26 février 2008

Endoctrinement matinal

Et vous, qu’est-ce qui vous énerve le plus? Vous faire dire quoi faire par votre patron ou vous faire dire quoi penser par votre syndicat.







...

23 commentaires:

Une Peste! a dit…

Me faire dire quoi penser.

Parce que se faire dire "Quoi faire" par un patron, c'est tout de même un échange de services: Je donne mon temps et un patron me donne des sous. It's deal.

Mais me faire dire dans quelle direction doit aller ma pensée, ma réflexion, suivre la ligne de parti? Qu'on me dise comment je dois comprendre quelque chose? Na, Nop, Niet, fu.. no way.

bibco a dit…

Le syndicat, s'il me dit quoi penser et surtout s'il me dit que c'est pour mon bien.

Anonyme a dit…

C'est toujours mieux que de ne pas penser...

Circé a dit…

Clairement : quoi penser. Une peste a résumé ma position à ce sujet ;)

Sylvain a dit…

Je suis délégué syndical à mon école (un parmi quelques délégués, l'école est grosse ;-) J'ai accepté parce que personne de mon pavillon ne voulait assumer ce rôle... J'y suis donc par défaut ;-)

ET j'haïs me faire dire quoi penser par mon syndicat !

D'ailleurs, je ne suis pas toujours d'accord avec mon syndicat et je le dis alors. J'ai même suggéré à mon vice-président de syndicat qu'il se mette à travailler sur une possible déduction fiscale pour un ordinateur portable : ce à quoi il m'a répondu que ce n'était pas à ce niveau que ça se décidait.

Je lui ai répondu que si personne n'en parle, le dossier n'avancera jamais et que le syndicat aurait ainsi une belle occasion de marquer des points de façon intelligente... (On verra : j'ai pas grand espoir avant ma retraite - il me reste plus de 20 ans ;-)

L'autre jour, le syndicat, en négociation locale, nous a envoyé une feuille de chou disant "Nous sommes en colère", et ce, sur un point tellement miaiseux des négos locales que c'en était risible. Plusieurs délégués de mon école avons ridiculisé cette façon de "faire penser" aux membres !

Au-delà de ces anecdotes, je continue de dire que, délégué ou pas, le syndicat ne me dira jamais comment et quoi penser, point final !

Le professeur masqué a dit…

PMT: Les deux! Surtout s'il s'agit de conneries.

Dans le cas du patron, comme il me paie, j'essaie de me faire croire que c'est légitime. Sauf qu'il ne peut pas m'enlever mon jugement. Je ne suis pas un petit soldat qui suit bêtement les ordres que le «cheuf» a donnés.

Dans le cas du syndicat, le plus enrageant, c'est qu'il est supposé me représenter...

Anonyme a dit…

Me faire penser à quoi dire à mes patrons du propos des syndicats...
profdemusicmoétou

Prof malgré tout a dit…

Le premier anonyme semble laisser sous-entendre que les gens qui n'adhèrent pas aux vues du syndicat ne pensent pas...

Dogmatisme?

Prof malgré tout a dit…

C'est beau du Couperin, hein?

André Chartrand a dit…

J’ai déjà écrit ailleurs :

« Par ailleurs, le milieux syndical n’est pas ce cloaque idéologique que d’aucuns se plaisent à dépeindre. Au contraire, le milieu syndical est un milieu de débat. C’est du moins ainsi que je l’ai toujours vécu et que je le vis encore aujourd’hui. Le jour où, au-delà d’un certain devoir de réserve que j’estime normal et légitime, il ne me sera plus possible d’y exprimer mes convictions, mes idées et ma vision de l’avenir, je quitterai. »

Cette ligne de conduite ne m’a jamais occasionné de problèmes dans le milieu syndical. Par contre, mon franc-parler avec mes patrons m’a déjà couté mon emploi et, en d’autres occasions, des opportunités professionnelles.


Désolé de perturber l'unanimité ambiante.

Prof malgré tout a dit…

André : C'est peut-être un milieu de débat à l'interne, mais lorsque tu es un petit spécialiste en musique au primaire au statut précaire, il n'y a pas de débat. Y a seulement des dossiers plus importants.

Je me suis fait revirer de bord assez souvent et de façon assez bête pour être désillusionné.

André Chartrand a dit…

PMT,

Je suis sur le point d’aller au lit. Je ne crois pas pouvoir fournir une réponse adéquate ce soir. Je serai sur absent de la carnetosphère pour plusieurs jours. Mais je reviendrai poursuivre cette discussion. Elle m’intéresse, et elle me paraît importante.

Bonne vacances.

(Il ne faut pas oublier que la semaine de relâche a été créée en déplaçant une semaine de vacances d’été en février, puis en mars pour les raisons que vous évoquez ailleurs. C’est pour cette raison que votre syndicat doit, chaque année approuver le déplacement du début de l’année scolaire.)

