La saga se poursuit : je balance mes disques dans l’ordinateur. Passionnant, hein?
J’en suis à la section classée par interprète, plus particulièrement les disques de Glenn Gould. Disons qu’à une certaine époque, j’étais un fan fini. Maintenant, je trouve que ça manque un peu d’érotisme, quoique dans Bach et Schoenberg, en général, on peut s’en passer.
J’viens de tomber sur un enregistrement que j’avais complètement oublié. Glenn Gould au piano et Elisabeth Schwarzkopf qui s’envoient des lieder de Strauss. C’était assez improbable comme association.
Schwarzkopf, qui est d'ailleurs une des grandes interprètes de Strauss, est plutôt du genre à faire comme c’est écrit sur la partition. Pfff... Faut dire qu’elle a été formée sous l’Allemagne nazie; valait peut-être mieux ne pas trop déconner.
Gould, pour sa part, est du genre à s’approprier la partition. Demandez à Jacques Hétu. Quand Gould a enregistré ses Variations pour piano, on peut dire qu’il a foutu le bordel assez solide bien qu’on pourrait aussi dire qu’il a réorganisé la chose. Peu importe, legato devient staccato et forte devient piano. Jacques Hétu nous en parlait comme du négatif de la photo.
Fascinant, mais quoique sobre, je m’égare.
Donc, Gould et Schwarzkopf ont enregistré sept lieder de Strauss. Le disque que je possède en contient trois, car au moment de sa sortie, Elizabeth refusait qu’on diffuse les quatre autres. J'imagine que ça a dû brasser assez solide dans les répétitions et dans le studio... Maintenant, elle est morte, elle aussi. Je me demande si elle a apporté les enregistrements dans sa tombe.
J’sais pas vous, mais moi, entre deux romans, quand j’n’ai rien à lire, je relis du théâtre et plus souvent qu’autrement, c’est Shakespeare. Curieusement, j’n’en ai pas lu tant que ça. Peut-être une dizaine? Toujours les mêmes... Surtout Macbeth et Hamlet.
Hamlet est la plus fascinante des deux. Le doute persiste toujours : est-il vraiment cinglé ou feint-il pour arriver à ses fins?
Et Ophélie... accident ou suicide?
Y a plein de gens qui vont vous dire qu’Hamlet fait semblant et qu’Ophélie s’est suicidée, mais relisez... C’n’est pas si clair.
Perdu?
Bon... Ophélie, c’est un peu la blonde d’Hamlet, mais elle a peur de lui offrir sa candeur de jeune fille et de se faire planter là après. Faut dire qu’Hamlet lui envoie ce genre de message. Ben quoi... Le roi, son père, est mort de façon tout ce qu’il y a de plus louche, il y a quelques semaines et sa maman a déjà épousé son oncle, le frère de son père.
Besoin d’une pause, Hamlet?
Hamlet ne l’a pas tellement facile. Le spectre de son père lui apparait régulièrement et lui balance sans arrêt qu’il s’est fait empoisonner et qu’Hamlet doit le venger. C’est là qu’on n’est jamais certain si Hamlet a pété un plomb solide ou si c’est une ruse pour que les gens ne se méfient pas de lui. Hamlet se met à agir vraiment bizarrement et sa principale victime est... Ophélie.
Par contre, la maman d’Hamlet, comme elle ne voit pas le spectre et comme elle croit que fiston est un peu disjoncté, elle préfère garder un copain derrière le rideau, question d’être en sécurité.
Comme le type qui se planque n’est pas assez discret et qu’Hamlet est un peu nerveux ses jours-ci, notre héros donne un gros coup d’épée dedans, juste comme ça, au cas où il y aurait un rat.
Ça a fait un drôle de bruit... Comme quelqu’un qui meurt en disant : je me meurs! On se croirait au théâtre.
Huh? Le roi? Son oncle? C’est ce qu’Hamlet se disait aussi : quelle merveilleuse occasion d’empaler beau-papa à l’horizontale et de dire que ce n’est pas sa faute et de devenir roi et de marier maman! Mais comme dans ce temps-là, le gars des vues n’était pas encore né et ne pouvait pas donc pas arranger ça, c’est Polonius qui est tombé drette mort derrière le rideau.
C’est qui ça, Polonius?
Bof... Un personnage secondaire.
Oups...
C’est le papa d’Ophélie!
«Bordel!» de s’exclamer Hamlet.
Vous savez, à cette époque, c’était plus normal qu’aujourd’hui de mourir. Oui, oui. Ceux qui disent que non, c’est qu’ils n’ont jamais lu Shakespeare. C’est quoi le taux de survie dans Macbeth, hein? 10%? Ça tombait comme des mouches!
Alors, comme c’est normal de mourir, pourquoi Ophélie capote comme ça? Bordel, y a pas fait exprès Hamlet!
Bof... Elle est allée prendre un bain dans un ruisseau pas très loin de là, question de se détendre un peu...
J’déconne, mais c’est un freakin chef-d’oeuvre. Y a tellement de ligne d’une simplicité, mais d’une puissance... J’vais le chercher et j’vous en trouve une tout de suite et lâchez-moi le «être ou ne pas être».
Tiens! Juste avant de tuer Polonius, en entretien avec sa mère:
Acte III, Scène IV
Hamlet. -- Me voici, mère! De quoi s’agit-il?
La Reine. -- Hamlet, tu as gravement offensé ton père.
Hamlet. -- Mère, vous avez gravement offensé mon père.
La Reine. -- Allons, allons! votre réponse est le langage d’un extravagant.
Hamlet. -- Tenez, tenez! votre question est le langage d’une coupable.
Etc.
En passant, pour ceux qui ne l’ont pas pogné, quand elle dit «ton père», elle parle de l’oncle d’Hamlet. Ouch! Ça doit fesser...
Y a des choses que la musique peut dire au-delà des mots, alors, pas de traductions aujourd’hui. Le personnage, sa beauté, son drame, la folie.
Les chants d’Ophélie, Richard Strauss
Op.67/1
Op.67/2
Op.67/3
...
07 septembre 2009
05 septembre 2009
Enfin, Wolf!
Je classe mes disques compacts en cinq sections : par compositeurs, par interprète, le pop, le jazz et l’ethnique. Je garde espoir de tout balancer ça sur ordinateur un jour et pour y arriver, j’ai commencé par la tablette du haut et je descends.
Hier, j’ai terminé la section des compositeurs (1/3 de mes disques?). Le dernier? Hugo Wolf. Ben non... J’n’ai pas de Xenakis. Shame on me.
À l’époque où Mahler et Strauss utilisent des orchestres de plus en plus gros pour leurs lieder, Hugo Wolf écrivait encore pour voix et piano sans toutefois être à contre-courant.
Prenez pas ça pour du cash, c’est moi qui l’affirme après l,avoir surement entendu il y a une vingtaine d’années dans un de mes rares moments de lucidité. Mes sources? Pfff. La vie est trop courte pour que j’aille vérifier. J’voulais juste profiter d’un moment de sobriété pour pousser un truc qui pourrait passer pour intelligent. Désolé, je ne le referai plus.
Donc, Hugo Wolf, son truc, c’est le lied.
Hugo Wolf
Die ihr schwebet um diese Palmen
Elly Ameling, soprano
Rudolf Jansen, piano
J’ai piqué la traduction ici : http://www.recmusic.org/lieder/get_text.html?TextId=49721
...
Hier, j’ai terminé la section des compositeurs (1/3 de mes disques?). Le dernier? Hugo Wolf. Ben non... J’n’ai pas de Xenakis. Shame on me.
À l’époque où Mahler et Strauss utilisent des orchestres de plus en plus gros pour leurs lieder, Hugo Wolf écrivait encore pour voix et piano sans toutefois être à contre-courant.
Prenez pas ça pour du cash, c’est moi qui l’affirme après l,avoir surement entendu il y a une vingtaine d’années dans un de mes rares moments de lucidité. Mes sources? Pfff. La vie est trop courte pour que j’aille vérifier. J’voulais juste profiter d’un moment de sobriété pour pousser un truc qui pourrait passer pour intelligent. Désolé, je ne le referai plus.
Donc, Hugo Wolf, son truc, c’est le lied.
Hugo Wolf
Die ihr schwebet um diese Palmen
Elly Ameling, soprano
Rudolf Jansen, piano
Berceuse sacrée
Vous qui virevoltez
autour des palmiers
Dans la nuit et le vent
Anges du paradis
faites cesser le bruissement des cîmes
Mon enfant dort.
Vous palmiers de Bethléem
dans le vent furieux
Pourquoi vous agitez ainsi ?
Ne bruissez pas ainsi,
courbez vous,
Soyez doux et souples
O cîmes calmez-vous, calmez-vous !
Mon enfant dort:
Le Fils de Dieu
si lourd chargé
de la misère
du monde.
Maintenant qu'il s'endort,
Ses tourments s'apaisent.
O cîmes calmez-vous, calmez-vous !
Mon enfant dort
Et un froid de loup
tombe sur lui
Et je n'ai rien
pour couvrir mon enfant !
O vous, anges du paradis
Qui virevoltez
au vent:
faites cesser le bruissement des cîmes.
Mon enfant dort.
Vous qui virevoltez
autour des palmiers
Dans la nuit et le vent
Anges du paradis
faites cesser le bruissement des cîmes
Mon enfant dort.
Vous palmiers de Bethléem
dans le vent furieux
Pourquoi vous agitez ainsi ?
Ne bruissez pas ainsi,
courbez vous,
Soyez doux et souples
O cîmes calmez-vous, calmez-vous !
Mon enfant dort:
Le Fils de Dieu
si lourd chargé
de la misère
du monde.
Maintenant qu'il s'endort,
Ses tourments s'apaisent.
O cîmes calmez-vous, calmez-vous !
Mon enfant dort
Et un froid de loup
tombe sur lui
Et je n'ai rien
pour couvrir mon enfant !
O vous, anges du paradis
Qui virevoltez
au vent:
faites cesser le bruissement des cîmes.
Mon enfant dort.
J’ai piqué la traduction ici : http://www.recmusic.org/lieder/get_text.html?TextId=49721
...
04 septembre 2009
Moi, profanateur.
Ça fait maintenant six ans qu’on adapte des opéras avec les enfants. Le principe est assez simple. On commence par faire découvrir un opéra à quatre classes d’écoles différentes du troisième cycle du primaire. Ensuite, avec eux, je réécris l’histoire pour en faire une pièce de théâtre dans laquelle il y aura beaucoup de musique, de chant et de danse.
En gros, on s’arrange pour qu’il y ait 16 personnages qui auront un temps de scène assez semblable et on enlève le côté souvent trop trash dans le genre «j’aime la femme de mon meilleur ami, donc je dois le tuer pour me rendre compte que c’est en réalité ma mère, mais je la marie quand même ». Mais attention, il ne faut pas trop s’éloigner de l’opéra. Ça, c’est un bout difficile, parce que les élèves (et certains profs) oublient assez vite le livret original. En bref, j’suis le gros méchant qui explique pourquoi on ne peut pas prendre toutes les idées et pourquoi Roméo et Juliette, il faut qu’ils s’aiment sinon ils ne seront plus Roméo et Juliette.
On essaie aussi de tendre vers huit rôles féminins et huit rôles masculins et de ne pas faire un casting trop serré car il y aura deux distributions. En effet, on donne six représentations en deux jours devant environ 3000 personnes? J’suis jamais certain des chiffres, mais c’est exigeant pour les enfants. Deux distributions pour les comédiens et les danseurs. Par contre, le choeur et les musiciens se tapent tous les spectacles.
Yep... C’est moi qui écris l’histoire avec les kids. En passant, j’ai les qualifications légales pour enseigner l’art dramatique (pour ce que ça vaut). Par contre, y a un metteur en scène, un formateur en chant, un chorégraphe, des formateurs pour les décors et accessoires. Moi, après l’écriture (et pendant...), je fais les arrangements, je forme les musiciens et je suis le chef d’orchestre.
Jusque-là, ça va. C’est certain qu’on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, mais disons que je commence à être habitué à la critique qui de toute façon, a souvent raison. Les conditions de création et les contraintes étant ce qu’elles sont, j’essaie de ne pas tout prendre personnel.
Ah oui! Avant qu’on intègre l’opéra, on faisait le même genre de spectacle. J’en suis à ma neuvième saison, déjà.
Mais je pense que le plus compliqué, c’est les putains d’arrangements. La moitié de la musique du spectacle vient de mélodies composées par mes charmants élèves. Je fais les arrangements, mais j’essaie de les consulter le plus possible. Comme ça, ils ne chialent pas que ce n’est pas bon après. Pfff. L’autre moitié, ce sont des extraits de l’opéra que j’adapte pour les besoins et les capacités du spectacle : une poignée de musiciens débutants de 10 à 12 ans. À l’exception des quatre de mon école, ils n’ont jamais suivi de cours de musique. Ils joueront sur des claviers Yamaha bas de gamme et des percussions. On commence à la mi-janvier et les représentations sont en mai. Une répétition par semaine...
En général, les tounes des élèves sont faciles à monter. Les trucs de l’opéra par contre... ouch!
Et là... c’est Mozart. Bordel! Quand c’est Purcell, Verdi, Bizet, Haydn, whatever, y a toujours moyen d’enlever une note par-ci par-là, de changer le rythme, d’ajouter des percussions. J’ai déjà mis quelques extraits de ces arrangements sur le blogue. Ce n’est pas génial, mais ça marche. Ça sert le spectacle et surtout, c’est faisable. Mais là... Mozart. Tu enlèves une mesure (qui en plus sur papier à l’air d’être en trop) et y a un trou. Le seul moyen de le reboucher, c’est de remettre ce que tu as pris. Bordel! Une note de moins et ça devient poche. J'ai même essayé ma botte secrète qui fonctionne comme un charme avec plein de compositeur : enlève des notes et grimpe le tempo. Pfff. Peu importe ce que je fais, c’est toujours un gâchis, même la version Teletubbies sur l'acide ou je ne change presque rien dans ce que je laisse. Vous voulez l'entendre? C'est d'une connerie. Même pas un arrangement, une connerie j'vous dis. Un geste désespéré. Des notes garrochées dans un logiciel en espérant un miracle. J'crois pas vraiment aux miracles, vous? Nah... Je me sens comme un profanateur. Je suis un profanateur! Je n'aurais jamais dû toucher à SA musique, car je suis indigne de Lui.
Je sais... Y a des gens qui jouent le rondo à la turque en bip bop et c’est bon. Y a plein d’exemples. Mais rendre les choses plus difficiles, ce n’est pas une option dans ma situation et je ne peux pas puiser partout dans Son répertoire. Il faut que ce soit dans La flûte enchantée. J’ai bossé comme un con sur l’ouverture aujourd’hui et il faut que je me rende à l’évidence : j’n’arrive pas à simplifier cette putain de musique sans la ridiculiser, la profaner.
Bordel... Je sais que c’est dans ma tête, mais j’ai sincèrement le sentiment d’être indigne de Lui. Même ma fille qui vient d’avoir un an le sent. J’lui balance n’importe quelle connerie écrite par Lui et elle est transfigurée. Mais le pire, c’est qu’elle sait : Papa n’est qu’une merde comparativement à Lui. Yep... Une merde. Maintenant qu'elle se tape les concertos pour piano en bouffant ses céréales, j'ne peux même plus l'endormir en lui chantant du Cohen à la guitare. Ça ne marche plus...
Pfff... Au moins, avec Fiston, c’est simple. Il n’aime pas Mozart. Il me l’a dit: "je n'aime pas cette musique là, Papa". Voilà une phrase complète et un message clair. C’est un bon fils, lui. Il aime les Variations Goldberg dans la version pour trio à cordes et Metallica. Ah oui... Il aime aussi «Sur la grève en feu» dans Les pêcheurs de perles de Bizet.
Un brave petit.
...
En gros, on s’arrange pour qu’il y ait 16 personnages qui auront un temps de scène assez semblable et on enlève le côté souvent trop trash dans le genre «j’aime la femme de mon meilleur ami, donc je dois le tuer pour me rendre compte que c’est en réalité ma mère, mais je la marie quand même ». Mais attention, il ne faut pas trop s’éloigner de l’opéra. Ça, c’est un bout difficile, parce que les élèves (et certains profs) oublient assez vite le livret original. En bref, j’suis le gros méchant qui explique pourquoi on ne peut pas prendre toutes les idées et pourquoi Roméo et Juliette, il faut qu’ils s’aiment sinon ils ne seront plus Roméo et Juliette.
On essaie aussi de tendre vers huit rôles féminins et huit rôles masculins et de ne pas faire un casting trop serré car il y aura deux distributions. En effet, on donne six représentations en deux jours devant environ 3000 personnes? J’suis jamais certain des chiffres, mais c’est exigeant pour les enfants. Deux distributions pour les comédiens et les danseurs. Par contre, le choeur et les musiciens se tapent tous les spectacles.
Yep... C’est moi qui écris l’histoire avec les kids. En passant, j’ai les qualifications légales pour enseigner l’art dramatique (pour ce que ça vaut). Par contre, y a un metteur en scène, un formateur en chant, un chorégraphe, des formateurs pour les décors et accessoires. Moi, après l’écriture (et pendant...), je fais les arrangements, je forme les musiciens et je suis le chef d’orchestre.
