11 janvier 2007

À propos de Petit Elfe

On ne peut quand même pas appeler ça une suite...

Y a un moment de ça, j'étais coincé dans un vins et fromages. Je m'attendais à une soirée assez plate merci. Je ne savais pas qu'il y aurait un piano, une guitare et des gens qui sont un peu moins snobs et coincés après quelques fromages... ou serait-ce le vin? Vous n'y êtes pas... c'est la musique! Quoique je refuse de jouer à jeun dans ce genre de soirée mondaine... Hum! J'vous avais dit qu'il y avait des snobs dans la place...

Avant d'être complètement saoul et d'entonner "Le vieux dans le bas du fleuve" avec quelques Beaucerons, eux-mêmes assez finis, j'ai eu une conversation avec l'hôte. Le type a un boulot honnête : il est pédopsychiatre.

On parle enfant. On parle psy. On parle école. On parle petits elfes (notez le pluriel...).

J'ai pris conscience d'un truc à ce moment :

Dans une famille dysfonctionnelle (lire "une gang de psychos"), c'est souvent l'individu le plus faible qui montre les plus grands symptômes.

En gros, ça veut dire que ce n'est pas parce qu'un enfant lance sa chaise en classe, met son hamster dans le micro-onde et croit que Roger existe vraiment qu'il est le plus "fucké" de sa famille. Les cas me venaient à l'esprit par dizaines... le mien entre autres.

Je ne crois pas que Petit Elfe devrait aller à l'école psychiatrique. A-t-elle vraiment essayé de se suicider pour rejoindre Maman qui l'attend sur un nuage? Une corde autour du coup, l'autre extrémité autour d'une lampe. Tentative de suicide ou jeu du chien-chien attaché près de sa niche? Qu'est-ce qu'on en sait?

Y a un truc que je sais par contre : si elle va à l'école psychiatrique, il y a automatiquement des rencontres avec la famille. Je lui donne un mois et elle est sortie de là.

Je doute qu'elle nous revienne... Non mais... qu'est-ce qu'on pourrait penser?

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Jamais je ne pourrai comprendre comment certains adultes peuvent autant nuire à certains enfants. Et pourtant ça m'est arrivé, quand j'étais enfant... C'est inhumain, rien de moins.
Chapeau. Moi je ne pourrais pas m'empêcher d'aller castrer leur(s) père(s) avec un couteau de cuisine émoussé et rouillé. Même si je sais que ça rêglerais rien.
(Soupir)

Valérie-Ann

Delphine Bergeron a dit…

C'est qu'il n'y a pas beaucoup d'adulte ici-bas... beaucoup de grands enfants, ayant eux-même été malmenés et ne sachant comment faire autrement.

Prof malgré tout a dit…

Valérie-Ann : Qu'est-ce qui vous dit que je n'arpente pas le quartier, la nuit, brandissant mon épluche-patates?

Delphine: Tellement vrai... Trop d'adultes-enfants et d'enfants-adultes.

Poussière d'étoiles a dit…

"qu'est-ce qu'on en penserait?"...

Cette phrase, criss que ça tue l'espoir!

Merci pour ton blog plein de sensibilité (et de virilité aussi là!) ;)

uneautreprofquiblogue a dit…

La violence ne règle pas la violence. N'empêche, moi je leur ferais bouffer leurs joints que fument certains parents à longueur de journée au lieu de s'occuper de leurs enfants, qui sont aussi mes élèves. Quand il arrive que je le croise, dans la rue, défoncés ou je ne sais quoi, je vous jure que je dois me retenir pour ne pas aller les brasser.