
Ô surprise! Un concerto pour guitare de Cimarosa. Je ne connais pas ça... yeah!
C’est sans doute une transcription! Pas grave. Bach en faisait de la transcription.
La guitariste que je ne nommerai pas était poche. Pas grave. Moi aussi je suis poche.
C’était une interprétation assez douteuse stylistiquement. Pas grave. Je n’ai pas d’argument, mais on se donne un break là...
Je me tape le deuxième mouvement. Je prends mon pouls. Tout est normal. La pression est un peu haute, mais c’est le matin et je me suis énervé sur Espace Musique. Le troisième mouvement commence. C’est trop lent, mais bon... c’est difficile la guitare classique. J’ai survécu jusqu’à la fin.
L’animateur se met à rigoler. Il tripe sur un écureuil dans sa fenêtre. Il ne fait pas que le mentionner, il nous en parle. C’est maintenant son ami... Bordel... Ensuite, on a droit à une pub. À Radio-Can, y en avait pas de pub.
Voici donc mes exigences.
Je veux un musicologue.
C’est tout. C’est le musicologue qui décide ce qu’on écoute et c’est lui qui en parle.
Wow... Ça ne me va pas du tout de commencer à 9h10.
C’est la faute du transport scolaire!
...
19 septembre 2007
Bonnes nouvelles
Peut-on dire : "même les fous changent d'idée" ?
J’ai reçu un courriel de Martine Rioux de L’Infobourg.
Il semble que, devant la pression venant des enseignants et des directions d’école, la CSDM ait décidé de permettre aux écoles de procéder à l’achat d’ordinateurs PC ou Mac, à leur guise, avec l’argent de la mesure 50670.
Lisez l’article!
Bulletins chiffrés, renouveau pédagogique, ratios ridicules, horaires allongés, loi 142... ça passe encore, mais mon Mac, pas touche!

J'devrais pas être payé pour écrire ça sur internet?
Mise à jour : Je repensais à tout ça tout en me cherchant une raison d'attendre pour faire la vaisselle et un truc m'est venu à l'esprit: "Et si les blogues avaient joué dans la balance?". Je ne parle pas de mon blogue qui n'est qu'une œuvre de fiction, mais plutôt de celui de Mario Asselin. Il ne déconne pas et il sait de quoi il parle (tout le contraire de moi...).
Les blogues ont-ils vraiment ce pouvoir?
Ben non... C'est juste un truc pour fuir les tâches ménagères.
Une chose est certaine : plus j'écris, moins je frotte et la pile de vaisselle qui m'attend est bien réelle.
AHHHHHH!
...
J’ai reçu un courriel de Martine Rioux de L’Infobourg.
Il semble que, devant la pression venant des enseignants et des directions d’école, la CSDM ait décidé de permettre aux écoles de procéder à l’achat d’ordinateurs PC ou Mac, à leur guise, avec l’argent de la mesure 50670.
Lisez l’article!
Bulletins chiffrés, renouveau pédagogique, ratios ridicules, horaires allongés, loi 142... ça passe encore, mais mon Mac, pas touche!

J'devrais pas être payé pour écrire ça sur internet?
Mise à jour : Je repensais à tout ça tout en me cherchant une raison d'attendre pour faire la vaisselle et un truc m'est venu à l'esprit: "Et si les blogues avaient joué dans la balance?". Je ne parle pas de mon blogue qui n'est qu'une œuvre de fiction, mais plutôt de celui de Mario Asselin. Il ne déconne pas et il sait de quoi il parle (tout le contraire de moi...).
Les blogues ont-ils vraiment ce pouvoir?
Ben non... C'est juste un truc pour fuir les tâches ménagères.
Une chose est certaine : plus j'écris, moins je frotte et la pile de vaisselle qui m'attend est bien réelle.
AHHHHHH!
...
18 septembre 2007
Dissonances?
Écoutez les premières mesures de ce truc... drôlement moderne pour son époque. Trop. C'était possible avant ou après lui, mais pas pendant. C’est presque dérangeant. Ce type aurait pu faire faire un pas de géant au langage harmonique, mais il n’en avait rien à cirer.
C’est peut-être ça le génie? En avoir rien à cirer?
Moi, il m’a bien eu à la première écoute. Je cherchais comme un con le compositeur.
Et puis...
In your face!
Qui d’autre que lui?
Je l’aime!
...
C’est peut-être ça le génie? En avoir rien à cirer?
Moi, il m’a bien eu à la première écoute. Je cherchais comme un con le compositeur.
Et puis...
In your face!
Qui d’autre que lui?
Je l’aime!
...
16 septembre 2007
Démagogie 101
Selon Le Petit Larousse Illustré 2007
Démagogie: n.f. Attitude consistant à flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés du plus grand nombre pour accroître sa popularité, obtenir ou conserver le pouvoir.
Mario Dumont? C'est ce que j'aurais pensé hier.
Mais aujourd'hui, un monde nouveau s'ouvre à moi.
J'pense que je m'ennuie de Jean-Marc.
...
Démagogie: n.f. Attitude consistant à flatter les aspirations à la facilité ou les préjugés du plus grand nombre pour accroître sa popularité, obtenir ou conserver le pouvoir.
Mario Dumont? C'est ce que j'aurais pensé hier.
Mais aujourd'hui, un monde nouveau s'ouvre à moi.
J'pense que je m'ennuie de Jean-Marc.
...
15 septembre 2007
Fuite
Comme ça ne me tentait pas vraiment de bosser ce soir, j'ai balancé tous les extraits musicaux en ligne dans chaque billet correspondant.
Enjoy.
Ça commence en janvier 2007.
Fuite... fugue... Bah!
Fuga y Misterio
Astor Piazzolla
...
Enjoy.
Ça commence en janvier 2007.
Fuite... fugue... Bah!
Fuga y Misterio
Astor Piazzolla
...
14 septembre 2007
Professionalisme 101
Je viens de lire ceci :
Un article sur cyberpresse.ca
Ha-ha-ha... ha?
Avertissement : N'oubliez surtout pas que ce blogue est une oeuvre de fiction. Vous pouvez avoir pleine confiance en toute décision ministérielle, car elles sont prisent par des professionnels.
Des quoi?
Donc, le problème, c'est le corps enseignant... Nous, on n'est pas professionnel. La ministre nous demande de l'être par contre. D'être quoi? Ah oui! Professionnels... comme les médecins?
La ministre : Docteur. J'ai mal à la gorge et à la région lombaire.
Le docteur : Faites "A".
La ministre : Non, je veux le faire un pourcentage! "96.8%!"
S'cusez-là. Je recommence.
Le docteur : Faites "A".
La ministre : "A"
Le docteur : Hummm... Mais vous n'êtes pas infectée. Toutefois, c'est peut-être la toux violente qui a provoqué votre mal de dos. Je vous prescris un anti-inflammatoire et il faudra être prudente.
La ministre : Mais je veux un antibiotique, pas un anti-inflammatoire. Ça me donne mal à l’estomac.
Le docteur : Mais Madame, vous n'avez pas d'infection. Votre mal de gorge est sûrement de nature virale.
La ministre : Non. Je veux un antibiotique.
Le docteur : Mais madame...
La ministre : Allons docteur. Faites preuve d'un peu de professionnalisme et donnez-moi ce que je demande.
...
Un article sur cyberpresse.ca
Ha-ha-ha... ha?
Avertissement : N'oubliez surtout pas que ce blogue est une oeuvre de fiction. Vous pouvez avoir pleine confiance en toute décision ministérielle, car elles sont prisent par des professionnels.
Des quoi?
Donc, le problème, c'est le corps enseignant... Nous, on n'est pas professionnel. La ministre nous demande de l'être par contre. D'être quoi? Ah oui! Professionnels... comme les médecins?
La ministre : Docteur. J'ai mal à la gorge et à la région lombaire.
Le docteur : Faites "A".
La ministre : Non, je veux le faire un pourcentage! "96.8%!"
S'cusez-là. Je recommence.
Le docteur : Faites "A".
La ministre : "A"
Le docteur : Hummm... Mais vous n'êtes pas infectée. Toutefois, c'est peut-être la toux violente qui a provoqué votre mal de dos. Je vous prescris un anti-inflammatoire et il faudra être prudente.
La ministre : Mais je veux un antibiotique, pas un anti-inflammatoire. Ça me donne mal à l’estomac.
Le docteur : Mais Madame, vous n'avez pas d'infection. Votre mal de gorge est sûrement de nature virale.
La ministre : Non. Je veux un antibiotique.
Le docteur : Mais madame...
La ministre : Allons docteur. Faites preuve d'un peu de professionnalisme et donnez-moi ce que je demande.
...
12 septembre 2007
Prof Malgré Tout fait des liens
Rien n’est gagné d’avance. Normalement, comme je suis pute sur les bords et que j’aime bien avoir l’intérêt des élèves, voici comment j’aborde la notion «solo, duo, trio, quatuor, etc...» :
Avertissement : Quand j'étais petit, on n'avait pas de voiture et le McDonald's était loin. J'ai eu ma première dose à l'adolescence. Résultat : je ne suis pas addict et je suis un peu inculte.
En deuxième année.
PMT (solennel): Bon... déposez vos baguettes. Il est maintenant temps qu’on parle des vraies affaires. Oui, vous avez bien compris : des vrâ affaires.
Silence dans la classe.
PMT : Quand tu vas chez McDo et que tu commandes un trio MacPoulet, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio MacPoulet?
Un «smatte » : Parce que c’est pas un Big Mac?
PMT: Non! Parce qu’il y a trois trucs : un MacPoulet, une frite et une boisson gazeuse. Trois comme dans trio.
La classe : Ahhhh...
Le «smatte »: J' l’savais.
PMT: Ah oui le «smatte»? Alors, si on y ajoutait un chausson, ça s’appellerait comment?
Le «smatte»: Pfff... Il compte sur ses doigts. Un quatrio?
PMT : Tu viens de couler ton année mon homme! Mais ce n’est pas grave, car on t’aime quand même! De toute façon, c’est la réforme...
Un élève : Hein?
PMT: Je blague.... Donc, s’il y a quatre trucs, on dit un quatuor. Solo, duo, trio, quatuor, quintette, sextuor, septuor, octuor.
Le «smatte»: Ben là... tu pourras jamais manger toute ça!!!
PMT: Deux choses. Premièrement, je parle de musiciens, pas de bouffe et deuxièmement, je suis très sérieux quand je te dis que tu coules ton année, mais comme on t’aime tous beaucoup, on va te laisser passer! (réforme oblige...)
Ça, c’était dans une classe dite normale.
Maintenant, dirigeons-nous vers une classe TC deuxième cycle.
PMT (solennel): Bon... déposez vos baguettes. Il est maintenant temps qu’on parle des vraies affaires. Oui, vous avez bien compris : des vrâ affaires.
...Bzzzzzzzz
PMT: Maintenant, regardez vos mains. S’il y a une baguette dedans, mettez-la doucement sur l’instrument.
...Bzzzzzzzz
PMT: Tching Kawong!
Ils s’exécutent... (je vous expliquerai ça un jour...)
PMT: Quand tu vas chez McDo et que tu commandes un trio MacPoulet, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio MacPoulet?
Et là, je vous jure que c’est vrai... mais bon, c’était la première période de la journée.
PMT : Allô??? Quand tu vas chez McDo et que tu commandes un trio MacPoulet, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio MacPoulet?
Un élève: Ben j’aime pas ça.
Un autre: Ouain...
PMT: OK... Les Big Mac?
Un élève: Huh?
PMT: Vous aimez ça un Big Mac.
Après un bref chaos, on opte pour un trio McCroquettes. Que voulez-vous, en TC, les goûts, ça se discute.
PMT: Donc, si tu achètes un trio McCroquettes, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio McCroquettes?
Un élève: Parce que c’est des McCroquettes!
PMT: Oui, mais pourquoi trio?
Un élève: Moi! Moi!
PMT: Oui?
L’élève: Hein?
PMT: Quoi?
L’élève: Oui.
PMT : Oui quoi?
L’élève: Laisse faire.
PMT: OK. Alors, pourquoi on dit trio? Y a quoi dans un trio Big Mac?
Un élève : Un Big Mac!
PMT: Je vous aide... Il y a trois choses.
Un élève : Je le sais! Du pain, de la viande et...
PMT: Oubliez ça... Trio... Trois...
Un élève : OK! J’ai compris! Y a trois tranches de pain dans un Big Mac!
PMT: Si j’avais le droit de vous laisser dans surveillances, je sauterais par la fenêtre.
Un élève: T’es même pas game.
PMT: T’as raison, je pourrais perdre ma job pour vous avoir laissés seuls dans la classe. Par contre, si c’est vous qui passiez par la fenêtre...
Un élève: Un jouet!
PMT: Hein?
L’élève: Un jouet! Y a un jouet dans le sac!
PMT: Quel sac?
Un autre: Le joyeux festin!
PMT: OK. Je décroche. Plus le droit de parler de McDo.
Un élève: Pourquoi?
Là, j’ai vraiment regardé la fenêtre...
...
Avertissement : Quand j'étais petit, on n'avait pas de voiture et le McDonald's était loin. J'ai eu ma première dose à l'adolescence. Résultat : je ne suis pas addict et je suis un peu inculte.
En deuxième année.
PMT (solennel): Bon... déposez vos baguettes. Il est maintenant temps qu’on parle des vraies affaires. Oui, vous avez bien compris : des vrâ affaires.
Silence dans la classe.
PMT : Quand tu vas chez McDo et que tu commandes un trio MacPoulet, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio MacPoulet?
Un «smatte » : Parce que c’est pas un Big Mac?
PMT: Non! Parce qu’il y a trois trucs : un MacPoulet, une frite et une boisson gazeuse. Trois comme dans trio.
La classe : Ahhhh...
Le «smatte »: J' l’savais.
PMT: Ah oui le «smatte»? Alors, si on y ajoutait un chausson, ça s’appellerait comment?
Le «smatte»: Pfff... Il compte sur ses doigts. Un quatrio?
PMT : Tu viens de couler ton année mon homme! Mais ce n’est pas grave, car on t’aime quand même! De toute façon, c’est la réforme...
Un élève : Hein?
PMT: Je blague.... Donc, s’il y a quatre trucs, on dit un quatuor. Solo, duo, trio, quatuor, quintette, sextuor, septuor, octuor.
Le «smatte»: Ben là... tu pourras jamais manger toute ça!!!
PMT: Deux choses. Premièrement, je parle de musiciens, pas de bouffe et deuxièmement, je suis très sérieux quand je te dis que tu coules ton année, mais comme on t’aime tous beaucoup, on va te laisser passer! (réforme oblige...)
Ça, c’était dans une classe dite normale.
Maintenant, dirigeons-nous vers une classe TC deuxième cycle.
PMT (solennel): Bon... déposez vos baguettes. Il est maintenant temps qu’on parle des vraies affaires. Oui, vous avez bien compris : des vrâ affaires.
...Bzzzzzzzz
PMT: Maintenant, regardez vos mains. S’il y a une baguette dedans, mettez-la doucement sur l’instrument.
...Bzzzzzzzz
PMT: Tching Kawong!
Ils s’exécutent... (je vous expliquerai ça un jour...)
PMT: Quand tu vas chez McDo et que tu commandes un trio MacPoulet, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio MacPoulet?
Et là, je vous jure que c’est vrai... mais bon, c’était la première période de la journée.
PMT : Allô??? Quand tu vas chez McDo et que tu commandes un trio MacPoulet, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio MacPoulet?
Un élève: Ben j’aime pas ça.
Un autre: Ouain...
PMT: OK... Les Big Mac?
Un élève: Huh?
PMT: Vous aimez ça un Big Mac.
Après un bref chaos, on opte pour un trio McCroquettes. Que voulez-vous, en TC, les goûts, ça se discute.
PMT: Donc, si tu achètes un trio McCroquettes, sais-tu pourquoi on appelle ça un trio McCroquettes?
Un élève: Parce que c’est des McCroquettes!
PMT: Oui, mais pourquoi trio?
Un élève: Moi! Moi!
PMT: Oui?
L’élève: Hein?
PMT: Quoi?
L’élève: Oui.
PMT : Oui quoi?
L’élève: Laisse faire.
PMT: OK. Alors, pourquoi on dit trio? Y a quoi dans un trio Big Mac?
Un élève : Un Big Mac!
PMT: Je vous aide... Il y a trois choses.
Un élève : Je le sais! Du pain, de la viande et...
PMT: Oubliez ça... Trio... Trois...
Un élève : OK! J’ai compris! Y a trois tranches de pain dans un Big Mac!
PMT: Si j’avais le droit de vous laisser dans surveillances, je sauterais par la fenêtre.
Un élève: T’es même pas game.
PMT: T’as raison, je pourrais perdre ma job pour vous avoir laissés seuls dans la classe. Par contre, si c’est vous qui passiez par la fenêtre...
Un élève: Un jouet!
PMT: Hein?
L’élève: Un jouet! Y a un jouet dans le sac!
PMT: Quel sac?
Un autre: Le joyeux festin!
PMT: OK. Je décroche. Plus le droit de parler de McDo.
Un élève: Pourquoi?
Là, j’ai vraiment regardé la fenêtre...
