30 août 2008

L

Dans la vingtaine, je ressemblais à ça:








Bordel! C’est Franz Liszt... La ressemblance était assez marquante pour qu’un profane qui voit une reproduction de cette toile croit qu’il s’agisse de moi. Y a même quelqu’un qui a vu un disque avec ce portrait et croyait que j’avais endisqué... Moi, endisqué... Pfff!

Mais bon, parce qu’on en a soupé de la deuxième, voici la treizième Rhapsodie Hongroise par Marc-André Hamelin.








En passant, je ne ressemble plus à Liszt et si "En Saignant" balance un truc dans le genre "son nez est beaucoup plus gros que celui de Frank" dites-vous qu'il est jaloux parce que lui, il n'a jamais ressemblé à Liszt. De toute façon, vous êtes tous jaloux, parce qu'une vie sans jamais ressembler à Liszt, c’est pathétique. Quoi? Je ne lui ressemblais pas tant que ça? Pfff! Déni, pur déni. Bien sur, les psychologues ne vous le diront pas, car eux aussi vivent dans le déni le plus total (en plus d’être maladivement jaloux des sosies de Liszt), mais vous êtes vraiment complexés et jaloux. Oui, jaloux! De toute façon, quand on ressemble à Franz Liszt, on ne devient pas psychologue, ça serait immoral et surtout, on n’est pas jaloux de ceux qui ont un gros nez... Oui, c’est de toi que je parle En Saignant! Je te dédie ce billet, parce que tu ne ressembles pas à Franz Liszt et comme je suis juste et bon, j’éprouve une certaine pitié pour toi.

Ça va, ne me remercie pas.





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29 août 2008

Ressources humaines 101

Je pense sincèrement qu’au travail, si nous arrivions à former un noyau solide, ça nous éviterait bien des pépins.





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26 août 2008

K

Quand j’étais ti-cul, j’ai eu la chance de faire quelques années de piano. Mon père avait déniché un vieil instrument pour des pinottes et madame Fréchette qui habitait à trois maisons de chez nous ne chargeait que cinq piastres de l’heure. N’allez pas croire que mon père m’ait acheté un piano. C’était pour ma soeur, moi, j’ai eu une flûte à bec. Mais quand j’ai demandé à suivre des cours, moi aussi, il était coincé. En passant, c’est de la même façon qu’une guitare est entrée dans la maison des années plus tard. Quand la soeur en a eu marre, j’ai pris et j’ai appris.

Anyway... C’est vers la sixième année que j’ai convenu avec quelques-uns de mes copains que le piano, c’était «fif». Pas autant que le patinage artistique, mais quand même... j’étais pas une tapette. Orientation sexuelle oblige, j’ai cessé les cours immédiatement.

Mais quand je me retrouvais seul, j’enfonçais la pédale douce (pas de jeu de mots s’il vous plaît), car à deux cordes, ça sonne un peu moins faux qu’à trois et je jouais le seul truc que je pouvais encore jouer.


Friedrich Kuhlau
Sonatine pour piano en do majeur, opus 20, No.1.
Premier mouvement, Allegro







Jenö Jandó, piano



Si c’n’était pas de ce mouvement de sonatine, je serais sûrement actuaire aujourd’hui... À moins d’avoir eu les couilles d’aller en math pures... Miam!










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25 août 2008

J

Rien à voir avec la rentrée... N’essayez même pas de faire des liens!

La guerre
Clément Janequin








Par les King’s Singers
L’album s’appelle «Madrical History Tour».












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Moi, stressé par la rentrée? Pfff...



Mais attention avec ce truc... faut y aller mollo avec le cask strength.



Anyway... Bonne rentrée et surtout, quand vous croyez que c'est trop pour vous, que vous ne pouvez plus ocntinuer, ne perdez pas de vue l'essentiel : mettre de l'eau dans son vin, ça passe encore, mais dans le scotch, allez-y une cuillère à thé à la fois et bordel, par pitié, pas de glace!




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19 août 2008

I

Fait froid ce matin, hein? Ça me donne le goût de patiner...

Jacques Ibert
Divertissement: IV. Valse







Avouez que c’est vraiment une bonne toune de patin!




Mais bon... avec le réchauffement climatique et blablabla... Du désert pour dessert.