Jusque-là, ça va. C’est certain qu’on ne peut pas faire plaisir à tout le monde, mais disons que je commence à être habitué à la critique qui de toute façon, a souvent raison. Les conditions de création et les contraintes étant ce qu’elles sont, j’essaie de ne pas tout prendre personnel.
Ah oui! Avant qu’on intègre l’opéra, on faisait le même genre de spectacle. J’en suis à ma neuvième saison, déjà.
Mais je pense que le plus compliqué, c’est les putains d’arrangements. La moitié de la musique du spectacle vient de mélodies composées par mes charmants élèves. Je fais les arrangements, mais j’essaie de les consulter le plus possible. Comme ça, ils ne chialent pas que ce n’est pas bon après. Pfff. L’autre moitié, ce sont des extraits de l’opéra que j’adapte pour les besoins et les capacités du spectacle : une poignée de musiciens débutants de 10 à 12 ans. À l’exception des quatre de mon école, ils n’ont jamais suivi de cours de musique. Ils joueront sur des claviers Yamaha bas de gamme et des percussions. On commence à la mi-janvier et les représentations sont en mai. Une répétition par semaine...
En général, les tounes des élèves sont faciles à monter. Les trucs de l’opéra par contre... ouch!
Et là... c’est Mozart. Bordel! Quand c’est Purcell, Verdi, Bizet, Haydn, whatever, y a toujours moyen d’enlever une note par-ci par-là, de changer le rythme, d’ajouter des percussions. J’ai déjà mis quelques extraits de ces arrangements sur le blogue. Ce n’est pas génial, mais ça marche. Ça sert le spectacle et surtout, c’est faisable. Mais là... Mozart. Tu enlèves une mesure (qui en plus sur papier à l’air d’être en trop) et y a un trou. Le seul moyen de le reboucher, c’est de remettre ce que tu as pris. Bordel! Une note de moins et ça devient poche. J'ai même essayé ma botte secrète qui fonctionne comme un charme avec plein de compositeur : enlève des notes et grimpe le tempo. Pfff. Peu importe ce que je fais, c’est toujours un gâchis, même la version Teletubbies sur l'acide ou je ne change presque rien dans ce que je laisse. Vous voulez l'entendre? C'est d'une connerie. Même pas un arrangement, une connerie j'vous dis. Un geste désespéré. Des notes garrochées dans un logiciel en espérant un miracle. J'crois pas vraiment aux miracles, vous? Nah... Je me sens comme un profanateur. Je suis un profanateur! Je n'aurais jamais dû toucher à SA musique, car je suis indigne de Lui.
Je sais... Y a des gens qui jouent le rondo à la turque en bip bop et c’est bon. Y a plein d’exemples. Mais rendre les choses plus difficiles, ce n’est pas une option dans ma situation et je ne peux pas puiser partout dans Son répertoire. Il faut que ce soit dans La flûte enchantée. J’ai bossé comme un con sur l’ouverture aujourd’hui et il faut que je me rende à l’évidence : j’n’arrive pas à simplifier cette putain de musique sans la ridiculiser, la profaner.
Bordel... Je sais que c’est dans ma tête, mais j’ai sincèrement le sentiment d’être indigne de Lui. Même ma fille qui vient d’avoir un an le sent. J’lui balance n’importe quelle connerie écrite par Lui et elle est transfigurée. Mais le pire, c’est qu’elle sait : Papa n’est qu’une merde comparativement à Lui. Yep... Une merde. Maintenant qu'elle se tape les concertos pour piano en bouffant ses céréales, j'ne peux même plus l'endormir en lui chantant du Cohen à la guitare. Ça ne marche plus...
Pfff... Au moins, avec Fiston, c’est simple. Il n’aime pas Mozart. Il me l’a dit: "je n'aime pas cette musique là, Papa". Voilà une phrase complète et un message clair. C’est un bon fils, lui. Il aime les Variations Goldberg dans la version pour trio à cordes et Metallica. Ah oui... Il aime aussi «Sur la grève en feu» dans Les pêcheurs de perles de Bizet.
Un brave petit.
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02 septembre 2009
Le festival de l'amiante. Deuxième édition
N'oubliez pas que tous nos produits à base d'amiante sont garantis à vie!
...
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Le festival de l'amiante
Vous savez, l’amiante dans les écoles, ce n’est pas vraiment dangereux. C’est juste de la poussière. Ce n’est pas dans l’air. Tant qu’on n’y touche pas, y a pas de danger. Ce sont les gens qui ont été exposés à de fortes concentrations comme les mineurs et les travailleurs de la construction qui ont des problèmes de santé, pas les professeurs.
Pfff...
Deux fois par année, je passe l’aspiro dans mon local et dans chaque instrument. Ça prend presque trois heures et je le fais avec un aspirateur que j’apporte de la maison. J’suis asthmatique et allergique à la poussière (seulement depuis deux ans... étrange). Donc, j’époussette régulièrement mon local et je passe souvent la vadrouille, car les gens de l’entretien sont pathétiques. Si c’est propre, ils ne viennent pas salir. Une guenille, ça se lave et une vadrouille, ça se secoue. Je doute que le concierge se lave et c'est inutile de lui demander de se secouer un peu.
En passant, j'ai toujours fait ça sans masque... Vous en auriez mis un?
Alors pourquoi les gens de l’amiante portaient-ils des combinaisons, des gants et des masques lorsqu’ils sont venus nettoyer mon local à fond?
En passant, ils ont foutu le bordel solide et ils ont dû recommencer le lendemain, car c’était plus sale qu’avant. Ils ont touché au plafond qui est recouvert d’amiante pulvérisé, les cons. Tu ne touches pas à ce truc. C’était la première fois que j’en voyais sur les surfaces de travail et les instruments. J’ai même trouvé des éclats de vitre... Vraiment, c’était assez ordinaire, surtout que j’avais passé déjà trop de temps à préparer le local pour la rentrée (voir plus haut).
Et quand on s’interroge, voici ce qu’on nous répond: «Mais voyons, si c’était dangereux, on ne vous laisserait pas travailler là-dedans.»
Solution : laisser le local poussiéreux, porter un masque et s’envoyer quatre doses de Bricanyl par jour.
...
Pfff...
Deux fois par année, je passe l’aspiro dans mon local et dans chaque instrument. Ça prend presque trois heures et je le fais avec un aspirateur que j’apporte de la maison. J’suis asthmatique et allergique à la poussière (seulement depuis deux ans... étrange). Donc, j’époussette régulièrement mon local et je passe souvent la vadrouille, car les gens de l’entretien sont pathétiques. Si c’est propre, ils ne viennent pas salir. Une guenille, ça se lave et une vadrouille, ça se secoue. Je doute que le concierge se lave et c'est inutile de lui demander de se secouer un peu.
En passant, j'ai toujours fait ça sans masque... Vous en auriez mis un?
Alors pourquoi les gens de l’amiante portaient-ils des combinaisons, des gants et des masques lorsqu’ils sont venus nettoyer mon local à fond?
En passant, ils ont foutu le bordel solide et ils ont dû recommencer le lendemain, car c’était plus sale qu’avant. Ils ont touché au plafond qui est recouvert d’amiante pulvérisé, les cons. Tu ne touches pas à ce truc. C’était la première fois que j’en voyais sur les surfaces de travail et les instruments. J’ai même trouvé des éclats de vitre... Vraiment, c’était assez ordinaire, surtout que j’avais passé déjà trop de temps à préparer le local pour la rentrée (voir plus haut).
Et quand on s’interroge, voici ce qu’on nous répond: «Mais voyons, si c’était dangereux, on ne vous laisserait pas travailler là-dedans.»
Solution : laisser le local poussiéreux, porter un masque et s’envoyer quatre doses de Bricanyl par jour.
...
31 août 2009
Classe combinée 101
Premièrement, il faut mettre un truc au clair : les classes combinées du premier cycle du primaire (première et deuxième années), c’est une question de fric.
Yep... C’est comme ça.
Je ne connais pas et ne peut pas imaginer une école qui choisirait de faire une combinée 1/2 pour des raisons pédagogiques. On a ce genre de classe quand il n’y a pas assez d’élèves pour faire deux classes de chaque niveau. Par exemple, si on a 28 élèves en première et 26 en deuxième. On se retrouve donc avec une classe de première (18 élèves), une de deuxième (19 élèves) et une combinée (17 élèves). Eh oui, il y a dépassement de ratio. Ne jouez pas les vierges offusquées, c’est la game.
Une décision administrative et non pas pédagogique. Un classique.
Vous doutez encore? La conseillère pédagogique de votre école vous a convaincu? Alors, si c’est si merveilleux les classes cycles, pourquoi on n’en ferait pas trois?
Donc, y a des combinées et c’est comme ça. Vous n’avez pas le choix d’accepter cette triste réalité.
Mais, y en a toujours pour qui, ce n’est pas juste. Eille chose! La vie, c’est pas juste! T’as jamais remarqué?
Bordel...
Y a plein de parents qui montent aux barricades lorsqu’ils apprennent que leur pauvre petit est dans la dite classe : la combinée!
Bon, on se calme!
Vous savez comment on fait les groupes, mais qu’on n’ose pas le dire tout haut? Bande de p’tits veinards, je vais vous le dire.
Premièrement, on forme la combinée. Le reste ira dans les classes niveau. Le reste...
Prenez les élèves les plus autonomes et les plus forts en académique et balancez-moi ça dans la combinée. Ensuite, prenez deux ou trois élèves moyens, mais très dociles. Ajoutez-y un élève à risque au niveau du comportement, mais il doit être super brillant. Voilà votre classe!
Oups... Ça a l’air louche. Tous les forts y sont. OK. On prend deux forts de chaque niveau et on les retourne dans les classes «normales». Hum... Voyons voir. Et si on prenait le cas de comportement le plus lourd et qu’on le mettait dans la combinée? Il risque de finir l’année en classe spéciale de toute façon... Si ses parents signent... Trop risqué. On ne touche pas à ça. Voilà nos trois groupes. La combinée... et le reste.
J’imagine le boss : Mais voyons! C’n’est pas comme ça qu’on forme les groupes!
Désolé patron, mais c’n’est pas vous qui les faites, les classes.
Vous voyez le portrait?
Jusque-là, y a rien de trop surprenant. C’est quand le téléphone se met à sonner au secrétariat que la situation devient absurde.
Il existe une sorte de parent assez problématique dans une école : le parent exigeant inculte.
Habituellement, le parent exigeant inculte est un de ces nouveaux riches qui se sont installés dans un quartier défavorisé. La maison est patrimoine historique, mais tellement moins chère que sur le Plateau ou à Outremont... La prostituée qui fait le trottoir au coin est sûrement aussi plus économique qu’à Westmount, mais comme le parent exigeant inculte agit habituellement en mal baisé, il n’en a rien à cirer de toute façon.
J’m’égare...
Parfois, le parent exigeant inculte n’est pas riche, car il a étudié en histoire de l’art ou qu’il est tout simplement détenteur d’un demi-bac en psycho de l’université de Trois-Rivières. Ça ne l’empêche pas d’être un parent exigeant inculte.
Quand t’as un demi-bac en psycho, peu importe l’université, ferme ta gueule. On ne veut pas le savoir.
La progéniture de l’exigeant inculte est souvent plus stimulée à la maison que le p’tit gars du quartier qui a le ventre vide pendant que sa mère fait le trottoir. Elle se retrouve donc habituellement dans la classe combinée (pas la pute, la progéniture). Le parent exigeant inculte nous demande donc de changer son enfant de classe parce que la combinée, il n’y croit pas. Malheureusement, on ne fait pas ça.
Le parent exigeant inculte insiste presque autant que lorsqu’il voulait qu’on fasse deux classes de maternelle : une pour les pauvres et une pour la marmaille des parents exigeants incultes. Oui, vous avez bien compris : le parents exigeant inculte est adéquiste.
Nous sommes inflexibles. Votre enfant est dans la combinée et il va y rester. Et vous savez quoi? La combinée, c’est la meilleure des deux classes. La plus mieux. L’autre classe, c’est l’Apocalypse au cube, mais on n’a pas le droit de vous le dire.
Pas convaincu? Le fils d’la pute au coin de la rue est dans la classe à côté: la pas-combinée.
Vos gueules!
J’vous rappelle que ce blogue est une oeuvre de fiction. Pfff... Entre deux crises de l’amiante, ça défoule.
...
Yep... C’est comme ça.
Je ne connais pas et ne peut pas imaginer une école qui choisirait de faire une combinée 1/2 pour des raisons pédagogiques. On a ce genre de classe quand il n’y a pas assez d’élèves pour faire deux classes de chaque niveau. Par exemple, si on a 28 élèves en première et 26 en deuxième. On se retrouve donc avec une classe de première (18 élèves), une de deuxième (19 élèves) et une combinée (17 élèves). Eh oui, il y a dépassement de ratio. Ne jouez pas les vierges offusquées, c’est la game.
Une décision administrative et non pas pédagogique. Un classique.
Vous doutez encore? La conseillère pédagogique de votre école vous a convaincu? Alors, si c’est si merveilleux les classes cycles, pourquoi on n’en ferait pas trois?
Donc, y a des combinées et c’est comme ça. Vous n’avez pas le choix d’accepter cette triste réalité.
Mais, y en a toujours pour qui, ce n’est pas juste. Eille chose! La vie, c’est pas juste! T’as jamais remarqué?
Bordel...
Y a plein de parents qui montent aux barricades lorsqu’ils apprennent que leur pauvre petit est dans la dite classe : la combinée!
Bon, on se calme!
Vous savez comment on fait les groupes, mais qu’on n’ose pas le dire tout haut? Bande de p’tits veinards, je vais vous le dire.
Premièrement, on forme la combinée. Le reste ira dans les classes niveau. Le reste...
Prenez les élèves les plus autonomes et les plus forts en académique et balancez-moi ça dans la combinée. Ensuite, prenez deux ou trois élèves moyens, mais très dociles. Ajoutez-y un élève à risque au niveau du comportement, mais il doit être super brillant. Voilà votre classe!
Oups... Ça a l’air louche. Tous les forts y sont. OK. On prend deux forts de chaque niveau et on les retourne dans les classes «normales». Hum... Voyons voir. Et si on prenait le cas de comportement le plus lourd et qu’on le mettait dans la combinée? Il risque de finir l’année en classe spéciale de toute façon... Si ses parents signent... Trop risqué. On ne touche pas à ça. Voilà nos trois groupes. La combinée... et le reste.
J’imagine le boss : Mais voyons! C’n’est pas comme ça qu’on forme les groupes!
Désolé patron, mais c’n’est pas vous qui les faites, les classes.
Vous voyez le portrait?
Jusque-là, y a rien de trop surprenant. C’est quand le téléphone se met à sonner au secrétariat que la situation devient absurde.
Il existe une sorte de parent assez problématique dans une école : le parent exigeant inculte.
Habituellement, le parent exigeant inculte est un de ces nouveaux riches qui se sont installés dans un quartier défavorisé. La maison est patrimoine historique, mais tellement moins chère que sur le Plateau ou à Outremont... La prostituée qui fait le trottoir au coin est sûrement aussi plus économique qu’à Westmount, mais comme le parent exigeant inculte agit habituellement en mal baisé, il n’en a rien à cirer de toute façon.
J’m’égare...
Parfois, le parent exigeant inculte n’est pas riche, car il a étudié en histoire de l’art ou qu’il est tout simplement détenteur d’un demi-bac en psycho de l’université de Trois-Rivières. Ça ne l’empêche pas d’être un parent exigeant inculte.
Quand t’as un demi-bac en psycho, peu importe l’université, ferme ta gueule. On ne veut pas le savoir.
La progéniture de l’exigeant inculte est souvent plus stimulée à la maison que le p’tit gars du quartier qui a le ventre vide pendant que sa mère fait le trottoir. Elle se retrouve donc habituellement dans la classe combinée (pas la pute, la progéniture). Le parent exigeant inculte nous demande donc de changer son enfant de classe parce que la combinée, il n’y croit pas. Malheureusement, on ne fait pas ça.
Le parent exigeant inculte insiste presque autant que lorsqu’il voulait qu’on fasse deux classes de maternelle : une pour les pauvres et une pour la marmaille des parents exigeants incultes. Oui, vous avez bien compris : le parents exigeant inculte est adéquiste.
Nous sommes inflexibles. Votre enfant est dans la combinée et il va y rester. Et vous savez quoi? La combinée, c’est la meilleure des deux classes. La plus mieux. L’autre classe, c’est l’Apocalypse au cube, mais on n’a pas le droit de vous le dire.
Pas convaincu? Le fils d’la pute au coin de la rue est dans la classe à côté: la pas-combinée.
Vos gueules!
J’vous rappelle que ce blogue est une oeuvre de fiction. Pfff... Entre deux crises de l’amiante, ça défoule.
...
29 août 2009
Moi, kétaine? Pfff...
J’apprends plein de trucs futiles en faisant mon boulot. Hier, je lisais un truc sur La flûte enchantée et on y prétendait que Mozart n’aimait pas beaucoup la flûte. Personnellement, je trouve ça assez normal. Oui, même traversière, ça nous les casse.
Comme je connaissais déjà trop le concerto pour flûte et harpe, j’me suis rabattu sur le quatuor avec flûte KV285, question de voir si ça paraissait que ça lui tombait sur le système à lui aussi.