...
10 septembre 2007
Bye bye pomme
Je ne suis pas surpris, pas du tout. La CSDM a pris la décision de ne plus acheter d’ordinateurs Apple.
Non, mais quelle connerie!
Chaque année, je crée un cd à partir des compositions d’élèves, je fais un petit film sur les formations du projet, je le grave sur DVD, je fais un site Web avec des galeries photos, des extraits musicaux, des partitions, un forum... même un blogue bordel (pas celui-ci, je blogue pour mes élèves). Et je me tape tout ça quand?
Quand Fiston dort...
Et vous savez quoi? Je suis nul en informatique. Je suis sur Mac... c’est tout.
OK. Pas vraiment nul. Mais disons que je suis plus intuitif que technique.
Je fais parti des chanceux qui ont un portable fourni par la job. Pas par la job de prof de musique, quand même... Par le projet de comédie musicale.
Sauf que, comme je me tape ça, habituellement chez moi lorsque je ne suis pas payé, je n’ai pas envie de me battre contre une carte son qui n’est pas compatible avec un plug-in vidéo. Je n’ai pas envie et surtout, je n’ai pas le temps.
Pas le temps de rebooter un PC chaque fois qu’on essaie de faire deux trucs à la fois (J’ai l’habitude d’en faire trois).
Pas le temps de gosser avec des antivirus et toutes les cochonneries de Windows.
Pas le temps de perdre le peu de temps que j’ai.
Pas le temps.
J’ai un eMac qui plantait dernièrement. Il a quatre ans et tout comme son propriétaire, il n’est plus sous garantie. Apple me le répare gratos. Ils vont changer la carte-mère (c’est ce qui coûte le plus cher dans un ordi). Rappeler Dell, IBM ou Compact quatre ans plus tard pour faire changer un motherboard.... HA. HA. HA...
Avec un Mac, vient la suite iLife. T’as pas le choix, ça vient avec, alors aussi bien s’en servir un peu. Avec ce truc, une nouille de l’informatique fait de la musique lounge avec des loops, un film qu’elle peut graver sur DVD ou simplement tout balancer sur un site Web avec la galerie photo de son week-end à Chibougamau. Y a même un outil pour faire un blogue... Une vraie joke.
Vous en mettez quatre ou cinq dans une classe et vous avez un projet multimédia (si vous vous en servez).
Vous n’êtes pas convaincu que Mac c’est mieux?
J’ai l’argument de l’apocalypse...
Mère Indigne est sur Mac!
Vlan! Dans les dents!
Allez sur le site d’Apple et regardez les pubs «I’m a Mac, you’re a PC».
CSDM is a PC.
...
Non, mais quelle connerie!
Chaque année, je crée un cd à partir des compositions d’élèves, je fais un petit film sur les formations du projet, je le grave sur DVD, je fais un site Web avec des galeries photos, des extraits musicaux, des partitions, un forum... même un blogue bordel (pas celui-ci, je blogue pour mes élèves). Et je me tape tout ça quand?
Quand Fiston dort...
Et vous savez quoi? Je suis nul en informatique. Je suis sur Mac... c’est tout.
OK. Pas vraiment nul. Mais disons que je suis plus intuitif que technique.
Je fais parti des chanceux qui ont un portable fourni par la job. Pas par la job de prof de musique, quand même... Par le projet de comédie musicale.
Sauf que, comme je me tape ça, habituellement chez moi lorsque je ne suis pas payé, je n’ai pas envie de me battre contre une carte son qui n’est pas compatible avec un plug-in vidéo. Je n’ai pas envie et surtout, je n’ai pas le temps.
Pas le temps de rebooter un PC chaque fois qu’on essaie de faire deux trucs à la fois (J’ai l’habitude d’en faire trois).
Pas le temps de gosser avec des antivirus et toutes les cochonneries de Windows.
Pas le temps de perdre le peu de temps que j’ai.
Pas le temps.
J’ai un eMac qui plantait dernièrement. Il a quatre ans et tout comme son propriétaire, il n’est plus sous garantie. Apple me le répare gratos. Ils vont changer la carte-mère (c’est ce qui coûte le plus cher dans un ordi). Rappeler Dell, IBM ou Compact quatre ans plus tard pour faire changer un motherboard.... HA. HA. HA...
Avec un Mac, vient la suite iLife. T’as pas le choix, ça vient avec, alors aussi bien s’en servir un peu. Avec ce truc, une nouille de l’informatique fait de la musique lounge avec des loops, un film qu’elle peut graver sur DVD ou simplement tout balancer sur un site Web avec la galerie photo de son week-end à Chibougamau. Y a même un outil pour faire un blogue... Une vraie joke.
Vous en mettez quatre ou cinq dans une classe et vous avez un projet multimédia (si vous vous en servez).
Vous n’êtes pas convaincu que Mac c’est mieux?
J’ai l’argument de l’apocalypse...
Mère Indigne est sur Mac!
Vlan! Dans les dents!
Allez sur le site d’Apple et regardez les pubs «I’m a Mac, you’re a PC».
CSDM is a PC.
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09 septembre 2007
30
Imaginez des boîtes. Des tas de boîtes.
Dans les boîtes, des billes. Des tas de billes.
Une main géante et anonyme joue avec les billes.
Pas assez de billes dans une boîte? On répartit puis on jette la boîte.
Trop de billes dans une boîte? On prend les billes en trop et on les distribue dans les boîtes qui ne sont pas pleines.
Oups! On n'a plus assez de boîtes! C'est certain... on vient d'en jeter une.
Pas grave. On donne les billes en trop à un autre joueur.
Le but du jeu? Pfff... facile! Avoir le plus de billes possible dans le moins de boîtes possible.
Ce sont les enfants qui devraient jouer aux billes, pas les commissaires scolaires.
Je vous ai dit qu’on aurait une classe de 32 élèves et une classe de 31 élèves cette année, car la commission scolaire a fermé une classe cycle (classe combinée). La situation est rétablie.
Maximum 30 par classe.
On a chassé les indésirables.

....
Dans les boîtes, des billes. Des tas de billes.
Une main géante et anonyme joue avec les billes.
Pas assez de billes dans une boîte? On répartit puis on jette la boîte.
Trop de billes dans une boîte? On prend les billes en trop et on les distribue dans les boîtes qui ne sont pas pleines.
Oups! On n'a plus assez de boîtes! C'est certain... on vient d'en jeter une.
Pas grave. On donne les billes en trop à un autre joueur.
Le but du jeu? Pfff... facile! Avoir le plus de billes possible dans le moins de boîtes possible.
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Ce sont les enfants qui devraient jouer aux billes, pas les commissaires scolaires.
Je vous ai dit qu’on aurait une classe de 32 élèves et une classe de 31 élèves cette année, car la commission scolaire a fermé une classe cycle (classe combinée). La situation est rétablie.
Maximum 30 par classe.
On a chassé les indésirables.
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07 septembre 2007
Petite curiosité
Aujourd’hui, je me baladais dans trois écoles différentes avec un musicologue et une équipe de tournage (je vous en reparle un de ces quatre) pour faire entendre des extraits d’opéras à la marmaille locale.
C’est toujours plaisant de fréquenter des musicologues, car ils apprenaient plein de trucs à l’université pendant que nous, on se les cassait à lutter contre le métronome. La journée fut donc très instructive. Alors, comme je sais maintenant plus de chose, malgré que je ne sois pas plus «compétent» qu’hier à la même heure, je suis moins épais, et c’est ça qui compte: plus que t’en sais, moins que t’es épais! C’est anti-réforme et j’aime ça.
Je sais. Ma vie est palpitante...
À travers tout ce qu’on a balancé par la tête des enfants, on parlait entre autres de l’opéra Un Ballo in Maschera (le bal masqué) de Verdi. Oui, lui... Le même que dans la blague du trouvère.
Voici un des extraits qu’on leur a fait entendre :
Un type se pointe chez une sorcière question d’enquêter un peu et se faire dire qu’il se fera tuer par le premier homme qui lui serrera la main.
Ne vous détrompez pas : c’est quand même "l’histoire d’un ténor qui veut coucher avec une soprano, mais y a une basse (ou un baryton) qui ne veut pas". Faut quand même pas réinventer la roue à chaque fois. Peu importe. La madame fait ses incantations...
Pfff... Sa version était pas mal meilleure que la mienne, au musicologue.
Bon... Il est maintenant temps de justifier le titre du billet.
En fin de journée, nous étions dans une école très multiethnique et quand on parlait de Madame Butterfly, on leur servait du Cio-Cio-San par-ci et du Cio-Cio-San par-là. Ça se prononce à peu près «Tchio-Tchio-San» et c’est le nom de l’héroïne, celle qui se fait hara-kiri à la fin... Ben quoi? C’est du Puccini. Il faut bien que qu'elle meure à la fin et comme y avait personne pour faire la job...
Ce qui s’avère curieux, c’est qu’aucun élève ne rigolait (pas pour le suicide, pour le nom). Allez faire ça dans une école de Trois-Rivières et les enfants vont vous élire sur-le-champ humoriste de l’année à vie. Par contre, dans cette école, c’est une autre réalité. Quand tu as grandi avec quelqu’un qui s’appelle Choukri, Parthepann, Guong Tong (dites-le rapidement) ou Assuhl (prononcer «ass hole»), Cio-Cio-San, y a rien là!
En passant, c’était la classe la plus chouette de la journée et non, je ne vous les casserai pas avec du Puccini.
Édition spécial : Bordel que j'écris mal.C'est pas parce que tu mets des mots ensemble que ça fait un phrase...
...
C’est toujours plaisant de fréquenter des musicologues, car ils apprenaient plein de trucs à l’université pendant que nous, on se les cassait à lutter contre le métronome. La journée fut donc très instructive. Alors, comme je sais maintenant plus de chose, malgré que je ne sois pas plus «compétent» qu’hier à la même heure, je suis moins épais, et c’est ça qui compte: plus que t’en sais, moins que t’es épais! C’est anti-réforme et j’aime ça.
Je sais. Ma vie est palpitante...
À travers tout ce qu’on a balancé par la tête des enfants, on parlait entre autres de l’opéra Un Ballo in Maschera (le bal masqué) de Verdi. Oui, lui... Le même que dans la blague du trouvère.
Voici un des extraits qu’on leur a fait entendre :
Un type se pointe chez une sorcière question d’enquêter un peu et se faire dire qu’il se fera tuer par le premier homme qui lui serrera la main.
Ne vous détrompez pas : c’est quand même "l’histoire d’un ténor qui veut coucher avec une soprano, mais y a une basse (ou un baryton) qui ne veut pas". Faut quand même pas réinventer la roue à chaque fois. Peu importe. La madame fait ses incantations...
Pfff... Sa version était pas mal meilleure que la mienne, au musicologue.
Bon... Il est maintenant temps de justifier le titre du billet.
En fin de journée, nous étions dans une école très multiethnique et quand on parlait de Madame Butterfly, on leur servait du Cio-Cio-San par-ci et du Cio-Cio-San par-là. Ça se prononce à peu près «Tchio-Tchio-San» et c’est le nom de l’héroïne, celle qui se fait hara-kiri à la fin... Ben quoi? C’est du Puccini. Il faut bien que qu'elle meure à la fin et comme y avait personne pour faire la job...
Ce qui s’avère curieux, c’est qu’aucun élève ne rigolait (pas pour le suicide, pour le nom). Allez faire ça dans une école de Trois-Rivières et les enfants vont vous élire sur-le-champ humoriste de l’année à vie. Par contre, dans cette école, c’est une autre réalité. Quand tu as grandi avec quelqu’un qui s’appelle Choukri, Parthepann, Guong Tong (dites-le rapidement) ou Assuhl (prononcer «ass hole»), Cio-Cio-San, y a rien là!
En passant, c’était la classe la plus chouette de la journée et non, je ne vous les casserai pas avec du Puccini.
Édition spécial : Bordel que j'écris mal.C'est pas parce que tu mets des mots ensemble que ça fait un phrase...
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06 septembre 2007
Réunion
Cet après-midi, j’avais une réunion avec des gens du milieu de l’opéra pour un projet scolaire.
Devinez si j’ai aimé ma réunion...
...
Devinez si j’ai aimé ma réunion...
...
04 septembre 2007
31
En troisième aujourd’hui.
Une élève : Hey Prof Malgré Tout!
Moi : Hey Mademoiselle Machin...
L’élève : On va jouer du djembé aujourd’hui?
Moi : On se calme... C’est le premier cours.
L’élève : Ouain pis? T’as dit qu’on en jouerait plus cette année.
Un autre : Ouais!
Moi : Vous êtes combien dans votre groupe?
L’élève : 31!
L’autre : Ouais!
Moi : Ouch... Disons qu’on arrondit à 30. Si je vous fais jouer par groupe de 6... ça fait cinq groupes. On fera un groupe de sept. Si chaque groupe joue 4 minutes et disons une minute pour se placer... quoi Roger? Hein? Au moins deux minutes pour se placer? OK. Donc, 6 minutes par groupe. Supposons que tu es dans le cinquième groupe à jouer, tu vas attendre 4 X 6 = 24 minutes avant de jouer une note... Et ça, c’est si vous êtes super disciplinés. Dans le meilleur des mondes, tu vas jouer une fois et demie en une heure de cours. Veux-tu savoir ça fait combien de notes?
L’autre : Ouais!
Moi (gros yeux) : ...
L’élève (visiblement déçue) : Mais l’an passé... on en jouait...
L’autre : Ouais!
Moi : Vous étiez combien l’an passé?
L’élève (elle vient de comprendre) : 19...
L’autre : Ben là...
Moi : On va trouver un moyen, mais pas aujourd’hui...
L’autre (optimiste plus que jamais) : Ouais!
Et on se tape un cours assez dense, démographie oblige.
Heille! Come on l’optimiste! Même si ta mère te change d’école, ils ont coupé musique depuis belle lurette dans les autres écoles du quartier. Tu peux faire ton deuil du djembé pour cette année.
C'est n'importe quoi! 31 élèves de troisième. Je dirais 7 ou 8 TC intégrés à travers ça, mais, pour toutes sortes de raisons, pas cotés... Ça ne demeure pas moins des élèves très turbulents. J’étais dépeigné pas à peu près à la fin du cours, mais ce n’est rien... attendez de voir la titulaire dans un mois.
Juste avant, j’avais une classe TC. Environ 10 élèves et leur éducatrice au cas ou... Une vraie joke comparativement à la troisième année du régulier.
On se calme...
Disons que votre enfant est dans cette classe de troisième année et que vous ne voulez pas le changer d’école. J’ai la solution à votre problème et comme je suis juste et bon, je vous la donne.
Vous allez voir, c’est tellement simple...
Votre enfant doit péter les plombs sur une base régulière. On parle de trois à quatre sorties de classe par jour, des bagarres (pas obligé de les gagner...), une psychopathologie pas très claire en attente de diagnostique et un chandail des Sex Pistols taché du sang de l’animal domestique de votre choix.
Et voilà, dans quelques mois, votre progéniture aura sa place dans la chouette classe TC. En bonus, comme vous êtes des gens bien, la prof va vous adorer. Personnellement, si j’avais à aller prendre une cuite avec un prof de mon école, ça serait avec elle et en plus l’éducatrice est géniale (on l’inviterait!)... Je vous le dit: vous n’en avez rien à foutre du régulier! C’est en TC que ça se passe.
Surtout, ne me remerciez pas, ça me fait toujours plaisir de vous conseiller et n'oubliez pas: ce texte est le fruit de mon imagination. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans notre belle commission scolaire. Toute ressemblance avec blablabla est le fruit du hasard et blablabla...
...
Une élève : Hey Prof Malgré Tout!
Moi : Hey Mademoiselle Machin...
L’élève : On va jouer du djembé aujourd’hui?
Moi : On se calme... C’est le premier cours.
L’élève : Ouain pis? T’as dit qu’on en jouerait plus cette année.
Un autre : Ouais!
Moi : Vous êtes combien dans votre groupe?
L’élève : 31!
L’autre : Ouais!
Moi : Ouch... Disons qu’on arrondit à 30. Si je vous fais jouer par groupe de 6... ça fait cinq groupes. On fera un groupe de sept. Si chaque groupe joue 4 minutes et disons une minute pour se placer... quoi Roger? Hein? Au moins deux minutes pour se placer? OK. Donc, 6 minutes par groupe. Supposons que tu es dans le cinquième groupe à jouer, tu vas attendre 4 X 6 = 24 minutes avant de jouer une note... Et ça, c’est si vous êtes super disciplinés. Dans le meilleur des mondes, tu vas jouer une fois et demie en une heure de cours. Veux-tu savoir ça fait combien de notes?
L’autre : Ouais!
Moi (gros yeux) : ...
L’élève (visiblement déçue) : Mais l’an passé... on en jouait...
L’autre : Ouais!
Moi : Vous étiez combien l’an passé?
L’élève (elle vient de comprendre) : 19...
L’autre : Ben là...
Moi : On va trouver un moyen, mais pas aujourd’hui...
L’autre (optimiste plus que jamais) : Ouais!
Et on se tape un cours assez dense, démographie oblige.