Jacques Ibert
Escales: II. Tunis - Nefta









Les deux extraits sont tirés d’un album de la maison NAXOS... Oui eux; les cinglés qui endisquent tout ce qui bouge et le vendent pas cher. C’est interprété par l’Orchestre des Concerts Lamoureux sous la baguette de Yutaka Sado. Sur iTunes Store, c'est seulement 3,99$ pour l’album au complet.






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H

Être compositeur à l’époque de Mozart, ça doit être un peu comme se retrouver dans la même piscine que Michael Phelps.

Et pourtant...

Joseph Haydn
Premier mouvement de la sonate Nº 52, en mi bémol.
Allegro Moderato







Marc-André Hamelin, piano






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16 août 2008

G

Au Cégep, j’étais amoureux d’une pianiste. Me sachant indigne d’elle, je l'aimais secrètement.

Un soir, elle se pointe dans mon studio de pratique.

Elle : Salut. Je te dérange?

Moi : Non non... Ça va.

Elle: Viens.

Timide, je la suis dans son local. Elle s’assoit au piano et me joue ça.








À la fin, elle se retourne et me demande de partir. Résigné, je m’exécute.



C’est important de casser ses pièces en public... peu importe devant qui.

Alberto Ginastera
Danza de la Moza Donosa (danse de la jeune fille gracieuse...)
Luiz de Moura Castro, piano







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15 août 2008

F

Manuel de Falla n’a écrit qu’une oeuvre pour guitare : Homenaje, le tombeau de Claude Debussy. Pourtant, les transcriptions sont innombrables... Ça doit être l’Espagne qui fait ça.

En voici une, tirée de Siete canciones populares españolas pour voix et piano, transcrite pour violon et guitare. Ça marche vraiment bien!

El Pano Moruno








Angèle Dubeau, violon
Alvaro Pierri, guitare








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13 août 2008

E

Le compositeur le plus connu dont le nom commence par la lettre E est sans aucun doute Sir Edward Elgar.

Pfff... J’suis même pas allé à ma collation des grades pour être sûr de ne pas entendre sa toune pompeuse qui joue toujours dans ces affaires-là. Vous la connaissez. Pom... popopom... pom... pom... Quelle horreur! Le genre de compositeur qui réussi à placer un roulement de timbales dans un adagio...

Une chance que tout près de nous, il y a José Evangelista. Aux dernières nouvelles, il enseigne encore à l’Université de Montréal. Ce type à une démarche compositionelle (c'est un mot, ça?) bien à lui qui veut que l’oeuvre tire sa substance (harmonie, rythme, etc...) de la mélodie, entre autre par ses répétitions superposées. Hum... Ce n’est pas clair tout ça? En écoutant pas mal de sa musique, on comprend le principe pas mal mieux que je l'explique. En attendant, grimpez un peu le volume, tout est là.







O Quam Suavis Est
José Evangelista
Hervé Niquet, direction






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D

D... Comme dans John Dowland (1563-1625). J’ai ma théorie personnelle sur pourquoi il n’est pas plus connu : ça ne se joue pas au piano!

Lachrimae est une version pour le luth de sa chanson «Flow my tears» qui fut un hit pendant plusieurs années à travers toute l’Europe.

John Dowland
Lachrimae





Paul O’dette, luth à huit choeurs






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07 août 2008

C

C

Quand les Français ne sont pas en train de se taper sur la gueule avec l’Angleterre, ils font de la super bonne musique. Ça vaut pour les autres pays aussi. C’est pas beau la guerre.

C'tu clair?

Emmanuel Chabrier
Idylle, extrait de «Dix pièces pittoresques»





Naida Cole, Piano


Et puis zut... Elle joue trop bien.

Du même compositeur : Bourrée Fantasque










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05 août 2008

Moi, banlieusard? Pfff...

J’arrive de chez l’allergiste.

Je suis allergique au gazon.

J’vous jure que c’est vrai.






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04 août 2008

B

B comme dans... Bach, Beethoven, Brahms? Nope... Juste comme dans Barrios. Vous connaissez? Agustín Barrios Mangoré, c’est comme Rachmaninov, mais à la guitare. Grand virtuose de l’instrument, il écrit une musique du XIXe siècle au XXe, mais on lui pardonne, car l’apport au répertoire de l’instrument est indéniable.