Oh surprise! Y a le thème et variations qu’il a repiqué de la grande partita! C’est assez rafraichissant de l’entendre dans cette version. La grande partita est une sérénade pour 13 instruments à vent alors que là, ils ne sont que quatre.
Et ensuite, y a ça.
Adagio du quatuor avec flûte KV285 de Mozart.
Un beau moment à passer avec une petite fille d’un an blottie au creux de l’épaule.
Vous voyez? Moi aussi j’suis kétaine.
...
Comme je connaissais déjà trop le concerto pour flûte et harpe, j’me suis rabattu sur le quatuor avec flûte KV285, question de voir si ça paraissait que ça lui tombait sur le système à lui aussi.
Oh surprise! Y a le thème et variations qu’il a repiqué de la grande partita! C’est assez rafraichissant de l’entendre dans cette version. La grande partita est une sérénade pour 13 instruments à vent alors que là, ils ne sont que quatre.
Et ensuite, y a ça.
Adagio du quatuor avec flûte KV285 de Mozart.
Un beau moment à passer avec une petite fille d’un an blottie au creux de l’épaule.
Vous voyez? Moi aussi j’suis kétaine.
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28 août 2009
Chose dite, chose due? Pfff!
Une autre tempête dans un verre d’eau?
On dirait bien que les ti-namis en surplus qui devaient nous quitter resteront parmi nous.
Alors, on recommence.
La ministre nous avait promis une baisse de ratio au deuxième cycle du primaire en milieu défavorisé.
On l’a, mais ce n’est pas respecté.
La ministre nous a aussi dit (c’était une promesse?) que les ratios seraient respectés.
On l’a? Voir plus haut...
En quatrième année, le ratio moyen est maintenant de 22 et le maximum de 24 par classe pour notre école. Sans même compter les cotes...
On l'a! ...et ça nous donne quoi au juste? J’pense qu’ils sont 27 dans la classe sans compter les cotes.
Une fois de plus, on a fait de la politique sur le dos des enfants, mais sur le terrain, rien n’a changé.
De toute façon, c’était cruel d’exiler des enfants du quartier. La solution coutait trop cher à court terme : trois classes de 18 élèves. Avec les cotes, ça donnerait autour de 21 élèves par classe. Le ratio moyen est de 22... Trop cher?
Pfff... Demandez-moi si je feel cheap d’aller passer le week-end à la Baie-James sur le bras de votre société d’État préférée...
...
On dirait bien que les ti-namis en surplus qui devaient nous quitter resteront parmi nous.
Alors, on recommence.
La ministre nous avait promis une baisse de ratio au deuxième cycle du primaire en milieu défavorisé.
On l’a, mais ce n’est pas respecté.
La ministre nous a aussi dit (c’était une promesse?) que les ratios seraient respectés.
On l’a? Voir plus haut...
En quatrième année, le ratio moyen est maintenant de 22 et le maximum de 24 par classe pour notre école. Sans même compter les cotes...
On l'a! ...et ça nous donne quoi au juste? J’pense qu’ils sont 27 dans la classe sans compter les cotes.
Une fois de plus, on a fait de la politique sur le dos des enfants, mais sur le terrain, rien n’a changé.
De toute façon, c’était cruel d’exiler des enfants du quartier. La solution coutait trop cher à court terme : trois classes de 18 élèves. Avec les cotes, ça donnerait autour de 21 élèves par classe. Le ratio moyen est de 22... Trop cher?
Pfff... Demandez-moi si je feel cheap d’aller passer le week-end à la Baie-James sur le bras de votre société d’État préférée...
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27 août 2009
Excuse(s) du jour
Dans le cadre de la rentrée progressive, les profs du préscolaire rencontraient plusieurs groupes de parents aujourd’hui. En principe, les enfants n’étaient pas invités, mais comme ce n’est pas toujours facile de trouver une gardienne, on n’est pas trop facho.
Tout de même, les parents qui débarquent avec leur marmaille nous balancent habituellement une explication. Voici les deux plus populaires :
1- «Je n’ai pas trouvé de gardienne».
C’est quand même recevable comme excuse.
2- «Il a insisté pour venir»
Sans commentaires...
On s’est fait servir ça toute la journée.
Le plus rigolo, c’est cette dame qui se pointe en vélo avec son fils, mais qui n’arrive pas à le verrouiller à un arbre et qui blasphème comme un prof de musique dans le fond d’une bouteille de single malt. Faut dire qu’elle est en retard et que l’énorme clôture en grillage idéale pour les vélos est d’une rare subtilité.
PMT : Bonjour.
La dame (qui n’arrive pas à barrer le vélo): Ostie de calice!
PMT : Ça va, je vous tiens la porte.
La dame : TA-BAR-NAK!
Et par miracle, elle réussit! Pas étonnant... elle invoquait directement les instances suprêmes.
Ma collègue : Ça vient tout juste de commencer.
La dame : Je l’sais!
PMT (saluant son fils, le pauvre...) : Salut.
La dame (comme si elle lui en voulait) : J’ai pas trouvé de gardienne pis y m’a faite une crise pour v’nir!
Ma collègue (philosophiquement): Ça va, vous n’êtes pas la seule...
T’aurais payé la gardienne pour rester seule à la maison? Pfff...
...
Tout de même, les parents qui débarquent avec leur marmaille nous balancent habituellement une explication. Voici les deux plus populaires :
1- «Je n’ai pas trouvé de gardienne».
C’est quand même recevable comme excuse.
2- «Il a insisté pour venir»
Sans commentaires...
On s’est fait servir ça toute la journée.
Le plus rigolo, c’est cette dame qui se pointe en vélo avec son fils, mais qui n’arrive pas à le verrouiller à un arbre et qui blasphème comme un prof de musique dans le fond d’une bouteille de single malt. Faut dire qu’elle est en retard et que l’énorme clôture en grillage idéale pour les vélos est d’une rare subtilité.
PMT : Bonjour.
La dame (qui n’arrive pas à barrer le vélo): Ostie de calice!
PMT : Ça va, je vous tiens la porte.
La dame : TA-BAR-NAK!
Et par miracle, elle réussit! Pas étonnant... elle invoquait directement les instances suprêmes.
Ma collègue : Ça vient tout juste de commencer.
La dame : Je l’sais!
PMT (saluant son fils, le pauvre...) : Salut.
La dame (comme si elle lui en voulait) : J’ai pas trouvé de gardienne pis y m’a faite une crise pour v’nir!
Ma collègue (philosophiquement): Ça va, vous n’êtes pas la seule...
T’aurais payé la gardienne pour rester seule à la maison? Pfff...
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26 août 2009
Chose dite, chose due
La ministre nous avait promis une baisse de ratio au deuxième cycle du primaire en milieu défavorisé.
On l’a!
La ministre nous a aussi dit (c’était une promesse?) que les ratios seraient respectés.
On l’a!
En quatrième année, le ratio moyen est maintenant de 22 et le maximum de 24 par classe pour notre école. Sans même compter les cotes...
On l'a!
...et vous en obtenez quelques-uns en surplus.
No vacancy.
Y a des p’tits namis qui vont changer d’école dans les prochains jours.
Mais peut-être qu’ils vont ouvrir une classe... Pfff.
En attendant, je pense que je vais arrêter de dire à mon fils que le building devant lequel on passe chaque jour est sa future école. C'est pas beau de créer de faux espoirs aux enfants.
Mais que peut-on reprocher à notre merveilleux ministère cette fois?
Chose dite, chose due.
Y'a quelque chose d'abstrait dans tout ça.
Bonne rentrée les ti-namis!
On l’a!
La ministre nous a aussi dit (c’était une promesse?) que les ratios seraient respectés.
On l’a!
En quatrième année, le ratio moyen est maintenant de 22 et le maximum de 24 par classe pour notre école. Sans même compter les cotes...
On l'a!
...et vous en obtenez quelques-uns en surplus.
No vacancy.
Y a des p’tits namis qui vont changer d’école dans les prochains jours.
Mais peut-être qu’ils vont ouvrir une classe... Pfff.
En attendant, je pense que je vais arrêter de dire à mon fils que le building devant lequel on passe chaque jour est sa future école. C'est pas beau de créer de faux espoirs aux enfants.
Mais que peut-on reprocher à notre merveilleux ministère cette fois?
Chose dite, chose due.
Y'a quelque chose d'abstrait dans tout ça.
Bonne rentrée les ti-namis!
25 août 2009
Le doyen
Au secrétariat de l’école.
Dring.
Dring.
Dring.
Secrétaire : École Sainte-Jeanne-de-Marie-Joseph-de-Saint-Machin bonjour.
Secrétaire : Il est justement devant moi.
Secrétaire : PMT, c’est pour toi.
PMT : Moi? C’est qui?
Elle m’étend la chose... Heu! Je voulais dire : «elle me tend la chose».
PMT : Bonjour.
PMT : Dans quelles écoles?
Deux secondes et demie de réflexion.
PMT : Hum... Non merci.
PMT : Au revoir.
Clic.
Secrétaire : Qu’est-ce qu’ils voulaient?
PMT : Ils m’offraient un poste qui mène à la permanence.
***
Comme dirait le doyen de l’école :
En passant, c’est moi le doyen.
...
Dring.
Dring.
Dring.
Secrétaire : École Sainte-Jeanne-de-Marie-Joseph-de-Saint-Machin bonjour.
Secrétaire : Il est justement devant moi.
Secrétaire : PMT, c’est pour toi.
PMT : Moi? C’est qui?
Elle m’étend la chose... Heu! Je voulais dire : «elle me tend la chose».
PMT : Bonjour.
PMT : Dans quelles écoles?
Deux secondes et demie de réflexion.
PMT : Hum... Non merci.
PMT : Au revoir.
Clic.
Secrétaire : Qu’est-ce qu’ils voulaient?
PMT : Ils m’offraient un poste qui mène à la permanence.
***
Comme dirait le doyen de l’école :
«Vaut mieux être le plus permanent des précaires que le plus précaire des permanents.»
En passant, c’est moi le doyen.
...
23 août 2009
Moi, puceau? Pfff...
Oups... je voulais plutôt écrire : "Moi, naïf? Pfff...".
Voilà, c'est corrigé.
Vous savez, Schubert, ce n’est pas le plus viril des compositeurs. Tout le monde sait que lorsqu’il dédiait à une élève un truc pour piano à quatre mains, ses intentions étaient purement pédagogiques...
Sans blague, j’suis en train d’essayer, une fois de plus, de balancer tous mes disques dans l’ordinateur. En passant, c’est pas mal plus long pour le classique que pour le pop. Vous ne me croyez pas?
Bon... J’suis dans Schubert et je retrouve des trucs que j’écoutais lorsque j’étais encore puceau. Pfff... C’que je pouvais être naïf. La belle meunière, il aurait dû se la faire et passer tout de suite au voyage d'hiver. Mais bon, il ne pouvait pas savoir qu'il allait choper le typhus à 31 ans.
Et y a pire encore, Le Chant du cygne (Schwanengesang). J’espère que vous n’avez rien contre les greatest hits.
Ständchen
Dietrich Fischer-Dieskau et Gerald Moore
...
Avec fièvre, qu'il dit... C'était la passion ou le typhus?
Sans blague, je déconne, c'est super beau ce truc et la mélodie est vraiment sexy.
...
Voilà, c'est corrigé.
Vous savez, Schubert, ce n’est pas le plus viril des compositeurs. Tout le monde sait que lorsqu’il dédiait à une élève un truc pour piano à quatre mains, ses intentions étaient purement pédagogiques...
Sans blague, j’suis en train d’essayer, une fois de plus, de balancer tous mes disques dans l’ordinateur. En passant, c’est pas mal plus long pour le classique que pour le pop. Vous ne me croyez pas?
Bon... J’suis dans Schubert et je retrouve des trucs que j’écoutais lorsque j’étais encore puceau. Pfff... C’que je pouvais être naïf. La belle meunière, il aurait dû se la faire et passer tout de suite au voyage d'hiver. Mais bon, il ne pouvait pas savoir qu'il allait choper le typhus à 31 ans.
Et y a pire encore, Le Chant du cygne (Schwanengesang). J’espère que vous n’avez rien contre les greatest hits.
Ständchen
Dietrich Fischer-Dieskau et Gerald Moore
Ständchen (ça veut dire «sérénade...)
À travers la nuit s'élève tout bas
Vers toi la supplique de mes chants;
Ô ma mie, descends donc me rejoindre
Dans la paix du bosquet!
En un murmure bruissent les frêles cimes
Sous la clarté de la lune;
Ne crains point, mon aimée,
Que de traîtres yeux nous épient.
Entends-tu les rossignols?
Hélas! voici qu'ils t'implorent,
Qu'ils t'adressent en mon nom
La douce plainte de leur mélodie.
Ils savent ce qu'est l'ardeur,
Connaissent le mal d'amour,
Et de leur timbre argentin
Touchent chaque tendre coeur.
Que ton coeur s'émeuve de même,
Ô ma mie, écoute-moi!
Je t'attends avec fièvre!
Viens, comble-moi!
À travers la nuit s'élève tout bas
Vers toi la supplique de mes chants;
Ô ma mie, descends donc me rejoindre
Dans la paix du bosquet!
En un murmure bruissent les frêles cimes
Sous la clarté de la lune;
Ne crains point, mon aimée,
Que de traîtres yeux nous épient.
Entends-tu les rossignols?
Hélas! voici qu'ils t'implorent,
Qu'ils t'adressent en mon nom
La douce plainte de leur mélodie.
Ils savent ce qu'est l'ardeur,
Connaissent le mal d'amour,
Et de leur timbre argentin
Touchent chaque tendre coeur.
Que ton coeur s'émeuve de même,
Ô ma mie, écoute-moi!
Je t'attends avec fièvre!
Viens, comble-moi!
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Avec fièvre, qu'il dit... C'était la passion ou le typhus?
Sans blague, je déconne, c'est super beau ce truc et la mélodie est vraiment sexy.
...
21 août 2009
Luttons ensemble contre l'abrutissement intellectuel de mes élèves... et de certains collègues
Quelqu’un aurait la version sous-titrée en français du film La Flûte enchantée de Bergman? On dirait qu’en Amérique, on ne vend que celle avec les sous-titres anglais. J’ai pourtant l’impression de l’avoir déjà vu à Radio-Canada ou à Télé-Québec.
Si vous ne trouvez que les sous-titres, ça me va aussi, car je possède le DVD avec les sous-titres anglais et je suis assez bidouilleur pour faire fonctionner tout ça.
Comme mes intentions sont des plus nobles et que je travaille pour l’avancement intellectuel de l’espèce humaine, vous ne pouvez me refuser ça.
OK d'abord! J’vous paierai un verre.
Cheers
...
Si vous ne trouvez que les sous-titres, ça me va aussi, car je possède le DVD avec les sous-titres anglais et je suis assez bidouilleur pour faire fonctionner tout ça.
Comme mes intentions sont des plus nobles et que je travaille pour l’avancement intellectuel de l’espèce humaine, vous ne pouvez me refuser ça.
OK d'abord! J’vous paierai un verre.
Cheers
...
19 août 2009
Présent
Ouais... C’est pour bientôt. Ça ne me dérange pas, car j’ai vécu plein de nouvelles expériences cet été. Par exemple, tailler ma haie de cèdres avec un sécateur électrique à jeun (c’est moi qui étais à jeun, pas le sécateur). J’n’ai même pas accroché le câble électrique une seule fois! Pas un seul choc... Pfff. J’suis vraiment agile quand j’suis sobre.
Mais c’était presque plate et sans les chocs, j’crois que je vais devoir recommencer le lithium.
...
Faut dire que la fois où je nettoyais les gouttières avec un boyau d’arrosage du haut d’une échelle en aluminium qui chevauchait, sans le toucher, un câble électrique, c’était un peu plus trillant. Héhé... C’était tellement à haut risque d’électrocution que personne ne voulait tenir l’échelle.
On ne peut compter sur personne de nos jours... Pas même sur la petite voix dans notre tête.
Mais bon, j’vous les casse avec ma vie personnelle, hein?
Donc, la rentrée... Que dire? Ça ne me stress tellement pas. J’sais pas... J’ai pas ça, moi, le trac dans ce genre de truc. Peut-être que si j’enseignais à des humains, mais là, à des enfants... Ce qui me manque, ce sont les réunions et je sens qu’on va bien rigoler cette année.
Vous savez, mon patron, son dada, c’est le plan d’urgence. Y a des écoles qui ont un duotang pour le plan d’urgence; nous, on a un cartable. Pas une petite affaire; un gros rouge. Ça doit faire dans les cent pages.
On fait régulièrement des exercices de tireur fou où on doit se barricader dans les classes avec les élèves et on évacue tellement vite qu'on doit faire pipi dans un petit pot avant et après. On cherche même des pseudo-bombes cachées dans les casiers ou dans les sacs des mômes. C'est pas juste... Ce sont toujour les gens de l'entretien qui les trouvent. Des heures de plaisir... J’peux même identifier trois sortes de cloches : normale, longue, saccadée.
Le plus rigolo, c’est de savoir comment réagir en cas de pluie de météorites.
Par contre, s’il pleut de l’eau ordinaire, j’suis baisé. J’suis pas foutu d’aller chercher mes élèves au bon endroit. Après tant d’année, j’suis toujours là à les chercher partout comme un pauvre con... C’est vraiment moins de trouble les météorites.
Et voilà la grippe machin.