Heille! Come on l’optimiste! Même si ta mère te change d’école, ils ont coupé musique depuis belle lurette dans les autres écoles du quartier. Tu peux faire ton deuil du djembé pour cette année.
C'est n'importe quoi! 31 élèves de troisième. Je dirais 7 ou 8 TC intégrés à travers ça, mais, pour toutes sortes de raisons, pas cotés... Ça ne demeure pas moins des élèves très turbulents. J’étais dépeigné pas à peu près à la fin du cours, mais ce n’est rien... attendez de voir la titulaire dans un mois.
Juste avant, j’avais une classe TC. Environ 10 élèves et leur éducatrice au cas ou... Une vraie joke comparativement à la troisième année du régulier.
On se calme...
Disons que votre enfant est dans cette classe de troisième année et que vous ne voulez pas le changer d’école. J’ai la solution à votre problème et comme je suis juste et bon, je vous la donne.
Vous allez voir, c’est tellement simple...
Votre enfant doit péter les plombs sur une base régulière. On parle de trois à quatre sorties de classe par jour, des bagarres (pas obligé de les gagner...), une psychopathologie pas très claire en attente de diagnostique et un chandail des Sex Pistols taché du sang de l’animal domestique de votre choix.
Et voilà, dans quelques mois, votre progéniture aura sa place dans la chouette classe TC. En bonus, comme vous êtes des gens bien, la prof va vous adorer. Personnellement, si j’avais à aller prendre une cuite avec un prof de mon école, ça serait avec elle et en plus l’éducatrice est géniale (on l’inviterait!)... Je vous le dit: vous n’en avez rien à foutre du régulier! C’est en TC que ça se passe.
Surtout, ne me remerciez pas, ça me fait toujours plaisir de vous conseiller et n'oubliez pas: ce texte est le fruit de mon imagination. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes dans notre belle commission scolaire. Toute ressemblance avec blablabla est le fruit du hasard et blablabla...
...
30 août 2007
Un trois dans deux
Un deux dans trois?
Nope...
Un trois dans deux.
On avait trois classes au deuxième cycle régulier (3e et 4e années). Une troisième, une quatrième et une classe cycle. L’idéal pour un milieu défavorisé comme le nôtre: de belles classes, bien réparties, pas trop nombreuses...
Quoi?
Pas trop nombreuse?
Zut... On l’a dit trop fort. Ils ont fait un trois dans deux. Une classe de 30 élèves en troisième année et une classe de 32 élèves en quatrième.
Oui Madame (la ministre?)! Ils ont fermé la classe cycle.
Le plus pathétique : les parents ne se plaignent pas. Ils n’aiment pas ça les classes combinées. Réveillez bordel! Ce sont les meilleures classes.
Moi personnellement, ça me fait un trou dans mon horaire pour faire de la préparation. Je suis content? Non! Je trouve ça dégueulasse pour les enfants. Heille! 32 élèves de quatrième dans un minuscule local. Ils vont être dépeignés...
N.B. : Je tiens à me féliciter personnellement pour ne pas avoir agrémenté ce billet de mots ayant pour fonction première la description de symboles ou d’événements religieux... bordel.
...
Nope...
Un trois dans deux.
On avait trois classes au deuxième cycle régulier (3e et 4e années). Une troisième, une quatrième et une classe cycle. L’idéal pour un milieu défavorisé comme le nôtre: de belles classes, bien réparties, pas trop nombreuses...
Quoi?
Pas trop nombreuse?
Zut... On l’a dit trop fort. Ils ont fait un trois dans deux. Une classe de 30 élèves en troisième année et une classe de 32 élèves en quatrième.
Oui Madame (la ministre?)! Ils ont fermé la classe cycle.
Le plus pathétique : les parents ne se plaignent pas. Ils n’aiment pas ça les classes combinées. Réveillez bordel! Ce sont les meilleures classes.
Moi personnellement, ça me fait un trou dans mon horaire pour faire de la préparation. Je suis content? Non! Je trouve ça dégueulasse pour les enfants. Heille! 32 élèves de quatrième dans un minuscule local. Ils vont être dépeignés...
N.B. : Je tiens à me féliciter personnellement pour ne pas avoir agrémenté ce billet de mots ayant pour fonction première la description de symboles ou d’événements religieux... bordel.
...
29 août 2007
Sacs à dos et société
Une petite observation à partager avec vous.
Un battement entre deux cours et une rangée de sacs d’école au mur de la classe voisine.
Tous neufs sauf deux.
Les propriétaires? Les deux plus friqués de la classe.
Logique.
Rien à prouver.
Un rien approuvé.
...
Un battement entre deux cours et une rangée de sacs d’école au mur de la classe voisine.
Tous neufs sauf deux.
Les propriétaires? Les deux plus friqués de la classe.
Logique.
Rien à prouver.
Un rien approuvé.
...
22 août 2007
La vérité, toute la vérité
Des chiffres ou des lettres?
Voici la vraie affaire. Tadam?
Avez-vous déjà essayé de mesurer une distance en utilisant une unité de poids? Ça ne va pas bien hein? On peut dire que le parc est à trois cents mètres de chez soi, ou même, à 2 minutes de marche, mais une phrase du genre : «J’habite à 150 kilogrammes de chez ma soeur», ça sonne faux.
Par contre, des fanatiques de l’entrainement pourraient dire qu’ils habitent à 400 calories du travail. Des fanatiques...
Pourquoi je vous raconte tout ça?
C’est quoi déjà qu’on essaye de mesurer chez l’enfant? Si on répond à cette question, on sait si on veut des chiffres, des lettres ou des personnages de Pokemon dans le bulletin.
Non.
Pas de compétence... Pas de savoir... Ça, c’est un autre débat.
Alors, peuple québécois, voici la vraie question:
Oups. On nous l’a déjà posée celle-là... avec les résultats que nous connaissons tous.
Donc, la question :
Ben oui... c’est juste ça la question. Hein? De keussé?
En gros, formatif, c’est une évaluation holistique de l’enfant. Une appréciation globale. Mais attention, ça ne veut pas dire générale. Je vous dis ce qu’est le sommatif et vous allez comprendre.
Le sommatif, c’est la moyenne de la somme des résultats de l’enfant. Il faut que j’explique ça? OK...
Je vais donner un exemple grossier.
Semaine 1 : 2+2= 3 ...............0 sur 10
Semaine 2 : 2+2= 5 ...............0 sur 10
Semaine 3 : 2+2= Feuille déchirée... ........0 sur 10
Semaine 4: 2+2 = 4 ..............10 sur 10!!!
Semaine 5 : 2+2 = 4!!! ..........10 sur 10... Ouais! T’as compris! C’était pas un coup de chance la semaine dernière!!! Bravo!!!
Faut croire que ça lui a fait du bien de déchirer sa feuille...
Dans du sommatif, l’élève obtiendrais 20 sur 50. 40%. 4 sur 10... whatever. Il sait que 2 + 2 = 4, mais comme ça lui a pris un bout de temps pour l’apprendre.... Maladie? Plus jeune que les autres? Problèmes familiaux? Ça, c’est une autre histoire. Par contre, la seule façon de noter du sommatif, c’est les chiffres, et les chiffres, ils se foutent pas mal que son chien soit mort la veille. Le kid sait que 2 + 2 = 4, mais il se tape un 40%. Cool hein?
Par contre, ça donne l’impression d’être précis. Sans sommatif, la différence entre 76 et 77 est totalement subjective.
Vous savez ce que ça veut dire 76 en français écrit de quatrième année? Moi, je n’en ai aucune idée...
Dans un contexte formatif, je ne peux pas donner un chiffre à cet élève. Je lui mettrais un C qui voudrait dire (et ça serait expliqué dans le bulletin) qu’il répond aux exigences, mais qu’il a de la difficulté. Il a besoin de plus d’aide que la moyenne pour atteindre les objectifs... mais il les atteint. Il n’est donc pas en échec. S’il ne les atteint pas, c’est D. Échec.
Vous savez c’est quoi les exigences en français écrit pour la quatrième année? Moi, je n’en ai aucune idée...
Maintenant, il faut voter. Si vous êtes pour le sommatif, gueuler bien fort pour avoir des chiffres et voter donc ADQ tant qu’à y être...
Vous voulez du formatif? Arrêtez de chialer parce que le bulletin est en lettres et dealez avec le fait qu’on ne le vous dira pas si votre enfant est meilleur que le p’tit voisin qui lui aussi, a obtenu un A en religion.
Du formatif chiffré? NOOOooooooooOOOOON!!! On pourrait à la limite transformer des chiffres en lettres (ce qui équivaudrait à arrondir), mais on ne peut pas transformer les lettres en chiffres (à moins qu’il n’y ait que quatre ou cinq chiffres...).
Hein? Vous voulez les deux? Sortez votre fric d’abord parce que les bulletins vont être pas mal plus longs à faire. Dans la vie, il faut faire des choix...
C’est moi qui dit ça? Bordel... j'vieillis!
...
Voici la vraie affaire. Tadam?
Avez-vous déjà essayé de mesurer une distance en utilisant une unité de poids? Ça ne va pas bien hein? On peut dire que le parc est à trois cents mètres de chez soi, ou même, à 2 minutes de marche, mais une phrase du genre : «J’habite à 150 kilogrammes de chez ma soeur», ça sonne faux.
Par contre, des fanatiques de l’entrainement pourraient dire qu’ils habitent à 400 calories du travail. Des fanatiques...
Pourquoi je vous raconte tout ça?
C’est quoi déjà qu’on essaye de mesurer chez l’enfant? Si on répond à cette question, on sait si on veut des chiffres, des lettres ou des personnages de Pokemon dans le bulletin.
Non.
Pas de compétence... Pas de savoir... Ça, c’est un autre débat.
Alors, peuple québécois, voici la vraie question:
Êtes-vous prêts?
Oups. On nous l’a déjà posée celle-là... avec les résultats que nous connaissons tous.
Donc, la question :
Formatif ou sommatif?
Ben oui... c’est juste ça la question. Hein? De keussé?
En gros, formatif, c’est une évaluation holistique de l’enfant. Une appréciation globale. Mais attention, ça ne veut pas dire générale. Je vous dis ce qu’est le sommatif et vous allez comprendre.
Le sommatif, c’est la moyenne de la somme des résultats de l’enfant. Il faut que j’explique ça? OK...
Je vais donner un exemple grossier.
Semaine 1 : 2+2= 3 ...............0 sur 10
Semaine 2 : 2+2= 5 ...............0 sur 10
Semaine 3 : 2+2= Feuille déchirée... ........0 sur 10
Semaine 4: 2+2 = 4 ..............10 sur 10!!!
Semaine 5 : 2+2 = 4!!! ..........10 sur 10... Ouais! T’as compris! C’était pas un coup de chance la semaine dernière!!! Bravo!!!
Faut croire que ça lui a fait du bien de déchirer sa feuille...
Dans du sommatif, l’élève obtiendrais 20 sur 50. 40%. 4 sur 10... whatever. Il sait que 2 + 2 = 4, mais comme ça lui a pris un bout de temps pour l’apprendre.... Maladie? Plus jeune que les autres? Problèmes familiaux? Ça, c’est une autre histoire. Par contre, la seule façon de noter du sommatif, c’est les chiffres, et les chiffres, ils se foutent pas mal que son chien soit mort la veille. Le kid sait que 2 + 2 = 4, mais il se tape un 40%. Cool hein?
Par contre, ça donne l’impression d’être précis. Sans sommatif, la différence entre 76 et 77 est totalement subjective.
Vous savez ce que ça veut dire 76 en français écrit de quatrième année? Moi, je n’en ai aucune idée...
Dans un contexte formatif, je ne peux pas donner un chiffre à cet élève. Je lui mettrais un C qui voudrait dire (et ça serait expliqué dans le bulletin) qu’il répond aux exigences, mais qu’il a de la difficulté. Il a besoin de plus d’aide que la moyenne pour atteindre les objectifs... mais il les atteint. Il n’est donc pas en échec. S’il ne les atteint pas, c’est D. Échec.
Vous savez c’est quoi les exigences en français écrit pour la quatrième année? Moi, je n’en ai aucune idée...
Maintenant, il faut voter. Si vous êtes pour le sommatif, gueuler bien fort pour avoir des chiffres et voter donc ADQ tant qu’à y être...
Vous voulez du formatif? Arrêtez de chialer parce que le bulletin est en lettres et dealez avec le fait qu’on ne le vous dira pas si votre enfant est meilleur que le p’tit voisin qui lui aussi, a obtenu un A en religion.
Du formatif chiffré? NOOOooooooooOOOOON!!! On pourrait à la limite transformer des chiffres en lettres (ce qui équivaudrait à arrondir), mais on ne peut pas transformer les lettres en chiffres (à moins qu’il n’y ait que quatre ou cinq chiffres...).
Hein? Vous voulez les deux? Sortez votre fric d’abord parce que les bulletins vont être pas mal plus longs à faire. Dans la vie, il faut faire des choix...
C’est moi qui dit ça? Bordel... j'vieillis!
...
21 août 2007
Quand revient septembre...
Ce qui est bien avec la musique, surtout écrite, c’est que nous sommes en général assez à l’abri du n’importe quoi. C’est vrai! Si mon comptable se lève demain matin et décide d’écrire une symphonie autobiographique, il risque tout au plus de gaspiller un peu d’encre et d’avoir fait abattre un arbre centenaire pour rien. Ses élucubrations sonores risquent peu d’atteindre nos oreilles et c’est sûrement pour le mieux. Nous sommes donc passablement protégés des aspirants compositeurs de tout acabit. On ne peut tout simplement pas remplir des portées pour ensuite déclarer allégrement : «Voici un concerto, bordel!». Ça fait au moins une vingtaine d’années que ça ne se fait plus.
Malheureusement, il n’en est pas de tel pour la poésie. N’importe quel primate supérieur s’étant approprié les rudiments de l’écriture peut coucher ses états d’âme sur papier et ensuite tenter de nous les faire subir.
Vous vous croyez en sécurité? Vous ne lisez pas ce genre de truc?
Personne n’est à l’abri.
Personne.
Comme vous le savez peut-être, c’est une tradition pour les directions d’écoles d’écrire aux enseignants afin de les sortir de leur torpeur estivale et leur rappeler que toute bonne chose a une fin. Un prof que je connais, mais dont je tairai l’identité m’a fait parvenir ceci. Voici donc le poème qui accompagnait la lettre que la direction lui a fait parvenir.
Succulent, n'est ce pas? J’ai gardé la mise en page et la quasi-absence de ponctuation pour faire "plus vrai"...
En passant, rassurez-vous; ce n’est pas la direction de l’école qui a écrit ce «poème». Je ne vous dirai pas qui en est l’auteur, mais par contre, si vous avez aimé le style, je vous invite à lire «Le jour des vidanges» de Zhom. Il y a quatre choses et demie qui me font rire en ce bas monde et son blogue en est une des deux (ben quoi? Moi aussi j'ai le droit!).
Personnellement, je pense que c’est sûrement une blague ou bien à la limite, l'oeuvre d'un génie de l’absurde. Par contre, ma blonde m'a déconseillé d'aborder le sujet si je venais à rencontrer l'auteur en question.
Pfff... Mais qu'est-ce qu'elle connaît à l'art?
...
Malheureusement, il n’en est pas de tel pour la poésie. N’importe quel primate supérieur s’étant approprié les rudiments de l’écriture peut coucher ses états d’âme sur papier et ensuite tenter de nous les faire subir.
Vous vous croyez en sécurité? Vous ne lisez pas ce genre de truc?
Personne n’est à l’abri.
Personne.
Comme vous le savez peut-être, c’est une tradition pour les directions d’écoles d’écrire aux enseignants afin de les sortir de leur torpeur estivale et leur rappeler que toute bonne chose a une fin. Un prof que je connais, mais dont je tairai l’identité m’a fait parvenir ceci. Voici donc le poème qui accompagnait la lettre que la direction lui a fait parvenir.
***
Quand revient septembre...
Douceur du soleil qui se fane
pour ensevelir des ors dans l’éternité d’une feuille.
Traînée d’oiseaux sur l’autoroute des départs dans le champ heureux du ciel.
Musique des bruits d’école des jeux de billes
et de ballon enchâssés entre livres et leçons.
Le temps sait-il qu’il recommence à neuf dans les yeux d’un enfant?
Douceur du soleil qui se fane
pour ensevelir des ors dans l’éternité d’une feuille.
Traînée d’oiseaux sur l’autoroute des départs dans le champ heureux du ciel.
Musique des bruits d’école des jeux de billes
et de ballon enchâssés entre livres et leçons.
Le temps sait-il qu’il recommence à neuf dans les yeux d’un enfant?
Entre son rêve et le mien je dessine les mains tendues de la complicité.
J’ouvre la fenêtre des jours au plaisir encore jeune d’apprendre ensemble.
Le coeur me tremble en peu comme une fête où le passé et
l’avenir se donne rendez-vous.
Quand revient septembre le soleil se met au chaud dans ma classe et règne sur toutes
nos découvertes.
J’ouvre la fenêtre des jours au plaisir encore jeune d’apprendre ensemble.
Le coeur me tremble en peu comme une fête où le passé et
l’avenir se donne rendez-vous.
