11 novembre 2007

J'pogne les nerfs

Je n'appellerai pas ça une montée de lait parce que je trouve cette expression méprisante envers les femmes qui allaitent.

Donc, j’écoute «Tout le monde en parle» et je saigne du nez.

Bordel... Ils parlent des piètres performances en français des étudiants finissants au bac en enseignement et tout le monde s’entend pour dire que la réforme, c’est une merde.

Heille! La qualité du français et la réforme, c’est deux trucs différents.

Les élèves de la réforme ne sont même pas encore en secondaire 5.

Huard se tète une subvention pour son prochain film en disant que sa fille préfère les bulletins chiffrés. La ministre jubile.

La ministre donne la dictée... J’aurais aimé qu’elle la fasse.

Pathétique.

Je comprends pourquoi je n’écoute jamais ce truc... C'est sûrement une très bonne émission, mais deux fois par année, c'est ben en masse pour moi.



Avant de planter la réforme, posez-vous donc deux questions:

-Avez-vous déjà vu des études sérieuses qui démontrent l’inefficacité du renouveau pédagogique au Québec?

(Les résultats des universitaires et même des collégiens ne peuvent pas logiquement être reliés à la réforme).

-Avez-vous déjà enseigné dans le contexte de la réforme?

Après ça, plantez tant que vous voulez...


C’est correct de prendre la place du coach des Canadiens devant une bière avec ses chums. Pas les compétences? On en a rien à cirer... Par contre, là, on a affaire à une population mal renseignée qui exige des choses d’un gouvernement qui manque de colonne. Ça, c’est dangereux, mais surtout...

Pathétique!



Voulez-vous savoir ce que j'en pense de la réforme?

C'est pas de vos affaires. Je ne suis qu'un prof de musique.



Mise à jour : Allez voir chez le Prof Masqué, pour des détails sur la dictée de la ministre. C'est savoureux.

Mise à jour (bis) : La dictée n'est plus sur le site de l'émission "Tout le monde en parle". Pourquoi?

En résumé, il y avait deux fautes en une phrase.

- "sans aucuns frais" Elle a oublié (?) le "s" à "aucun".
-Professeur devait être féminin (professeure) dans le contexte.

C'est deux fautes en une phrase. Voulez-vous votre résultat en chiffre ou en lettre?

Mise à jour (et fin de la saga... on espère!) : Le site de l'émission TLMEP s’est rétracté. Ils prétendent que l'omission du "s" à aucun est leur erreur...

Pour le "e" de professeure, la ministre semble préférer l'Académie française à l'Office québécois de la langue française. À chacun ses allégeances.

Madame Courchesne, je m'excuse d'avoir douté de vous. Je n'ai pas à juger votre préférence pour l'Académie française... Bonne fin de mandat.


C'est bien de savoir qu'on vit dans un pays où le gouvernement n'a aucun contrôle sur les médias. Comme ça, on est tous certain que c'était vraiment l'équipe de TLMEP qui a commis l'erreur, et non pas la ministre. C'est intègre Radio-Canada...




...

29 commentaires:

Hortensia a dit…

Comme tu dis, il y a vraiment de quoi saigner du nez. Je ne me suis jamais sentie en droit de me prononcer pour ou contre la réforme puisque j'enseigne au collégial, mais j'ai remarqué ce soir, ce que je remarque tout le temps: sous prétexte d'être allé à l'école, n'importe qui se sent justifié de s'improviser spécialiste en éducation. Par ailleurs, le passage où la ministre se désolait (en fronçant ses gros sourcils et en roulant ses R) "qu'on ne parle plus du sens des mots, qu'on ne fasse plus de littérature, etc." était particulièrement insupportable de bêtise. Que pense-t-elle que font les enseignants de français?

Phil Rousse a dit…

Il y a beaucoup de lieu commun dans les débats politiques par les temps qui cours.

Le professeur masqué a dit…

On ne parlera pas de la réforme, cher PMT. Notre dernière chicane m'a fait très mal. Mais en passant, il existe une analyse comparative entre la maîtrise du français chez les jeunes à la fin du primaire avant et après la réforme.

Cela étant dit, viens jeter un coup sur mon blogue: la ministre a une faute dans sa dictée! Pas fort!

Prof malgré tout a dit…

Prof masqué : Vous avez un lien pour cette étude? Une chose est certaine, l'échantillonnage doit être douteux, car ça ne fait pas tellement d'années que des enfants qui ont fait tout leur primaire sous la réforme passent au secondaire. Deux ans?