Comme on n’a pas Chopin, nous les guitaristes, on joue Barrios et croyez-moi : une valse de Barrios bien placée après une bouteille de rouge, ça fait la job côté séduction. Ben quoi... Vous ne croyiez tout de même pas que je me suis tapé tant d’heures de pratiques pour de simples considérations artistiques... Come on.

Le type qui joue, c’est Aaron Brock. C’était mon pote au Domaine Forget. Nous avions les mêmes goûts pour plusieurs choses et surtout pour une blondissime et pneumatique prof de danse qui enseignait à l’Académie. Heureusement pour moi, c’était un Ontarien, et même avec Barrios et un bon coup de rouge, y a des choses qui ne sont pas à la portée de nos voisins canadiens. Alexandra faisait partie de ces choses...

Comme j’essaie de devenir un être respectable, je ne vous raconterai pas la suite de cette torride histoire qui de toute façon appartient désormais à une autre vie. Par contre, quand des années plus tard, je suis tombé sur le disque d’Aaron, j’n’ai pas hésité un instant!


Agustín Barrios Mangoré
Un Sueño en la Floresta





Aaron Brock, guitare

En passant, celle-là, ce n’est pas une bonne toune de drague. Trop longue et techniquement assez fastidieuse. Les préludes, valses, barcarolles, etc., sont beaucoup plus efficaces. Il ne faut pas oublier qu’on vient de descendre une bouteille de rouge. Mais c’est quand même ça que je vous fais entendre. Il faut croire qu’une partie de moi ne veut pas que vous trouviez Aaron trop sexy.

Pfff... Un Ontarien.





À venir : C!!!

Mais qui sera C? Chopin, Chostakovitch, Couperin, Cherubini, Corelli?

Nope.

On ne se peut plus, hein?







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01 août 2008

C'est parti! A, B, C, D, E...

Tant qu’à être dans le classement...

A

Le Miserere de Gregorio Allegri date du 17e siècle. Bien de son temps, la partition de ce motet à 9 voix n’existait qu’en parties séparées. Ça veut dire quoi ça? C’est simple : chaque chanteur n’avait accès qu’à ce qu’il chantait et il n’existait pas de «score» avec toutes les voix écrites ensemble. Ça peut nous sembler un peu étrange, mais à ce qu’on dit, c’était comme ça dans le temps du pape Urbain VIII. Ainsi, l’oeuvre qui n’était chantée que deux fois semaine dans la Chapelle Sixtine ne risquait pas de quitter le Vatican.

Pour réussir à avoir la partition complète, le plus difficile aurait été de soudoyer les sopranos. On n'est pas dans un party de la faculté de musique, là. Quelques drinks et un peu de minouchage d'ego n'auraient pas suffit. Ces sopranos-là... c'était des mecs! Yep... Scouik, scouik et te voilà soprano mon cher petit. Des questions?

Heureusement, nous sommes au XXIe et je viens d’en acheter une version en une minute sur iTune Store (j’n’aimais pas la mienne) pour la modique somme de 0.99$ plus taxes. C'est rapide et sans l'ombre d'un scalpel. J'ai même pu conservé ma candeur de jeune fille. Dire qu’à l'époque d'Urbain VIII, si quelqu’un avait osé reproduire ou diffuser le Miserere, il aurait été passible d’excommunion. Bordel... Avec des machins comme Limewire, Napster, Bit Torrent, etc., les limbes déborderaient des deux bords.

En passant, c’est assez ironique, car je vais maintenant bidouiller le fichier protégé que je viens d’acheter pour pouvoir vous le faire entendre. Il est protégé le p’tit salopard... mais pas pour longtemps. Il est en AAC protégé... Protégé contre la conversion en un autre format et à usage limité. Pfff. J'n'ai qu'à mettre une photo dans iMovie, puis choisir la toune en question comme bande sonore. Ensuite, j'exporte en .mov et j'ouvre avec Quicktime. J'extrais l’audio en .aif., je balance le fichier .aif dans iTunes et le convertie en mp3. Tadam! Tous des logiciels qui viennent gratos avec votre Mac. Gnark, gnark, gnark!

Oups... J’viens de vous donner le truc!

Une dernière connerie sur le Miserere d’Allegri : Mozart l’a repiqué. Il est allé l’entendre le mercredi et l’a écrit le soir au motel. Il avait quatorze ans... D’accord. Il est retourné le vendredi pour voir s’il avait fait des erreurs. J'veux même pas savoir s'il y en avait. Un motet à neuf voix qui dure environ 10 minutes...