Quand revient septembre le soleil se met au chaud dans ma classe et règne sur toutes
nos découvertes.
***
Succulent, n'est ce pas? J’ai gardé la mise en page et la quasi-absence de ponctuation pour faire "plus vrai"...
En passant, rassurez-vous; ce n’est pas la direction de l’école qui a écrit ce «poème». Je ne vous dirai pas qui en est l’auteur, mais par contre, si vous avez aimé le style, je vous invite à lire «Le jour des vidanges» de Zhom. Il y a quatre choses et demie qui me font rire en ce bas monde et son blogue en est une des deux (ben quoi? Moi aussi j'ai le droit!).
Personnellement, je pense que c’est sûrement une blague ou bien à la limite, l'oeuvre d'un génie de l’absurde. Par contre, ma blonde m'a déconseillé d'aborder le sujet si je venais à rencontrer l'auteur en question.
Pfff... Mais qu'est-ce qu'elle connaît à l'art?
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17 août 2007
13 août 2007
Sam à la plage
Come on! On sait tous que Sam ne va pas à la plage. C’est l’évidence même: c’est loin, il faut payer et il n’y a personne pour l’emmener.
Donc, cet été, à la pataugeuse, j’ai croisé Sam. Il est assez facile à repérer cet enfant. Il est noir comme la nuit, quoique dans mon quartier, ça passe assez inaperçu. Ce qui le distingue, c’est son aura. Tout est dans la posture, la façon de bouger, le regard. Vous en connaissez beaucoup vous des enfants de 6 ou 7 ans qui ont l’air d’un héroïnomane? Moi, je connais Sam et il est toujours en manque.
En manque de quoi au juste? D’une vraie maman ou tout simplement d’un repas de plus par jour?
C’est moi qui l’aperçois le premier... du moins, je le pense. Il me regarde le regard vide. Sam.
Moi : Hey Sam! Salut!
Lui: ...
Moi : Tu me reconnais?
Lui: ...
Moi : C’est moi, PMT, ton prof de musique.
Sam : Je sais.
Moi : Alors, tu pourrais me dire bonjour.
Sam : Bonjour.
Et il se pousse un peu plus loin.
Wow... comme je suis significatif pour mes élèves!
Je vous avais dit que Sam est passé en classe TC en cour d’année? Même dans une classe pour graves troubles de comportement, c’était un des cas les plus lourds!
Ah... tiens donc. Il s’approche à nouveau.
Moi (en pointant mon fils qui patauge un peu plus loin): Regarde, c’est mon enfant.
Sam : Je sais.
Moi : Il me ressemble tant que ça?
Sam : Y a des photos dans ton classe. (il est anglophone le pauvre)
Il se tire encore une fois et approche une femme rousse et ses deux filles. Elle lui sourit. Il les suit vers le vestiaire. J’ai espoir. Une nouvelle famille d’accueil? C’était vraiment n’importe quoi celle de cette année...
Ceux-là ont l’air bien. Par contre, même si je suis daltonien, je sais que cette rouquine n’a pas engendré Sam. La théorie de la génération spontanée a quand bien même ses limites... J’opte donc pour la famille d’accueil.
Il se pointe à nouveau.
Moi : C’est qui la dame avec qui tu étais?
Sam : Hein?
Moi : Tu étais avec une dame et deux petites filles. Tu les connais?
Sam : Hein?
Moi : ...
Je remarque une plaie sur sa main. Soyons honnêtes. Ce n’est pas une plaie, c’est un trou.
Moi : Ouch! Comment tu t’es fait ce truc?
Sam : Ah... pas grave.
Il gratte un peu son... bobo? Je pose trop de questions. Il préfère donc se pousser à nouveau pour rejoindre une famille asiatique. Ils ont l’air de bien le connaître. Je suis perplexe.
Un peu plus tard.
Moi (à la dame asiatique) : Vous connaissez Sam?
Elle : Yes, yes! Sam!
Moi : I am one of his teacher. You know if he is with that lady over there. (Je pointe la rouquine).
Elle : No, no. He not wit them. He alone again...
Moi : He seems to know many people...
Elle : Yes, yes. Chulch!
Moi : Huh?
Elle : Yes, yes! Chulch! Evely sunday molning chulch! Him comes!
Moi : Ah...
Comme je suis naïf. Sam était seul. Il y a des gens qui naissent seuls et qui risquent de mourir tout aussi seuls. Il ne faut donc pas trop se surprendre de les voir faire la traversée en solo. Il risque d’en avoir besoin dans la vie de «chulch».
Quelle merde...
Prélude de la suite en Ré mineur pour violoncelle seul de Bach
Anner Bylsma, violoncelle
...
Donc, cet été, à la pataugeuse, j’ai croisé Sam. Il est assez facile à repérer cet enfant. Il est noir comme la nuit, quoique dans mon quartier, ça passe assez inaperçu. Ce qui le distingue, c’est son aura. Tout est dans la posture, la façon de bouger, le regard. Vous en connaissez beaucoup vous des enfants de 6 ou 7 ans qui ont l’air d’un héroïnomane? Moi, je connais Sam et il est toujours en manque.
En manque de quoi au juste? D’une vraie maman ou tout simplement d’un repas de plus par jour?
C’est moi qui l’aperçois le premier... du moins, je le pense. Il me regarde le regard vide. Sam.
Moi : Hey Sam! Salut!
Lui: ...
Moi : Tu me reconnais?
Lui: ...
Moi : C’est moi, PMT, ton prof de musique.
Sam : Je sais.
Moi : Alors, tu pourrais me dire bonjour.
Sam : Bonjour.
Et il se pousse un peu plus loin.
Wow... comme je suis significatif pour mes élèves!
Je vous avais dit que Sam est passé en classe TC en cour d’année? Même dans une classe pour graves troubles de comportement, c’était un des cas les plus lourds!
Ah... tiens donc. Il s’approche à nouveau.
Moi (en pointant mon fils qui patauge un peu plus loin): Regarde, c’est mon enfant.
Sam : Je sais.
Moi : Il me ressemble tant que ça?
Sam : Y a des photos dans ton classe. (il est anglophone le pauvre)
Il se tire encore une fois et approche une femme rousse et ses deux filles. Elle lui sourit. Il les suit vers le vestiaire. J’ai espoir. Une nouvelle famille d’accueil? C’était vraiment n’importe quoi celle de cette année...
Ceux-là ont l’air bien. Par contre, même si je suis daltonien, je sais que cette rouquine n’a pas engendré Sam. La théorie de la génération spontanée a quand bien même ses limites... J’opte donc pour la famille d’accueil.
Il se pointe à nouveau.
Moi : C’est qui la dame avec qui tu étais?
Sam : Hein?
Moi : Tu étais avec une dame et deux petites filles. Tu les connais?
Sam : Hein?
Moi : ...
Je remarque une plaie sur sa main. Soyons honnêtes. Ce n’est pas une plaie, c’est un trou.
Moi : Ouch! Comment tu t’es fait ce truc?
Sam : Ah... pas grave.
Il gratte un peu son... bobo? Je pose trop de questions. Il préfère donc se pousser à nouveau pour rejoindre une famille asiatique. Ils ont l’air de bien le connaître. Je suis perplexe.
Un peu plus tard.
Moi (à la dame asiatique) : Vous connaissez Sam?
Elle : Yes, yes! Sam!
Moi : I am one of his teacher. You know if he is with that lady over there. (Je pointe la rouquine).
Elle : No, no. He not wit them. He alone again...
Moi : He seems to know many people...
Elle : Yes, yes. Chulch!
Moi : Huh?
Elle : Yes, yes! Chulch! Evely sunday molning chulch! Him comes!
Moi : Ah...
Comme je suis naïf. Sam était seul. Il y a des gens qui naissent seuls et qui risquent de mourir tout aussi seuls. Il ne faut donc pas trop se surprendre de les voir faire la traversée en solo. Il risque d’en avoir besoin dans la vie de «chulch».
Quelle merde...
Prélude de la suite en Ré mineur pour violoncelle seul de Bach
Anner Bylsma, violoncelle
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11 août 2007
Pour qui la bière?
À l'aide!
Il faut que je lise ce fichier.
C'est le livret avec traduction française d'un obscur opéra de Verdi : Le Bal Masqué. Malheureusement, je n'arrive pas à l'ouvrir correctement. Si quelqu'un peut me le convertir en .pdf, je paye la bière!
Quoi? Vous ne buvez pas de bière? Pas de problème, car voici ma blague favorite de Verdi:
Un homme entre chez sa disquaire préférée à la recherche d'un enregistrement rare de l'opéra "Il Trovatore" de Verdi.
L'homme : Bonjour ma chère! Avez-vous «Le Trouvère»?
La disquaire : Non, je n'ai pas Verdi.
***
Charmant hein? Sans blague, j'ai vraiment besoin de ce livret...
En attendant, un peu de Verdi
Sempre libera (toujours libre) extrait de "La Traviata"

C'est elle qui chante. Anna Nebrebko. Selon la légende, elle aurait commencé comme femme de ménage à l'opéra de Saint-Pétersbourg... un truc dans le genre. Avis aux intéressés : toujours libre qu'elle dit. Pfff... Violetta.
...
Il faut que je lise ce fichier.
C'est le livret avec traduction française d'un obscur opéra de Verdi : Le Bal Masqué. Malheureusement, je n'arrive pas à l'ouvrir correctement. Si quelqu'un peut me le convertir en .pdf, je paye la bière!
Quoi? Vous ne buvez pas de bière? Pas de problème, car voici ma blague favorite de Verdi:
Un homme entre chez sa disquaire préférée à la recherche d'un enregistrement rare de l'opéra "Il Trovatore" de Verdi.
L'homme : Bonjour ma chère! Avez-vous «Le Trouvère»?
La disquaire : Non, je n'ai pas Verdi.
***
Charmant hein? Sans blague, j'ai vraiment besoin de ce livret...
En attendant, un peu de Verdi
Sempre libera (toujours libre) extrait de "La Traviata"

C'est elle qui chante. Anna Nebrebko. Selon la légende, elle aurait commencé comme femme de ménage à l'opéra de Saint-Pétersbourg... un truc dans le genre. Avis aux intéressés : toujours libre qu'elle dit. Pfff... Violetta.
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09 août 2007
Hey! Quoi ne neuf?
Eh oui... Je sors tranquillement de ma torpeur estivale. J’ai failli rechuter il y a deux semaines lorsque j’ai croisé Sam à la pataugeuse. J’ai commencé un billet, mais je ne l’ai pas posté.
En attendant la rentrée, je vais mettre en ligne les extraits musicaux de l’an dernier. Pourquoi je fais ça? De la fuite pure et dure. Ben quoi... Il faut vraiment que je recommence à bosser sur le projet de comédie musicale et demandez-moi si ça me tente...
Bien sûr que ça me tente, bordel! Mais pas pendant mon congé.
Les extraits seront donc dans les billets. N'est-ce pas merveilleux tout ça?
Alors, si vous voulez déjà commencer à bénéficier de mon manque de motivation, allez lire et écouter ceci. J’ai posté ce truc bien avant que je ne décide de mettre des extraits sur ce blogue. Il ne manquait que la musique.
À bientôt et gare à toi Claudine Potvin!
Cette subtile plaisanterie était dédiée à La Marâtre et au Prof Masqué. Mais bon, on ne sait jamais...
En passant, si vous êtes un prof qui blogue (pas «un autre prof qui blogue») et que vous aimeriez être dans mes liens, écrivez-moi et ça me fera plaisir.
Oups! C'est déjà l'heure du scotch et de la Kilkenny.
Cheers
...
En attendant la rentrée, je vais mettre en ligne les extraits musicaux de l’an dernier. Pourquoi je fais ça? De la fuite pure et dure. Ben quoi... Il faut vraiment que je recommence à bosser sur le projet de comédie musicale et demandez-moi si ça me tente...
Bien sûr que ça me tente, bordel! Mais pas pendant mon congé.
Les extraits seront donc dans les billets. N'est-ce pas merveilleux tout ça?
Alors, si vous voulez déjà commencer à bénéficier de mon manque de motivation, allez lire et écouter ceci. J’ai posté ce truc bien avant que je ne décide de mettre des extraits sur ce blogue. Il ne manquait que la musique.
À bientôt et gare à toi Claudine Potvin!
Cette subtile plaisanterie était dédiée à La Marâtre et au Prof Masqué. Mais bon, on ne sait jamais...
En passant, si vous êtes un prof qui blogue (pas «un autre prof qui blogue») et que vous aimeriez être dans mes liens, écrivez-moi et ça me fera plaisir.
Oups! C'est déjà l'heure du scotch et de la Kilkenny.
Cheers
...
06 juillet 2007
Tranche de vie
Bon... Premièrement, je vais mettre une chose au clair : l’album des sonates de Haydn par Marc-André Hamelin, c’est génial. À la première écoute, j’étais un peu surpris par les tempos, le son et la technique presque outrageuse de ce type qui est en réalité, le meilleur pianiste québécois... je vous le dis! Ça fait deux jours que je m’envoie les deux disques en boucle. Ça fonctionne comme musique de fond, comme accompagnement d’une tâche ménagère ou pour faire de l’écoute active. En bref, je ne savais pas que je pourrais un jour me pâmer autant sur la musique de Haydn. Je vous ferais bien entendre l’adagio qui joue au moment où j’écris ces mots, mais ça pourrait être n’importe quel autre extrait. Vous avez compris : c’est tout génial!
Voilà, c’est fait. Maintenant, soyez prévenus, je vais faire dans le personnel. Y a plein de gens qui m'ont dit que c'était poche mon blogue quand je parlais de moi, je m'excuse donc d'avance pour les inconvénients que je vais créer.
Je vais prendre une petite pause de blogue. Je n’ai pas vraiment envie, mais je n’arrive pas à décrocher de la job cet été. Je dois faire gaffe, car j’ai pas mal plus de boulot à me taper pour préparer le projet que les années précédentes. Ça écoeure parce que ça n’amènera pas vraiment grand-chose de plus aux enfants, au contraire même... Ce n’est pas moi qui décide du sujet et des contraintes, mais je vais faire avec.
Mon plan : décrocher pendant au moins deux semaines. Pas de recherche, pas de préparation de forum, de site Web, de blogue (du projet). Pourquoi seulement deux semaines? Pfff... Si je prends un mois, il ne me restera que deux semaines pour tout me taper. Dans la profession, ça parait mal un burn-out en été. Il est donc préférable de me tenir loin du blogue qui parle de mon boulot.
Parlant de burn-out, cette année fut très éprouvante physiquement. Trop d’heures de sommeil furent offertes en sacrifice au projet. Je me tapais les textes des élèves souvent après 21h00 et la plupart des arrangements furent faits de nuit. Je n’arrivais pas à travailler avec Fiston dans les jambes, et je ne voulais pas ça non plus. Ni pour lui, ni pour moi. J’ai touché le fond... comme jamais.
Il faut que je décroche et refasse le plein sinon je vais y laisser ma peau l’an prochain.
Et en plus, une putain de tendinite qui revient. Méchante connerie. Je vous raconte ça et ensuite, je ne vous casse plus les pieds pour un bon bout.
Il y a un an, pendant la semaine de spectacle, une prof d’une discipline pas très intello était chargée de transporter les élèves de l'école au théâtre et vice-versa. Un soir, elle conduisait une fourgonnette chargée d’enseignants et de formateurs qui se pensaient dans des montagnes russes. Il pleuvait, la visibilité était nulle et c’était un véhicule de location. On roulait trop vite et les phares n’étaient même pas allumés... Je pense qu’on était seulement deux à bord qui trouvait l’exercice puéril et qui ne voyait pas l’intérêt de faire un détour pour «aller pogner la bosse, vous allez voir, les élèves tripent, ça revole vraiment». Faut-tu être irresponsable...?
Une voiture surgit devant nous. Arrêt d’urgence. Mon pouce gauche entre en collision avec un manche de parapluie. J’ai dû finir la semaine en jouant sur une blessure, trois shows par jour. Les petits rigolos de la minivan regardaient mon sac de glace en se disant sans doute que j’étais en manque d’attention... Ben oui, c’est sûrement ça mon problème et la solution que j’ai trouvée, c’est de me balader avec un sac de glace sur le pouce. Fallait y penser tout de même!
Ça fait plus d’un an et ça fait encore mal si je joue trop. C’est une douleur à la main, mais qui irradie dans les tripes. La musique est une maitresse cruelle. En plus de la douleur physique, la tendinite donne au musicien la même sensation qu’une peine d’amour. Le truc dans l’estomac... Voilà donc le seul temps de l’année où je pourrais m’y remettre un peu sérieusement et bordel...
Ouais... Une maitresse cruelle. Ça fait mal de la voir dans les mains des autres quand elle nous est interdite. Sinon, pas de problème!!! Et que je ne vous entende pas spéculer sur les origines de la musique de chambre : trio, quatuor, etc.
Hamelin qui joue Haydn.
Haydn: Sonate pour piano #23 en Fa, Hob XVI:23 - 2. Adagio
...
Voilà, c’est fait. Maintenant, soyez prévenus, je vais faire dans le personnel. Y a plein de gens qui m'ont dit que c'était poche mon blogue quand je parlais de moi, je m'excuse donc d'avance pour les inconvénients que je vais créer.
