14 janvier 2008

Königin der Nacht

Nous nous sommes laissés alors que les trois gonzesses débarquaient. Comme elles n’aiment pas les menteurs, elles mettent un énorme cadenas sur la bouche de Papageno. Le pauvre ne peut plus s’exprimer que par des sons étouffés.

Le prince Tamino apprend alors la vérité : ce n’est pas Papageno qui a tué le dragon, mais bien nos trois amazonnes... grrrr. En bonus, ces dernières lui refilent le portrait d’une certaine Pamina. En principe, elle n’est pas trop moche, mais ça dépend toujours des distributions. À l’opéra, la voix passe souvent avant le look. Comme il est ténor, Tamino s’en fout et comme je suis juste et bon, je vous épargne l’air où il s’extasie devant le portrait...

Au fait, cette Pamina, elle a du sang bleu! Eh oui, vous avez deviné : c’est une princesse qu’il devra délivrer. Original, vous dites? Mais qui dit princesse, dit reine! Sa maman n’est nulle autre que la Reine de la nuit. Yep, ze Königin der Nacht, man.

Premier air de la Reine de la nuit.







Changement de décor. Les montagnes s’ouvrent en deux. Une salle magnifique. La Reine de la nuit est assise sur un trône orné d’étoiles. (tiré du livret original)

Elle est vêtue de latex noir et porte un fouet à la taille. À ses pieds dort un énorme doberman. Deux Nubiens (nus bien) musclés et couverts d’huile sont enchaînés au trône et s’empressent à lui fournir une légère brise avec des plumes d’autruches, ce qui a pour résultat de garder ses mamelons bien visibles malgré leurs enclos de cuir. Il n’y a pas de nains, car c’est congé aujourd’hui. (tiré d’un rêve éveillé lors de la dernière assemblée générale au salon du personnel)



Dans cet air, elle s’adresse à Tamino pour qu’il délivre sa fille des griffes du nain cruel qui l’a enlevée. C’est toujours le ténor qui pogne ce genre de contrat...



Elle se pousse avec les trois gonzesses.

À suivre.

N’oubliez pas que Papageno a toujours un cadenas sur la bouche... VOUS VOULEZ LA SUITE.










...

8 commentaires:

Martin-Victor a dit…

Ok, c'est trop fou.
Hier, par un hasard du web, je me suis retrouvé sur Wikipédia à la page de la Flûte Enchantée...

et pour la première fois de ma vie, j'ai tenté de comprendre l'histoire complète; j'ai même poussé l'expérience en me tappant des extraits sur youtube (on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a hein!).

J'ai donc passé une soirée avec la flûte.

Et là BANG! J'ouvre ton fil rss auquel je suis attaché et voilà que je crie à mon copain «Ah ah!! Je sais c'est qui Papageno! C'est le gars d'hier, l'oiseleur avec des plumes et le carillon!»

Bref, je me sens intelligent dans cette synchronicité.

Merci PMT. J'ai hâte d'entendr eTA suite, beaucoup plus clair que celle de Wikipédia.

JE VEUX LA SUITE!

Prof malgré tout a dit…

Martin-Victor : Ça me fait chaud au coeur d'avoir un commentaire. Tu sais, pour un dépendant affectif comme moi, c'est important. Merci!

La belle Lurette a dit…

Mais quel suspense insoutenable! Je n'en puis plus, j'exige une accélération du nombre de billets!

Prof malgré tout a dit…

Belle Lurette : À vos ordres! En voici un "drette-là"!

Trois commentaires (en comptant le mien)... on pulvérise les records des derniers billets.

Une folle parmi tant d'autres a dit…

Va savoir pourquoi, j'aime beaucoup ce post-là... !

Prof malgré tout a dit…

Martin-Victor : Je me sens déjà mieux.Tu viendras réclamer ta bière au prochain Yulblog!

Alex a dit…

J'adore déjà cet air mais là j'ai été vraiment bluffée! Même les vocalises et le contre-fa, trop facile.. C'est comment son nom à la chanteuse..??

Prof malgré tout a dit…

Salut!

C'est la version de Gardiner de 1995. La colorature est Cyndia Sieden. Je ne la connais dans aucun autre enregistrement, mais je l'adore dans celui-ci.