Yep... J’ai entendu à la radio que les gros bonnets du ministère de la Santé voudraient qu’on désinfecte les aires de travail des enfants deux fois par jour. Ça va ou bien? Quand ton aire de travail, c’est un pupitre, c’est une excellente idée, mais quand c’est un putain de djembé?
Y a ça un push-push pour peau de chèvre?
Et les xylos, bordel? J’en ai 30 dans la classe. S’il y a en moyenne 20 lames par instrument et deux mailloches, ça fait 600 lames et 60 mailloches à désinfecter deux fois par jour.
Ouch...
On ne pourrait pas juste ne pas les mettre dans notre bouche? Me semble que ça serait moins de trouble...
Bon... Faudrait bien que j’arrête de glander et que je bosse un peu. On adapte la flûte cette année.
...
Mais c’était presque plate et sans les chocs, j’crois que je vais devoir recommencer le lithium.
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Faut dire que la fois où je nettoyais les gouttières avec un boyau d’arrosage du haut d’une échelle en aluminium qui chevauchait, sans le toucher, un câble électrique, c’était un peu plus trillant. Héhé... C’était tellement à haut risque d’électrocution que personne ne voulait tenir l’échelle.
On ne peut compter sur personne de nos jours... Pas même sur la petite voix dans notre tête.
Mais bon, j’vous les casse avec ma vie personnelle, hein?
Donc, la rentrée... Que dire? Ça ne me stress tellement pas. J’sais pas... J’ai pas ça, moi, le trac dans ce genre de truc. Peut-être que si j’enseignais à des humains, mais là, à des enfants... Ce qui me manque, ce sont les réunions et je sens qu’on va bien rigoler cette année.
Vous savez, mon patron, son dada, c’est le plan d’urgence. Y a des écoles qui ont un duotang pour le plan d’urgence; nous, on a un cartable. Pas une petite affaire; un gros rouge. Ça doit faire dans les cent pages.
On fait régulièrement des exercices de tireur fou où on doit se barricader dans les classes avec les élèves et on évacue tellement vite qu'on doit faire pipi dans un petit pot avant et après. On cherche même des pseudo-bombes cachées dans les casiers ou dans les sacs des mômes. C'est pas juste... Ce sont toujour les gens de l'entretien qui les trouvent. Des heures de plaisir... J’peux même identifier trois sortes de cloches : normale, longue, saccadée.
Le plus rigolo, c’est de savoir comment réagir en cas de pluie de météorites.
Par contre, s’il pleut de l’eau ordinaire, j’suis baisé. J’suis pas foutu d’aller chercher mes élèves au bon endroit. Après tant d’année, j’suis toujours là à les chercher partout comme un pauvre con... C’est vraiment moins de trouble les météorites.
Et voilà la grippe machin.
Yep... J’ai entendu à la radio que les gros bonnets du ministère de la Santé voudraient qu’on désinfecte les aires de travail des enfants deux fois par jour. Ça va ou bien? Quand ton aire de travail, c’est un pupitre, c’est une excellente idée, mais quand c’est un putain de djembé?
Y a ça un push-push pour peau de chèvre?
Et les xylos, bordel? J’en ai 30 dans la classe. S’il y a en moyenne 20 lames par instrument et deux mailloches, ça fait 600 lames et 60 mailloches à désinfecter deux fois par jour.
Ouch...
On ne pourrait pas juste ne pas les mettre dans notre bouche? Me semble que ça serait moins de trouble...
Bon... Faudrait bien que j’arrête de glander et que je bosse un peu. On adapte la flûte cette année.
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28 juillet 2009
27 juillet 2009
Moi, facho? Pfff...
J’arrive de cinq jours dans un chalet sur le bord d’un lac avec des amis de ma blonde. Parmi eux, y avait une petite Suissesse de 6 ans: une dénommé Lucie que j’aimais bien, mais qui était un peu trop envahissante à mon goût. Devinez si je me gênais pour lui dire de décoller quand elle ne respectait pas l’intégrité physique de mes mômes ou même de mon p’tit moi-même de rien du tout. Pfff...
Pauvre Lucie? Voyons donc... Les enfants, ils aiment ça la discipline et les règles!
Enfin... je crois.
Comme j’avais amené ma guitare, on m’a surnommé «Facho de Lucia».
Vous voyez? C'est l'été et je parle de musique et d'éducation. Faut le faire quand même...
Et non, je ne fais pas de flamenco et oui, je sais, je suis une nouille comparativement à Paco. Bordel! C'que vous pouvez être casse-pieds...
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Pauvre Lucie? Voyons donc... Les enfants, ils aiment ça la discipline et les règles!
Enfin... je crois.
Comme j’avais amené ma guitare, on m’a surnommé «Facho de Lucia».
Vous voyez? C'est l'été et je parle de musique et d'éducation. Faut le faire quand même...
Et non, je ne fais pas de flamenco et oui, je sais, je suis une nouille comparativement à Paco. Bordel! C'que vous pouvez être casse-pieds...
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20 juillet 2009
J'hésite
Ça vaut le coup de passer à la pas si nouvelle version de Blogger?
Est-ce que je vais pouvoir utiliser encore mon lecteur flash pour les extraits?
Est-ce que je vais devoir réinsérer tous les extraits dans le code html de chaque billet?
Qui a fait le grand saut?
En passant, j'suis tellement pas blogue l'été.
...
Est-ce que je vais pouvoir utiliser encore mon lecteur flash pour les extraits?
Est-ce que je vais devoir réinsérer tous les extraits dans le code html de chaque billet?
Qui a fait le grand saut?
En passant, j'suis tellement pas blogue l'été.
...
07 juillet 2009
Dvořák 101
Dvořák, c’est un Tchèque. Comme vous pouvez le voir, y a un drôle de machin sur le r et ils ont balancé un accent aigu sur l’a. Je ne connais pas le tchèque et je ne sais même pas s’ils sont foutus de distiller un truc potable pour quand y a pas de scotch, mais pour ne pas avoir l’air trop con, voici comment je le prononce :
Dvor - jak.
Presque pas de d et pas d’accent circonflexe sur l’o.
Pour le reste, y a Wikipedia. Ils donnent même une prononciation, mais j’ai des doutes; ça sonne comme un robot. Rien à voir avec sa musique.
Et vous, vous dites comment?
Antonin Dvořák : Trio Op. 90 B 166 «Dumky»
4. Andante Moderato
Jean-Guihen Queyras, violoncelle
Alexander Melnikov, piano
Isabelle Faust, violon
...
Dvor - jak.
Presque pas de d et pas d’accent circonflexe sur l’o.
Pour le reste, y a Wikipedia. Ils donnent même une prononciation, mais j’ai des doutes; ça sonne comme un robot. Rien à voir avec sa musique.
Et vous, vous dites comment?
Antonin Dvořák : Trio Op. 90 B 166 «Dumky»
4. Andante Moderato
Jean-Guihen Queyras, violoncelle
Alexander Melnikov, piano
Isabelle Faust, violon
...
04 juillet 2009
Où es-tu, Carole?
L’ont-ils fait?
Espace Musique aurait montré la porte à Carole Trahan? J’ai beau essayer d’écouter son remplaçant, mais on sent très vite que le type n’a pas étudié en musique. Un autre qui est là pour sa voix et non pour son cerveau.
Rien de personnel, mec, mais tu sors d’où?
Ma théorie : on veut concurrencer Radio-Classique qui fait dans le classique bonbon.
Bordel...
Dites-moi que je me trompe, qu’elle est en vacances et qu’il y a de l’espoir.
Pitié.
Rappelons-nous : c’est nous qui payons pour Radio-Canada. Quelle est la mission d’une radio d’état? Éduquer, informer, divertir ou divertir, divertir, divertir?
ARGH! Au moment où j’écris ces mots, je l’entends et ça confirme tout :
«Nous allons écouter l’après-midi d’un faune... heu... le prélude à cet après-midi.»
On sent tellement que les noms des oeuvres et des interprètes sont dans sa bouche pour la première fois.
Et le répertoire. J’n’ai rien contre les «greatest hits», mais j’aimais bien faire des découvertes avec Carole. Là, je viens de me taper, dans l’ordre :
Mio Bambino Caro de Puccini
Concerto pour violoncelle en ré de Haydn
Des extraits de La belle meunière de Schubert
Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy
Un extrait des quatre saisons de Vivaldi
Un extrait du concerto pour violon d'Elgar
Pavane pour une infante défunte de Ravel
Tout ça dans des versions correctes, mais pas de surprise et surtout, pas de relève, pas de découverte. Rien que du vieux.
J'admets que le concerto d'Elgar n'est pas un "méga-hit", mais on est loin du répertoire recherché que nous offrait Carole Trahan.
C’est questionnant.
...
Espace Musique aurait montré la porte à Carole Trahan? J’ai beau essayer d’écouter son remplaçant, mais on sent très vite que le type n’a pas étudié en musique. Un autre qui est là pour sa voix et non pour son cerveau.
Rien de personnel, mec, mais tu sors d’où?
Ma théorie : on veut concurrencer Radio-Classique qui fait dans le classique bonbon.
Bordel...
Dites-moi que je me trompe, qu’elle est en vacances et qu’il y a de l’espoir.
Pitié.
Rappelons-nous : c’est nous qui payons pour Radio-Canada. Quelle est la mission d’une radio d’état? Éduquer, informer, divertir ou divertir, divertir, divertir?
ARGH! Au moment où j’écris ces mots, je l’entends et ça confirme tout :
«Nous allons écouter l’après-midi d’un faune... heu... le prélude à cet après-midi.»
On sent tellement que les noms des oeuvres et des interprètes sont dans sa bouche pour la première fois.
Et le répertoire. J’n’ai rien contre les «greatest hits», mais j’aimais bien faire des découvertes avec Carole. Là, je viens de me taper, dans l’ordre :
Mio Bambino Caro de Puccini
Concerto pour violoncelle en ré de Haydn
Des extraits de La belle meunière de Schubert
Prélude à l’après-midi d’un faune de Debussy
Un extrait des quatre saisons de Vivaldi
Un extrait du concerto pour violon d'Elgar
Pavane pour une infante défunte de Ravel
Tout ça dans des versions correctes, mais pas de surprise et surtout, pas de relève, pas de découverte. Rien que du vieux.
J'admets que le concerto d'Elgar n'est pas un "méga-hit", mais on est loin du répertoire recherché que nous offrait Carole Trahan.
C’est questionnant.
...
03 juillet 2009
iTunes Store 101
Salut,
Vous connaissez sûrement le iTunes Store... C’est la boutique multimédia du logiciel gratuit iTunes. C’est quand même malin : on vous donne un logiciel et vous vous retrouvez avec une succursale sur votre ordinateur. Yep... Le iTunes Store! C’est pas beau, ça?
Personnellement, je l’utilise. Ben quoi... J’suis plus au centre-ville alors, HMV et Archambault, c’n’est pas à la porte et oui, même si Beethoven et ses copains sont morts, ce n’est pas une raison pour télécharger illégalement leurs trucs. Un interprète, ça doit bouffer et si un jour il n’y a plus d’interprète, il n y aura pas que les compositeurs qui seront morts; la musique aussi mourra.
Ben non. Je ne parle pas d’Elvis et des Beatles, là. On s’en balance qu’on les écoute ou pas dans 200 ans. Vous n’êtes pas sur le bon blogue pour ça. Je parle de la musique qu’on écoutera assurément encore dans quelques centaines d’années si on ne fait pas trop les cons. On n’est quand même pas venu ici pour spéculer.
Mais ça m’arrive de mettre les pieds chez le disquaire et j’adore. J’suis quand même sage. Hier, j’allais acheter une partition chez Archambault (pour la job, j’en reparle bientôt) et j’ai vu ce disque :

Man! C’est Queyras qui joue le Dvorák. Sur Amazon.ca on peut l’avoir pour 26.99. Vous achetez le CD, donc vous pouvez le mettre dans votre ordinateur en plus d’avoir la copie physique et un livret qui contient plein d’information sur l’oeuvre et l’interprète. Mais c’est 26.99 et je ne suis par sûr que les frais de transport sont inclus.
Sur iTunes Store, c’est 9.99. Mais n’essayez pas de savoir sur quel violoncelle il joue; y a pas de livret! Par contre, les fichiers ne sont plus protégés comme à l’époque, alors vous pouvez en faire ce que vous voulez et autant de fois que vous voulez, alors qu’avant, on ne pouvait même pas les convertir et encore moins les importer dans un logiciel pour s’amuser un peu comme je l’avais fait ici.
Mais, chez Archambault, j’ai acheté le CD en spécial : 7.99! Ça, c’est un bon deal! Donc, je regarde... et voilà... je ne sais toujours pas sur quel violoncelle ce cher Jean-Guihen joue, mais j’ai appris que Pablo Casals a envoyé promener un chef qui n’aimait pas le concerto et qu’il écopa d’un procès. Fascinant, n’est-ce pas?
Pendant que vous écoutez cette merveille, je vous montre comment je fais pour «craquer» un fichier audio AAC protégé en n’utilisant que des logiciels fournis avec votre Mac. Evil, hein?
Jean-Guihen Queyras, violoncelle
Prague Philharmonia, Jirí Belohlávek
Concerto pour violoncelle d’Antonin Dvorák
Premier mouvement
Donc, vous avez un fichier audio AAC protégé et voulez le convertir en MP3 pour pouvoir le mettre sur votre blogue ou tout simplement dans votre baladeur qui n’est pas un iPod.
Ouvrez iMovie et créez un nouveau projet. En guise de film, utilisez n’importe quelle photo. Pour ce faire, en bas à droite, choisissez «Multimédia» et accédez à vos photos. Ensuite, allez faire un p’tit tour de la bibliothèque audio. Y a un sous-menu «achat» (vous n’êtes quand même pas un voleur...). Sur l’icône iTunes, vous pouvez d'ailleurs reconnaitre les fichiers protégés par leur petit cadenas. Prenez-en un et glissez-le sous la photo dans votre barre de montage. L’importation peut prendre quelques minutes, car c’est à ce moment que la conversion s’effectue.
Ensuite, vous allez dans la barre de menu «partage et choisissez «QuickTime». Partagez en choisissant un emplacement. Vous pouvez fermer iMovie et vous débarrassez du volumineux projet.
Vous vous retrouvez avec un fichier .mov. Ouvrez-le avec QuickTime. Menu fichier, choisissez exporter avec le réglage «son vers AIFF» ou «son vers Wave» ou n’importe quel autre format audio avec lequel vous êtes à l’aise.
Pour l’utiliser comme MP3, ouvrez le fichier AIFF dans iTunes et convertissez-le en MP3 en faisant un «clic droit» dessus. Si vous ne voyez pas «convertir la sélection en MP3» en faisant un «clic droit» allez dans les préférences d’iTunes, dans la section «général» et accédez aux réglages d’importation.
Voilà... Fallait seulement y penser. Maintenant, vous pouvez vous amuser avec les fichiers que vous avez achetés.
Si vous volez la musique, je vous aime quand même. C’est juste un peu poche pour les gens qui ont bossé tellement d’heures sur leur instrument pour qu’on puisse se taper les chefs-d’oeuvre du passé...
À bientôt. Il faut qu’on parle un peu de la survie de la musique classique... Ça ne va pas du tout!
Ciao.
...
Vous connaissez sûrement le iTunes Store... C’est la boutique multimédia du logiciel gratuit iTunes. C’est quand même malin : on vous donne un logiciel et vous vous retrouvez avec une succursale sur votre ordinateur. Yep... Le iTunes Store! C’est pas beau, ça?
Personnellement, je l’utilise. Ben quoi... J’suis plus au centre-ville alors, HMV et Archambault, c’n’est pas à la porte et oui, même si Beethoven et ses copains sont morts, ce n’est pas une raison pour télécharger illégalement leurs trucs. Un interprète, ça doit bouffer et si un jour il n’y a plus d’interprète, il n y aura pas que les compositeurs qui seront morts; la musique aussi mourra.
Ben non. Je ne parle pas d’Elvis et des Beatles, là. On s’en balance qu’on les écoute ou pas dans 200 ans. Vous n’êtes pas sur le bon blogue pour ça. Je parle de la musique qu’on écoutera assurément encore dans quelques centaines d’années si on ne fait pas trop les cons. On n’est quand même pas venu ici pour spéculer.
Mais ça m’arrive de mettre les pieds chez le disquaire et j’adore. J’suis quand même sage. Hier, j’allais acheter une partition chez Archambault (pour la job, j’en reparle bientôt) et j’ai vu ce disque :

Man! C’est Queyras qui joue le Dvorák. Sur Amazon.ca on peut l’avoir pour 26.99. Vous achetez le CD, donc vous pouvez le mettre dans votre ordinateur en plus d’avoir la copie physique et un livret qui contient plein d’information sur l’oeuvre et l’interprète. Mais c’est 26.99 et je ne suis par sûr que les frais de transport sont inclus.
Sur iTunes Store, c’est 9.99. Mais n’essayez pas de savoir sur quel violoncelle il joue; y a pas de livret! Par contre, les fichiers ne sont plus protégés comme à l’époque, alors vous pouvez en faire ce que vous voulez et autant de fois que vous voulez, alors qu’avant, on ne pouvait même pas les convertir et encore moins les importer dans un logiciel pour s’amuser un peu comme je l’avais fait ici.