Je vais prendre une petite pause de blogue. Je n’ai pas vraiment envie, mais je n’arrive pas à décrocher de la job cet été. Je dois faire gaffe, car j’ai pas mal plus de boulot à me taper pour préparer le projet que les années précédentes. Ça écoeure parce que ça n’amènera pas vraiment grand-chose de plus aux enfants, au contraire même... Ce n’est pas moi qui décide du sujet et des contraintes, mais je vais faire avec.
Mon plan : décrocher pendant au moins deux semaines. Pas de recherche, pas de préparation de forum, de site Web, de blogue (du projet). Pourquoi seulement deux semaines? Pfff... Si je prends un mois, il ne me restera que deux semaines pour tout me taper. Dans la profession, ça parait mal un burn-out en été. Il est donc préférable de me tenir loin du blogue qui parle de mon boulot.
Parlant de burn-out, cette année fut très éprouvante physiquement. Trop d’heures de sommeil furent offertes en sacrifice au projet. Je me tapais les textes des élèves souvent après 21h00 et la plupart des arrangements furent faits de nuit. Je n’arrivais pas à travailler avec Fiston dans les jambes, et je ne voulais pas ça non plus. Ni pour lui, ni pour moi. J’ai touché le fond... comme jamais.
Il faut que je décroche et refasse le plein sinon je vais y laisser ma peau l’an prochain.
Et en plus, une putain de tendinite qui revient. Méchante connerie. Je vous raconte ça et ensuite, je ne vous casse plus les pieds pour un bon bout.
Il y a un an, pendant la semaine de spectacle, une prof d’une discipline pas très intello était chargée de transporter les élèves de l'école au théâtre et vice-versa. Un soir, elle conduisait une fourgonnette chargée d’enseignants et de formateurs qui se pensaient dans des montagnes russes. Il pleuvait, la visibilité était nulle et c’était un véhicule de location. On roulait trop vite et les phares n’étaient même pas allumés... Je pense qu’on était seulement deux à bord qui trouvait l’exercice puéril et qui ne voyait pas l’intérêt de faire un détour pour «aller pogner la bosse, vous allez voir, les élèves tripent, ça revole vraiment». Faut-tu être irresponsable...?
Une voiture surgit devant nous. Arrêt d’urgence. Mon pouce gauche entre en collision avec un manche de parapluie. J’ai dû finir la semaine en jouant sur une blessure, trois shows par jour. Les petits rigolos de la minivan regardaient mon sac de glace en se disant sans doute que j’étais en manque d’attention... Ben oui, c’est sûrement ça mon problème et la solution que j’ai trouvée, c’est de me balader avec un sac de glace sur le pouce. Fallait y penser tout de même!
Ça fait plus d’un an et ça fait encore mal si je joue trop. C’est une douleur à la main, mais qui irradie dans les tripes. La musique est une maitresse cruelle. En plus de la douleur physique, la tendinite donne au musicien la même sensation qu’une peine d’amour. Le truc dans l’estomac... Voilà donc le seul temps de l’année où je pourrais m’y remettre un peu sérieusement et bordel...
Ouais... Une maitresse cruelle. Ça fait mal de la voir dans les mains des autres quand elle nous est interdite. Sinon, pas de problème!!! Et que je ne vous entende pas spéculer sur les origines de la musique de chambre : trio, quatuor, etc.
Hamelin qui joue Haydn.
Haydn: Sonate pour piano #23 en Fa, Hob XVI:23 - 2. Adagio
...
05 juillet 2007
Mécène recherché
Pas pour du fric. Seulement pour de l'espace Web. J'aurais besoin d'un endroit pour héberger les extraits musicaux que je fais entendre sur le blogue.
profmalgretout@hotmail.com
...
profmalgretout@hotmail.com
...
04 juillet 2007
...?
Ce soir, 23h30, TV5.
Vous me direz comment c'était parce que moi...
Cheers
...
Vous me direz comment c'était parce que moi...
...je n'ai pas le cable et je serai au Yulblog.
Cheers
...
03 juillet 2007
Corneille
Ben non... pas le chanteur.
Il y a des modes pour tout : les fringues, la bouffe, la musique... tout ce qui se consomme quoi. Il y a même des modes pour le corps humain, car oui, dans certaines cultures, il se consomme. Que penserait Rubens de nos mannequins anorexiques? Ça manque de chair sur l’os?
Personnellement, la mode qui me fascine le plus, c’est celle des états d’âme comme sources d'inspiration pour les artistes. Présentement, le truc branché, c’est la peine d’amour... Assez ennuyeux merci, mais bon, on n’a pas demandé de venir au monde et encore moins maintenant. Ça me rend nostalgique de quand je n'étais pas encore né...
À l’antiquité, on aimait bien les trahisons, les empoisonnements et bien entendu les parricides involontaires suivis de l’incontournable, mais tout aussi involontaire, partie de jambe en l’air avec maman. Ouch! Ça devait fesser quand l’oracle se pointait pour nous briefer sur le sens de l’humour des dieux. Mais heureusement, soeurette était toujours là pour nous consoler dans les moments difficiles. Il faut toujours demander le nom de famille avant de...
Ensuite, au moyen-âge, on aimait bien les malédictions et les histoires de philtres d’amour ingurgités par la mauvaise personne. Non, je ne vous ferai pas entendre un extrait de Tristan aujourd’hui. En passant... Avez-vous déjà remarqué qu’il y a souvent un petit nain méchant au moyen-âge? Il ne manquerait que le doberman pour que le party pogne dans la cabane.
Mais le nec plus ultra des raisons d’être déprimé et d’écrire plein de hits, c’était au début du XIXe siècle: l’errance. Ouais! Le Wanderer. La quête de quelque chose d’inatteignable. En ces temps bénis, les adeptes du Sturm und Drang se baladaient de village en village en rivalisant de misère. Pas question de rester en place. Avec un peu de chance, ils étaient même bannis, en exil, rejet... Ça contraste avec le spleen vécu en direct du sous-sol de bungalow des parents de nos cégépiens. Errance? Pfff.
Et nous, au XXIe siècle, on est sensé faire quoi pour être déprimé et composer des chefs-d’oeuvre? Il faut se faire bannir pour avoir marié maman après avoir buté papa, être condamné à errer sans fin avec le petit nain et son doberman qui vous les cassent sans arrêt?
C’est n’importe quoi tout ça, mais comme vous êtes une bande de dégénérés, je suis certain qu’il y en a qui rigolent bien... Pourtant, mes intentions étaient nobles quand j’ai commencé à écrire ce billet. Je me tapais le Voyage d’Hiver bien peinard et là, juste comme ça, y a deux fils qui se sont touchés dans ma tête. Bordel...
Voici le quinzième lied du cycle.
Die Krahe, extrait de Winterreise de Franz Schubert
Dietrich Fischer-Dieskau
Gerald Moore
Die Krahe : La corneille
Avec moi, une corneille
Avait quitté la ville.
Elle a sans cesse volé
Autour de ma tête.
Corneille, étrange animal
Ne veux-tu pas me quitter?
Crois-tu donc comme une proie
Te saisir bientôt de mon corps?
Allons, je n'en ai plus pour longtemps
Avec mon bâton de pèlerin.
Corneille, montre-moi enfin
La fidélité jusqu'au tombeau!
C’est beau hein?

...
Il y a des modes pour tout : les fringues, la bouffe, la musique... tout ce qui se consomme quoi. Il y a même des modes pour le corps humain, car oui, dans certaines cultures, il se consomme. Que penserait Rubens de nos mannequins anorexiques? Ça manque de chair sur l’os?
Personnellement, la mode qui me fascine le plus, c’est celle des états d’âme comme sources d'inspiration pour les artistes. Présentement, le truc branché, c’est la peine d’amour... Assez ennuyeux merci, mais bon, on n’a pas demandé de venir au monde et encore moins maintenant. Ça me rend nostalgique de quand je n'étais pas encore né...
À l’antiquité, on aimait bien les trahisons, les empoisonnements et bien entendu les parricides involontaires suivis de l’incontournable, mais tout aussi involontaire, partie de jambe en l’air avec maman. Ouch! Ça devait fesser quand l’oracle se pointait pour nous briefer sur le sens de l’humour des dieux. Mais heureusement, soeurette était toujours là pour nous consoler dans les moments difficiles. Il faut toujours demander le nom de famille avant de...
Ensuite, au moyen-âge, on aimait bien les malédictions et les histoires de philtres d’amour ingurgités par la mauvaise personne. Non, je ne vous ferai pas entendre un extrait de Tristan aujourd’hui. En passant... Avez-vous déjà remarqué qu’il y a souvent un petit nain méchant au moyen-âge? Il ne manquerait que le doberman pour que le party pogne dans la cabane.
Mais le nec plus ultra des raisons d’être déprimé et d’écrire plein de hits, c’était au début du XIXe siècle: l’errance. Ouais! Le Wanderer. La quête de quelque chose d’inatteignable. En ces temps bénis, les adeptes du Sturm und Drang se baladaient de village en village en rivalisant de misère. Pas question de rester en place. Avec un peu de chance, ils étaient même bannis, en exil, rejet... Ça contraste avec le spleen vécu en direct du sous-sol de bungalow des parents de nos cégépiens. Errance? Pfff.
Et nous, au XXIe siècle, on est sensé faire quoi pour être déprimé et composer des chefs-d’oeuvre? Il faut se faire bannir pour avoir marié maman après avoir buté papa, être condamné à errer sans fin avec le petit nain et son doberman qui vous les cassent sans arrêt?
C’est n’importe quoi tout ça, mais comme vous êtes une bande de dégénérés, je suis certain qu’il y en a qui rigolent bien... Pourtant, mes intentions étaient nobles quand j’ai commencé à écrire ce billet. Je me tapais le Voyage d’Hiver bien peinard et là, juste comme ça, y a deux fils qui se sont touchés dans ma tête. Bordel...
Voici le quinzième lied du cycle.
Die Krahe, extrait de Winterreise de Franz Schubert
Dietrich Fischer-Dieskau
Gerald Moore
Die Krahe : La corneille
Avec moi, une corneille
Avait quitté la ville.
Elle a sans cesse volé
Autour de ma tête.
Corneille, étrange animal
Ne veux-tu pas me quitter?
Crois-tu donc comme une proie
Te saisir bientôt de mon corps?
Allons, je n'en ai plus pour longtemps
Avec mon bâton de pèlerin.
Corneille, montre-moi enfin
La fidélité jusqu'au tombeau!
C’est beau hein?

...
28 juin 2007
Offre d'emploi
Ce n’est pas facile tous les jours d’être directeur d’école. Imaginez que vous commencez une année scolaire sans avoir tous les enseignants nécessaires. Pire encore: vous connaissez l’enseignant idéal pour combler le poste, mais vous ne pouvez pas l’engager pour toutes sortes de raisons: syndicat, ancienneté, diplômes, etc..
Mais la fin justifie les moyens. Voici d'ailleurs une vieille technique sioux pour passer au travers de la liste prioritaire sans trouver preneur pour le contrat. Vous pouvez ensuite offrir la job au génial prof que vous avez rencontré en lisant son blogue...
Écoutez ça... un pur délice.
Excellent hein? Héhéhé... Si un jour je rencontre ce type, j'lui paye la bière!
En passant, je suis d’accord avec ce genre de procédure. Certains postes ne conviennent pas à n'importe quel enseignant. La plupart des beaux projets des écoles publiques dépendent trop souvent des gens qui les supportent par leur talent, leur compétence, leur efficacité... leur passion bordel! J'n'aime pas parler de passion quand tout le monde est sobre et garde ses fringues, mais je ferai exception pour ce point.
De toute façon, vous avez compris : ce sont rarement les conventions collectives, les réformes et les petites guéguerres qui engendrent les grandes réalisations de nos petites écoles.
Le pire, c'est que ce boulot n'est sûrement pas aussi cinglé qu'il en à l'air. Il y a du temps de prévu à l’horaire pour faire tout ça. Mais le hic, c’est que ce n’est que pour six mois. Un grand investissement pour une aventure bien éphémère. Un «one night» pédagogique.
Un beau défi quand même tentant... Mais j’en ai déjà une job de fou. Maudite fidélité...
...
Mais la fin justifie les moyens. Voici d'ailleurs une vieille technique sioux pour passer au travers de la liste prioritaire sans trouver preneur pour le contrat. Vous pouvez ensuite offrir la job au génial prof que vous avez rencontré en lisant son blogue...
Écoutez ça... un pur délice.
Excellent hein? Héhéhé... Si un jour je rencontre ce type, j'lui paye la bière!
En passant, je suis d’accord avec ce genre de procédure. Certains postes ne conviennent pas à n'importe quel enseignant. La plupart des beaux projets des écoles publiques dépendent trop souvent des gens qui les supportent par leur talent, leur compétence, leur efficacité... leur passion bordel! J'n'aime pas parler de passion quand tout le monde est sobre et garde ses fringues, mais je ferai exception pour ce point.
De toute façon, vous avez compris : ce sont rarement les conventions collectives, les réformes et les petites guéguerres qui engendrent les grandes réalisations de nos petites écoles.
Le pire, c'est que ce boulot n'est sûrement pas aussi cinglé qu'il en à l'air. Il y a du temps de prévu à l’horaire pour faire tout ça. Mais le hic, c’est que ce n’est que pour six mois. Un grand investissement pour une aventure bien éphémère. Un «one night» pédagogique.
Un beau défi quand même tentant... Mais j’en ai déjà une job de fou. Maudite fidélité...
...
26 juin 2007
Amitié 101
Mon nouvel ami.
Il s’appelle Patrice. Je ne le connais presque pas, mais je lui dois une bière.
Ce matin, c’est l’affichage. Oui oui... Ce moment de l’année où les profs à statut précaire essaient de se dénicher du boulot pour l’an prochain. J’avoue que c’est un peu moins sauvage qu’il y a quelques années. Comme c’est un travail de plus en plus difficile, les têtes tombent et avec neuf ans d’ancienneté, je suis déjà un «old timer».
J’ai tellement gravi les échelons de la chaîne alimentaire que cette année, je suis en position de choisir un poste menant à la permanence. Quoi? Pourquoi je ne saute pas de joie? Pfff. La permanence en musique, ça ne veut pas dire que tu vas garder ta job. Ça veut seulement dire que tu vas garder une job. Quelle job? Ça, l’histoire ne le dit pas.
Si l’école où tu te fends en quatre décide qu’elle n’en a plus rien à cirer de ta musique (ou de toi...), te voilà mis en disponibilité et là, tu n’as pas le choix d’aller où on veut bien de toi et où il y a de la place. C’est comme ça et avec notre syndicat actuel qui utilise les spécialistes comme chair à canon, ça risque de rester comme ça. Mais dans ma situation, je n’ai rien devant moi. Donc, rien à perdre. ***rire diabolique?***
Il y a sept postes menant à la permanence, dont un qui me plait. Zut! C’est toujours difficile quand on ne connait pas les écoles. Oui oui... les écoles. Un poste, deux écoles. Faut pas rêver quand même. Présentement, je fais quatre écoles par semaine, mais j’aime bien le changement et je bosse sur un projet génial.
Par contre, ce qui me plait dans ce poste qui mène à la permanence, c’est que les élèves jouent de la guitare au troisième cycle et comme je me débrouille pas trop mal sur l’instrument et que je l’ai enseigné à tous les niveaux (même à l’université), je suis tenté... grrrrr.... M'énerve!
Mais le projet... Mes élèves... La job pas trop loin de l’appartement (j’habite entre les quatre écoles!!!)... Et surtout : pas de flûte à bec!
Mais la sécurité d’emploi... Un milieu plus facile... La guitare...
ARGH!!!
Peu importe ce que je choisirai, je vivrai dans le doute... Je suis maudit. Pas dans le sens de Prof Maudit. Non... quelque chose d'un peu plus rive gauche...
Mais Patrice, au péril de sa vie, veille sur la veuve et l’orphelin et c’est à ce moment qu’il entre en scène. Il doit choisir avant moi... juste avant moi. Il s’élance et, faisant fi de tout danger, ...bang! En plein dans la gueule! Il prend le poste! Dans le mille. Y a pas photo, c’est un pro ce Patrice...
Est-ce que je le voulais ce poste? Pas vraiment... J’avais décidé de rester où je suis. Pourquoi? Ben voyons... Par lâcheté. Vous n’aviez jamais remarqué? Je suis un couillon... C’est les copains de Claudine qui le disent et ils sont tellement perspicaces que je dois me rendre à l’évidence : je suis un lâche. Merci les amis.
Mais revenons à Patrice, car lui, c’est un fonceur!
Yes!!! Mon héros! J’avais choisi de demeurer où je suis présentement et voilà que Patrice fout en l’air mon dilemme. J’ai beau me demander si j’ai fait le bon choix, une seule question me revient sans cesse : mais quel choix? Grâce à Patrice, j’ai l’esprit tranquille, j’écoute les suites anglaises et c’est le pied.
Manque que le scotch et des manifestants en vélo... à poil...
...
Il s’appelle Patrice. Je ne le connais presque pas, mais je lui dois une bière.
