17 février 2008

Histoire de chars.

Pas besoin de vivre dans le 450 pour avoir des voisins qui pensent que l'eau tombe du ciel.

Heille... l'eau... elle tombe du ciel!

Mais bon, vous comprenez ce que je veux dire. Leurs voitures sont rutilantes 365 jours par année. Je dis «leurs», car ils en ont trois. Une pour papa, une pour maman et une pour l'ado de service. En passant, on est à environ 300 mètres du métro...

C’est poche le métro. T’es pas ben comme en char.

Attention. Ce n'est pas parce qu'ils ne recyclent rien, nettoient leur entrée à l'eau potable et déblaient leur boîte aux lettres à la souffleuse qu'ils sont méchants. Nous n'avons aucune preuve tangible qu'ils votent ADQ (ça, c'est evil). Au contraire, ils sont hyper sympathiques. Ils pensent tout simplement qu'ils ne...

Attendez un peu. Pourquoi présumé-je qu'ils pensent? Présomption!


Peu importe. Je me stationne juste derrière ce chic type qu'est mon voisin. Sa voiture est d'une propreté... Par contre, pas besoin d'être daltonien pour s'interroger sur la couleur de la mienne. Le gars sort de sa bagnole, armé d'une bouteille de Windex et d'un rouleau d'essuie-tout bien blanchi à l'acide, question de finir la job.

PMT : Salut!

Lui : Hey!

PMT : Tu dois le trouver sale, hein, mon char...

Lui : Ben... Moé, j'chus un peu maniaque. Mais c'est mieux de pas le laver en hiver.

PMT : Je sais, c'est pour ça que les deux fois de l'année où je le lave, c'est l'été.


Pas sûr qu’il l'a pogné.

C'est quand même un chic type.




...

12 commentaires:

La belle Lurette a dit…

Pas bien bien gentil de parler comme ça de la classe sociale des banlieusards... N'oubliez pa qu'ils font leur épicerie avec des sac recyclable, maintenant que c'est à la mode pourquoi ne pas se donner bonne conscience d'une façon tendance...

Prof malgré tout a dit…

Heille! J'ai dis que c'était du bon monde!

J'déconne... on ne sait pas. Ils ont peut-être voter conservateur.

Anonyme a dit…

Bizarre, parce que moi, je n'comprends pas les 514 endurcis qui restent dans les petites rues étroites avec à peine d'la place pour passer dans la rue l'hiver.

Comment ils font pour accepter de se faire dire qu'il faut collaborer alors qu'il n'y a aucune place pour stationner sans avpoir de contravention.

Ils pelletent un endroit durant une heure et puis, ils sortent 15 minutes pour aller faire une course importante et Vlan! Ils reviennent et quelqu'un d'autre à pris la place.

Ça, pis le camping de Ste-madeleine, j'ai jamais compris...

Pourquoi les gens veulent toujours s'embarquer les uns par-dessus les autres...heu...

profdemusicmoétou

Prof malgré tout a dit…

Profdemusicmoétou : C'est souvent une question d'emploi. Par exemple, ma copine est infirmière, mais elle bosse dans un centre universitaire. Son genre de boulot n'existe pas dans le 450. Pour ma part, le gros projet de comédie musicale n'existe pas non plus dans le 450.

Je ne dis pas aux autres quoi faire, mais personnellement je ne veux pas être un pollueur en puissance qui fait tourner un moteur pendant des heures de pointes interminables. C'est un choix de vie personnel, comme le compost et le recyclage. Quand je me brosse les dents, je ne laisse pas l'eau couler, même si le voisin arrose sa pelouse même s'il pleut.

Autre raison : la famille. Nous voulons passer du temps ensemble. Encore une fois, c'est personnel, mais je ne veux pas mettre mon fils en CPE à 7h00 AM et le récupérer à 17h00.

Exactement : je suis carriériste, écolo et père de famille responsable.

Par contre, je ne lance pas la pierre à ceux qui ont choisi un autre style de vie. Quand on en aura marre des jobs qui demandent plus d'investissement personnel comme les nôtre, on quittera surement Montréal.

En passant, je ne connais personne qui pellette pendant une heure et qui part pour 15 minutes...

Un mythe du 450. Vos grosses entrées prennent peut-être une heure à pelleter, pas nos trous.

Madame Une Telle a dit…

Vivre en banlieue, c’est naître avec le péché originel. Juste pour racheter l’utilisation quotidienne de notre voiture, il faut en faire beaucoup plus que plusieurs montréalais.

En banlieue, nous sommes plusieurs parents à consommer bio, à se faire livrer notre panier de légumes locaux, à n'acheter que des produits écologiques, à composter à la manière des montréalais. Nos enfants vont à l'école à pied, on réutilise l'eau de pluie, on combat le verre blanc avec d'autres vers, on bouffe les légumes de notre potager, on se refile des poches de linge pour nos enfants, on utilise des couches lavables, on s’achète une échelle pour toute une rue et j'en passe.

Nous vivons, dans le 450, des petites victoires invisibles pour des yeux urbains. Quand une famille investi 10 000$ pour améliorer l’efficacité énergétique de sa maison, on dit d’elle qu’elle est consommatrice. Changer une toilette à faible débit ou sortir une fournaise au mazout, c’est ingrat. La gent cultivée de la grande ville préfère nettement voyager. Ça paraît mieux, mais ça pollue.