Missmath a dit…

Un grand moment de télévision.

Le texte de cette entrevue devrait être étudié dans les cours de français... comme démonstration de ce qu'est passer à côté des questions.

Le professeur masqué a dit…

Cette étude a été commandée par le ministre Fournier lui-même. On a analysé et comparé les copies des productions écrites des finissants d'avant la réforme et de ceux de l'année 2000, je crois. Voici quelques liens:

http://www.ledevoir.com/2006/08/25/116686.html
http://www.ledevoir.com/2006/06/20/112055.html

Voilà!

M a dit…

@ PMT:
c'était effectivement assez de mauvais goût ,encore une fois ,d'entendre la ministre parler sans connaître le programme ("savoir écrire je crois?!!!!")et sous-entendre que les enseignants de français ne font pas leur boulot.
Une chance que personne n'ose dire que les prof de musique ne font pas apprécier les oeuvres musicales hein?! ;)

Au prof masqué:Et pour vraiment comparer les élèves d'avant et d'après l'implantation du renouveau,il faut s'assurer que le programme est réellement implanté.

Valérie a dit…

Bonjour à tous.

Je ne commenterai pas la réforme, je ne sais même pas ce qu'elle implique. Tout ce que je sais, c'est que je ne comprends plus les devoirs de mes neuveux et nièces. Déjà dépassée.

Par contre, pour la qualité du français, j'en aurai long à crier. Je suis toujours interpellée non pas par le nombre de fautes( effarant) mais par le c'est-pas-grave qui vient avec. Est-ce l'école la responsable? Oui et non, selon moi. Oui parce que si même ton prof fait des fautes... Et non parce que les parents devraient avoir expliquer que même si le prof fait des fautes...

Quand Patrick Huard dit que le bulletin chiffré est mieux parce le spectre de satisfaction de sa fille est plus grand maintenant, je bondis. Elle était déçue des A- mais elle est fière des 81%. Ça veut dire quoi? Que c'est mieux un B+ qu'un A- parce qu'il y a un + dedans? Je suis pour les bulletins chiffrés (je suis nostalgique) mais je ne crois pas que leur retour doit servir à contenter qui que ce soit. C'est juste pour mieux renseigner, situer, ajuster, non? Depuis quand on donne une note pour augmenter l'estime??? Pour avoir l'air plus-mieux??? Quand je passe des jeunes en entrevue, je veux qu'ils sachent écrire. Pas qu'ils se soient crus bons en français au secondaire, sous prétexte de ne pas nuire à leur épanouissment.

Merde.

C'était ma montée de lait. J'ai le droit, je suis enceinte.

Et je repense au petit gimme-five de la ministre à Huard...

PMT, c'est vous qui l'avez dit. Pathétique.

Valérie a dit…

Oups.

aurais, bien sûr.
expliqué, comme dans vendu.
doit? doive?

Mes profs me répétaient toujours de me relire...sauf que je relis mes fautes...

Le professeur masqué a dit…

M: l'étude vient du MELS. Pas des profs anti-réforme. Ce n'est pas une garantie de quoi que ce soit, mais comme le ministre Fournier a tenté de la cacher un bout de temps... On peut la critiquer mais, à un moment donné, il va falloir se rendre à certaines évidences. Doit-on attendre encore 10 ans avant de réagir?

Ce qui est le plus délirant dans tout ce débat, c'est que les profs anti-réforme disent que le Renouveau ne vaut rien et qu'il faut tout arrêter tandis que les pro-réforme disent qu'elle est merveilleuse mais qu'elle ne marche pas à cause des anti qui font tout pour la torpiller. On n'en sort plus.

Martin a dit…

Réforme ou pas...

Il faudrait une étude sur l'implication des parents dans l'éducation de leurs enfants. Qui sait? La réponse est peut-être là???

Comme On disait avant!!!
«Nous devrions travailler pour le MISEQ: ministère de l'instruction et du support à l'éducation. L'éducation; c'est la job des parents...

La Marsouine a dit…

À titre d'information, je vous signale qu'il y a, actuellement, à l'Université Laval, un projet de recherche d'évaluation de la réforme avec une approche d'évaluation et d'appréciation auprès des élèves actuellement en sec. 4 et 5 (programme par objectifs) et ceux de sec. 2 qui seront suivis jusqu'en première année de cégep (renouveau pédagogique). C'est une étude demandé par le ministère qui touchera 18 000 parents et élèves et 6000 enseignants

Martin a dit…

La marsouinne!