Mais, chez Archambault, j’ai acheté le CD en spécial : 7.99! Ça, c’est un bon deal! Donc, je regarde... et voilà... je ne sais toujours pas sur quel violoncelle ce cher Jean-Guihen joue, mais j’ai appris que Pablo Casals a envoyé promener un chef qui n’aimait pas le concerto et qu’il écopa d’un procès. Fascinant, n’est-ce pas?
Pendant que vous écoutez cette merveille, je vous montre comment je fais pour «craquer» un fichier audio AAC protégé en n’utilisant que des logiciels fournis avec votre Mac. Evil, hein?
Jean-Guihen Queyras, violoncelle
Prague Philharmonia, Jirí Belohlávek
Concerto pour violoncelle d’Antonin Dvorák
Premier mouvement
Donc, vous avez un fichier audio AAC protégé et voulez le convertir en MP3 pour pouvoir le mettre sur votre blogue ou tout simplement dans votre baladeur qui n’est pas un iPod.
Ouvrez iMovie et créez un nouveau projet. En guise de film, utilisez n’importe quelle photo. Pour ce faire, en bas à droite, choisissez «Multimédia» et accédez à vos photos. Ensuite, allez faire un p’tit tour de la bibliothèque audio. Y a un sous-menu «achat» (vous n’êtes quand même pas un voleur...). Sur l’icône iTunes, vous pouvez d'ailleurs reconnaitre les fichiers protégés par leur petit cadenas. Prenez-en un et glissez-le sous la photo dans votre barre de montage. L’importation peut prendre quelques minutes, car c’est à ce moment que la conversion s’effectue.
Ensuite, vous allez dans la barre de menu «partage et choisissez «QuickTime». Partagez en choisissant un emplacement. Vous pouvez fermer iMovie et vous débarrassez du volumineux projet.
Vous vous retrouvez avec un fichier .mov. Ouvrez-le avec QuickTime. Menu fichier, choisissez exporter avec le réglage «son vers AIFF» ou «son vers Wave» ou n’importe quel autre format audio avec lequel vous êtes à l’aise.
Pour l’utiliser comme MP3, ouvrez le fichier AIFF dans iTunes et convertissez-le en MP3 en faisant un «clic droit» dessus. Si vous ne voyez pas «convertir la sélection en MP3» en faisant un «clic droit» allez dans les préférences d’iTunes, dans la section «général» et accédez aux réglages d’importation.
Voilà... Fallait seulement y penser. Maintenant, vous pouvez vous amuser avec les fichiers que vous avez achetés.
Si vous volez la musique, je vous aime quand même. C’est juste un peu poche pour les gens qui ont bossé tellement d’heures sur leur instrument pour qu’on puisse se taper les chefs-d’oeuvre du passé...
À bientôt. Il faut qu’on parle un peu de la survie de la musique classique... Ça ne va pas du tout!
Ciao.
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24 juin 2009
C'est le temps des affichages de postes...
C’est une fois encore cette merveilleuse saison de l’année où les enseignants au statut précaire auront la joie de se ronger les ongles jusqu’à ce qu’on les confonde avec la Vénus de Milo.
Eh bien, devinez quoi: cette année, je ne serai pas de la partie. Comme nous sommes en baisse de clientèle à l’école où j’enseigne depuis maintenant 10 ans, la tâche en musique ne représentera que 40% l’an prochain. Donc, pas besoin de l’envoyer à l’affichage. N’est-ce pas merveilleux? De toute façon, je ne crois pas que quelqu’un avec plus d’ancienneté que moi l’aurait choisi...
Par contre, ce n’est pas tout le monde qui se retrouve dans ma situation. Je vous souhaite donc bonne chance, vous, collègues précaires et surtout à ma partenaire de resto indien qui aimerait bien revenir. Ça m’a quand même pris 10 ans pour trouver quelqu’un capable de m’endurer le temps d’un repas plus d’une fois par mois. Faut dire que quand tu passes tes journées dans une classe de maternelle, t’es équipée pour faire face à la musique...
Donc, bonne chance à tout le monde, mais surtout à toi, même si t’es une colonialiste finie qui veut montrer aux profs sénégalais que c’est pas gentil de battre les p’tits enfants alors que t’as même pas essayé.

Pfff... Ça enseigne au préscolaire et ça croit tout savoir.
...
Eh bien, devinez quoi: cette année, je ne serai pas de la partie. Comme nous sommes en baisse de clientèle à l’école où j’enseigne depuis maintenant 10 ans, la tâche en musique ne représentera que 40% l’an prochain. Donc, pas besoin de l’envoyer à l’affichage. N’est-ce pas merveilleux? De toute façon, je ne crois pas que quelqu’un avec plus d’ancienneté que moi l’aurait choisi...
Par contre, ce n’est pas tout le monde qui se retrouve dans ma situation. Je vous souhaite donc bonne chance, vous, collègues précaires et surtout à ma partenaire de resto indien qui aimerait bien revenir. Ça m’a quand même pris 10 ans pour trouver quelqu’un capable de m’endurer le temps d’un repas plus d’une fois par mois. Faut dire que quand tu passes tes journées dans une classe de maternelle, t’es équipée pour faire face à la musique...
Donc, bonne chance à tout le monde, mais surtout à toi, même si t’es une colonialiste finie qui veut montrer aux profs sénégalais que c’est pas gentil de battre les p’tits enfants alors que t’as même pas essayé.

Pfff... Ça enseigne au préscolaire et ça croit tout savoir.
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19 juin 2009
Vengeance berbère?
J’adore notre prof d’anglais et en plus d’être charmante, elle est Berbère. Aujourd’hui, c’était son spectacle d’anglais et les petits en TC ont joué le conte des trois p’tits cochons.
Le deuxième petit cochon était interprété par un Algérien arabe.
Assez concept, hein?
Vengeance! Vengeance!
Sans blague, elle n'y avait pas pensé. Qui aurait été assez tordu pour faire ça volontairement? Hum... Laissez-moi penser...
...
Le deuxième petit cochon était interprété par un Algérien arabe.
Assez concept, hein?
Vengeance! Vengeance!
Sans blague, elle n'y avait pas pensé. Qui aurait été assez tordu pour faire ça volontairement? Hum... Laissez-moi penser...
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17 juin 2009
Avec titres
Parfois, que ce soit en littérature, en théâtre ou même en musique, le titre est plus connu que l’oeuvre. Je pense seulement à L’écume des jours de Boris Vian ou même au célébrissime Les trois mousquetaires de Dumas. On entend toujours le même commentaire : «je dois l’avoir lu...». Pour le Dumas, je peux comprendre. Le cinéma a tellement abusé de la chose même si aucun film à ma connaissance ne met en scène les valets des mousquetaires. Pourtant... Faut l’avoir lu, hein?
Par contre, pour L’écume des jours, tu l’as lu ou tu ne l’as pas lu ou tu es un gros cave. Tu ne peux pas penser l’avoir lu, à moins d’appartenir à la troisième catégorie : celle des gros caves.
Au fait, je serais même tenté de dire : tu l'as lu, ou tu es un gros cave ou tu es un gros cave, mais ça ne serait pas gentil.
En théâtre, deux exemples : Phèdre de Racine et En attendant Godot de Samuel Beckett. Personnellement, je ne les ai pas vus, mais je les ai lus. Le premier, c’n’est pas vraiment mon truc (même s’il faut l’admettre : ça sonne!), mais le Beckett, je veux le voir avant de mourir (une bonne version, s’il vous plaît).
Même histoire. Y a plein de gens qui pensent que Phèdre, c’est un type et que Godot, c’est un réalisateur franco-suisse... Héhé... Phèdre et son gode...
Bon, on se calme.
En musique, ça arrive pas mal aussi. La symphonie inachevée de Schubert, la symphonie héroïque de Beethoven, la pathétique de TchaÏkovsky ou même la fantastique de Berlioz. Dans le fond, les symphonies qui ont un nom finissent par être plus connues parce que y a toujours un petit malin qui va nommer son dernier roman ou son film d’après ladite symphonie. Mais nous, on ne sait pas plus comment ça sonne?
Il en va de même pour les 12 études d’exécution transcendante de Franz Liszt. Ça se place bien dans une soirée mondaine : «blablabla ... les 12 études d’exécution transcendante de Liszt et blablablabla...» ou encore « y avait un p’tit gars de 11 ans cet été à Orford qui jouait les 12 études d’exécution transcendante de Liszt».
Non, mais sérieusement, on n’en a rien à cirer de tout ça... Même si j'aime bien quand les gens disent "transcendantale". Que voulez-vous, je suis chiant et méchant. Le peu de culture que j'ai, je l'étends et je le savoure.
Voici donc, pour vous chers amis, le portrait de Liszt que je préfère et sa toune qui a le nom le plus con. C'est la douzième de ces foutues études d’exécution machin et c'est intitulé Chasse neige.
Chasse neige.
Ben quoi... Chasse neige. Pourquoi pas? J’vous avoue que je ne connais pas la démarche de Liszt, mais on prétend que Debussy, pour ses préludes, composait d’abord et donnait ensuite le titre selon ses impressions.
Héhé... J’imagine Franz devant son piano après une fougueuse improvisation : «Ouain... Faut se rendre à l’évidence, ça sonnait comme un chasse-neige. Pas le choix...»
La gratte a passé.
Chasse neige, Franz Liszt (c’est Claudio Arrau qui joue)
Le portrait
Quel nez sexy!!!
...
Par contre, pour L’écume des jours, tu l’as lu ou tu ne l’as pas lu ou tu es un gros cave. Tu ne peux pas penser l’avoir lu, à moins d’appartenir à la troisième catégorie : celle des gros caves.
Au fait, je serais même tenté de dire : tu l'as lu, ou tu es un gros cave ou tu es un gros cave, mais ça ne serait pas gentil.
En théâtre, deux exemples : Phèdre de Racine et En attendant Godot de Samuel Beckett. Personnellement, je ne les ai pas vus, mais je les ai lus. Le premier, c’n’est pas vraiment mon truc (même s’il faut l’admettre : ça sonne!), mais le Beckett, je veux le voir avant de mourir (une bonne version, s’il vous plaît).
Même histoire. Y a plein de gens qui pensent que Phèdre, c’est un type et que Godot, c’est un réalisateur franco-suisse... Héhé... Phèdre et son gode...
Bon, on se calme.
En musique, ça arrive pas mal aussi. La symphonie inachevée de Schubert, la symphonie héroïque de Beethoven, la pathétique de TchaÏkovsky ou même la fantastique de Berlioz. Dans le fond, les symphonies qui ont un nom finissent par être plus connues parce que y a toujours un petit malin qui va nommer son dernier roman ou son film d’après ladite symphonie. Mais nous, on ne sait pas plus comment ça sonne?
Il en va de même pour les 12 études d’exécution transcendante de Franz Liszt. Ça se place bien dans une soirée mondaine : «blablabla ... les 12 études d’exécution transcendante de Liszt et blablablabla...» ou encore « y avait un p’tit gars de 11 ans cet été à Orford qui jouait les 12 études d’exécution transcendante de Liszt».
Non, mais sérieusement, on n’en a rien à cirer de tout ça... Même si j'aime bien quand les gens disent "transcendantale". Que voulez-vous, je suis chiant et méchant. Le peu de culture que j'ai, je l'étends et je le savoure.
Voici donc, pour vous chers amis, le portrait de Liszt que je préfère et sa toune qui a le nom le plus con. C'est la douzième de ces foutues études d’exécution machin et c'est intitulé Chasse neige.
Chasse neige.
Ben quoi... Chasse neige. Pourquoi pas? J’vous avoue que je ne connais pas la démarche de Liszt, mais on prétend que Debussy, pour ses préludes, composait d’abord et donnait ensuite le titre selon ses impressions.
Héhé... J’imagine Franz devant son piano après une fougueuse improvisation : «Ouain... Faut se rendre à l’évidence, ça sonnait comme un chasse-neige. Pas le choix...»
La gratte a passé.
Chasse neige, Franz Liszt (c’est Claudio Arrau qui joue)
Le portrait
Quel nez sexy!!!...
15 juin 2009
Être ou ne pas être?
Nathalie est une élève mégalomane en deuxième année du premier cycle du primaire.
Nathalie : J’en ai déjà joué du djembé! Mon oncle en a un chez lui et il me le prête quand j’y vais, mais il habite très loin -- à Calgary je crois -- et je n’y vais pas souvent alors j’ai très envie d’en jouer, car je n’en joue pas souvent même si je suis bonne. C’est pour ça que sûrement ma mère va m’en acheter un et que...
PMT : Nathalie...
Nathalie : C’est vrai, je vais en avoir un et même que je vais peut-être aller vivre à Calgary, mais je ne sais pas si nous allons pouvoir garder mon chat, car le voyage est très long et qu’il faudra prendre l’avion à moins qu’on prenne le train. Moi, j’ai déjà pris l’avion et j’ai bien aimé, mais la nourriture était bizarre dans les petits plateaux...
PMT : Nathalie!
Nathalie : Oui?
PMT : Toute la classe attend pour jouer...
Nathalie : Mais c’est vrai que j’ai déjà pris l’avion! Tu n’as qu’à demander à ma mère. De toute façon, pour aller à Calgary, il faut prendre l’avion. Je le sais parce que j’y suis déjà allée...
PMT (qui commence à pogner les nerfs) : NA-THA-LIE!
Nathalie : Hein, quoi?
PMT (exaspéré) : Tais-toi...
Nathalie : Oui, ma mère aussi me le dit toujours.
PMT : Tais-toi!
Nathalie : Je sais, elle me dit qu’il n’y a que moi comme ça.
PMT : NA-THA-LIE! TAIS-TOI!
Nathalie : Je sais que je suis moi. Ma mère me l’a dit souvent : «t’es toi et y a personne d’autre comme toi».
PMT (le gun sur la tempe): T’es toi?
Nathalie : Oui.
Quelqu’un a une camisole de force?
N’ayez crainte, c’est pour usage personnel.
Arnold Schönberg
Pierrot Lunaire, Op. 21 - 3. Der Dandy
...
...
Nathalie : J’en ai déjà joué du djembé! Mon oncle en a un chez lui et il me le prête quand j’y vais, mais il habite très loin -- à Calgary je crois -- et je n’y vais pas souvent alors j’ai très envie d’en jouer, car je n’en joue pas souvent même si je suis bonne. C’est pour ça que sûrement ma mère va m’en acheter un et que...
PMT : Nathalie...
Nathalie : C’est vrai, je vais en avoir un et même que je vais peut-être aller vivre à Calgary, mais je ne sais pas si nous allons pouvoir garder mon chat, car le voyage est très long et qu’il faudra prendre l’avion à moins qu’on prenne le train. Moi, j’ai déjà pris l’avion et j’ai bien aimé, mais la nourriture était bizarre dans les petits plateaux...
PMT : Nathalie!
Nathalie : Oui?
PMT : Toute la classe attend pour jouer...
Nathalie : Mais c’est vrai que j’ai déjà pris l’avion! Tu n’as qu’à demander à ma mère. De toute façon, pour aller à Calgary, il faut prendre l’avion. Je le sais parce que j’y suis déjà allée...
PMT (qui commence à pogner les nerfs) : NA-THA-LIE!
Nathalie : Hein, quoi?
PMT (exaspéré) : Tais-toi...
Nathalie : Oui, ma mère aussi me le dit toujours.
PMT : Tais-toi!
Nathalie : Je sais, elle me dit qu’il n’y a que moi comme ça.
PMT : NA-THA-LIE! TAIS-TOI!
Nathalie : Je sais que je suis moi. Ma mère me l’a dit souvent : «t’es toi et y a personne d’autre comme toi».
PMT (le gun sur la tempe): T’es toi?
Nathalie : Oui.
Quelqu’un a une camisole de force?
N’ayez crainte, c’est pour usage personnel.
Arnold Schönberg
Pierrot Lunaire, Op. 21 - 3. Der Dandy
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13 juin 2009
Crise d'artiste
Je voudrais dédier cette crise à l'EnSaignant qui est trop occupé pour assister à mes crises en direct.
Avant même de vous raconter cette charmante anecdote, j’aimerais toutefois mettre une chose au clair : je ne suis pas un artiste. J’suis juste un gars qui aime beaucoup la musique.
Bon, j’ai un verre de scotch, on peut donc commencer. En passant, j’suis sur le Dalmore 12 ans ces jours-ci. Super bon rapport qualité-prix! Environ 50 balles quand on sait qu’un Macallan 12 ans -- miam!-- tire dans les 80). Comme je ne fume pas le cigare, j’accompagne ça d’une Sleeman Silver Creek, une petite lager tout ce qu’il y a de plus moumoune (c’est branché d’avoir un ami gai).
Ah oui... les trucs de prof de musique... C’est quoi déjà le titre? OK. Crise d’artiste.
Y a quelques semaines, pour montrer que j’étais plein de bonne volonté et que j’étais ouvert à faire d’autres projets que celui dont tout le monde parle et qui est si merveilleux, j’ai accepté d’accompagner quelques classes dans un spectacle d’anglais. Personnellement, j’suis un motivé de nature. Le show n’a pas besoin d’être gros et les Kodaks, j’n’en ai rien à cirer. Donc, je choisis des tounes avec les élèves (on en parle dans un billet précédent) et on se dit que ça va être ça.
Jusque-là, tout baigne.