Ce matin, c’est l’affichage. Oui oui... Ce moment de l’année où les profs à statut précaire essaient de se dénicher du boulot pour l’an prochain. J’avoue que c’est un peu moins sauvage qu’il y a quelques années. Comme c’est un travail de plus en plus difficile, les têtes tombent et avec neuf ans d’ancienneté, je suis déjà un «old timer».
J’ai tellement gravi les échelons de la chaîne alimentaire que cette année, je suis en position de choisir un poste menant à la permanence. Quoi? Pourquoi je ne saute pas de joie? Pfff. La permanence en musique, ça ne veut pas dire que tu vas garder ta job. Ça veut seulement dire que tu vas garder une job. Quelle job? Ça, l’histoire ne le dit pas.
Si l’école où tu te fends en quatre décide qu’elle n’en a plus rien à cirer de ta musique (ou de toi...), te voilà mis en disponibilité et là, tu n’as pas le choix d’aller où on veut bien de toi et où il y a de la place. C’est comme ça et avec notre syndicat actuel qui utilise les spécialistes comme chair à canon, ça risque de rester comme ça. Mais dans ma situation, je n’ai rien devant moi. Donc, rien à perdre. ***rire diabolique?***
Il y a sept postes menant à la permanence, dont un qui me plait. Zut! C’est toujours difficile quand on ne connait pas les écoles. Oui oui... les écoles. Un poste, deux écoles. Faut pas rêver quand même. Présentement, je fais quatre écoles par semaine, mais j’aime bien le changement et je bosse sur un projet génial.
Par contre, ce qui me plait dans ce poste qui mène à la permanence, c’est que les élèves jouent de la guitare au troisième cycle et comme je me débrouille pas trop mal sur l’instrument et que je l’ai enseigné à tous les niveaux (même à l’université), je suis tenté... grrrrr.... M'énerve!
Mais le projet... Mes élèves... La job pas trop loin de l’appartement (j’habite entre les quatre écoles!!!)... Et surtout : pas de flûte à bec!
Mais la sécurité d’emploi... Un milieu plus facile... La guitare...
ARGH!!!
Peu importe ce que je choisirai, je vivrai dans le doute... Je suis maudit. Pas dans le sens de Prof Maudit. Non... quelque chose d'un peu plus rive gauche...
Mais Patrice, au péril de sa vie, veille sur la veuve et l’orphelin et c’est à ce moment qu’il entre en scène. Il doit choisir avant moi... juste avant moi. Il s’élance et, faisant fi de tout danger, ...bang! En plein dans la gueule! Il prend le poste! Dans le mille. Y a pas photo, c’est un pro ce Patrice...
Est-ce que je le voulais ce poste? Pas vraiment... J’avais décidé de rester où je suis. Pourquoi? Ben voyons... Par lâcheté. Vous n’aviez jamais remarqué? Je suis un couillon... C’est les copains de Claudine qui le disent et ils sont tellement perspicaces que je dois me rendre à l’évidence : je suis un lâche. Merci les amis.
Mais revenons à Patrice, car lui, c’est un fonceur!
Yes!!! Mon héros! J’avais choisi de demeurer où je suis présentement et voilà que Patrice fout en l’air mon dilemme. J’ai beau me demander si j’ai fait le bon choix, une seule question me revient sans cesse : mais quel choix? Grâce à Patrice, j’ai l’esprit tranquille, j’écoute les suites anglaises et c’est le pied.
Manque que le scotch et des manifestants en vélo... à poil...
...
23 juin 2007
Harmonium
Ben non... je ne vous parle pas du groupe Harmonium parce que c'est la Saint-Jean.
L’an prochain, les enfants du projet vont devoir bosser sur des trucs d'opéra, entre autres de Rossini. Je l'aime bien moi ce Rossini. Un peu trop de récitatifs, mais ça fait la job. Et en plus, on ne se plaint pas, car on va se taper «Le Barbier de Séville». Disons qu’il y a pire dans la vie.
Curieusement, lorsqu’on amène les enfants à l’opéra, ce n’est pas lors des récitatifs qu’ils s’emmerdent le plus. C’est sans doute parce que c'est le seul moment où les chanteurs bougent. Les initiés savent de quoi je parle... C’est plutôt dans la reprise d’un aria da capo que l’ennui se fait sentir. Mais heureusement, Rossini l'avait remarqué lui aussi. Eux qui trouvent que je radote... Pfff. Ils n’ont rien vu encore! Pourtant, le hip-hop qu’ils engloutissent chaque jour est bourré d’ostinatos et ça ne semble pas les déranger outre mesure. Steve Reich with an attitude.
Mais bon... on parlait de Gioachino. Il n’a pas écrit seulement des opéras le type. Il a même écrit pour l’harmonium. Yep... L’harmonium fut aux salons européens du 19e siècle ce que l’orgue électrique fut au sous-sol en stucco du 20e. C’est ça... Full kétaine! Ça me rappelle une «tannante de chance» et le beau Daniel Hétu. Que de merveilleux souvenirs...
Mais, il y a quand même des beaux trucs avec de l’harmonium.
Kyrie eleison
Extrait de la Petite Messe Solennelle de Rossini pour voix, piano et harmonium.
Chorus Musicus Köln
Direction : Christoph Spering
L’an prochain, les enfants du projet vont devoir bosser sur des trucs d'opéra, entre autres de Rossini. Je l'aime bien moi ce Rossini. Un peu trop de récitatifs, mais ça fait la job. Et en plus, on ne se plaint pas, car on va se taper «Le Barbier de Séville». Disons qu’il y a pire dans la vie.
Curieusement, lorsqu’on amène les enfants à l’opéra, ce n’est pas lors des récitatifs qu’ils s’emmerdent le plus. C’est sans doute parce que c'est le seul moment où les chanteurs bougent. Les initiés savent de quoi je parle... C’est plutôt dans la reprise d’un aria da capo que l’ennui se fait sentir. Mais heureusement, Rossini l'avait remarqué lui aussi. Eux qui trouvent que je radote... Pfff. Ils n’ont rien vu encore! Pourtant, le hip-hop qu’ils engloutissent chaque jour est bourré d’ostinatos et ça ne semble pas les déranger outre mesure. Steve Reich with an attitude.
Mais bon... on parlait de Gioachino. Il n’a pas écrit seulement des opéras le type. Il a même écrit pour l’harmonium. Yep... L’harmonium fut aux salons européens du 19e siècle ce que l’orgue électrique fut au sous-sol en stucco du 20e. C’est ça... Full kétaine! Ça me rappelle une «tannante de chance» et le beau Daniel Hétu. Que de merveilleux souvenirs...
Mais, il y a quand même des beaux trucs avec de l’harmonium.
Kyrie eleison
Extrait de la Petite Messe Solennelle de Rossini pour voix, piano et harmonium.
Chorus Musicus Köln
Direction : Christoph Spering
21 juin 2007
Alex
J’ai croisé Alex près de l’école hier soir. La dernière fois que je l’avais vu, il pleurait. Quand à douze ans, ton père se fait opéré au coeur, c’est correct de pleurer. C’était il y a un an et il était en sixième année.
Moi : Hey Alex! Salut! Ça fait un an que je ne t’ai pas vu et une question me brûle les lèvres: est-ce que ton père est mort?
Oups... Ça ne s’est pas passé exactement comme ça. J’ai un minimum de délicatesse envers les orphelins potentiels.
Moi : Hey Alex!
Alex : Yo PMT.
Moi : Puis le secondaire... tu ne brises pas trop de coeur?
Alex : Non... ça va.
Moi : Qu’est-ce que tu fais de bon cet été?
Alex : Rien.
Moi : Tu vas travailler?
Alex : J’n’ai rien trouvé encore. Y a toujours McDo, mais je n’ai pas vraiment d’expérience en cuisine.
Si seulement il savait...
Moi : C’est vrai que ce n’est pas évident à Montréal. Moi, à ton âge, je cueillais des fraises et je me tapais d’autres jobs en agriculture.
Alex : T’aimais ça?
Moi : Pas vraiment. Je fais des allergies et je suis daltonien...
Alex : Ouain... Ça ne devait pas être facile. Ma soeur travaille pour aider ma mère à nous nourrir.
Merde... c’est pas bon signe.
Alex se tourne vers la patinoire (hockey cosom en été).
Alex : C’est poche. Les adultes ont réservé la patinoire les mercredis et les dimanches. Il faut avoir 18 ans pour y aller.
Moi : Ben voyons... c’est facho!
Alex : Mon père a appelé la ville, mais il ne peut rien faire.
Chouette, il a survécu à l’opération.
Alex : Sur le coup, il était en beau calvaire, mais en fin de compte, il vient jouer au hockey sur la patinoire tous les mercredis et dimanches.
Ce n’est pas tout de survivre, il faut aussi vivre un peu.
...
Moi : Hey Alex! Salut! Ça fait un an que je ne t’ai pas vu et une question me brûle les lèvres: est-ce que ton père est mort?
Oups... Ça ne s’est pas passé exactement comme ça. J’ai un minimum de délicatesse envers les orphelins potentiels.
Moi : Hey Alex!
Alex : Yo PMT.
Moi : Puis le secondaire... tu ne brises pas trop de coeur?
Alex : Non... ça va.
Moi : Qu’est-ce que tu fais de bon cet été?
Alex : Rien.
Moi : Tu vas travailler?
Alex : J’n’ai rien trouvé encore. Y a toujours McDo, mais je n’ai pas vraiment d’expérience en cuisine.
Si seulement il savait...
Moi : C’est vrai que ce n’est pas évident à Montréal. Moi, à ton âge, je cueillais des fraises et je me tapais d’autres jobs en agriculture.
Alex : T’aimais ça?
Moi : Pas vraiment. Je fais des allergies et je suis daltonien...
Alex : Ouain... Ça ne devait pas être facile. Ma soeur travaille pour aider ma mère à nous nourrir.
Merde... c’est pas bon signe.
Alex se tourne vers la patinoire (hockey cosom en été).
Alex : C’est poche. Les adultes ont réservé la patinoire les mercredis et les dimanches. Il faut avoir 18 ans pour y aller.
Moi : Ben voyons... c’est facho!
Alex : Mon père a appelé la ville, mais il ne peut rien faire.
Chouette, il a survécu à l’opération.
Alex : Sur le coup, il était en beau calvaire, mais en fin de compte, il vient jouer au hockey sur la patinoire tous les mercredis et dimanches.
Ce n’est pas tout de survivre, il faut aussi vivre un peu.
...
20 juin 2007
Pauvreté 101
Comme vous la savez déjà, j’enseigne dans le quartier défavorisé. Par contre, il y a des jours où j’aurais envie de dire que j’enseigne dans le quartier des favorisés. Vous allez comprendre. Mais attention, je ne tombe pas dans le panneau (pas celui-là en tout cas...).
Mais qu’est-ce qu’il raconte encore le prof?
N’importe quoi... Comme d’habitude.
À mon école, sur près de 300 élèves, je dirais qu’au moins 275 dînent à l’école. Avec l’augmentation du coût de la vie, les parents travaillent de plus en plus et ne peuvent pas accueillir leur progéniture pour les repas du midi. Et croyez-moi, ils en payent le prix : 10$ par mois.
Hein? Pfffff... 10$ par mois. Oui oui... un gros dix piastres pour que votre marmaille puisse se repaître de plats qui, quoiqu’un peu fades, les maintiendront en vie assez longtemps pour que j’apprenne leurs noms complets par coeur.
10$, ça représente environ 75 cents le repas. Méchant bon deal. Même si chaque week-end, on roule en VUS jusqu’au chalet, on ne peut refuser une telle offre!
Par contre, cette semaine, c’est la panique totale: le service de repas n’est pas disponible. Les parents des élèves qui mangent à l’école doivent donc leur préparer un lunch. Ouch!
La maman: Hein? Un lunch?
La prof: Ben oui Madame.
La maman : Ben là... Comment ça qu’y a pas de dîner?
La prof : Je ne sais pas Madame. Ce n’est pas ma décision.
La maman : Ben là...
La prof : Donc, vous allez lui préparer un lunch?
La maman : On peut pas laisser d’l’argent?
La prof: ...
La maman : Ben sacrament! Y va manger à maison d’abord. À son enfant. Viens-t-en ciboire!
La prof : ...
J’exagère? HA-HA-HA...
Je ne vous parlerai pas des cas d’élèves qui ont été abandonnés à l’école sans boîte à lunch... Je vais plutôt faire dans la spéculation "pseudostatistique".
Sur nos 275 élèves qui mangent à l’école, environ 50 se sont pointés avec un lunch. Les autres ont mangé à la maison. J’en conclus qu’au moins 225 pourraient manger dans le calme de leur foyer, mais pour des raisons financières (ou par manque d’intérêt de leurs parents) ils se tapent le chaos de la cafétéria, suivi d’une cour de récréation tout aussi anarchique. Que voulez-vous? Il faut bien que les profs mangent, fassent des photocopies, assistent à une rencontre, préparent des cours ou se reposent un peu... Disons que les surveillants des dîners n’ont pas l’autorité que nous confère certains pouvoirs liés à la profession *** insérez un rire diabolique ici***.
En résumé, pour un élève, manger à l’école, c’est décoiffant. Mais... 10$ par mois, c’est un méchant bon deal!
En après-midi, les enfants qui ont mangé à la maison me semblent plus disponibles que la plupart des autres. C'est subjectif? Oui.
Je comprends que si les parents n’ont pas le choix, ce n’est pas si dramatique. Par contre, si ceux qui ont le choix décidaient de garder leurs affreux le midi, on diminuerait le nombre d’élèves à la cafétéria et par le fait même, on augmenterait la qualité de vie des enfants qui ont vraiment besoin des mesures d’aide alimentaire.
Comment les convaincre? 10$, c’est un super bon deal! Ouais... À bien y penser, j’vais en prendre une caisse...
C’est ça être pauvre...
Pauvre dans le quartier des favorisés.
...
Mais qu’est-ce qu’il raconte encore le prof?
N’importe quoi... Comme d’habitude.
À mon école, sur près de 300 élèves, je dirais qu’au moins 275 dînent à l’école. Avec l’augmentation du coût de la vie, les parents travaillent de plus en plus et ne peuvent pas accueillir leur progéniture pour les repas du midi. Et croyez-moi, ils en payent le prix : 10$ par mois.
Hein? Pfffff... 10$ par mois. Oui oui... un gros dix piastres pour que votre marmaille puisse se repaître de plats qui, quoiqu’un peu fades, les maintiendront en vie assez longtemps pour que j’apprenne leurs noms complets par coeur.
10$, ça représente environ 75 cents le repas. Méchant bon deal. Même si chaque week-end, on roule en VUS jusqu’au chalet, on ne peut refuser une telle offre!
Par contre, cette semaine, c’est la panique totale: le service de repas n’est pas disponible. Les parents des élèves qui mangent à l’école doivent donc leur préparer un lunch. Ouch!
La maman: Hein? Un lunch?
La prof: Ben oui Madame.
La maman : Ben là... Comment ça qu’y a pas de dîner?
La prof : Je ne sais pas Madame. Ce n’est pas ma décision.
La maman : Ben là...
La prof : Donc, vous allez lui préparer un lunch?
La maman : On peut pas laisser d’l’argent?
La prof: ...
La maman : Ben sacrament! Y va manger à maison d’abord. À son enfant. Viens-t-en ciboire!
La prof : ...
J’exagère? HA-HA-HA...
Je ne vous parlerai pas des cas d’élèves qui ont été abandonnés à l’école sans boîte à lunch... Je vais plutôt faire dans la spéculation "pseudostatistique".
Sur nos 275 élèves qui mangent à l’école, environ 50 se sont pointés avec un lunch. Les autres ont mangé à la maison. J’en conclus qu’au moins 225 pourraient manger dans le calme de leur foyer, mais pour des raisons financières (ou par manque d’intérêt de leurs parents) ils se tapent le chaos de la cafétéria, suivi d’une cour de récréation tout aussi anarchique. Que voulez-vous? Il faut bien que les profs mangent, fassent des photocopies, assistent à une rencontre, préparent des cours ou se reposent un peu... Disons que les surveillants des dîners n’ont pas l’autorité que nous confère certains pouvoirs liés à la profession *** insérez un rire diabolique ici***.
En résumé, pour un élève, manger à l’école, c’est décoiffant. Mais... 10$ par mois, c’est un méchant bon deal!
En après-midi, les enfants qui ont mangé à la maison me semblent plus disponibles que la plupart des autres. C'est subjectif? Oui.
Je comprends que si les parents n’ont pas le choix, ce n’est pas si dramatique. Par contre, si ceux qui ont le choix décidaient de garder leurs affreux le midi, on diminuerait le nombre d’élèves à la cafétéria et par le fait même, on augmenterait la qualité de vie des enfants qui ont vraiment besoin des mesures d’aide alimentaire.
Comment les convaincre? 10$, c’est un super bon deal! Ouais... À bien y penser, j’vais en prendre une caisse...
C’est ça être pauvre...
Pauvre dans le quartier des favorisés.
...
15 juin 2007
Le bal
Ce soir, je fais acte de présence au bal des finissants de mes affreux. Une fête pour la fin du primaire...