Et vous, croyez-vous que Mozart est en enfer?


Gregorio Allegri
Miserere mei, Deus
Richard Marlow & The Choir of Trinity College, Cambridge











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Classement

Aujourd'hui, j'ai pris mon courage à deux mains et je me suis attaqué aux boîtes de CDs qui ont survécu au déménagement.

C'est facile à classer de la "musique classique". On y va par compositeur : d'Isaac Albéniz à Hugo Wolf (en attendant Zviane). Ensuite, on fait une section par instrument pour les disques regroupant plusieurs compositeurs, par exemple l'incontournable concert à Moscou d'Horowitz en 1986... Je vous en reparle de ça...

Ah oui... Y a aussi la section Glenn Gould. J'ai 35 CDs and more to come!

Mais le pop, le jazz, l'ethnique et la chanson et... l'inclassable.

Bordel... avec les disques de ma blonde à travers ça. Rammstein à côté de Sade. On fait quoi avec ça? Huh? Le disque de Sade à la poubelle? Pas de trouble.

Au suivant.

Mais j'aime bien l'exercice. C'est l'occasion de sortir de la poussière des trucs vraiment sympas. J’suis retombé entre autres sur ça.

Alfred Schnittke

Moz-Art








Sympa, hein?


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25 juillet 2008

Manu

Aujourd’hui, à la piscine avec Fiston, j’suis tombé sur Manu, un bel ado de 14 ans que j’ai eu en classe TC. Il vit maintenant en foyer d’accueil dans mon nouveau quartier.

Je sépare normalement les élèves de classe TC en deux catégories : les freaks et les bums. Étrangement, Manu, je ne l’avais pas classé. Beau, intelligent, respectueux, mais ni freak, ni bum. J’suis qu’un petit prof de musique, moi. Je laisse les gros diagnostics sérieux aux pros, mais une chose est certaine : quand t’es équipé comme lui et que tu te retrouves en classe TC, il y a anguille sous roche.

Il y a deux ans, un beau matin, Manu était absent. La police était venue le cueillir chez lui la veille. Vol, drogue, prostitution? Nah... Pas le profil. Et comme ce n’était pas la DPJ, mais bien la police qui l’avait embarqué, je n’ai pu m’empêcher de poser aux vrais intervenants la question qui me brûlait les lèvres:

PMT : Heille...

Intervenante : Huh?

PMT : Manu...

Intervenante : Oui?

Et voilà la question en question...

PMT : What the fuck?

Intervenante : Ah! Tu ne le sais pas?

PMT : De kessé?

Intervenante : Il a sacré une volée à sa mère.

Ben oui! Comment n’y avais-je pensé? Beau, intelligent, respectueux. Pas freak, pas bum, mais en classe TC. Ça va de soi : tu cognes sur maman!

Parfois, c'est quand ça saute aux yeux...

Anyway.

Manu est venu nager avec moi et Fiston. Il est vraiment adorable avec les enfants et les sauveteuses semblent bien l’aimer... On a jasé de l’école, des profs, des élèves, des freaks et des bums... de moi, de lui.

Et il m’a raconté... La police, la nuit au poste, les centres, les foyers... le Douglas (qu’il n’a pas nommé).

Sa mère le battait depuis sa plus tendre enfance. Il en parle comme quelqu’un qui a pardonné, quelqu’un pour qui c’est réglé. Je pense que ça s’est réglé le jour où il lui a rendu les coups. Parfois, c’est plus clair quand deux personnes parlent la même langue. Il doit d'ailleurs la voir ce week-end.

Quand plus tard, Fiston en avait marre de la piscine et voulait tester quelques modules dans le parc voisin, Manu est venu nous rejoindre. Il grimpait avec Fiston, l’encourageant, le protégeant des plus grands, le laissant gagner...

J’avais confiance. Ce n’est pas un freak, Manu. Il n’est même pas foutu d’être bum...

Sur le point de se quitter, en marchant.

PMT : T’as un petit frère?

Manu : Non, mais j’aurais aimé ça.

PMT : Tu serais bon.

Manu : Toi, t’es bon comme père.

PMT : J’essaie d’être meilleur que le mien, mais c’est facile.

Manu : Comment ça?

PMT : Ben...