Prof malgré tout a dit…

André :

Au primaire, il doit y avoir au moins 10 titulaires pour un spécialiste. La convention (dans son volet primaire) est faite pour et par une majorité de titulaires. Je fais partie d’une minorité et chaque fois que j’ai essayé de discuter de quelque chose avec ce syndicat, il m’a répondu par la bouche de la majorité.

Je comprends et j’accepte d’être minoritaire. Seulement, vous ne me ferez pas penser comme la majorité. On peut laisser tomber le tournage de couteau dans la plaie... s’il vous plaît.

Le fait qu’on veuille me convaincre de quelque chose et qu’on présume que je ne comprends pas ma propre situation (que je ne pense pas...) ne fait que confirmer l’idée derrière ce billet.

C’est le genre de conversation que j’aurais, à la limite, en personne, mais pas sur ce blogue.

Je vous souhaite bon voyage. Comme vous accompagnez des élèves, j’espère que personne ne réclamera que chaque minute qui n’est pas inscrite dans la tache soit remise ou payée en heures supplémentaires... On m’a déjà reproché de n’avoir rien réclamé après une sortie à l’opéra avec trois élèves que je connais depuis au moins sept ans. Bordel... j’avais un billet à 100 dollars et j’ai vu le deuxième acte des coulisses. Imaginez si j’avais pris l’avion...

«Oui, mais tu aurais pu y aller quand même et en plus, être payé...»

Come on, get real!

Vraiment, le syndicalisme comme je l’ai vécu à ce jour, non merci. Je préfère l’opéra et les voyages.

Sincèrement, bon voyage!

Le professeur masqué a dit…

Si j'étais méchant, PMT, je te parlerais de mon syndicat ou les profs du primaire sont majoritaires et se crissent (oui, oui, c'est le mot) des profs du secondaire.

Le professeur masqué a dit…

PMT: J'oubliais ce vote de profs d'un âge certain quant à une clause orphelin pour moins payer les jeunes. So-so-so...

Prof malgré tout a dit…

Prof Masqué : Y a minoritaire et minoritaire. Faut pas mettre les spécialistes du primaire dans le même sac que les titulaires.

Disons que le secondaire, c'est un peu comme l'Europe : plein de langues, mais quelques-unes sont plus importantes que d'autres. Les spécialistes au primaire, c'est comme le français en Amérique de Nord. On fait partie d'une grosse gang, mais on n’a pas la carte privilège.

Pour la clause orphelin, je ne connais pas le dossier et comme on a dit qu’on n’allait pas être méchant, on va passer les baby boomers et la so-so-so. Oups... j’ai dit baby boomers? Watch out... Voici venir les réactions : ils sont innocents, c’est nous qui sommes un gang de paresseux.

mamouche a dit…

Cher PMT,
Je suis d'accord avec toi sur plusieurs des points que tu discutes dans ce billet. Cependant, il ne faut pas oublier qu'une équipe-école est d'abord et avant tout (le mot le dit) une ÉQUIPE qui englobe personnel enseignant et non-enseignant, incluant les spécialistes. Le minimum, quand on fait partie d'une équipe, c'est être solidaire, même si on n'est pas toujours d'accord.
Ceci étant dit, je je ne suis pas syndicaliste mais je ne suis pas non plus contre les syndicats. Travailler gratuitement? Non merci, pas pour moi. J'ai une famille à faire vivre et je passe déjà trop peu de temps avec eux.

Les élèves de mon école ont passé un peu plus de 30 heures en classe-neige cette semaine... et j'y étais. Je suis titulaire alors je n'avais pas vraiment le choix que d'accompagner. Qu'aurais-tu fait à ma place? Serais-tu allé sans être compensé pour les heures que tu aurais passé loin de ta famille, alors que tu aurais du être auprès d'eux? Sais-tu ce que c'est que de passer deux jours complets en présence d'élèves? Il y a une relation extraordinaire qui se développe entre les élèves et les enseignants et ça, ça n'a pas de prix.

Cependant, j'ai aussi été loin de ma famille pendant ce temps. Alors que mes collègues spécialistes étaient blottis dans le confort de leur chez-soi, nous étions en intervention auprès de plusieurs élèves qui voulaient faire la fête toute la nuit.

Alors, le syndicat prévoit une compensation pour ça. Ne sommes-nous pas rémunérés lorsque nous travaillons? En présence d'élèves, nous travaillons. Alors nous serons compensés pour la classe-neige et je trouve ça très correct.

Notons qu'aucun spécialiste de mon école ne s'est porté volontaire pour accompagner. Hmmmm... Bizarre??

Prof malgré tout a dit…

Mamouche :Je ne suis jamais allé en classe neige avec les élèves mais pendant la classe neige, j,ai tout de même enseigné.

Pour ce qui est d'être loin de la famille, le projet de comédie musicale sur lequel je travaille fait très bien la job pour ça: bosser le dimanche, puis toute la semaine et entrer à 11h00 le soir...

On dirait que tu en as contre les spécialistes de ton école.