Les jeunes en sec 4 et 5 ont-ils été sous la réforme actuelle???

Pwel a dit…

Ayoye... moi qui déchirais ma chemise parce que personne n'avait dit un mot sur la mobilisation et les grèves étudiantes...

Cette entrevue là aurait dû être beaucoup plus longue,il y aurait dû y avoir une obligation de repondre aux questions et surtout... la ministre aurait du faire une dictée.

Ça nous aurait tous fait tellement plaisir

Prof malgré tout a dit…

Bordel! C'est vrai! Ils n'ont même pas parlé de la grève!

Je crois qu'ils enregistrent l'émission le mardi précédent la diffusion.

Le professeur masqué a dit…

Martin: selon les commissions scolaires, oui. On a retardé l'implantation de la réforme au secondaire d'une année, je crois. L'autre année vient de la vitesse à laquelle les CS ont voulu l'implanter. Chez nous, on est des précurseurs. Toujours en train de se garrocher de l'avant pour prouver qu'on est les meilleurs.

Merci PMT pour le commentaire sur mon billet.

Jean-Philippe a dit…

J'étais au secondaire il y a environ 2 ans (je suis maintenant au cégep du Vieux Montréal) et je peux dire que beaucoup d'étudiants ont tendance à copier les fautes des professeurs. C'est étonnant quand tu prends le temps d'analyser les tableaux ou bien les documents que les professeurs fournissent...

C'est aussi le cas au cégep, mais les professeurs se « défendent » en disant qu'ils étaient pressés... mouais...

Et en passant, même si la Ministre avait passé la dictée, sa note aurait surement été modifiée avec le fameux « gars des vues ». Dommage que ce poste commence à se TQSizer...

Anonyme a dit…

De l'extérieur, la réforme et l'anti réforme, c'est du chinois pour la plupart des parents. Surtout les mères un peu blondes. Mais y'a un truc par contre qui ne ment pas. C'est la différence entre les devoirs sur les règles de grammaire et l'écriture (excusez-moi d'avance) "free style". Avec ma belle fille, on croirait qu'elle souffre de schizophrénie tant la différence est grande.

La règle elle-même, elle la récite par coeur. L'application de la règle? Incompréhensible. Surréaliste. Du serbo-croate.

Donc, on lui engage un tuteur. Et son prof régulier, vexé comme un pou, nous dit; "je ne vois vraiment pas pourquoi elle prend des cours d'appoint, elle n'en a pas besoin".

Heu?! Pourquoi il veut pas qu'elle s'améliore et qu'elle apprenne à écrire une phrase compréhensible?

C'est ça qui est difficile pour la béotienne que je suis. Comment discerner les nonos et la réforme elle-même?


Chroniques b (je viens toujours vous lire pmt, oui, oui).

Le professeur masqué a dit…

Un petit ajout: «Réforme au secondaire: une vaste enquête est lancée»

http://www.cyberpresse.ca/article/20071114/CPACTUALITES/711140644/1028

Prof malgré tout a dit…

OK. Je pense qu'on mélange deux choses. Si un prof ne fait pas la job, réforme ou pas, on peut avoir besoin d'un tuteur ou "d'accompagnement scolaire" ouch...

La réforme, ce n'est pas l'abolition des dictées et des règles de grammaire, mais plutôt leur mise en application dans des contextes plus significatifs pour l'élève.

On peut être d'accord ou pas avec la faisabilité de la chose, mais je ne connais pas un seul prof qui ait cessé de donner des dictées et d'enseigner les règles.

J'ai bien dit «cessé». Si un prof n'a jamais enseigné les règles (comme ceux que j'ai eus) et ne donnait pas vraiment de dictées, c'est évident que la réforme n'est pas nécessairement l'occasion rêvée de commencer.

Je ne dis pas que la réforme est parfaite. Mais des études qui disent que les élèves en difficulté sont toujours en difficulté, que les dyslexiques le sont encore et que malgré les talents de styliste de ma blonde, je suis encore daltonien, je n'en ai rien à faire.

Vous savez à quoi ça sert des statistiques? Prouvez quelque chose. Peu importe si cette chose est vraie.

Le milieu de l'éducation est malade, mais sa maladie, ce n'est pas la réforme.

C’est mon avis personnel après plusieurs années à avoir enseigné dans le contexte du renouveau pédagogique.