Mais y a la classe de quatrième année. Ils sont quelque comme chose comme 28 dans le groupe avec un élève de TC qui est intégré. Sur papier, je pense que ça donne un truc du genre 32 élèves. Bof... Ils étaient encore plus nombreux l’an dernier en troisième année. Ils ont commencé l’année à trente têtes. Sur papier, ça devait faire pas mal... et ils l’ont fini peut-être à 28.
Donc, c’est cette gang qui en principe chante «Imagine» de Lennon. Au début, ça allait. J’m’assois au piano (pfff... c’est juste un clavier) et on la chante. On place quelques trucs et on recommence.
Le cours suivant, on se rend à l’évidence. C’est plate! Alors, je prends la guitare et on essaie des trucs : funk, bossa, blues... C’est toujours plate. Pour déconner, je joue I’m yours de Jason Mraz et y a un élève qui me demande pour faire ça. Et voilà! On va faire Imagine en reggae. Ça fonctionne assez bien, mais c’est plus de travail, car très différent de la version de ce cher John.
Comme j’n’ai pas de temps et qu’ils manquent des cours à cause de sorties, il n’y a qu’une solution : je leur fais un CD pour qu’ils puissent pratiquer en classe. Mais dans ce groupe, y a des enfants qui sont assez ordinaires selon moi, qui n’ont pas de voix, pas de talent et une attitude assez critique face à tout ce qui ne passe pas à Musique Plus. J’ravale donc mon orgueil et un soir, après le bain des p’tits, j’ramasse un vieille classique qui ne vaut même pas 50 balles, j’me parque à côté du frigo dans le sous-sol et leur fait la toune pour qu’ils aient leur putain de CD pour pratiquer. Pfff... J’enregistre ça directement sur le macbook avec le micro intégré. J’n’ai rien à la maison pour faire ça et à l’école, j’n’ai pas le temps.
Le lendemain, j’accroche leur prof et lui refile le CD. Je sais très bien qu’ils vont se foutre de ma gueule, mais je préfère qu’ils se moquent un peu de moi plutôt que ce soit eux qui soient ridicules au moment du spectacle. C’est dans ma définition de tâche... je crois.
Dans les jours qui suivent, je n’ai pas le temps de les visiter, car si je n’enseigne pas, je bosse sur le projet de slam avec les cinquièmes. C’est plus de travail que prévu. Comme les premiers élèves avec qui j’ai bossé on tripé solide, les autres qui n’en avaient rien à faire ont décidé de faire le projet eux aussi. Quand un élève en difficulté veut faire quelque chose de concret à partir d’un texte qu’il a écrit de peine et de misère avec l’ortho, tu lui déroules le tapis rouge. Même si ce n’est pas dans la définition de tâche, j’n’ai pas le goût de vivre entouré de débiles profonds plus tard, alors j’essaie de faire ma part.
C’est que les mercredi et vendredi après-midi, je ne suis pas payé. Le projet me payait les vendredis, mais le projet, il est comme genre terminé, tsé? Alors, j’suis là à courir d’un côté et de l’autre bénévolement, sans compter le mixage de tout ça le soir à la maison. J’ai même enregistré un duo de guitare classique avec une élève à travers ça. Si vous êtes sages, je vous le fais entendre (mais pour imagine en reggae, ça prend du scotch!).
Êtes-vous encore là? La crise d’artiste arrive...
Vendredi après-midi, les élèves de cinquième sont à la bibliothèque du quartier. Donc, pas d’enregistrement pour le projet de slam. Il ne me reste qu’à faire pratiquer les classes pour le show d’anglais. Le seul groupe de disponible, c’est la quatrième année et c’est eux qui en ont le plus besoin. La prof les a fait un peu répéter avec le disque. Pfff. Au début, ils n’ont même pas allumé que c’est moi qui chantais (donc, ils n’ont pas bitché).
J’me pointe donc dans leur classe la guitare au cou, comme je leur avais dit : «quand j’aurai le temps, je passe dans votre classe et on le fait une fois, juste comme ça et ensuite, salut-bye, je disparais ». Je ne m’attends pas à une ovation quand j’entre dans une classe, mais l’espèce de soupir auquel j’ai eu droit m’a vraiment ramassé. Quand je suis payé, j’me dis qu’ils sont mal élevés, donc non coupables. Mais là, comme bénévole, je leur ai balancé un : «si c’est comme ça, j’vous dérangerai pas plus» et j’ai tourné les talons en lançant ; « je ne vous dérangerai même pas la journée du spectacle. Arrangez-vous avec vos troubles».
Huh? Vous êtes déçus? Ben voyons... C’n’est pas ça une crise d’artiste.
Je descends au rez-de-chaussé, traverse l’école, monte les trois étages, entre dans mon local et m’exclame : bordel!
Pfff... C’est même pas vrai. j’ai surement dit la messe au complet. Bordel, c’est dans la version softcore. Dans la vraie version, c’est pas mal plus trash (mais j’suis tellement plus viril...)
J’suis allez au clavier et j’ai vargé des arpèges de septièmes diminuées avec la pédale dans le fond du dash et je suis retourné dans leur classe.
J’descends les trois étages, je traverse l’école, je monte dans leur aile et entre sans frapper, sans même jeter un regard aux élèves
PMT (au prof) : J’peux avoir le CD s'il te plaît?
Elle me regarde perplexe, mais me remet tout de même le CD.
PMT (à la classe) : Vous savez, les profs, ça fait partie de notre job de vous laisser des chances, de vous pardonner, d’être patients et compréhensifs. Mais là, j’suis ici comme bénévole et ça ne me tente pas de me faire niaiser. Vous avez compris. Cet après-midi, ça ne me donne pas une cenne de courir à gauche pis à droite pour vous autres. Ah, vous ne saviez pas? La switch de politesse était à off? J’aurais pu vous le dire? Ce que je fais, je le fais parce que ça me fait plaisir et que ça fait plaisir aux autres. Comme ça n’a pas l’air de vous faire plaisir, on ne le fera pas. C’n’est pas plus compliqué que ça. Au fait, c’est même encore plus simple, car de toute façon, je ne serai pas plus payé l’après-midi du spectacle.
La classe : ...
PMT : Y en a surement qui se disent que je vais changer d’idée, que je vais vous donner une chance, que je ne suis pas dans mon assiette... Vous me connaissez bien. Le problème, c’est que moi aussi je me connais bien.
Here it comes, baby... «ze» crise d’artiste!
Je prends le cd, le regarde, les regarde et je l’écrapoutille en p’tits morceaux. Pleins de p’tits morceaux qui brillent.
Y a un de ces silences dans la classe. La prof me regarde comme si j’étais un extra-terrestre. J’savais pas moi qu’elle était raëlienne...
Je ramasse soigneusement tous les petits fragments en ayant une brève pensée pour les bons élèves de cette classe qui méritent mieux. Vous savez; ceux qui sont bien élevés. J’en compte environ cinq ou six et j’me dis que ce sera facile de faire un truc pour eux un de ces quatre. C’est comme si c’était déjà fait.
PMT : Oups... J’pense qu’on ne fera pas le spectacle.
Et je me pousse.
Était-ce professionnel comme intervention? Pfff... Quand on nous traitera comme des professionnels et qu’on nous paiera comme des professionnels, on pourra en débattre. En attendant, à long terme, ça devrait être payant. À court terme, j’n’étais même pas sur la slip de paye de l’école.
...
09 juin 2009
Discrimination 101
Ce matin, au troisième cycle.
PMT : Bon, ceux que je vais nommer, je vous déclare membres en règle du commando d’élite de percussion qui jouera dans les évènements extérieurs d’ici à la fin de l’année. Les autres, je vous aime quand même...
Un téteux : Moi aussi je t’aime Papa!
PMT : Ceux qui pensent que j’ai des chouchous, vous noterez que mon propre fils ne fait pas partie du commando d’élite.
Le têteux : T’es plus mon père!
PMT : Enfin, libre! OK. Untel, untel, untel, unetelle, uneautretelle et puis tant qu’à y être, toi aussi téteux.
Le téteux : Moi?
PMT : Assis-toi, c’était une joke. Sans blague, regardez ceux que j’ai nommés. Remarquez-vous quelque chose?
La classe : ...
PMT : Vous avez peur, hein? Moi, ça ne me dérange pas d’en parler. Ils sont tous d’origine africaine. Savez-vous pourquoi je les ai choisis?
La classe : ...
PMT : Parce qu’il n’y a pas de latinos dans votre groupe.
Mon téteux : Ben là...
PMT : Et y a les exceptions...
Et là, je nomme quelques blancs qui sont capables de taper sur le deux et le quatre sans avoir les fesses trop serrées.
...
PMT : Bon, ceux que je vais nommer, je vous déclare membres en règle du commando d’élite de percussion qui jouera dans les évènements extérieurs d’ici à la fin de l’année. Les autres, je vous aime quand même...
Un téteux : Moi aussi je t’aime Papa!
PMT : Ceux qui pensent que j’ai des chouchous, vous noterez que mon propre fils ne fait pas partie du commando d’élite.
Le têteux : T’es plus mon père!
PMT : Enfin, libre! OK. Untel, untel, untel, unetelle, uneautretelle et puis tant qu’à y être, toi aussi téteux.
Le téteux : Moi?
PMT : Assis-toi, c’était une joke. Sans blague, regardez ceux que j’ai nommés. Remarquez-vous quelque chose?
La classe : ...
PMT : Vous avez peur, hein? Moi, ça ne me dérange pas d’en parler. Ils sont tous d’origine africaine. Savez-vous pourquoi je les ai choisis?
La classe : ...
PMT : Parce qu’il n’y a pas de latinos dans votre groupe.
Mon téteux : Ben là...
PMT : Et y a les exceptions...
Et là, je nomme quelques blancs qui sont capables de taper sur le deux et le quatre sans avoir les fesses trop serrées.
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08 juin 2009
Pour ou contre
Rendons-nous à l'évidence : les gens qui s'opposent au cours d'éthique et culture religieuse s'opposent à... l'éthique et la culture!
...
...
05 juin 2009
Prof de musique
Pendant l’année scolaire, je m’investis beaucoup dans un projet. Un gros projet. Un beau gros...
Par contre, ce sont seulement mes élèves de sixième qui en bénéficient, ainsi que trois classes d’autres écoles. Mais, c'est chouette parce qu’on est une équipe et ça nous permet de faire quelque chose qui serait impossible seul.
Mais voilà qu’après une semaine de générales et de spectacles, 5000 spectateurs plus tard, j’ai souvent l’impression de tout simplement attendre la fin de l’année.
Pas cette fois!
Y a plein de profs qui m’ont demandé de me joindre à eux dans des projets. Vous avez bien entendu : je ne suis plus rejet!
Ils doivent être vraiment mal pris...
Avec la prof d’anglais, lors de sa présentation de fin d’année, on prépare des tounes en anglais. Les classes ne vont pas jouer. Ils vont seulement chanter et je les accompagne «live». J’adore ça... Peut-être qu’un jour, on fera des trucs avec bande sonore, mais ça manque de «magie du moment».
Au programme :
- troisième année : «Lean on me», version funk. Mon intro de guitare, c’est «I love rock and roll» de Joan Jett and the Blackhearts. Ils torchent mes petits de troisième!
- quatrième année : Imagine de Lennon, version reggae. Je la fais à la guitare.
- cinquième année : When I’m sixty-four des Beatles. Ça, je le fais au piano, c’est plus rigolo. On ne fait que les parties A par respect pour l’oeuvre... Mais ils sonnent vraiment bien!
-combinée cinq-six : Hey Jude. On la fait en ré (bordel que c’est haut les tounes des Beatles. Ils la font en fa!). Les élèves préfèrent quand on la fait avec la guitare, mais personnellement, je tripe plus piano et non, ils ne gueulent pas les «better, better, better...» à la fin. On finit ça tout en douceur.
-sixième : Good riddance (time of your life). Ça nous a pris un moment de choisir une toune avec ce groupe. On la fait à la guitare, pas mal comme la version de Green Day.
Ça peut sembler con, mais je n’ai pas fait ça souvent des prestations avec les élèves sans instruments. Si on exclut quelques trucs promos pour le projet, c’est une première. C’est tellement moins de trouble...
Ça m’a donné une raison de me pencher un peu plus sur l’amplification d’une guitare classique. J’en ai une que j’aime bien dans laquelle j’ai fait mettre un pick-up Fishman. Je la passe par un petit mixeur comme préamp et ensuite, c’est envoyé dans un petit ampli Yamaha (même pas à lampe). Ça sonne divin dans un petit local. Reste à voir dans un gym. Le truc, pour ceux que ça intéresse, c’est de mettre l’équalisation de l’ampli à zéro partout et de ne pas se gêner pour la réverbération. Tout à zéro! Sur le mixeur, tout au centre. Ça marche aussi bien pour Villa-Lobos que Jason Mraz ou une rumba. Étrangement, ça m’a pris pas mal de temps avant d’en arriver à un son que j’aime. Surement des vestiges du guitariste classique...
Ensuite, y a l’ortho qui est ma voisine d’en face à la job. Elle a fait écrire des textes aux cinquièmes en s’inspirant du «slam». Je ne suis pas très sûr de ce que c’est, mais on va faire un disque. Je vais enregistrer chaque élève et ensuite, il pourra choisir une boucle de batterie, une de basse et une autre de son choix. Ensuite, je m’arrange pour que ça tienne la route ensemble. Premier jet dans GarageBand et ensuite, on finit la job dans Logic.
Puis, je suis aussi en train de former un commando d’élite de percussionnistes. D’ici la fin de l’année, il y aura quelques événements à l’extérieur et pour combler les temps morts, on va frapper sur nos machins. Malheureusement, pour ça, je fais une sélection. Moi, facho? Pfff...
Voilà. Être prof de musique, c’est aussi ça et non, je ne fais pas de concert de Noël.
...
Par contre, ce sont seulement mes élèves de sixième qui en bénéficient, ainsi que trois classes d’autres écoles. Mais, c'est chouette parce qu’on est une équipe et ça nous permet de faire quelque chose qui serait impossible seul.
Mais voilà qu’après une semaine de générales et de spectacles, 5000 spectateurs plus tard, j’ai souvent l’impression de tout simplement attendre la fin de l’année.
Pas cette fois!
Y a plein de profs qui m’ont demandé de me joindre à eux dans des projets. Vous avez bien entendu : je ne suis plus rejet!
Ils doivent être vraiment mal pris...
Avec la prof d’anglais, lors de sa présentation de fin d’année, on prépare des tounes en anglais. Les classes ne vont pas jouer. Ils vont seulement chanter et je les accompagne «live». J’adore ça... Peut-être qu’un jour, on fera des trucs avec bande sonore, mais ça manque de «magie du moment».
Au programme :
- troisième année : «Lean on me», version funk. Mon intro de guitare, c’est «I love rock and roll» de Joan Jett and the Blackhearts. Ils torchent mes petits de troisième!
- quatrième année : Imagine de Lennon, version reggae. Je la fais à la guitare.
- cinquième année : When I’m sixty-four des Beatles. Ça, je le fais au piano, c’est plus rigolo. On ne fait que les parties A par respect pour l’oeuvre... Mais ils sonnent vraiment bien!
-combinée cinq-six : Hey Jude. On la fait en ré (bordel que c’est haut les tounes des Beatles. Ils la font en fa!). Les élèves préfèrent quand on la fait avec la guitare, mais personnellement, je tripe plus piano et non, ils ne gueulent pas les «better, better, better...» à la fin. On finit ça tout en douceur.
-sixième : Good riddance (time of your life). Ça nous a pris un moment de choisir une toune avec ce groupe. On la fait à la guitare, pas mal comme la version de Green Day.
Ça peut sembler con, mais je n’ai pas fait ça souvent des prestations avec les élèves sans instruments. Si on exclut quelques trucs promos pour le projet, c’est une première. C’est tellement moins de trouble...
Ça m’a donné une raison de me pencher un peu plus sur l’amplification d’une guitare classique. J’en ai une que j’aime bien dans laquelle j’ai fait mettre un pick-up Fishman. Je la passe par un petit mixeur comme préamp et ensuite, c’est envoyé dans un petit ampli Yamaha (même pas à lampe). Ça sonne divin dans un petit local. Reste à voir dans un gym. Le truc, pour ceux que ça intéresse, c’est de mettre l’équalisation de l’ampli à zéro partout et de ne pas se gêner pour la réverbération. Tout à zéro! Sur le mixeur, tout au centre. Ça marche aussi bien pour Villa-Lobos que Jason Mraz ou une rumba. Étrangement, ça m’a pris pas mal de temps avant d’en arriver à un son que j’aime. Surement des vestiges du guitariste classique...
Ensuite, y a l’ortho qui est ma voisine d’en face à la job. Elle a fait écrire des textes aux cinquièmes en s’inspirant du «slam». Je ne suis pas très sûr de ce que c’est, mais on va faire un disque. Je vais enregistrer chaque élève et ensuite, il pourra choisir une boucle de batterie, une de basse et une autre de son choix. Ensuite, je m’arrange pour que ça tienne la route ensemble. Premier jet dans GarageBand et ensuite, on finit la job dans Logic.
Puis, je suis aussi en train de former un commando d’élite de percussionnistes. D’ici la fin de l’année, il y aura quelques événements à l’extérieur et pour combler les temps morts, on va frapper sur nos machins. Malheureusement, pour ça, je fais une sélection. Moi, facho? Pfff...