Mon image favorite (un grand classique!) :
Imaginez une jeune fille de douze ans, en robe de soirée. Elle est maquillée et bien coiffée. Par contre, elle titube en essayant de ne pas renverser son verre de punch...
Décadence prépubère? N’ayez crainte. Ce n’est pas l’alcool, mais plutôt les talons aiguilles qui nuisent à sa démarche. Je n’ai jamais essayé de me balader avec ces trucs, mais ça n’a pas l’air très évident.
Bon. Il faut que j’aille me raser. Ils m’ont enduré pendant huit ans. Je leur dois bien ça.
Maurice Ravel : La valse
OSM, Dutoit.
Ils étaient bons dans la musique française...
...
Mon image favorite (un grand classique!) :
Imaginez une jeune fille de douze ans, en robe de soirée. Elle est maquillée et bien coiffée. Par contre, elle titube en essayant de ne pas renverser son verre de punch...
Décadence prépubère? N’ayez crainte. Ce n’est pas l’alcool, mais plutôt les talons aiguilles qui nuisent à sa démarche. Je n’ai jamais essayé de me balader avec ces trucs, mais ça n’a pas l’air très évident.
Bon. Il faut que j’aille me raser. Ils m’ont enduré pendant huit ans. Je leur dois bien ça.
Maurice Ravel : La valse
OSM, Dutoit.
Ils étaient bons dans la musique française...
...
13 juin 2007
Défense de nourrir les trolls
Même s'ils disent des conneries, même s'ils menacent (mais ça, c'est plutôt par courriel), même s'ils sont trop nombreux et que l'on n'en peut plus...
Je n'ai pas envie de modérer, d'éditer ou de supprimer les commentaires. Ce blogue est imparfait et je lui souhaite un futur simple. (On croirait entendre Zed!)
Je reconnais mes torts et si quelque chose blesse quelqu'un personnellement, qu'on m'écrive et je vais retirer l'épine. Certes, la blessure restera ouverte... comme la mienne.
Si on me traite de lâche, souvenez-vous de la règle numéro un : défense de nourrir les trolls.
Si on me traite de chien fini, souvenez-vous de la règle numéro deux : qu'on paye à boire à Chroniques Blondes bordel!
En attendant, je lisais sur le blogue de Zviane qu'elle a joué la fantaisie en fa mineur de Schubert dernièrement. Vous connaissez?
C'est un truc pour piano à quatre mains. Ce cher Franz était sans doute amoureux de son élève, la comtesse Esterhazy. Comme il était trop fauché pour des roses et du chocolat, il lui a dédié l'oeuvre, en sachant très bien qu'il allait la jouer avec elle... C'est une technique de drague qui a fait ses preuves avec les comtesses du 19e siècle.
Franz Schubert : Fantaisie en fa mineur
Paul Badura-Skoda et Jörg Demus, piano (pas de "s")
Une sublime interprétation.
...
Je n'ai pas envie de modérer, d'éditer ou de supprimer les commentaires. Ce blogue est imparfait et je lui souhaite un futur simple. (On croirait entendre Zed!)
Je reconnais mes torts et si quelque chose blesse quelqu'un personnellement, qu'on m'écrive et je vais retirer l'épine. Certes, la blessure restera ouverte... comme la mienne.
Si on me traite de lâche, souvenez-vous de la règle numéro un : défense de nourrir les trolls.
Si on me traite de chien fini, souvenez-vous de la règle numéro deux : qu'on paye à boire à Chroniques Blondes bordel!
En attendant, je lisais sur le blogue de Zviane qu'elle a joué la fantaisie en fa mineur de Schubert dernièrement. Vous connaissez?
C'est un truc pour piano à quatre mains. Ce cher Franz était sans doute amoureux de son élève, la comtesse Esterhazy. Comme il était trop fauché pour des roses et du chocolat, il lui a dédié l'oeuvre, en sachant très bien qu'il allait la jouer avec elle... C'est une technique de drague qui a fait ses preuves avec les comtesses du 19e siècle.
Franz Schubert : Fantaisie en fa mineur
Paul Badura-Skoda et Jörg Demus, piano (pas de "s")
Une sublime interprétation.
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12 juin 2007
12 juin
J'ai toujours revendiqué le droit au suicide. Je ne parle pas pour les autres. Je parle pour moi.
Il y a deux ans, j'ai perdu ce droit. Ma blonde était enceinte de notre fils et comme je suis quelqu'un de responsable, le suicide n'était plus une option dans l'éventualité d'une maladie grave. Je dirais même plus qu'une maladie grave n'était plus une option... Responsabilités parentales obligent.
Comme je ne crois pas au hasard et que je ne pouvais plus crever quand bon me semblais, il n’y avait qu'un choix devant moi: écraser.
J'avais commencé à 14 ans et j'en avais 36. Ma dépendance au tabac à durer près du 2/3 de ma vie.
Cold turkey. Deux ans. Je n'ai jamais rien fait d'aussi difficile de ma vie. Ma blonde qui m'a enduré non plus...
Je t'aime mon amour... et toi aussi Fiston.
...
Il y a deux ans, j'ai perdu ce droit. Ma blonde était enceinte de notre fils et comme je suis quelqu'un de responsable, le suicide n'était plus une option dans l'éventualité d'une maladie grave. Je dirais même plus qu'une maladie grave n'était plus une option... Responsabilités parentales obligent.
Comme je ne crois pas au hasard et que je ne pouvais plus crever quand bon me semblais, il n’y avait qu'un choix devant moi: écraser.
J'avais commencé à 14 ans et j'en avais 36. Ma dépendance au tabac à durer près du 2/3 de ma vie.
Cold turkey. Deux ans. Je n'ai jamais rien fait d'aussi difficile de ma vie. Ma blonde qui m'a enduré non plus...
Je t'aime mon amour... et toi aussi Fiston.
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11 juin 2007
Impossible de résister
Ça fait quelques fois que je lis son blogue. Hi-la-rant!!! Ben quoi? Vaut mieux en rire...
Vous avez lu tout Ionesco et vous vous êtes tapé les Monty Python déjà trop souvent pour votre conjoint?
N’ayez crainte, car votre quête de l'absurde arrive à sa fin!
Lisez ce blogue. C'est succulent. Je suis certain qu'elle fait semblant. Y a quand même des limites à être...
Elle est tellement géniale que même votre serviteur mord régulièrement à l'hameçon et lui laisse des commentaires. Malheureusement, comme ses modérateurs sont jaloux de moi et ne veulent pas qu'elle devienne mon amie, ils me censurent... sni-fe, sni-i-i-fe.
Mais ici...
Y a pas de censure!
Chère Claudine,
Je vous cite dans votre réponse à Wiipod:
«Vous auriez du écrire:
Pourquoi ne suis-pas surpris de voir Madame Potvin défendre...etc?
Donc, pour les leçons, vous repasserez svp.»
Bien entendu, vous corrigez certaines de vos erreurs dans les commentaires suivants. Certaines... Je ne parle pas de l’absence de l’accent circonflexe sur le «u» ni du «je» qui découle manifestement d’un manque de concentration ou de maîtrise du clavier. Mon approche holistique m’empêche de vous en vouloir pour ça, mais saviez-vous que l’abréviation de «s’il vous plaît» est «s.v.p.»? Eh bien oui! Il faut mettre des points. Comme d’ailleurs après «etc.»...
Pour terminer, «madame» ne prend pas de majuscule dans ce cas. Je vous épargne tout de même la règle.
Voici ce que vous auriez pu répondre à ce cher Wiipod:
«Vous auriez dû écrire:
Pourquoi ne suis-je pas surpris de voir madame Potvin défendre... etc.?
Donc, pour les leçons, vous repasserez s.v.p., espèce de chien fini.»
J’espère que vous corrigiez vos élèves avec un peu plus de rigueur que vos lecteurs. Quoique j’ignore où et dans quelle matière vous avez enseigné (pitié, de nous dites pas que c’est le français), je suis bien heureux que vous fassiez maintenant carrière comme agitateur de masse sur le Web et dans le Journal de Montréal. Vous ne faites donc plus partie des statistiques qui pointent du doigt (à vous de choisir lequel) le faible niveau de maîtrise du français des enseignants québécois. Alléluia!
Heureusement, les élèves montréalais sont, en principe, immunisés contre les cancres grâce à l’épreuve du Céfran. Vous connaissez?
Je vous souhaite sincèrement bonne chance dans votre nouvelle carrière et je pense que vous avez trouvé votre place: à l’extérieur des écoles.
Une dernière chose : j’espère que vous ne partez pas en croisade lorsque l’enseignant d’un de vos enfants fait une faute d’orthographe en vous griffonnant un message à la fin d’une journée de travail.
Prof Malgré Tout
Bordel... c'était plus fort que moi.
C'est Chroniques Blondes qui, la première, m'a traité de chien fini. J'étais tellement ému qu'elle daigne me répondre. Vous voyez ce que je suis réduit à lire maintenant qu'elle ne blogue plus? Claudine est mon seul espoir...
...
Vous avez lu tout Ionesco et vous vous êtes tapé les Monty Python déjà trop souvent pour votre conjoint?
N’ayez crainte, car votre quête de l'absurde arrive à sa fin!
Lisez ce blogue. C'est succulent. Je suis certain qu'elle fait semblant. Y a quand même des limites à être...
Elle est tellement géniale que même votre serviteur mord régulièrement à l'hameçon et lui laisse des commentaires. Malheureusement, comme ses modérateurs sont jaloux de moi et ne veulent pas qu'elle devienne mon amie, ils me censurent... sni-fe, sni-i-i-fe.
Mais ici...
Y a pas de censure!
Chère Claudine,
Je vous cite dans votre réponse à Wiipod:
«Vous auriez du écrire:
Pourquoi ne suis-pas surpris de voir Madame Potvin défendre...etc?
Donc, pour les leçons, vous repasserez svp.»
Bien entendu, vous corrigez certaines de vos erreurs dans les commentaires suivants. Certaines... Je ne parle pas de l’absence de l’accent circonflexe sur le «u» ni du «je» qui découle manifestement d’un manque de concentration ou de maîtrise du clavier. Mon approche holistique m’empêche de vous en vouloir pour ça, mais saviez-vous que l’abréviation de «s’il vous plaît» est «s.v.p.»? Eh bien oui! Il faut mettre des points. Comme d’ailleurs après «etc.»...
Pour terminer, «madame» ne prend pas de majuscule dans ce cas. Je vous épargne tout de même la règle.
Voici ce que vous auriez pu répondre à ce cher Wiipod:
«Vous auriez dû écrire:
Pourquoi ne suis-je pas surpris de voir madame Potvin défendre... etc.?
Donc, pour les leçons, vous repasserez s.v.p., espèce de chien fini.»
J’espère que vous corrigiez vos élèves avec un peu plus de rigueur que vos lecteurs. Quoique j’ignore où et dans quelle matière vous avez enseigné (pitié, de nous dites pas que c’est le français), je suis bien heureux que vous fassiez maintenant carrière comme agitateur de masse sur le Web et dans le Journal de Montréal. Vous ne faites donc plus partie des statistiques qui pointent du doigt (à vous de choisir lequel) le faible niveau de maîtrise du français des enseignants québécois. Alléluia!
Heureusement, les élèves montréalais sont, en principe, immunisés contre les cancres grâce à l’épreuve du Céfran. Vous connaissez?
Je vous souhaite sincèrement bonne chance dans votre nouvelle carrière et je pense que vous avez trouvé votre place: à l’extérieur des écoles.
Une dernière chose : j’espère que vous ne partez pas en croisade lorsque l’enseignant d’un de vos enfants fait une faute d’orthographe en vous griffonnant un message à la fin d’une journée de travail.
Prof Malgré Tout
Bordel... c'était plus fort que moi.
C'est Chroniques Blondes qui, la première, m'a traité de chien fini. J'étais tellement ému qu'elle daigne me répondre. Vous voyez ce que je suis réduit à lire maintenant qu'elle ne blogue plus? Claudine est mon seul espoir...
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10 juin 2007
Une vraie pédago
Demain, je suis en pédago. Mis à part, celles du début de l'année, avant l'entrée des élèves, ça sera ma deuxième de l'année où je ne travaillerai pas avec des élèves. Une vraie pédago où je vais pouvoir faire du matériel et préparer des cours... Ô joie!
Maintenant, dites-moi qu'on n’est pas en réunion tout l'avant-midi...
Ces temps-ci, je n’écrie pas beaucoup sur ce blogue. Je joue de la guitare. Je m'amuse sur GarageBand avec la guitare électrique et je massacre du Villa-Lobos avec la guitare classique. Comme je suis vraiment rouillé, je me tiens loin des études et c'est le cinquième prélude qui paye pour mes années sans pratiquer. Désolé Hector.
Musique brésilienne, nostalgique, mais toujours rythmique. Les rythmes africains qui se marient au lyrisme italien supportés pas une architecture allemande. Une mozaïque culturelle mise en musique. Une plainte d'exilés sur laquelle on danse.
Pourtant... 90% de la musique brésilienne me les casse... C'est sûrement mon côté facho qui veut ça.
Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous faire entendre Villa-Lobos. Come on... Je suis un être beaucoup plus complexe que ça. Voici un truc qu'il aurait peut-être aimé... pfff. Spéculation.
Samba em preludio
Paroles: Vinicius de Moraes
Musique : Baden Powell (pas le scout, le guitariste...)
Interprètes : Vinicius de Moraes, Maria Creuza et le génial guitariste, Toquinho
Traduction:
Moi sans toi, je n'ai plus de raison d'être,
car sans toi, je ne peux même plus pleurer.
Je suis une flamme sans lumière, un jardin sans clair de lune,
un clair de lune sans amour,un amour qui ne se donne pas
Moi sans toi, je suis seulement désamour,
un bateau sans la mer, un champ sans les fleurs.
Tristesse qui va,Tristesse qui vient,
sans toi mon amour je ne suis personne.
Et là, c'est Maria qui embarque!
Ah, quelle nostalgie! Quelle envie de voir renaître nos vies.
Reviens chérie, mes bras ont besoin des tiens,
Tes caresses ont besoin des miennes, je suis si seul.
J'ai les yeux fatigués de regarder vers l'au-delà, viens voir la vie,
Car sans toi mon amour je ne suis personne.
J'ai piqué la traduction sur : www.lespoemes.com
...
Maintenant, dites-moi qu'on n’est pas en réunion tout l'avant-midi...
Ces temps-ci, je n’écrie pas beaucoup sur ce blogue. Je joue de la guitare. Je m'amuse sur GarageBand avec la guitare électrique et je massacre du Villa-Lobos avec la guitare classique. Comme je suis vraiment rouillé, je me tiens loin des études et c'est le cinquième prélude qui paye pour mes années sans pratiquer. Désolé Hector.
Musique brésilienne, nostalgique, mais toujours rythmique. Les rythmes africains qui se marient au lyrisme italien supportés pas une architecture allemande. Une mozaïque culturelle mise en musique. Une plainte d'exilés sur laquelle on danse.
Pourtant... 90% de la musique brésilienne me les casse... C'est sûrement mon côté facho qui veut ça.
Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous faire entendre Villa-Lobos. Come on... Je suis un être beaucoup plus complexe que ça. Voici un truc qu'il aurait peut-être aimé... pfff. Spéculation.
Samba em preludio
Paroles: Vinicius de Moraes
Musique : Baden Powell (pas le scout, le guitariste...)
Interprètes : Vinicius de Moraes, Maria Creuza et le génial guitariste, Toquinho
Traduction:
Moi sans toi, je n'ai plus de raison d'être,
car sans toi, je ne peux même plus pleurer.
Je suis une flamme sans lumière, un jardin sans clair de lune,
un clair de lune sans amour,un amour qui ne se donne pas
Moi sans toi, je suis seulement désamour,
un bateau sans la mer, un champ sans les fleurs.
Tristesse qui va,Tristesse qui vient,
sans toi mon amour je ne suis personne.
Et là, c'est Maria qui embarque!
Ah, quelle nostalgie! Quelle envie de voir renaître nos vies.
Reviens chérie, mes bras ont besoin des tiens,
Tes caresses ont besoin des miennes, je suis si seul.
J'ai les yeux fatigués de regarder vers l'au-delà, viens voir la vie,
Car sans toi mon amour je ne suis personne.
J'ai piqué la traduction sur : www.lespoemes.com
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07 juin 2007
Héroïne du jour

L'honorable Michelle Courchesne, ministre de l'Éducation (entre autres)
Héroïne du jour ou héroïne d'un jour? Seul le temps nous le dira.
Pour en savoir plus, lisez cet excellent billet de mon collègue, le Prof Masqué.
J'ai piqué la photo sur le site du gouvernement.
Héroïne du jour ou héroïne d'un jour? Seul le temps nous le dira.
Pour en savoir plus, lisez cet excellent billet de mon collègue, le Prof Masqué.
J'ai piqué la photo sur le site du gouvernement.
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04 juin 2007
Critique d'opéra
Qu’on compose une sonate pour basson et orgue Hammond, qu’on prépare un vins et fromages, qu’on consomme le fruit défendu avec qui c’est permis ou qu’on mette en scène un opéra, il y a un principe de base à respecter : garder l’intérêt des pauvres bougres qui ont payé un billet jusqu’à la fin.