Prof Masqué : Vous le savez déjà, mais j'ai ben d'la misère avec les profs du secondaire qui me disent que la vilaine réforme, c'est du gros caca. Y avez-vous déjà goûté? C'est peut-être comme un fromage qui pue, mais qui goûte bon...

Je sais que vous n'en voulez pas au secondaire. C'est une raison pour que ça ne soit pas bon au primaire? Les profs sont chialeux. Ils ont toujours la classe la plus faible qu’ils n’ont jamais eue et c’est toujours de pire en pire...

Blondissime Chroniqueuse : Est-ce que belle-fille est au primaire? Si son prof lui fait réciter des règles par coeur et ne les fait pas mettre en application, c’est tout le contraire de la réforme. C’est cette façon d’apprendre que la réforme veut réformer...

Wow... c’est plus long qu’un billet ce commentaire... désolé pour les fautes, pas le goût de relire et Fiston me réclame...

Le professeur masqué a dit…

PMT: Je ne sais pas pourquoi vous venez me chercher comme ça au fond des tripes. C'est peut-être parce qu'on est pareil et qu'on ne se comprend pas.

Personnellement, je suis rendu à un niveau ou je m'en tape de la réforme, vous savez. Qu'elle marche ou pas, ça ne change rien à la réalité de mes classes au quotidien. J'ai appris à travailler avec les élèves que j'ai, brillants, débrouillards, poqués,etc., et à les amener plus loin (et aussi à leur faire réussir le ****** d'examen du MELS, mais ça, c'est autre chose).

Lire des romans, parler de 1984, de L'orange mécanique, de Baillargeon, de poésie, de hockey, de mécanique, de boxe, de danse sociale, de musique et de cinéma, m'intéresser à l'humain et le futur adulte en eux, ça m'intéresse plus que tous les programmes à la con qui sortiront du MELS encore et encore. Parce que nos fonctionnaires n'arrêteront jamais le progrès afin de s'assurer un emploi.

J'en suis à ma troisième réforme en français en 15 ans d'enseignement. J'ai même siégé sur un comité de validation du MELS (validation comme la combinaison est déjà choisie et ferme-la) J'ai donné et redonné. Le MELS a perverti mon opinion comme il a saboté bien des réformes.

De grâce, arrêtez de m'associer à ces méchants profs du secondaire qui jugent du haut de leur prétention les profs du primaire. Je ne suis pas assez bon pour aller au primaire. J'ai à peine le courage ou l'insouciance de tenter l'expérience du secondaire un l'année prochaine, sauf que j'haïs ça m'encrasser et que je suis un éternel kamikaze.

Le primaire? le secondaire? Je ne comprends même pas qu'on soit dans le même syndicat, pour parler franchement, tellement nos réalités sont différentes et qu'on se fait souvent chier les uns les autres à vivre ensemble.

Les études? vous en avez demandé. Il y en avait d'autres, en Suisse, en France, aux États-Unis, en Angleterre. Je connais des gens qui gagnent leur vie à les lire et à les analyser. Elles valent ce qu'elles valent. Elles sont une photo, comme on dit. On la regarde comme on veut

Pour ce qui est des dictées, c'est une connerie dans les mains de certains et un outil prodigieux dans d'autres.

Sauf que je suis désolé, mais je connais des écoles ou les direction ont indiqué que les dictées, ce n'était pas réforme. Chez nous, les tests à choix de réponses n'étaient pas réforme, même s'ils s'inscrivaient à l'intérieur de toute une séquence de cours logique et construite autour d'objectifs précis menant à des compétences (eh oui: j'enseigne des compétences depuis 14 ans). C'était pas réforme parce qu'on ne voulait plus payer le lecteur optique. Si on les corrigeait manuellement, là, ça passait... À l'AQPF, un enseignant nous a raconté que sa direction l'obligeait à faire lire des romans au choix à ses élèves. Plus de séries de livre (un par élève) parce que la réforme... Ça va comme connerie. Vous en voulez d'autres?

La réforme, ce sont des cons comme ça qui la tue chaque jour bien plus que moi. Ce sont les illuminés qui n'enseignent pas au quotidien mais qui sont dans tous les quotidiens pour en parler en bien et nier des évidences comme «Oui, il y a des directions d'école qui ont mal compris la réforme et qui lui ont fait du tort.» Ce sont des ministres mitaines comme Fournier qui auraient dû rajuster le tir plus rapidement et travailler à des solutions fonctionnelles au lieu de fermer les yeux et de se boucher les oreilles alors qu'il était temps de donner du perfectionnement, de corriger des erreurs de programmes et de botter le cul de fonctionnaires qui ont pris deux ans de plus que prévu pour pondre des programmes que certains trouvent encore complètement disjonctés. Et je ne parle pas des bulletins sourires qu'il regardait avec le sourire qu'on lui connaît!