Et là, je sens la gaffe que je viens de faire...

Manu : Qu’est-ce qu’il avait ton père?

PMT : Juste pas là...

Et tant qu’à être dans ça...

PMT : Et le tien?

Manu : Jamais connu...

Et avant même que je dise quoique que ce soit, il s’engouffre dans un escalier sombre qui descend sous le bâtiment adjacent à la piscine.


Ta gueule PMT, ta gueule...






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02 juillet 2008

Méandres téléphoniques

Ce matin, j’ai entrepris d’appeler à la CSDM pour m’assurer que je recevrai bien mon relevé d’emploi avant les échéances du RAPQ (régime d’assurance parentale québécois).

Facile...

514-596-6000

Ça, c’est le numéro de la CSDM.

«Bienvenue à la CSDM. Si vous connaissez le numéro à quatre chiffres du poste de la personne que vous essayez de joindre, composez-le maintenant. Pour de l’aide, faites le zéro.» (ou un truc du genre)

Dring, dring.

«Tous nos agents sont occupés. Veuillez raccrocher et essayer plus tard.»»

Un peu plus tard :

«Bienvenue à la CSDM. Si vous connaissez le numéro à quatre chiffres du poste de la personne que vous essayez de rejoindre, composez-le maintenant. Pour de l’aide, faites le zéro.»

Dring, dring.

«Tous nos agents sont occupés. Veuillez raccrocher et essayer plus tard.»

Bon... c’est un cas d’internet ; www.canada411.ca

Faut que je trouve le bureau de la paye ou quelque chose comme ça. Ressources humaines machin...

Oups... 514-596-6000. C’est tout ce qu’ils donnent.

Bof... www.csdm.qc.ca. Grrr... Pas de bottin sur le site. Seulement des adresses courriel. J’n’ai comme pas l’intention de leur écrire pour qu’ils m’envoient un numéro de poste trois jours plus tard. Ridicule.

Mais bon, tentons encore une fois la méthode traditionnelle qui consiste à appeler à l’endroit où se trouve ce qu’on cherche.

514-596-6000

«Bienvenue à la CSDM. Si vous connaissez le numéro à quatre chiffres du poste de la personne que vous essayez de rejoindre, composez-le maintenant. Pour de l’aide, faites le zéro.»

Dring, dring.

«Tous nos agents sont occupés. Veuillez raccrocher et essayer plus tard.»

Bordel!

OK. Comme je suis un génie. je fais le 514-596... et n’importe quoi!

Dring, dring.

Madame Chose : Madame Chose au téléphone. Que puis-je faire pour vous aider?

PMT : Hein? Bonjour Madame Chose... En passant, j’ai une bonne amie qui s’appelle aussi Madame Chose, mais ce n’est pas vous.

Madame Chose : Non?

PMT : Non, elle est pianiste. Elle accompagne les étudiants à l'université.

Madame Chose : C’est certain que ce n’est pas moi, j’n’ai pas de talent.

PMT : Faut pas dire ça... On a tous des talents cachés.

(Comme toi par exemple, tu ne le sais pas encore, mais tu es bonne pour trouver des numéros de téléphone...)

PMT (innocemment): Je suis vraiment désolé de vous avoir dérangé. Je pensais que c’était le bureau de la paye. Vous n’auriez pas le numéro par hasard?

Madame Chose : Je peux vous le trouver!

(Gnark gnark gnark...)

Après un moment

Madame Chose : Voilà... c’est le 596-#@%& et ensuite l’extension $@!%.

PMT : Merci Madame Chose! Vous êtes l’héroïne du jour!

Madame Chose : Hihihi. Au revoir.

596-#@%& ... dring... dring... piiiiiiiiii tuuuuuuuuu fuuuuuuu iiiiiiiii

Bordel! Elle m’a refilé le numéro de fax.

Je tente à nouveau la même technique:

514-596- n’importe quoi...

Dring... dring... dring...

Chose Bine : Bonjour, Chose Bine à l’appareil. Que puis-je pour vous aider?

PMT : Hein? Bonjour Chose Bine... En passant, j’ai une bonne amie qui s’appelle Chose Bine, mais ce n’est pas vous.

(Faut bien rigoler un peu...)

Chose Bine : Non?

PMT : Vous n’avez jamais entendu parler d’elle? C’est une pianiste de renommée internationale!