Nous sommes plusieurs à négocier très fort le droit de télétravailler. Juste dans mon quartier, nous sommes quatre parents à avoir réussi à le faire. Dans un cas, il a fallu changer d’employeur et dans d’autres menacer de quitter.

Bien sûr, qu'il reste encore des banlieusards qui ont un gazon plus vert et en font un objectif de vie. Mais, depuis quelques années, ils sont pointés du doigt par tous les autres qui n'utilisent plus de pesticide. Même que dans ma banlieue, on n'a plus le droit d'arroser son gazon. Il faut réutiliser l'eau de pluie, point à la ligne.

Je crois sincèrement que l'idée voulant que les pollueurs, les illetrés, les matérialistes et autres carriéristes vivent en banlieue est caduque.

Il reste encore des cons en blanlieue (j'en fait partie, j'utilise ma voiture tous les jours), mais comme on est du bon monde, nous ne sommes pas la cause perdue que vous croyez!

Prof malgré tout a dit…

Bordel... ça vient vraiment vous chercher quand on passe un commentaire sur le 450.

Relisez le début du billet. Je dis :"Pas besoin de vivre dans le 450 pour avoir des voisins qui pensent que l'eau tombe du ciel."

Ça veut dire : dans le 514, y a autant de connards que dans le 450. Bordel.. ça vous dérange? Une petite mention du 450 et vous croyez qu'on vous tape dessus.

Vous pensez sérieusement que je pense qu'on récupère plus en ville qu'en banlieue? Bordel... Dans ma rue, les poubelles sont pleines de carton, de bouteilles et autres trucs qu'on pourrait facilement recycler.

Parfois, je me dis que c'est peut-être culturel... Je pense que dans certaines langues, il n'y a pas de mots pour "écologie", "environnement", etc.. Ça y est. Je suis raciste!

En passant, je ne crois pas que la population de la grande ville voyage plus que ceux de la banlieue. C'est pas mal plus pauvre et poqué de mon côté du fleuve. Voulez-vous parier qu'où j'enseigne, il y a pas mal moins d'enfants qui partent en voyage pour la relâche que dans votre banlieue?

Désolé si le billet vous a blessé. Je voulais faire jouer la sonate K.450 de Scarlatti, mais je ne prendrai pas de chance.

Prof malgré tout a dit…

En passant, le commentaire précédent ne s'adresse pas directement à Madame Une Telle.

Une dernière chose : au moins, dans le 514, nous n'avons pas porté au pouvoir l'ADQ et les conservateurs d'Harper. Ça, pour l'environnement, c'est pas mal plus grave que prendre la voiture pour traverser les ponts.

Prof malgré tout a dit…

Bordel! J'fais vraiment beaucoup de fautes d'orthographe quand je pogne les nerfs.

Madame Une Telle a dit…

Mouah! Juste de vous imaginer pogner les nerfs avant d'aller travailler, avec un enfant à préparer pour la garderie, c'est assez amusant!

Bon, trève de plaisanterie, pour l'ADQ, accordé. C'est pas fort de notre bord!

Je travaille à Montréal-Nord depuis presque cinq ans et je peux vous assurer qu'effectivement Montréal n'est pas ce lieu homogène de culture, d'intelligence et de richesse qu'elle laisse paraître via ses chroniqueurs du platô.

Et curieusement, ce n'est pas les gens de cet arrondissement pauvre qui pointent du doigt les pollueurs du 450. D'ailleurs, ils viennent à peine de se mettre au recyclage en décembre dernier!

La pauvreté, il y a rien de mieux pour l'environnement. Certains enfants de Montréal-Nord n'ont jamais été au centre-ville! Juste pour ça, je ne les jugerai jamais d'aller au Walt-Mart.Parce que le trip écolo, faut pas se le cacher, il a un prix.

Et, si les 450 montent aux barricades dès qu'on les taxe de racisme (oups de pollueurs!) c'est peut-être qu'ils le sont vraiment avec leur voiture. Vous visez en plein là où ça fait mal!

Allez bonne journée et faites-nous jouer votre sonate de je ne sais plus quoi, ça va nous calmer! ;0)

Prof malgré tout a dit…

Madame Une Telle : Je vous aime! Mais bon... OK, je me calme.

Zed Blog a dit…

J'adore ça « (...) il reste encore des banlieusards qui ont un gazon plus vert et en font un objectif de vie ». (Madame Une Telle)

Ils ne connaissent pas les joies du thym en couvre-sol!

Ici, au Mort de Montréal (M, oui), c'est la folie du pic et de la pelle aujourd'hui, chez une partie de la population retraitée. On fout la glace dans la rue! Et tiens-toi! Tant pis pour les voitures... et les piétons, et les piétons qui se feront écrabouiller par les voitures qui glisseront sur les amas de glace.

Scarlatine, tu dis?

Zed :)

Madame Une Telle a dit…

Zed, la folie du pic existe en banlieue, mais avec légère variante. J'ai des voisins qui passent la soufleuse sur les bancs de neige devant leur maison. Ils passent l'hiver à l'enlever de la rue (oui, oui) pour l'y remettre dès le début de mars.

Il y a aussi le paradoxe de l'abri Tempo. On installe un Tempo pour ne pas déneiger l'allée, mais on passe l'hiver à déneiger le Tempo.

Quant aux joies du Thym, connais pas. J'en suis encore aux joies du vers qui mange le vers qui mange le vers! Marcher pieds nus sur mon terrain c'est tout simplement écoeurant, mais tellement écolo!