15 janvier 2008

Monogamie 101

Changement de décor. Une pièce magnifique dans le palais de Sarastro.

Monostatos arrive. Pamina est introduite par des esclaves.

(Je sais, c’est un peu dur comme entrée en la matière, mais c’est tiré du livret original)

Bon... On va attendre que les esclaves se retirent...


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Bordel... Ils tiennent le coup les salauds...




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!!!




Ah! Voilà... c’n'était pas trop tôt.

Vous vous souvenez de Pamina? C’est la fille de cette charmante dominatrice qui chante des contre-fa pour un tout ou un rien. Pour les besoins de la cause, on va se l’imaginer pas trop moche, mais rien de trop canon. Les yeux bleus, les cheveux bruns, mais contrairement à son portrait, elle aura des bras et des jambes. Ceux qui n'aiment pas cette joyeuse plaisanterie, plaignez-vous à monsieur Schikaneder.

Par contre, Monostatos, lui, n’est pas coincé du tout. Comme c’est un nain, il a un petit je-ne-sais-quoi et il est baryton, donc je l’aime bien. J'espère que vous n’êtes pas raciste, car c’est un Black.

Bon... ce qui vient est un peu délicat.

Monostatos attache la princesse et elle le supplie... Je ne me souviens plus très bien si elle le supplie d’arrêter ou d’être plus vigoureux. Et vous? Que feriez-vous à sa place? J’vous ai dit qu’il a un petit je-ne-sais-quoi ce Monostatos?

Sauf que malheureusement pour nos deux tourtereaux, Papageno se pointe. Curieusement, il n’est pas avec Tamino...

Papageno n’a jamais vu de Blacks et c’est la première fois que Monostatos rencontre un homme oiseau. C'est le choc des cultures. Comme notre ami Schikaneder a voulu que cet opéra reste «grand public», c’est Monostatos qui prendra ses jambes à son cou.

Non.

Rien à cirer qu'on soit à l'opéra.

J’ai dit NON!

Pas de ça ici.

Pamina, c’est la blonde du prince et Papageno, c’est le copain du prince, alors NON! Solidarité, man.

Papageno détache donc Pamina et lui raconte tout : la reine, le prince et blablabla. Avouez que vous êtes déçus. Mais vous allez survivre, car c’est à ce moment que nous serons témoins d’un des moments les plus absurdes de toutes l’histoire de la musique : un non-couple chante en duo l’éloge de la monogamie.

Duo de Pamina et Papageno
"Bei Männern, welche Liebe fühlen"
(Aux hommes qui sentent l'appel de l'amour)









Ça doit encore être un de ces machins franc-maçonniques...


À suivre.

Dans le prochain billet, ce sera la finale du premier acte. Déjà.

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4 commentaires:

Martin-Victor a dit…

PMT, je suis honnête, sois tu suis tout ce qui se passe sur mon ordinateur ou alors, on est des amis cosmiques.

Le lendemain de ma 'recherche' sur la flûte enchantée... bin je suis tombé sur un site (hallucinant) d'un gars qui croit au complot des francs-maçons. Depuis deux jours dans la maison c'est le running gag des franc-maçons.

Hahahaha. Tu es spécial, té le seul bloggueur que j'ai rencontré à mon Yulblog que lis fanatiquement en plus.

Es-tu un mentor malgré tout?

See ya 'Bro! ;)

(ps: je m'ennuie encore de fille probiotique... ou probophobique, c'est selon.)

Sara a dit…

mon malheur à moi, c'est que ma connexion africaine ne me permet pas d'écouter les extraits, mais quand même, qu'est-ce que je rigole ce matin! Merci PMT

La belle Lurette a dit…

Zut! Depuis quand c'est pas le Prince qui délivre la princesse? C'est que je suis très attachée à ce genre de truc...

Prof malgré tout a dit…

Martin-Victor : No way! C'est quand même étrange. Pour fille probophobique... comment dire... C'est difficile à admettre, mais elle n'est plus probophobique. Domage pour nous, mais c'est mieux pour elle.

Sara : Merci du commentaire. Je n'aurais jamais cru être lu de l'Afrique.

Belle Lurette : T'en fais pas. Y aura plein d'autres occasions de se prouver.