Quand à l'idée qu'avant c'était le bon temps, j'ai cette année deux groupes merveilleux. Ils le savent. Je leur dis tous les jours avant de les martyriser avec mes exigences. Et le pire, c'est qu'ils adorent et en redemandent! Je regrette juste de ne pas pouvoir partager davantage avec eux... Le monde est vaste et beau et on devrait le leur faire découvrir davantage.

Réforme ou pas, quand un élève ne sait pas écrire, je me moque de la philosophie éducative qui l'a amené là. Je n'ai pas d'idéologie. Je ne suis pas l'homme d'un seul livre, d'une seule méthode. Je ne suis ni de droite ni de gauche. La réforme avait promis bien des choses. Elle n'a pas tenu ses promesses. Le système avant non plus n'était pas génial. Je suis tanné des réformes et du fric qu'on dépense en pure bêtise. Je crois bien plus à des enseignants compétents qu'à un système d'éducation, quel qu'il soit en théorie.

Vous pourrez être en *** après moi avec ce long commentaire mais, sachez, cher PMT, que je vous apprécie beaucoup, que je trouve remarquable le travail que vous faites avec vos jeunes, que vous êtes une de mes idoles secrètes malgré tout et que, même si on ne prend pas le même chemin, je suis convaincu qu'on cherche le même port.

PS: je suis poilu et baraqué, si ça peut ajouter au compliment.

Prof malgré tout a dit…

Moi aussi vous venez me chercher. Allaitez-moi et on en parle plus.

Il ne manque qu'une bonne blague sur "Celle-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom" et je me bidonne solide.


J'vais arrêté de vous les casser, car moi aussi je vous aime bien.

Le professeur masqué a dit…

La blague: elle se présente encore comme enseignante en entrevue. Est-ce un titre réservé?

Prof malgré tout a dit…

Qui sait...? Comment on dit déjà? Elle est enseignante jusqu'à la preuve du contraire?

Je vous avoue que je n'ai pas jeté un oeil sur ses trucs depuis longtemps. Est-elle toujours aussi... aussi... aussi elle-même?

Quand j'aurai le temps...

unautreprof a dit…

La fille de Patrick Huard a quel âge?
Mes élèves eux, n'ont jamais connu les notes en chiffres et ils sont bien déçus que ça change car ils perdent leurs repères.

unautreprof a dit…

(quoique je suppose, n'ayant pas vu l'entrevue, que Huard faisait juste se têter une subvention!)

Le professeur masqué a dit…

PMT: elle a souvent de l'allure, vous savez. Beaucoup de sensibilité et d'écoute pour les jeunes, à mon avis. Ça paraît dans son discours et dans les solutions qu'elle propose. Mais parfois, elle dérape et semble trouver la critique difficile, surtout quand on interroge son profil professionnel.

Un autre prof: J'ai une classe performante qui était dans la réforme. Comme les élèves sautent une année, ils tombent dans l'ancien régime pédagogique et les notes. On a travaillé pour amoindrir le choc. La semaine dernière, on «corrigeait» un examen bien banal et ils me gossaient pour des points. la discussion s'est terminée quand je leur ai dit en boutade que je leur mettrais une cote s'ils continuaient. Ils se sont tus. Les cotes, ils détestent cela comme tous les élèves gosseux ou performants qui veulent des évaluations chiffrées pour avoir l'impression de progresser ou quelque chose du genre.

Prof malgré tout a dit…

Prof masqué : Vous êtes sérieux ou sarcastique? Je me suis dis que je ne la lirais plus... Elle me fait pomper et avec ses menaces de poursuites judiciaires et tout ça, je la trouve tellement pathétique. Ce n'est pas pour moi son truc et je n'aime pas le personnage de toute façon. Juste sa photo me fait pogner les nerfs...

Le professeur masqué a dit…

Cher PMT: Vous avez raison sur bien des points. Mais je suis tombé dessus deux ou trois fois à la radio et je dois avouer que le contenu tient souvent la route quand il s'agit de trucs au quotidien et de ce niveau-là (exemple: comment vaincre la peur de l'école en bas âge).

Mais le personnage, la photo, les menaces relèvent encore du pathétique. Pour ces raisons, je ne cours pas après, je ne la lis pas.