Voilà. Être prof de musique, c’est aussi ça et non, je ne fais pas de concert de Noël.
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02 juin 2009
Vision à long terme
Élève TC : Heille PMT!
PMT : Huh-huh?
Élève TC : Héhéhé...
PMT : Qu'est-ce que tu trouves de drôle?
Élève TC : Une fois, je t’ai dit qu’on était rendu aux «fois neuf» en mathématique et tu m’as répondu que toi aussi t’étais dû pour un foie neuf.
PMT (tout fier de lui): J’ai dit ça? Ça fait longtemps?
Élève : C’était avant Noël, mais maintenant, je la comprends!
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PMT : Huh-huh?
Élève TC : Héhéhé...
PMT : Qu'est-ce que tu trouves de drôle?
Élève TC : Une fois, je t’ai dit qu’on était rendu aux «fois neuf» en mathématique et tu m’as répondu que toi aussi t’étais dû pour un foie neuf.
PMT (tout fier de lui): J’ai dit ça? Ça fait longtemps?
Élève : C’était avant Noël, mais maintenant, je la comprends!
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01 juin 2009
Faut que ça sorte
Je me demande pour qui je vais voter... Je comprends relativement les enjeux en matière fédérale, provinciale et même municipale, mais là, voter pour déterminer qui dirigera un centre hospitalier! Pourtant, y a déjà un directeur général qui suit les directives d’un ministère. Ça prend vraiment quelqu’un entre les deux?
A-t-on vraiment besoin d’un président et de ses sous-fifres pour surveiller chaque département? Et ce type qui se présente... Il n’est pas un professionnel de la santé; il n’est pas plus malade que moi; la job ne paie pas tellement... Hein? Il a déjà classé des dossiers aux archives dans un hôpital? Ah... OK.
C’est clair que comme tremplin politique, ça doit être assez efficace, mais avons-nous vraiment besoin de lui?
Je me demande pourquoi je m’en fais avec ça. Si on obtient un taux de participation de 8%, on est dans la normale. Les gens ont mieux à faire qu’aller élire le président d’un hôpital et son équipe.
Pourtant... ils auront du pouvoir.
Ridicule?
Vraiment?
...
A-t-on vraiment besoin d’un président et de ses sous-fifres pour surveiller chaque département? Et ce type qui se présente... Il n’est pas un professionnel de la santé; il n’est pas plus malade que moi; la job ne paie pas tellement... Hein? Il a déjà classé des dossiers aux archives dans un hôpital? Ah... OK.
C’est clair que comme tremplin politique, ça doit être assez efficace, mais avons-nous vraiment besoin de lui?
Je me demande pourquoi je m’en fais avec ça. Si on obtient un taux de participation de 8%, on est dans la normale. Les gens ont mieux à faire qu’aller élire le président d’un hôpital et son équipe.
Pourtant... ils auront du pouvoir.
Ridicule?
Vraiment?
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26 mai 2009
Pyramide: la suite
La voilà, de l'extérieur.

Et de l'intérieur.

Parfois nue, parfois recouverte de feuillage (on fait dans le biblique...), la chose trône coté cour. Devant, vous pouvez voir une grosse caisse et un djembe.
À l'intérieur: une élève aux cymbales (crash, hi-hat, ride), un élève à la guitare électrique et cinq autres se chargent des claviers. Je bouche les trous et dirige le tout du piano numérique qu'on peut voir à gauche. C'est un FP-5 de Roland. Le piano est chouette, mais l'accès aux banques de sons est lent.
Je rêve d'une fausse à orchestre, mais je l'aime bien notre pyramide (surtout qu'y a Moïse dedans!). C'est difficile de diriger les deux percussionnistes à l'extérieur, mais ils sont bons... très bons.
On commence demain. C'est une adaptation libre d'un opéra moyennement connu.
Let's rock.
Non, ce n'est pas Aïda.
...
Et de l'intérieur.
Parfois nue, parfois recouverte de feuillage (on fait dans le biblique...), la chose trône coté cour. Devant, vous pouvez voir une grosse caisse et un djembe.
À l'intérieur: une élève aux cymbales (crash, hi-hat, ride), un élève à la guitare électrique et cinq autres se chargent des claviers. Je bouche les trous et dirige le tout du piano numérique qu'on peut voir à gauche. C'est un FP-5 de Roland. Le piano est chouette, mais l'accès aux banques de sons est lent.
Je rêve d'une fausse à orchestre, mais je l'aime bien notre pyramide (surtout qu'y a Moïse dedans!). C'est difficile de diriger les deux percussionnistes à l'extérieur, mais ils sont bons... très bons.
On commence demain. C'est une adaptation libre d'un opéra moyennement connu.
Let's rock.
Non, ce n'est pas Aïda.
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25 mai 2009
La routine
Je passe mes journées enfermé dans une pyramide avec un type qui s'appelle Moïse et qui frôle l'autisme.
Dites-leur que c'est vrai!
Dites-moi que c'est vrai...
Il existe, hein?
À suivre.
...
Dites-leur que c'est vrai!
Dites-moi que c'est vrai...
Il existe, hein?
À suivre.
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18 mai 2009
Avis à tous
Chers acteurs du milieu scolaire,
Que vous soyez sur le terrain ou dans un bureau à justifier votre job, si vous créez un projet, un programme, une association, un slogan, ou n'importe quoi qui doit avoir un nom, prenez note que les jeux de mots avec "d'école" et le verbe décoller dans le genre "D'école vers ton avenir", on est pus capable. Pitié! Arrêtez et on va embarquer et faire comme si on aimait ça.
Deal?
En attendant, en voici un délectable :
La musique à l’école pour pas que tu des croches.
Je sais... j’suis trop fort.
...
Que vous soyez sur le terrain ou dans un bureau à justifier votre job, si vous créez un projet, un programme, une association, un slogan, ou n'importe quoi qui doit avoir un nom, prenez note que les jeux de mots avec "d'école" et le verbe décoller dans le genre "D'école vers ton avenir", on est pus capable. Pitié! Arrêtez et on va embarquer et faire comme si on aimait ça.
Deal?
En attendant, en voici un délectable :
La musique à l’école pour pas que tu des croches.
Je sais... j’suis trop fort.
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13 mai 2009
Moi, antisémite? Pfff...
Ce matin, à la fin du cours avec les sixièmes, je jase avec l’Ensaignant et ses élèves.
L’Ensaignant : Et c’était comment avec les hassidiques?
PMT : Ils étaient le fun à tirer.
Ouch... Silence dans la classe.
L’Ensaignant : Tu te rends compte de ce que tu viens de dire?
PMT : Ben là... Ils ne venaient pas nous parler.
Quatre minutes plus tôt :
L’Ensaignant : J’suis pas comme mon père. Lui, il n’aurait jamais refusé des heures supplémentaires, mais moi, j’ai refusé un side-line qui aurait été payant.
PMT : Vie de famille... On est d’une autre génération. C’était quoi la job?
L’Ensaignant : Des cours de francisation pour les juifs hassidiques.
PMT : Ouch... Pas évident.
Petit silence où nous pensons la même chose. L’Ensaignant se touche la tête.
PMT : Je t’imagine bien avec les boudins.
L’Ensaignant : Le dessus du crâne est déjà bien parti... N’empêche que j’aurais aimé ça.
PMT : Pas certain qu’ils sont très amicaux avec les «autres».
L’Ensaignant : Luc m’a dit qu’il a eu ben du fun avec eux.
PMT : J’y pense... Dans une autre vie, j’ai été un gros joueur de tag laser. Tu sais, le machin... Laser Quest.
L’Ensaignant : Huh huh.
PMT : J’étais vraiment acro. J’allais dans les soirées pour membres seulement et le niveau était vraiment fort. Y’avait une gang de juifs hassidiques qui jouaient des fois...
L’Ensaignant : Et c’était cool?
PMT : Trop!
L’Ensaignant : Et c’était comment avec les hassidiques?
PMT : Ils étaient le fun à tirer.
Ouch... Silence dans la classe.
L’Ensaignant : Tu te rends compte de ce que tu viens de dire?
PMT : Ben là... Ils ne venaient pas nous parler.
Pfff... Les élèves n’avaient même pas compris le malaise. Comme nous aimons marcher sur la ligne (celle entre deux voix sur la 132), on leur a expliqué et là, ils m’ont regardé comme si j’étais dangereux. Ma réputation est sauve.
Dire qu’y a du monde qui invente des histoires pour leur blogue....
En passant, Anaïs Barbeau-Lavalette (que j’admire tellement) est en Jordanie et a un blogue.
Allez lire ça.
...
L’Ensaignant : Et c’était comment avec les hassidiques?
PMT : Ils étaient le fun à tirer.
Ouch... Silence dans la classe.
L’Ensaignant : Tu te rends compte de ce que tu viens de dire?
PMT : Ben là... Ils ne venaient pas nous parler.
Quatre minutes plus tôt :
L’Ensaignant : J’suis pas comme mon père. Lui, il n’aurait jamais refusé des heures supplémentaires, mais moi, j’ai refusé un side-line qui aurait été payant.
PMT : Vie de famille... On est d’une autre génération. C’était quoi la job?
L’Ensaignant : Des cours de francisation pour les juifs hassidiques.
PMT : Ouch... Pas évident.
Petit silence où nous pensons la même chose. L’Ensaignant se touche la tête.
PMT : Je t’imagine bien avec les boudins.
L’Ensaignant : Le dessus du crâne est déjà bien parti... N’empêche que j’aurais aimé ça.
PMT : Pas certain qu’ils sont très amicaux avec les «autres».
L’Ensaignant : Luc m’a dit qu’il a eu ben du fun avec eux.
PMT : J’y pense... Dans une autre vie, j’ai été un gros joueur de tag laser. Tu sais, le machin... Laser Quest.
L’Ensaignant : Huh huh.
PMT : J’étais vraiment acro. J’allais dans les soirées pour membres seulement et le niveau était vraiment fort. Y’avait une gang de juifs hassidiques qui jouaient des fois...
L’Ensaignant : Et c’était cool?
PMT : Trop!
L’Ensaignant : Et c’était comment avec les hassidiques?
PMT : Ils étaient le fun à tirer.
Ouch... Silence dans la classe.
L’Ensaignant : Tu te rends compte de ce que tu viens de dire?
PMT : Ben là... Ils ne venaient pas nous parler.
Pfff... Les élèves n’avaient même pas compris le malaise. Comme nous aimons marcher sur la ligne (celle entre deux voix sur la 132), on leur a expliqué et là, ils m’ont regardé comme si j’étais dangereux. Ma réputation est sauve.
Dire qu’y a du monde qui invente des histoires pour leur blogue....
En passant, Anaïs Barbeau-Lavalette (que j’admire tellement) est en Jordanie et a un blogue.
Allez lire ça.
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11 mai 2009
Oups...
PMT : Il me semble que c'est clair, bordel! Une blanche vaut deux fois plus qu'une noire!
La classe : ...
...
La classe : ...
...
05 mai 2009
Mustafah... oui, le même bon vieux Mustafah
J’vous ai parlé quelques fois de Mustafah et de son tigre. Il a maintenant neuf ans et est en classe TC. Personnellement, je trouve qu’il se porte plutôt bien et quand on se croise dans l’école, on s’appelle toujours «Chef». C’est comme ça depuis notre première vraie conversation.
Au début, il nous racontait que le tigre était en lui et qu'il allait bouffer son coeur. Pfff! C'est Mustafah qui a fini par bouffer la pauvre bête!
D’ailleurs hier, je passais par sa classe pour régler un truc et j’ai vu qu’il dessinait.
PMT : Bonjour, Chef!
Mustafah : Chef!
PMT : Tu dessines bien.
Mustafah : Merci, Chef.
Un autre : Il en fait plein.
Et Mustafah qui me sort des piles de petites BD de son pupitre... J’lui en ai acheté une (25 cents). J’ai donc le droit de vous la montrer. Gnark, gnark, gnark...
Au début, il dessinait des trucs vraiment violents, puis il s’est mis à la BD pour se foutre de la gueule des autres élèves de sa classe. Maintenant, il me semble plutôt inoffensif... avec un crayon.
...
Au début, il nous racontait que le tigre était en lui et qu'il allait bouffer son coeur. Pfff! C'est Mustafah qui a fini par bouffer la pauvre bête!
D’ailleurs hier, je passais par sa classe pour régler un truc et j’ai vu qu’il dessinait.
PMT : Bonjour, Chef!
Mustafah : Chef!
PMT : Tu dessines bien.
Mustafah : Merci, Chef.
Un autre : Il en fait plein.
Et Mustafah qui me sort des piles de petites BD de son pupitre... J’lui en ai acheté une (25 cents). J’ai donc le droit de vous la montrer. Gnark, gnark, gnark...
Au début, il dessinait des trucs vraiment violents, puis il s’est mis à la BD pour se foutre de la gueule des autres élèves de sa classe. Maintenant, il me semble plutôt inoffensif... avec un crayon.
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29 avril 2009
Quiz : mais qui est Johanne Savard?
28 avril 2009
Absurdité du jour
Gilles Taillon
Directeur des ressources humaines à la Commission scolaire Champlain de Gatineau de 1976 à 1982.
Directeur général de la Commission scolaire catholique de Sherbrooke de 1990 à 1996.
Président de l'Association des directeurs généraux de commissions scolaires (ADIGECS) de 1994 à 1996.
Vice-président exécutif de la Fédération des commissions scolaires du Québec de 1996 à 1998.
Et maintenant, il se présente pour devenir chef de l’ADQ.
C’n’est pas eux qui veulent abolir les commissions scolaires? En tout cas, ils perdraient un méchant bon tremplin politique.
En parlant de commissaires... Pourquoi croyez-vous qu’un individu dans la trentaine sans enfants et sans formation en éducation ou dans une discipline connexe voudrait devenir commissaire?
Bong, bong, bong...
À suivre.
Et oui, je sais qu'il n'était pas commissaire. On se calme.
...
Directeur des ressources humaines à la Commission scolaire Champlain de Gatineau de 1976 à 1982.
Directeur général de la Commission scolaire catholique de Sherbrooke de 1990 à 1996.
Président de l'Association des directeurs généraux de commissions scolaires (ADIGECS) de 1994 à 1996.
Vice-président exécutif de la Fédération des commissions scolaires du Québec de 1996 à 1998.
Et maintenant, il se présente pour devenir chef de l’ADQ.
C’n’est pas eux qui veulent abolir les commissions scolaires? En tout cas, ils perdraient un méchant bon tremplin politique.
En parlant de commissaires... Pourquoi croyez-vous qu’un individu dans la trentaine sans enfants et sans formation en éducation ou dans une discipline connexe voudrait devenir commissaire?
Bong, bong, bong...
À suivre.
Et oui, je sais qu'il n'était pas commissaire. On se calme.
...
Coup monté
En fin de journée avec des élèves de troisième.
Un élève (le plus calmement du monde): PMT, lui-là, il vient juste de me donner un coup de pied dans les couilles.
PMT (tout aussi calmement): Vraiment? Il a cogné très fort.
L’élève (banalement) : Mets-en.
PMT : Et ça vient juste d’arriver, hein?
L’élève (comme si de rien n’était) : Il vient juste.
PMT (avec détachement) : J’vais vois ce que j’peux faire... J'imagine que tu ne veux pas qu'on mette de la glace dessus.
L'élève (un brise de panique dans la voix) : Non non, ça va...
...
Un élève (le plus calmement du monde): PMT, lui-là, il vient juste de me donner un coup de pied dans les couilles.
PMT (tout aussi calmement): Vraiment? Il a cogné très fort.
L’élève (banalement) : Mets-en.
PMT : Et ça vient juste d’arriver, hein?
L’élève (comme si de rien n’était) : Il vient juste.
PMT (avec détachement) : J’vais vois ce que j’peux faire... J'imagine que tu ne veux pas qu'on mette de la glace dessus.
L'élève (un brise de panique dans la voix) : Non non, ça va...
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22 avril 2009
Futilités de fin d'après-midi
Cette année, l’école donne des bourses aux élèves méritants.
Pour ma part, les élèves m’irritant n’auront rien.
Si un jour, j’enseigne à mes enfants, ils seront des élèves m’héritant.
...
Pour ma part, les élèves m’irritant n’auront rien.
Si un jour, j’enseigne à mes enfants, ils seront des élèves m’héritant.
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20 avril 2009
Grossesse nerveuse?
Bordel! Ça fait deux heures que je passe l'aspiro dans mon local et je tripe. En plus, je trouve que le concierge est nul et que je devrais faire moi-même ce qu'il fait si mal...
C'est nerveux, hein? J'suis pas vraiment enceinte?
...
C'est nerveux, hein? J'suis pas vraiment enceinte?
...
Pédago du lundi : it sucks!
15 avril 2009
Moi, dogmatique? Pfff
J'viens d'écrire ça dans un forum de prof de musique...
Je ne veux pas vous décourager, mais un enfant de première année qui "invente" dans un local en même temps que 18 autres, c'est futile. Le seul compositeur qui aurait pu faire ça, c'est Beethoven parce qu'il était sourd.
Et non, composer des paroles ce n'est pas composer de la musique... Pas plus que coucher des sons sur une portée alors qu'on a aucune idée comment ça sonnera.