Prof malgré tout a dit…

Bon... je me suis très mal exprimé. Désolé. Ce que je veux dire, c'est que ce qui détermine qu'un prof est généreux de son temps, ce n'est pas son statut. Ça n'a rien à voir avec le fait d'être spécialiste, titulaire, permanent ou précaire.

Prof malgré tout a dit…

Et...

Je ne suis pas contre les compensations. C'est seulement que si JE choisis de faire une activité en dehors des heures de classe et ça ME fait PLAISIR, mais que malheureusement, ce n'est pas possible d'avoir une compensation pour une telle activité, je devrais ME privé, ainsi que les élèves, pour faire plaisir aux profs syndicalistes de mon école?

mamouche a dit…

Alors pour toutes ces heures que tu mets sur ton projet, tu n'es pas payé ni compensé pour ton temps???? Non mais quelle merde!!! Ce que je comprends, c'est que tu es rarement chez toi avant 11 heures le soir, laissant ta copine enceinte avec ton fils seuls, et tu n'es même pas compensé?? Pas étonnant que tes patrons aiment faire affaire avec toi si tu travailles bénévolement!
Écoute, tant mieux si ça te fait plaisir de faire tout ça et ne pas être compensé. Mais tu ne peux pas exiger des autres qu'ils fassent pareil.
Personnellement, ça m'a fait plaisir, très plaisir, de participer à la classe-neige avec mes jeunes et mes collègues. Mais c'est quelque chose! Tu l'essaieras et tu m'en redonneras des nouvelles!
En terminant, je voudrais lever mon chapeau à ta conjointe! Tu es chanceux, PMT. Je n'accepterais JAMAIS que mon conjoint travaille sans être payé, surtout si ça signifie que je ne le vois presque pas!

Prof malgré tout a dit…

Wow... Tu ne comprends vraiment pas.J'ai dû vraiment mal m'exprimer. Est-ce que tu vas en classe neige tous les week-end? Non? Eh bien, je ne suis pas en spectacle toutes les semaines.

Quant à ma présence à la maison, je suis le mec le plus présent qu'on connait. Je passe pas mal plus de temps avec Fiston que ma copine...

Pour en revenir à la présence des spécialistes en camp de neige, notre prof de gym y était, le prof d'art enseignait dans une autre école cette journée-là et moi, je travaillais pour le projet avec des jeunes des autres écoles participantes.

C'est vrai, on est pas allé les rejoindre le soir...

Mon problème avec les syndicalistes: dernièrement, des collègues m'ont reproché d'être allé à l'opéra un soir avec trois élèves sans être payé. Le projet n'a pas de fric pour me payer une soirée à l'opéra. J'ai donné le reçu du stationnement pour me le faire rembourser, mais par contre et je n'ai pas payé mon billet (environ 90$).

En passant, je viens de lire ton commentaire à ma blonde et elle est ben crampée!

C'est certain que je travaille sans être payé. Par contre, je le fais quand je veux et où je veux et ça ne passe jamais avant la famille. sauf une semaine par année, lorsqu'on est en spectacle et je vais quand même conduire et chercher Fiston à la garderie et je prends le temps de souper avec lui.

J'ai la chance de pouvoir fonctionner avec très peu d'heures de sommeil et je n'écoute pas la télé. Avant la trentaine, je dormais quatre à cinq heure par jour. Maintenant, je m'en sort facilement avec six. Quand on n'aime pas la télé, imagine le nombre de bouquins qu'on peut lire pendant que les copains dorment...

Donc, je préfère écrire une comédie musicale qu'écouter l'Auberge du chien noir, je préfère arranger les compositions des élèves qu'écouter le hockey (de toute façon, je n'ai pas le câble et je pense que ça ne joue plus à Radio-Canada...), je préfère adapter des airs d'opéra pour les faire jouer aux enfants que sortir dans un bar avec mes chums...

Tant mieux pour les élèves, tant mieux pour moi. Je ne demande à personne de le faire et je me réserve le droit de ne pas le faire si ça ne me tente pas.

Une dernière chose... ce n'est pas moi qui ait créé le projet sur lequel je bosse. Ce sont deux gars avec de la vision: un prof de musique et un directeur de service de garde. Ils ont parti ça en parasco après l'école. Maintenant, ce projet est l'un des plus gros du genre au Canada. Tous les prix possibles, le projet les a obtenus et devine quoi, le boss, celui qui coordonne le projet, ne se prend pas encore de salaire à l'exception de quelques brindilles (s'il en reste) à la fin. Il a quatre enfants, coach l'équipe de hockey de ses fils (pour être certain que ça ne soit pas un gros con qui le fasse) et fait plein d'activités avec sa famille.

Par contre, il n'écoute pas l'Auberge du chien noir...

Si on décide demain qu'on veut se faire payer, tout le monde, pour les heures qu'on investi (c'est effectivement un investissement), y en a plus de projet.

Malou a dit…

Excellente réflexion! Je ne sais vraiment pas quoi répondre! Relâche-toi bien!