Hein? On ne devrait pas payer pour le fruit défendu? D'accord. Mais vous comprenez le principe? Excellent!
Oui. Je vous parle de Don Giovanni et mes pires craintes se sont confirmées. Pour l’humour, rien à redire sauf bravo et encore bravo. Vous êtes génial monsieur Cyr. Par contre, pour ce qui est de la statue, vous n’avez rien compris!
Votre premier acte était charmant. La direction des chanteurs ferait l’envie de plusieurs comédiens et je me suis amusé comme un petit fou. Le décor et les éclairages étaient superbes et la mise en scène, juste assez dynamique pour ne pas «outstager» la géniale musique de Mozart. Bien sûr, il n'y avait pas de statue. Et comme Leporello le dit si bien : "pas de statue, pas de problème".
Au deuxième acte, on cherche le décor, mais on se dit qu’il va arriver plus tard. On se doute que vous gardez du jus pour la scène dans le cimetière avec la désormais célébrissime statue.
Le rideau se ferme. Donna Elvira entame son air devant le rideau. On en a pour au moins 5 minutes. De quoi nous servir un cimetière digne de Stephen King. Je n’en peu plus... Je languis. Vais-je reconnaître la statue? Il y en aura peut-être plusieurs et nous devrons trouver la bonne. Chouette! Un jeu!
Le rideau s’ouvre.
Niet. Nada.
Bordel... Vous en avez profité pour enlever le peu de décors qui restait! Hein? Minimalisme? Concept? De quessé?
Heille! Où est ma statue? Y a rien sur la scène à l’exception d’une énorme colonne de briques qui malheureusement, ne s’effondrera pas sur ce pauvre Don Giovanni et quelques lumières au sol... des citrouilles? J'ai peur. La colonne... Il ne faut pas que ça soit la statue. Ça va faire les concepts.
Et voilà que le «commandeur» se pointe côté jardin, traverse la scène au lointain et va se stationner côté cour. Oui, vous avez bien compris. Le «commandeur». Je sais... il est devrait être mort dans le premier acte et revenir en statue, mais comme il marche et porte les même habits que lorsqu’il était vivant, ça serait blasphème que de le qualifier de statue. Après ce qui est arrivé à Don Giovanni, je ne déconne plus avec les statues. Faut pas les chercher. Sont susceptibles de nos jours...
Donc, pas de cimetière, pas de statue. Je sais que l’Opéra de Montréal est en redressement budgétaire, mais quand même... OÙ EST MA STATUE?!?
Plus tard, ça frappe à la porte de chez Don Giovanni (je le sais seulement parce que c’est dans le livret, y a rien sur la scène...). C’est le «commandeur» (ce n’est pas la statue, il est encore habillé de la même manière, le salaud) qui vient souper. Il restera planté au même endroit tout le long de la scène. Don Giovanni et Leporello ne bougeront pas vraiment non plus. Il me semble que ce n’est pas compliqué. La statue peut bouger maintenant. C’est dans le cimetière (quel cimetière?) qu’elle devait essayer de rester immobile pour qu’on se bidonne un peu. Mais là, elle vient pour faire la peau à Don Giovanni. Hein? Elle a des super pouvoirs et peut faire tout ça sans bouger?
C’est quoi l’affaire? Vous n’avez pas eu le temps de finir la mise en scène? Concept? Come on... On a vu Don Giovanni quitter la scène en marchant. Ça ne vous tentait pas d’utiliser le choeur, de leur balancer des capes ou n’importe quoi d’un peu lugubre et qu’ils entraînent Don Giovanni? Mozart a pris la peine de moduler quand Don Giovanni prend la main de la statue. On a affaire à un effet monstre, une sorte transfiguration musicale? N’importe quoi... Quoi? Vous ne lisez pas la musique, monsieur le metteur en scène? Ça ne vous tentait pas d’acheter le disque? Ah... trop de versions disponibles. Incapable de choisir... Je comprends. Désolé.
Et les éclairages? Bordel! Le type se fait payer un billet aller simple pour l’enfer. Ça ne vous tentait pas de faire flasher un peu les projecteurs? Y avait pas de gobos un peu spooky qui trainaient par-là? Y avait pas un sac de farine qui traîne quelque part qu'on le vide sur le commandeur pour qu'il ait un peu l'air d'une statue?
Faites quelque chose quelqu'un... JE VEUX MA STATUE!!!!
Pour une fois que ce n'est pas l'histoire d'un ténor qui veut se faire une soprano et y a une basse qui ne veut pas. C'est l'histoire d'un baryton qui veut se faire tout ce qui bouge, mais y a une statue qui veut pas!!! Hein? La statue est basse? Y en avait pas de statue bordel!!!
Je tape fort? Pfff... Au prix qu’ils sont payés, ils sont capables d’en prendre.
Héhéhé. Imaginez si j’avais gagné les billets de Voir.ca. J’aurais écrit ça comme critique. On aurait bien rigolé hein?
Je vous rebalance ce chef-d’oeuvre : le trio Statue-Don Giovanni-Leporello. Dans ce billet pour la traduction.
Cheers!
...
Hein? On ne devrait pas payer pour le fruit défendu? D'accord. Mais vous comprenez le principe? Excellent!
Oui. Je vous parle de Don Giovanni et mes pires craintes se sont confirmées. Pour l’humour, rien à redire sauf bravo et encore bravo. Vous êtes génial monsieur Cyr. Par contre, pour ce qui est de la statue, vous n’avez rien compris!
Votre premier acte était charmant. La direction des chanteurs ferait l’envie de plusieurs comédiens et je me suis amusé comme un petit fou. Le décor et les éclairages étaient superbes et la mise en scène, juste assez dynamique pour ne pas «outstager» la géniale musique de Mozart. Bien sûr, il n'y avait pas de statue. Et comme Leporello le dit si bien : "pas de statue, pas de problème".
Au deuxième acte, on cherche le décor, mais on se dit qu’il va arriver plus tard. On se doute que vous gardez du jus pour la scène dans le cimetière avec la désormais célébrissime statue.
Le rideau se ferme. Donna Elvira entame son air devant le rideau. On en a pour au moins 5 minutes. De quoi nous servir un cimetière digne de Stephen King. Je n’en peu plus... Je languis. Vais-je reconnaître la statue? Il y en aura peut-être plusieurs et nous devrons trouver la bonne. Chouette! Un jeu!
Le rideau s’ouvre.
Niet. Nada.
Bordel... Vous en avez profité pour enlever le peu de décors qui restait! Hein? Minimalisme? Concept? De quessé?
Heille! Où est ma statue? Y a rien sur la scène à l’exception d’une énorme colonne de briques qui malheureusement, ne s’effondrera pas sur ce pauvre Don Giovanni et quelques lumières au sol... des citrouilles? J'ai peur. La colonne... Il ne faut pas que ça soit la statue. Ça va faire les concepts.
Et voilà que le «commandeur» se pointe côté jardin, traverse la scène au lointain et va se stationner côté cour. Oui, vous avez bien compris. Le «commandeur». Je sais... il est devrait être mort dans le premier acte et revenir en statue, mais comme il marche et porte les même habits que lorsqu’il était vivant, ça serait blasphème que de le qualifier de statue. Après ce qui est arrivé à Don Giovanni, je ne déconne plus avec les statues. Faut pas les chercher. Sont susceptibles de nos jours...
Donc, pas de cimetière, pas de statue. Je sais que l’Opéra de Montréal est en redressement budgétaire, mais quand même... OÙ EST MA STATUE?!?
Plus tard, ça frappe à la porte de chez Don Giovanni (je le sais seulement parce que c’est dans le livret, y a rien sur la scène...). C’est le «commandeur» (ce n’est pas la statue, il est encore habillé de la même manière, le salaud) qui vient souper. Il restera planté au même endroit tout le long de la scène. Don Giovanni et Leporello ne bougeront pas vraiment non plus. Il me semble que ce n’est pas compliqué. La statue peut bouger maintenant. C’est dans le cimetière (quel cimetière?) qu’elle devait essayer de rester immobile pour qu’on se bidonne un peu. Mais là, elle vient pour faire la peau à Don Giovanni. Hein? Elle a des super pouvoirs et peut faire tout ça sans bouger?
C’est quoi l’affaire? Vous n’avez pas eu le temps de finir la mise en scène? Concept? Come on... On a vu Don Giovanni quitter la scène en marchant. Ça ne vous tentait pas d’utiliser le choeur, de leur balancer des capes ou n’importe quoi d’un peu lugubre et qu’ils entraînent Don Giovanni? Mozart a pris la peine de moduler quand Don Giovanni prend la main de la statue. On a affaire à un effet monstre, une sorte transfiguration musicale? N’importe quoi... Quoi? Vous ne lisez pas la musique, monsieur le metteur en scène? Ça ne vous tentait pas d’acheter le disque? Ah... trop de versions disponibles. Incapable de choisir... Je comprends. Désolé.
Et les éclairages? Bordel! Le type se fait payer un billet aller simple pour l’enfer. Ça ne vous tentait pas de faire flasher un peu les projecteurs? Y avait pas de gobos un peu spooky qui trainaient par-là? Y avait pas un sac de farine qui traîne quelque part qu'on le vide sur le commandeur pour qu'il ait un peu l'air d'une statue?
Faites quelque chose quelqu'un... JE VEUX MA STATUE!!!!
Pour une fois que ce n'est pas l'histoire d'un ténor qui veut se faire une soprano et y a une basse qui ne veut pas. C'est l'histoire d'un baryton qui veut se faire tout ce qui bouge, mais y a une statue qui veut pas!!! Hein? La statue est basse? Y en avait pas de statue bordel!!!
Je tape fort? Pfff... Au prix qu’ils sont payés, ils sont capables d’en prendre.
Héhéhé. Imaginez si j’avais gagné les billets de Voir.ca. J’aurais écrit ça comme critique. On aurait bien rigolé hein?
Je vous rebalance ce chef-d’oeuvre : le trio Statue-Don Giovanni-Leporello. Dans ce billet pour la traduction.
Cheers!
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03 juin 2007
Magnum .357
Ce matin au parc avec Fiston, deux petites filles se pointent. La plus grande est le portrait craché de sa soeur qui participait au projet il y a deux ans.
Moi: Salut... Tu ne serais pas la soeur de Christina par hasard?
La grande : Oui! C’est toi hein *insérez le nom du projet ici*?
Moi : On peut dire ça (voir billet précédent).
La grande : Je t’ai vu au théâtre et à l’école. J’ai vu le spectacle cette année.
Elle m’en chante un bout. Elle m’enchante un bout.
Blablabla...
Un peu plus tard.
La grande : De quel pays tu viens?
Moi : Du Québec.
La grande : Moi aussi... mais mon autre pays c’est la Jamaïque et la Barbade.
Moi : Jamaïca? Reggae man!
La petite : Moi aussi, mais on a pas le même père.
La grande : Son père aussi il chante des chansons.
Moi : Un musicien! Il habite avec vous?
La petite : Non, il est parti. Mais il va faire un disque.
Moi : De reggae?
La grande: Non. Il fait du rap.
Moi : Sympa. Ça s’appelle comment son truc?
La petite : Ça s’appelle Magnum .357.
Moi : Magnum .357... Tu sais ce que c’est?
La petite : Un gun.
Moi : Et de quoi ça parle ses chansons?
La petite : De ma mère et de moi... et de d'autres affaires.
La grande (en parlant de la petite) : Il dit son nom dans une chanson.
Moi : Et qu’est-ce qu’il raconte sur ta mère?
La grande: Des choses pas bien...
À ce qu’il parait, le type qui vit avec elles présentement est «un bon père». Après avoir passé une heure au parc avec elles, je pense que c’est vrai.

...
Moi: Salut... Tu ne serais pas la soeur de Christina par hasard?
La grande : Oui! C’est toi hein *insérez le nom du projet ici*?
Moi : On peut dire ça (voir billet précédent).
La grande : Je t’ai vu au théâtre et à l’école. J’ai vu le spectacle cette année.
Elle m’en chante un bout. Elle m’enchante un bout.
Blablabla...
Un peu plus tard.
La grande : De quel pays tu viens?
Moi : Du Québec.
La grande : Moi aussi... mais mon autre pays c’est la Jamaïque et la Barbade.
Moi : Jamaïca? Reggae man!
La petite : Moi aussi, mais on a pas le même père.
La grande : Son père aussi il chante des chansons.
Moi : Un musicien! Il habite avec vous?
La petite : Non, il est parti. Mais il va faire un disque.
Moi : De reggae?
La grande: Non. Il fait du rap.
Moi : Sympa. Ça s’appelle comment son truc?
La petite : Ça s’appelle Magnum .357.
Moi : Magnum .357... Tu sais ce que c’est?
La petite : Un gun.
Moi : Et de quoi ça parle ses chansons?
La petite : De ma mère et de moi... et de d'autres affaires.
La grande (en parlant de la petite) : Il dit son nom dans une chanson.
Moi : Et qu’est-ce qu’il raconte sur ta mère?
La grande: Des choses pas bien...
À ce qu’il parait, le type qui vit avec elles présentement est «un bon père». Après avoir passé une heure au parc avec elles, je pense que c’est vrai.

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01 juin 2007
À propos du projet
All you know you're just an... other brick in the wall.
Ouais... Vous vous demandez sûrement qu’est ce que le prof de musique de votre école attend pour faire un gros spectacle à grand déploiement dans une grande salle et le tout, à gros budget. Non, mais... comment ça se fait que personne ne fait de reportage sur les projets de votre école? Quoi? Vos élèves ne passent même pas à la télé cette année? Mais c’est ri-di-cu-le! On en connait nous un prof de musique qui fait plein de trucs lui!
Ben justement, non. On n’en connait pas.
Avez-vous déjà remarqué que lorsque je parle de ce projet, je ne dis jamais MON projet? Eh oui. Ce n’est pas MON projet. C’est UN projet avec plein de monde. À la limite, on pourrait dire : LE projet, car après tout, c’est un truc hors du commun.
Voici un aperçu de l’équipe :
-Producteur : Il organise tout pour que les formateurs puissent se concentrer sur l'aspect artistique du spectacle. C’est grâce à lui que je ne vous demande pas de m’acheter du chocolat (et que je peux m’en acheter!).
-Formateurs en décors et accessoires : Deux cinglés qui laissent les enfants utiliser des scies électriques. Génial!
-Metteurs en scène : Elles sont deux et ce n’est pas trop... Hein? De quessé? Molle hier? La plupart de nos élèves partent (et viennent, milieu multi-ethnique oblige) de loin... très loin.
-Chorégraphe : Elle organise le chaos et les enfants tripent.
-Formateur en chant : Vous trouviez que mes élèves chantent bien? C’est elle la coupable!
-Les titulaires des classes qui participent au projet (cinq profs de quatre écoles) : C’est grâce à eux qu’on ne se suicide pas avant la fin. Et en plus, j’aime bien quand ils mettent leur grain de sel dans l’histoire.
-Et moi : Recherche, écriture et musique (tout ça avec les enfants bien entendu) et quelques petits trucs autour.
Ça fait qu’allez-y mollo donc avec le prof de musique de votre enfant...
... sauf s’il doit pratiquer la flûte à bec à la maison!
...
Ouais... Vous vous demandez sûrement qu’est ce que le prof de musique de votre école attend pour faire un gros spectacle à grand déploiement dans une grande salle et le tout, à gros budget. Non, mais... comment ça se fait que personne ne fait de reportage sur les projets de votre école? Quoi? Vos élèves ne passent même pas à la télé cette année? Mais c’est ri-di-cu-le! On en connait nous un prof de musique qui fait plein de trucs lui!
Ben justement, non. On n’en connait pas.
Avez-vous déjà remarqué que lorsque je parle de ce projet, je ne dis jamais MON projet? Eh oui. Ce n’est pas MON projet. C’est UN projet avec plein de monde. À la limite, on pourrait dire : LE projet, car après tout, c’est un truc hors du commun.
Voici un aperçu de l’équipe :
-Producteur : Il organise tout pour que les formateurs puissent se concentrer sur l'aspect artistique du spectacle. C’est grâce à lui que je ne vous demande pas de m’acheter du chocolat (et que je peux m’en acheter!).
-Formateurs en décors et accessoires : Deux cinglés qui laissent les enfants utiliser des scies électriques. Génial!
-Metteurs en scène : Elles sont deux et ce n’est pas trop... Hein? De quessé? Molle hier? La plupart de nos élèves partent (et viennent, milieu multi-ethnique oblige) de loin... très loin.
-Chorégraphe : Elle organise le chaos et les enfants tripent.
-Formateur en chant : Vous trouviez que mes élèves chantent bien? C’est elle la coupable!
-Les titulaires des classes qui participent au projet (cinq profs de quatre écoles) : C’est grâce à eux qu’on ne se suicide pas avant la fin. Et en plus, j’aime bien quand ils mettent leur grain de sel dans l’histoire.
-Et moi : Recherche, écriture et musique (tout ça avec les enfants bien entendu) et quelques petits trucs autour.
Ça fait qu’allez-y mollo donc avec le prof de musique de votre enfant...
... sauf s’il doit pratiquer la flûte à bec à la maison!
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