Chose Bine : Jamais entendu parlé...

PMT : Dommage...

Chose Bine : Qu’est-ce que je peux faire pour vous?

PMT (innocemment) : Je suis bien au bureau de la paye?

Chose Bine : Pas du tout. Vous êtes au bureau des &?&$@#!

PMT : Oups... Vous n'auriez pas le numéro du bureau de la paye.

Chose Bine : C’est pour un relevé d’emploi?

PMT : C’est la saison, hein?

Chose Bine : Oui! La chasse est ouverte! C’est le 596-&%?$ extension **?&.

PMT : Génial! Chose Bine, vous êtes l’héroïne du jour!

Chose Bine : Héhéhé... Bonne journée.

PMT : Bonne journée.

C’était le bon numéro. Elle est efficace Chose Bine. Par contre, la personne qui s’occupait des relevés d’emploi était pathétique et ne parlait pas dans le combiné, ce qui n’aidait pas son énorme accent. Bon, j’arrête là avant de me faire traiter de raciste.


Ironie du sort. Après l’écriture de ce billet, voulant rendre la chose plus authentique, j’appelle à la CSDM (596-6000) pour réentendre le message enregistré.

Une téléphoniste m’a répondu.

Pfff.





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26 juin 2008

Présent.

Semaine de spectacles √
Déménagement √
Affichage des contrats pour l’an prochain (où suis-je, où vais-je?) √
Bulletins √
Fin d’année scolaire √
Accouchement √
Écrire sur le blogue ... oups!

Il me semblait que j’oubliais quelque chose...

J’ai donc plein de trucs à vous raconter. Des anecdotes qui datent même de la semaine de spectacles (avec quatre générales et six représentations en quatre jours, spectacle peut effectivement prendre un «s», surtout que nous sommes nos propres techniciens de scène...). Y a même Fille Probophobique qui a fait une rechute la dernière journée de classe!

Fascinant...

Il faut que je me rende à l’évidence : je vais bloguer cet été. I must to...

Mais j’ai aussi des projets... Au fait, c’est presque qu’un secret. Presque. Je vais convaincre mon collègue «En Saignant» de m’accompagner au prochain Yulblog.

Ce n’est pas qu’il est sympathique... loin de là. Mais comme il habite dans mon nouveau quartier, on pourrait partager le taxi... ou la chambre d’hôtel.

En attendant, voici une toune de Couperin qui me fait penser à du Schumann. Bien entendu, il faut faire abstraction des ornements.



«Les Baricades Mistérieuses».







C’est Alexandre Tharaud qui joue.









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18 juin 2008

Sortie d'école à La Ronde

Nous sortions du «Goliath».

C'est ce truc le "Goliath"


Elle jubilait et était prête à recommencer. Comme il faisait chaud, pour aller sur le pont qui surplombe le «Splash», elle a sauté le tourniquet où l’on pouvait lire «Sortie seulement. Accès interdit». C’est l’endroit idéal pour se faire éclabousser les jours de canicule. Au dernier moment, elle change d’idée et utilise sa compagne comme bouclier. Elle ne reçoit que quelques gouttes. Sa victime est détrempée.

Ça, c'est la vague du "Splash". Il y a un pont d'où on peut la prendre en pleine gueule.

Un préado lui glisse un commentaire désobligeant. Elle lui ramène un claque derrière la tête.

Vous la reconnaissez?




Je l’avais surnommée Fille Probophobique... Ça ne lui colle plus, hein? Mais ce n’est pas la peine de trouver autre chose, car dans deux jours, elle nous quitte pour le secondaire.

C’est une gang qui va vraiment me manquer...


D'un tout autre ordre d’idée, ce matin, j’ai appliqué sur internet pour essayer de revenir dans la même école l’an prochain. Après neuf ans, je n’ai pas l’impression d’y avoir dit mon dernier mot et y a le projet de théâtre musical inspiré d’un opéra qui me tient tant à coeur...

Faut que je revienne.

Je pense surtout à mon fils qui a son CPE pas trop loin. J’n’ai pas envie d’être obligé de le changer de place après la nouvelle maison et la nouvelle petite soeur. À son âge, y a rien comme la stabilité... et l’amour.

Ça devrait bien aller et si jamais ça foire, y a toujours Mozart.







Une dernière chose : qu’est-ce que ce blogue sans Fille Probophobique?





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