Dans un groupe de quatre ou cinq enfants dans un coin de classe avec des instruments et le bruit des autres, il n'y en a que un ou deux qui vont vraiment "créer".
Les gens qui ont mis cette compétence dans le programme vivent sur une autre planète et ne risque pas de débarquer sur la vôtre.
C'est plus facile pour moi de défendre mon refus d'évaluer cette compétence (ou tout simplement mettre la côte N.E. non évalué) que de justifier un C un B ou whatever dans cette compétence bidon.
Quelqu'un m'a demander de lui expliquer cette compétence car son fils a obtenu sa note la plus forte justement dans cette compétence.
Et pendant ce temps-là, on ne fait pas de musique.
Hein? Moi dogmatique? Ben voyons...
Faut bien rigoler un peu.
...
Je ne veux pas vous décourager, mais un enfant de première année qui "invente" dans un local en même temps que 18 autres, c'est futile. Le seul compositeur qui aurait pu faire ça, c'est Beethoven parce qu'il était sourd.
Et non, composer des paroles ce n'est pas composer de la musique... Pas plus que coucher des sons sur une portée alors qu'on a aucune idée comment ça sonnera.
Dans un groupe de quatre ou cinq enfants dans un coin de classe avec des instruments et le bruit des autres, il n'y en a que un ou deux qui vont vraiment "créer".
Les gens qui ont mis cette compétence dans le programme vivent sur une autre planète et ne risque pas de débarquer sur la vôtre.
C'est plus facile pour moi de défendre mon refus d'évaluer cette compétence (ou tout simplement mettre la côte N.E. non évalué) que de justifier un C un B ou whatever dans cette compétence bidon.
Quelqu'un m'a demander de lui expliquer cette compétence car son fils a obtenu sa note la plus forte justement dans cette compétence.
Et pendant ce temps-là, on ne fait pas de musique.
Hein? Moi dogmatique? Ben voyons...
Faut bien rigoler un peu.
...
12 avril 2009
Joyeuse Pâques
Salut.
Malheureusement pour mes détracteurs chéris, je ne suis pas mort, mais n’ayez crainte, je suis plutôt inoffensif ces jours-ci, responsabilités parentales obligent.
Parlant de mort, ce matin, j’écoutais Espace Musique en bouffant des gaufres (ça fait drôle d’avoir un bière d’ouverte sur le comptoir à 8 h le matin) et après trois tounes de Händel, je me suis dit tout bonnement : «Coudonc! Y’es-tu mort ou quoi?».
Eh oui... 14 avril 1759. Ça fait donc 250 ans. J’suis pas un grand fan de George Frederic, mais j’aime bien le concept de l’Allemand qui fait de la musique italienne en Angleterre.
G. F. Händel
«The Harmonious Blacksmith»
Julie Cheek, piano
...
Malheureusement pour mes détracteurs chéris, je ne suis pas mort, mais n’ayez crainte, je suis plutôt inoffensif ces jours-ci, responsabilités parentales obligent.
Parlant de mort, ce matin, j’écoutais Espace Musique en bouffant des gaufres (ça fait drôle d’avoir un bière d’ouverte sur le comptoir à 8 h le matin) et après trois tounes de Händel, je me suis dit tout bonnement : «Coudonc! Y’es-tu mort ou quoi?».
Eh oui... 14 avril 1759. Ça fait donc 250 ans. J’suis pas un grand fan de George Frederic, mais j’aime bien le concept de l’Allemand qui fait de la musique italienne en Angleterre.
G. F. Händel
«The Harmonious Blacksmith»
Julie Cheek, piano
...
25 mars 2009
Parlons PPP avec Prof Malgré Tout et ...
Y a des petites filles à l’école qui préparent des chorégraphies de danse. C’n’est vraiment pas mon truc et j’n’en ai vraiment rien à cirer jusqu’au moment où elles me demandent de «mixer» les musiques.
PMT (devant son ordinateur, prêt à googler la chose): OK. C’est quoi le titre?
Élève préado en puissance : Move move shake shake...
PMT (sarcastique à souhait) : Original... Voyons voir... DJ Laz? C’est ça?
La chum de l’autre : Oui... mais on ne fait pas comme dans le vidéo.
PMT : Huh? Je regarde seulement les paroles...
PMT : Jusque-là... ça va.
PMT : Hum... I wanna see ya work that pole. Vous savez c’est quoi «pole»?
Élèves : ...
PMT : Rien à voir avec «pôle nord» ou «pôle sud».
Élève : Mais c’est correct, hein?
PMT : Moins pire que «hit it from the back»...
PMT : Ça, vous le comprenez?
Élèves : ...
PMT : Vous savez c’est quoi un pimp?
Élèves : Pimp?
PMT : Ouais... pimp.
Élèves : ...
PMT : Ça ne passe pas votre toune. Vous en avez une autre?
La première : C’est trop vulgaire?
PMT : ...
L’élève : Y a aussi Flo Rida. Right round.
PMT : Comme dans exact rond ou droit rond?
Élèves : ...
PMT : Vous ne parlez pas vraiment anglais, hein? Et encore moins le slang...
Élève : Le slang?
PMT : Le joual anglais... OK. Flo Rida.. Right round lyrics, enter.
PMT : Hum... when you go down. Like in going down on someone?
Élève : Huh?
PMT : Encore la «pole»... C’est une mode? Y a d’autres élèves dans vos classes qui préparent des chorégraphies?
Élève : Oui.
PMT : Bon... J’vais aller dans votre classe tout à l’heure et on va parler de ça avec... ***insérer musique dramatique*** l’Ensaignant!
En fin de compte, on a parlé de PPP : pimp, pipe, pole. Mon bout préféré, c’est quand je leur dis à propos de «going down on someone» que ce n’est pas pour attacher ses lacets. Sans blague, je pense qu’on a bien fait ça, mais avec ce genre de sujet, le doute plane toujours un peu. Disons qu’Ensaignant et moi avons tendance à nous pomper un peu pour voir lequel des deux sera le plus à la limite de l’acceptable.
En sortant pour dîner.
PMT : Pfff... Ils ne savaient même pas c’est quoi un pimp!
L’Ensaignant : Tu sais pourquoi on est cave?
PMT : Huh?
L’Ensaignant : On a parlé de ça la veille de la rencontre de parents.
PMT : Oups...
Par contre, les élèves connaissent le sort réservé aux délateurs: on leur montre la photo du mamelon... Y a jamais eu de récidiviste!
...
PMT (devant son ordinateur, prêt à googler la chose): OK. C’est quoi le titre?
Élève préado en puissance : Move move shake shake...
PMT (sarcastique à souhait) : Original... Voyons voir... DJ Laz? C’est ça?
La chum de l’autre : Oui... mais on ne fait pas comme dans le vidéo.
PMT : Huh? Je regarde seulement les paroles...
[Chorus:]
I wanna see you move move shake shake now drop (what your momma say)
Move move shake shake now drop (what your daddy say)
Move move shake shake now drop (what your sista say)
Move move shake shake now drop drop drop drop
I wanna see you move move shake shake now drop (what your momma say)
Move move shake shake now drop (what your daddy say)
Move move shake shake now drop (what your sista say)
Move move shake shake now drop drop drop drop
PMT : Jusque-là... ça va.
[Pitbull:]
I got 1's, 5's, 10's, 20's
I got them 50's
Got them 100's baby
I got plenty, I wanna see ya work (work) that pole
'till 'till 'till you get sweaty
I wanna hit it from the back
I promise your life if if you let me
I got 1's, 5's, 10's, 20's
I got them 50's
Got them 100's baby
I got plenty, I wanna see ya work (work) that pole
'till 'till 'till you get sweaty
I wanna hit it from the back
I promise your life if if you let me
PMT : Hum... I wanna see ya work that pole. Vous savez c’est quoi «pole»?
Élèves : ...
PMT : Rien à voir avec «pôle nord» ou «pôle sud».
Élève : Mais c’est correct, hein?
PMT : Moins pire que «hit it from the back»...
[Hook:]
Cause I like booty and tig ol' bitties, (I like) booty n tig ol' bitties, (I like) booty n tig ol' bitties, (I like) booty n tig ol' bitties n n n
Cause I like booty and tig ol' bitties, (I like) booty n tig ol' bitties, (I like) booty n tig ol' bitties, (I like) booty n tig ol' bitties n n n
PMT : Ça, vous le comprenez?
Élèves : ...
[DJ Laz:]
Yo I got cash
I'm the pimp with da limp
Betta watch your ass in the club
I'll take your girl if it slip
A living legend in the flesh
Puttin hit down with pit
I'm comin back to show ya'll who's the original pimp
Yo I got cash
I'm the pimp with da limp
Betta watch your ass in the club
I'll take your girl if it slip
A living legend in the flesh
Puttin hit down with pit
I'm comin back to show ya'll who's the original pimp
PMT : Vous savez c’est quoi un pimp?
Élèves : Pimp?
PMT : Ouais... pimp.
Élèves : ...
PMT : Ça ne passe pas votre toune. Vous en avez une autre?
La première : C’est trop vulgaire?
PMT : ...
L’élève : Y a aussi Flo Rida. Right round.
PMT : Comme dans exact rond ou droit rond?
Élèves : ...
PMT : Vous ne parlez pas vraiment anglais, hein? Et encore moins le slang...
Élève : Le slang?
PMT : Le joual anglais... OK. Flo Rida.. Right round lyrics, enter.
(Flo Rida)
You spin my head right round, right round
When you go down, when you go down down
(Kesha)
You spin my head right round, right round
When you go down, when you go down down
You spin my head right round, right round
When you go down, when you go down down
(Kesha)
You spin my head right round, right round
When you go down, when you go down down
PMT : Hum... when you go down. Like in going down on someone?
Élève : Huh?
From the top of the pole I watch her go down
She got me throwin my money around
Ain’t nothin more beautiful to be found
It’s goin down down
She got me throwin my money around
Ain’t nothin more beautiful to be found
It’s goin down down
PMT : Encore la «pole»... C’est une mode? Y a d’autres élèves dans vos classes qui préparent des chorégraphies?
Élève : Oui.
PMT : Bon... J’vais aller dans votre classe tout à l’heure et on va parler de ça avec... ***insérer musique dramatique*** l’Ensaignant!
En fin de compte, on a parlé de PPP : pimp, pipe, pole. Mon bout préféré, c’est quand je leur dis à propos de «going down on someone» que ce n’est pas pour attacher ses lacets. Sans blague, je pense qu’on a bien fait ça, mais avec ce genre de sujet, le doute plane toujours un peu. Disons qu’Ensaignant et moi avons tendance à nous pomper un peu pour voir lequel des deux sera le plus à la limite de l’acceptable.
En sortant pour dîner.
PMT : Pfff... Ils ne savaient même pas c’est quoi un pimp!
L’Ensaignant : Tu sais pourquoi on est cave?
PMT : Huh?
L’Ensaignant : On a parlé de ça la veille de la rencontre de parents.
PMT : Oups...
Par contre, les élèves connaissent le sort réservé aux délateurs: on leur montre la photo du mamelon... Y a jamais eu de récidiviste!
...
21 mars 2009
21 mars : théologie du week-end
Le 21 mars 1685 naissait Bach. Il y aurait tant de choses à dire...
Si vous doutez de l’existence de Dieu, écoutez ceci et lorsque le choeur d’enfants entre, vous saurez que Bach, lui, ne doutait pas.
Viens, ô peuple, vois mes larmes,
C'est lui! Qui? Ton fiancé.
Voyez! Quoi? L'agneau divin
Voyez! Quoi? Vois sa douceur
Voyez! Quoi? Vois nos péchés
Voyez tous le Bien-Aimé
Sur la route du calvaire
Le choeur d'enfants:
Dieu, quand sous la croix tu défailles,
Tu pries encore pour ceux
Qui t'ont frappé
Qui te raillent
Ô Christ, Sauveur des âmes,
Espoir, divine flamme.
Nos voix t'implorent, Ô Jésus!
J.S. Bach :Passion selon Saint Matthieu
...
Si vous doutez de l’existence de Dieu, écoutez ceci et lorsque le choeur d’enfants entre, vous saurez que Bach, lui, ne doutait pas.
Viens, ô peuple, vois mes larmes,
C'est lui! Qui? Ton fiancé.
Voyez! Quoi? L'agneau divin
Voyez! Quoi? Vois sa douceur
Voyez! Quoi? Vois nos péchés
Voyez tous le Bien-Aimé
Sur la route du calvaire
Le choeur d'enfants:
Dieu, quand sous la croix tu défailles,
Tu pries encore pour ceux
Qui t'ont frappé
Qui te raillent
Ô Christ, Sauveur des âmes,
Espoir, divine flamme.
Nos voix t'implorent, Ô Jésus!
J.S. Bach :Passion selon Saint Matthieu
...
20 mars 2009
11 mars 2009
En temps et lieu
Une élève : On va faire un spectacle à la fin de l’année?
PMT : On verra ça en temps et lieu.
L’élève : Huh?
PMT : En temps et lieu.
L’élève : Ça veut dire quoi?
PMT : Ça veut dire que ça aura lieu si on a le temps.
...
PMT : On verra ça en temps et lieu.
L’élève : Huh?
PMT : En temps et lieu.
L’élève : Ça veut dire quoi?
PMT : Ça veut dire que ça aura lieu si on a le temps.
...
09 mars 2009
Tranche de vie plate et désillusion
PMT : Fièvre, maux de tête, toux, courbatures, frissons. Depuis deux jours. Les sécrétions ne sont pas infectées.
Après l’examen...
Doc : C’est un rhume.
PMT : Un rhume? Mais la fièvre?
Doc : Vous n’en faites pas.
PMT : J’suis sur ibuprofène... pour faire tomber la fièvre.
Doc : Vous seriez courbaturé si c’était la grippe.
PMT : Mais je le suis...
Doc : ...
Il me refile un billet avec dessus (c’est presque lisible) : «prend deux jours congé rhume 09-03 10-03-09».
Il a souligné rhume...
Baveux, vous dites?
J’suis le genre de gars qui enseigne avec une pneumonie, mais ce matin, quand la secrétaire a appelé à la maison à 8h15 pour me dire que je devais amener un billet du médecin, ça m’a rendu malade.
Selon l’association pulmonaire:
Traitement de la grippe
* Le repos: Restez à la maison et au lit, pour permettre à votre corps de récupérer, et pour éviter de transmettre à d'autres personnes votre virus de la grippe. Dormez beaucoup.
* Boire beaucoup d'eau
* Le traitement de symptômes au moyen de médicaments en vente libre: Vous pouvez prendre des comprimés d'acétaminophène (par exemple, Tylenol) ou d'ibuprofène (par exemple, Advil), ou un médicament contre la fièvre et la douleur, pour soulager le mal de tête, la fièvre et les douleurs musculaires. Demandez à votre médecin ou pharmacien quel médicament conviendrait le mieux à votre cas.
* Médicaments antiviraux: Dans certains cas, le médecin peut prescrire un médicament antiviral, contre la grippe. Ceci a des avantages et des inconvénients; votre médecin saura si des antiviraux sont la bonne approche pour votre cas.
Ça ne dit pas d’aller chercher un billet du médecin. Mais bon. Tout le monde peut trouver des avantages à être "by the book"... même moi. Et j'n'aurai même pas besoin de tomber dans le syndicalisme.
...
Après l’examen...
Doc : C’est un rhume.
PMT : Un rhume? Mais la fièvre?
Doc : Vous n’en faites pas.
PMT : J’suis sur ibuprofène... pour faire tomber la fièvre.
Doc : Vous seriez courbaturé si c’était la grippe.
PMT : Mais je le suis...
Doc : ...
Il me refile un billet avec dessus (c’est presque lisible) : «prend deux jours congé rhume 09-03 10-03-09».
Il a souligné rhume...
Baveux, vous dites?
J’suis le genre de gars qui enseigne avec une pneumonie, mais ce matin, quand la secrétaire a appelé à la maison à 8h15 pour me dire que je devais amener un billet du médecin, ça m’a rendu malade.
Selon l’association pulmonaire:
Traitement de la grippe
* Le repos: Restez à la maison et au lit, pour permettre à votre corps de récupérer, et pour éviter de transmettre à d'autres personnes votre virus de la grippe. Dormez beaucoup.
* Boire beaucoup d'eau
* Le traitement de symptômes au moyen de médicaments en vente libre: Vous pouvez prendre des comprimés d'acétaminophène (par exemple, Tylenol) ou d'ibuprofène (par exemple, Advil), ou un médicament contre la fièvre et la douleur, pour soulager le mal de tête, la fièvre et les douleurs musculaires. Demandez à votre médecin ou pharmacien quel médicament conviendrait le mieux à votre cas.
* Médicaments antiviraux: Dans certains cas, le médecin peut prescrire un médicament antiviral, contre la grippe. Ceci a des avantages et des inconvénients; votre médecin saura si des antiviraux sont la bonne approche pour votre cas.
Ça ne dit pas d’aller chercher un billet du médecin. Mais bon. Tout le monde peut trouver des avantages à être "by the book"... même moi. Et j'n'aurai même pas besoin de tomber dans le syndicalisme.
...
01 mars 2009
Ouf...
J'ai vu le documentaire hier soir.
Bordel que c'était triste... et beau.
Voilà.
J'aurai peut-être plus de mots plus tard.
...
Bordel que c'était triste... et beau.
Voilà.
J'aurai peut-être plus de mots plus tard.
...
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